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Keren Patrimoine - Keren Finance

AVRIL 2017

Sage, mais rentable : Keren Patrimoine

Keren Patrimoine est proposé dans huit contrats de LinXea. Il affiche une belle régularité, tant au niveau de ses performances (autour de 6% les trois dernières années) que de son niveau de risque (sa volatilité moyenne étant légèrement supérieure à 6%).

Ce fonds classé diversifié lancé il y a maintenant 15 années (création en février 2002) s’adresse aux épargnants qui acceptent de s’exposer à un risque limité (35% d’actions maximum).

Keren Patrimoine est géré par Raphaël Elmaleh, Président fondateur de Keren Finance, il en est aussi le directeur de la gestion.



Le portefeuille de Keren Patrimoine est exposé principalement en instruments de taux (titres de créance, notamment High Yield, et instruments du marché monétaire) et pour le complément en actions de sociétés de la zone euro, directement ou via des OPCVM, cette dernière allocation en actions ne peut excéder 35% de l'actif. L’indice composite  du fonds comprend 35% d’actions, 50% d’obligations à moyen terme et 15% de monétaire (35% CAC 40 Total Return, 50% EMTX 3-5ans, 15% Eonia capitalisé)

Une stratégie tempérée

Afin de réaliser l'objectif de gestion, l’OPCVM adopte une stratégie de gestion tempérée et discrétionnaire d’un portefeuille exposé principalement en instruments de taux et pour le complément en actions de sociétés de la zone euro, de la Norvège, du Royaume Uni et de la Suisse, soit en titres vifs ou via des OPCVM.
_   Sur la partie taux, le rôle du gérant est d’arbitrer pour tirer le meilleur parti de ses anticipations sur les taux d’intérêt. S‘il anticipe une baisse des taux il aura tendance à augmenter la duration du portefeuille en vendant des produits courts à haut coupon pour se positionner sur des produits à échéance plus lointaine à faible coupon.
Le gérant aura tendance à privilégier la partie monétaire en période d’incertitude.
_  Sur la partie d’actions, la stratégie d’investissement repose sur une gestion active, opportuniste et déterminée au moyen d’une analyse fondamentale réalisée par la société de gestion de sociétés performantes (structure bilancielle, retour sur capitaux propres, cash flow, qualité des dirigeants...) et qui privilégie des titres estimés sous- évalués par le marché ou des actions de sociétés en situation spéciale (sociétés sous-évaluées et/ou susceptibles de faire l’objet d’une opération de rachat ou de restructuration). Les secteurs économiques visés par le gérant ne sont pas limités.

Gestion discrétionnaire, mais formatée


Si la gestion est discrétionnaire, elle est néanmoins très encadrée par des minimas et des maximas. Le fonds s'engage à respecter les fourchettes d’exposition sur l’actif net suivantes :

■ de 65% à 100% en instruments de taux libellés en euro, ou en devises, d’émetteurs souverains, du secteur public et privé de toutes notations ou non notés, dont :
- de 0% à 80% en instruments de taux spéculatifs (dits « high yield ») selon l’analyse de la société de gestion ou celle des agences de notation, ou non notés. En ce qui concerne les instruments de taux, la société de gestion mène sa propre analyse crédit dans la sélection
des titres à l’acquisition et en cours de vie. Elle ne s’appuie pas exclusivement ou mécaniquement sur les notations fournies par les agences de notation pour évaluer la qualité de crédit de ces actifs et met en place les procédures d’analyse du risque de crédit nécessaires pour prendre ses décisions à l’achat ou en cas de dégradation de ces titres. La fourchette de sensibilité de la partie exposée au risque de taux est comprise entre 0 et 3.

■ de 0% à 15% sur les marchés des obligations convertibles d’émetteurs de la zone euro, de toutes notations y compris spéculatifs (dits « high yield ») selon l’analyse de la société de gestion, à défaut une notation jugée équivalente, ou non notés.

■ de 0% à 35% en actions des pays de la zone euro, de la Norvège, du Royaume Uni et de la Suisse, dont de 0% à 20% en actions de petites et moyennes capitalisations.

■ de 0% à 20% au risque de change sur des devises hors euro.
 Le cumul des expositions ne dépasse pas 100% de l’actif.



Un portefeuille largement diversifié

Au 31 janvier 2017, le portefeuille était composé comme suit : obligations à taux fixe : 60%, obligations convertibles : 1%, obligations à taux variable : 1%, OPCVM : 6%, monétaire et cash : 5%, actions : 27%. L’actif comprenait 186 lignes.
« Nous détenons majoritairement des grandes valeurs à l’intérieur de notre poche actions. Dans les premières lignes, nous sommes aujourd’hui orientés sur le secteur de la consommation au travers de titres comme Kering, Air liquide ou L’Oréal. Nous n’investissons que dans des obligations d’entreprises européennes et aucunement dans les obligations d’Etats. Nous investissons majoritairement sur des obligations HY afin de bénéficier d’un rendement embarqué conséquent, avec des durations très courtes », nous précise la gérance du fonds.
 
Plus performant et moins risqué que son indice

Le fonds est plus performant que son indice et moins volatil :
Perf. Création : K Patrimoine = 69,00%  Indice composite = 32,77%
Volatilité 1 an  K. Patrimoine = 5,45%   Indice composite = 6,97 %
Volatilité 3 ans K. Patrimoine = 6,40%   Indice composite = 7,91 %

Le fonds va parfois même jusqu’à doubler la performance de l’indice composite (par exemple, sur un an).

  YTD
1 mois
3 mois 
Un an
3 ans
5 ans
Keren Patrimoine
 +1.36% +1.02%
+4.12%
+11.84%
+16.61%
+50.58%
Indice composite
 -0.14%  +1.08%  +2.36%  +5.34%  +10.81%  +28.50%
(Source : société de gestion au 28 février 2017)

Sur l’échelle de risques/ performances (qui va de 1 à 7) Keren Patrimoine est classé 4, c’est à dire tout juste au milieu. Ce fonds, noté 5 étoiles par Morningstar, s’adresse à des souscripteurs qui recherchent un placement diversifié en acceptant de s’exposer à un risque modéré en actions (35% maximum) sur la durée de placement recommandée de 3 ans.

Voici les performances selon Morningstar, arrêtées au 21 mars 2017 :

Perf. depuis début 2017 =  1,40 %
Perf. annualisée sur 3 ans = 5,32 %
Perf. annualisée sur 5 ans = 8,28 %
Perf. annualisée sur 10 ans = 5,47 %


Société de gestion indépendante depuis 2001

Keren Finance est une société de gestion indépendante dont le capital est détenu à 100% par ses dirigeants et salariés et qui gère 1,4 milliard d’euros. Son principal univers d’investissement est la zone Euro.

KEREN FINANCE
178, Boulevard Haussmann
75008 PARIS
site : www.kerenfinance.com
Tél : 01 45 02 49 00


 
LES MARCHES FINANCIERS - AVRIL 2017

Quand la politique donne le « la »…

Qui l’emportera des échéances politiques, des données économiques ou des résultats des entreprises ?

C’est arrivé : le CAC 40 a enfin franchi les 5 000 points qu’il convoitait depuis des semaines. Quant à l’indice européen, le DJ Eurostoxx 50, il est proche des 3 500 points. En cette fin mars 2017, la suite des évènements pourrait s’inscrire positivement …. si les sondages et les élections ne venaient pas troubler le paysage.

Les taux d’intérêts sont en hausse modérée, la croissance repart, les industriels reprennent confiance. On en arriverait presqu’à oublier l’endettement insupportable de certains états (Italie notamment) et la situation grecque qui ne focalise plus l’attention pour le moment, mais qui pourrait ressurgir subitement.

Un rattrapage des actions européennes ?

Rothschild Asset Management, concluait lors de sa réunion «  Esprit partenaires » du 2 mars 2017 à l’hôtel Bristol à Paris : « Après 6 ans de déception sur la croissance des résultats, les sociétés européennes cotées pourraient atteindre, en 2017, les prévisions du consensus sur les progressions entre 10% et 14% des résultats, grâce aux plans de réduction de coûts et d’ajustement des métiers mis en place au cours des dernières années et, ainsi, participer à la réduction des primes de risque anormalement élevées. …/… Enfin, les flux qui ont été massivement retirés des marchés actions en 2016 (près de 100 Mds$ pour l’Europe), en raison notamment des incertitudes sur les élections, pourraient revenir et participer également au rebond des marchés actions, à la faveur de fondamentaux économiques robustes mais, également, d’éclaircissements favorables sur le plan politique.».

Des doutes

 « Le risque politique français inquiète les investisseurs étrangers », constate Eric Lefèvre-Pontalis, Responsable de la Gestion de la banque privée Degroof Petercam. Il donne les explications suivantes : « A l’approche de l’élection présidentielle en France, la prime de risque des marchés d’actions et de taux français augmente…/… Se détournant des sondages, jugés comme peu fiables, les opérateurs de marchés regardent les prévisions des bookmakers anglais qui indiquent que l’élection se joue dans un mouchoir de poche. Les trois premiers candidats seraient au même niveau. Même si cet indicateur ne tient pas compte de la spécificité française d’élection à deux tours, qui favorise en général le candidat modéré, cette éventualité n’est pas écartée par les milieux politiques européens et notamment les allemands qui s’y préparent. Ainsi les négociations en cours sur la dette grecque sont mises de côté afin d’éviter des remous politiques notamment aux Pays-Bas et en Allemagne où des élections majeures vont aussi avoir lieu cette année. »

Eric Lefèvre-Pontalis estime que « Sur les marchés actions, la sous-performance du Cac40 par rapport au Dax allemand depuis le début d’année montre aussi cette inquiétude. Ce n’est pas notre scénario, même si la volatilité va probablement faire son retour dans les semaines qui viennent. Paradoxalement les fondamentaux de l’économie européenne sont meilleurs et notamment ceux de la France. Le PMI composite européen (indicateur avancé de la croissance économique, au-dessus de 50 celui-ci prévoit une croissance du PIB) est en forte hausse en février à 56 après 54,4 en janvier. L’amélioration est notable en France à 56,2 après 54 en janvier. Les publications de résultats ont, en général, surpris positivement invitant les analystes financiers à réviser à la hausse leurs prévisions pour 2017.»

USA : toujours en forme !

« A bien y regarder, l’insolente santé de l’économie américaine justifie d’elle-même cette soudaine franchise. Après tout, pourquoi continuer de prendre les investisseurs avec des baguettes lorsque le nombre d’inscriptions au chômage est à un plus bas de quarante-quatre ans, que l’ISM manufacturier est à 57,7 points et que l’inflation est quasi à niveau de l’objectif de 2 % de la Fed», résume David Ganozzi, gérant de Fidelity Patrimoine dans L’hebdo des marchés n° 247.
Les allocataires d’actifs donnent une préférence aux actions américaines, européennes sans oublier les actions des pays émergents. Lors d’une conférence de presse donnée le 7 mars 2017, Bernard Aybran, directeur de la multigestion, directeur général délégué de Invesco Asset Management, a présenté une synthèse de ses réflexions sur les marchés : « Les actions américaines sont chères, par rapport à leurs valorisations passées ou par rapport aux autres régions. Cette situation prévaut de longue date et ne suffit pas à déclencher d’aversion particulière de la part des investisseurs. Bien au contraire. Les anticipations de baisse d’impôt sur les sociétés constituent un soutien considérable. Les actions européennes se négocient sur des niveaux raisonnables voire attractifs, au vu de leur rendement supérieur à 3%.
Les prévisions de croissance sur les actions émergentes s’avèrent très solides malgré des mouvements a priori défavorables sur les devises. »

Les vainqueurs : les USA et certains pays européens

« Aujourd’hui le sentiment d’optimisme viendrait plutôt du facteur économique, que ce soit aux USA, portés par le quasi plein emploi, une inflation quasi au niveau des 2% visés par la FED, une croissance de 2.2% et une confiance plutôt forte, comme en témoignent le niveau de consommation ou l’ISM manufacturier publié début mars, ou en Europe, pour les pays qui ont réalisé les réformes nécessaires : Espagne, Portugal, Irlande, et bien sûr l’Allemagne, pays pour qui la politique de la BCE semble commencer à porter ses fruits, tant en terme d’emploi, de croissance ou d’inflation. Pour les autres, le manque de volonté politique et l’inertie structurelle ont bloqué toute reprise comme on peut l’observer en Italie ou en France », estimait Matthieu Bailly dans La lettre hebdomadaire du 13 mars de Octo Finances.

La mariée est -elle trop belle ?

Patrice Gautry, chef économiste de l’Union Bancaire Privée (UBP) se pose la question de savoir si les marchés financiers ne sont pas trop optimistes ?

Il constate que « Les entreprises bénéficient d’une orientation favorable de leur chiffre d’affaires, sans trop de contrainte sur le coût du capital. La remontée des salaires et des matières premières limitera l’expansion des marges; mais celles-ci se situent à des niveaux historiques élevés aux Etats-Unis, alors qu’elles ont encore un certain potentiel en Europe et au Japon.  Les valorisations élevées sur les actions reflètent donc une réelle amélioration, mais pour tenir sur ces niveaux en particulier aux Etats-Unis, il faudra que les bénéfices des entreprises surprennent à la hausse et que la nouvelle politique économique américaine débouche sur des hausses additionnelles de profit…./… Le « prix de la perfection » tel qu’il ressort sur les actions doit être validé par la trajectoire future des bénéfices et de la croissance, sinon on reparlera de bulle sur les marchés.»

Des perspectives porteuses pour les obligations convertibles

« L’environnement de hausse des taux est traditionnellement favorable aux obligations convertibles. Par ailleurs, en période de volatilité des marchés, la convexité des convertibles reste un atout rare et précieux » estime Jean Edouard Reymond, Directeur Général de l’UBP Asset Management France  Responsable de la Gestion Convertibles. Il ajoute que «  Le contexte macroéconomique avec la reprise de l’inflation, et la repentification des courbes de taux remet en lumière l’intérêt des obligations convertibles aussi bien pour les émetteurs que pour les investisseurs. Les émetteurs d’obligations convertibles vont pouvoir faire une économie plus significative sur le cout de leur dette, alors que dans un environnement de taux zéro, l’économie marginale était faible. Cela pourrait être renforcé par la réforme fiscale américaine qui en contrepartie d’un bas du taux d’imposition sur les bénéfices, envisage la non déductibilité des charges d’intérêt.
Pour les investisseurs, l’analyse des performances sur plus de 15 ans montre que durant les périodes de hausse taux, les obligations convertibles ont réalisé des performances positives, parfois même supérieures à celle des marchés d’actions (alors que les obligations d’entreprises étaient en baisse).»

De nouvelles émissions attendues supérieures au niveau mondial

« Dans cet environnement de hausse des taux et de pentification des courbes, nous attendons une hausse des nouvelles émissions. Le financement des projets d’infrastructures aux Etats-Unis devrait soutenir la tendance. Les nouvelles émissions devraient être supérieures à 80 milliards de dollars » estime Jean-Edouard Reymond, responsable de la gestion Convertibles chez UBP Asset Management (France).
Le profil du marché est adapté à l’environnement de croissance : Les convertibles européennes sont marquées par une présence forte des industrielles et de l’Energie/Matériaux. Dans l’univers des convertibles globales, la technologie est le secteur dominant, et la sensibilité « action » est élevée à plus de 45%. » .

Au final, les semaines qui viennent risquent de nous apporter beaucoup de suspense …et de la volatilité.
Le cocktail gagnant semble toujours être : actions US + actions européennes + un zeste d’actions émergentes.

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Conjoncture (temporairement) bien orientée en France

· La production industrielle rebondit en février.
L’agroalimentaire, la chimie et les biens d’équipement progressent particulièrement. Les livraisons et les commandes accélèrent. Les stocks
s’approchent de leur niveau-plancher de 2010. Les chefs d’entreprise prévoient une hausse de la production en mars.
· L’activité dans les services poursuit sa progression.
L’intérim, le transport et le conseil sont notamment en hausse. Les effectifs continuent de se renforcer. Les prix restent stables.
Selon les chefs d’entreprise, l’activité progresserait au même rythme en mars.
· L’activité repart dans le bâtiment. Le second oeuvre et dans une moindre mesure le gros oeuvre sont en hausse.
Les carnets de commande s’étoffent et retrouvent leur niveau de 2011. Les effectifs augmentent. Selon les chefs d’entreprise, l’activité devrait croître en mars, particulièrement dans le gros oeuvre.
La Banque de France conclut :« Selon l’indicateur synthétique mensuel d’activité (ISMA), le produit intérieur brut progresserait de 0,4 % au premier trimestre 2017 (deuxième estimation, révisée à la hausse de 0,1 point).»
(Enquête mensuelle de conjoncture publiée le 9 mars 2017 par la Banque de France. Conjoncture à fin février 2017).

Le syndrome français

Selon Euler Hermes l’économie française porte toujours les traces d’une décennie qui a vu deux crises se succéder. Euler Hermes estime que les retards économiques qui ont été accumulés sont patents et peuvent expliquer les lames de fond qui traversent l’électorat français. La conjoncture est bonne, puisque la croissance française devrait accélérer à +1,4% en 2017, après +1,1% en 2016. Cette accélération sera portée de nouveau cette année par son moteur traditionnel, la consommation des ménages, qui devrait croître de +2% et contribuer à la croissance du PIB à hauteur de 1,1 point. L'investissement des ménages devrait aussi reprendre des couleurs cette année (+3,6%). « Malgré cette dynamique encourageante, l’économie française  accumule toujours certains retards. Le niveau de la dette publique, qui représente 96,7% du PIB contre 64,4% fin 2007, montre une partie de ce qui a changé en dix ans, mais en dresse un panorama trop restreint », explique Stéphane Colliac, économiste France chez Euler Hermes.

Les stigmates d’une décennie perdue (pour la France) seraient, selon Euler Hermes, les suivants : Des revenus qui n’avancent plus. L’emploi ne se relève pas. La profitabilité reste en retrait.  L’investissement freiné par la charge fiscale.



FIDELITY
MARS 2017



Vents mauvais

Le printemps serait-il en train de sonner prématurément la fin de l'idylle entre les marchés et Donald Trump ? C'est en tout cas ce que semblait indiquer la semaine dernière l'encéphalogramme des indices américains. Mardi, le S&P et le Dow Jones ont ainsi signé leur plus forte baisse depuis que le magnat de l'immobilier a emménagé dans le Bureau ovale. La fin de cet état de grâce est à mettre au compte de l'échec essuyé par ce dernier pour inhumer l'Obamacare. Théoriquement, avec une majorité républicaine au Congrès, cette étape ne devait être qu'une formalité. Mais la résistance de certains conservateurs met en évidence les difficultés auxquelles pourrait être confronté le président américain tout au long de son mandat. Sans compter que cette réforme est censée lui dégager une marge de manœuvre nécessaire pour financer son plan de relance. De fait, le vent mauvais qui souffle ces derniers jours sur la présidence américaine est en train de refroidir l'ardeur des investisseurs. Ces derniers qui ont accordé jusqu'ici une confiance aveugle au programme économique du candidat et anticipé sa réussite, prennent ainsi conscience que les quatre années à venir peuvent aussi prendre des allures de chemin de croix. Pour l'heure, ces inquiétudes n'ont pas donné lieu à des mouvements de panique ou de sorties de capitaux. Loin d'une rupture du rapport de confiance qui a alimenté la tendance haussière depuis novembre, les investisseurs semblent surtout se tenir désormais sur leurs gardes. Et, faute de mieux, ils peuvent au moins se consoler du fait que Donald Trump parvient, pendant ce temps, à faire reculer le dollar... Ce qui peut être considéré comme sa première mesure de soutien à l'économie. 

 

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DNCA
MARS 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

La semaine fut plus agitée sur les places financières mondiales en raison des attentes de plus en plus pressantes des investisseurs concernant le programme économique de Donald Trump. Les records de Wall Street ne seront pas tenables si l'économie et les bénéfices des entreprises américaines ralentissent. Dans un mouvement de retournement baissier, le pétrole a reculé depuis ses points hauts sous l'effet de l'annonce de stocks plus élevés qu'anticipés et d’une hausse de la production de pétrole de schiste aux Etats-Unis. La société d'ingénierie pétrolière américaine Baker Hugues a d'ailleurs fait état d'une 9ème semaine de hausse consécutive du nombre de puits en exploitation aux Etats-Unis portant le total au niveau de septembre 2015 (631 plateformes).

L'euro a, quant à lui, repris un léger biais haussier contre dollar flirtant avec le niveau de 1,08. Les perspectives d'une issue honorable des élections françaises et d'un possible changement de ton de la BCE pourraient expliquer ce retour en grâce de la monnaie européenne pourtant si décriée.

Il reste maintenant un mois avant le premier tour des élections présidentielles françaises. Les électeurs entrent dans la dernière phase de cristallisation de leur vote. D'autres débats avec un nombre plus ouvert de candidats vont avoir lieu. Les programmes économiques, pour les plus sérieux d'entre eux, devraient aussi reprendre leurs droits sur les querelles juridico-moralistes détournées et destinées avant tout à engendrer une audience sur les réseaux sociaux. L'expérience des dernières élections, à l'exception du référendum italien, a enseigné que le consensus des sondages ou le souhait politique de certains corps socioprofessionnels peut être déjoué par l'électeur indécis à la dernière minute quand le rideau de l'isoloir se referme. Jamais la France de la cinquième République n'aura été autant confrontée à un tel degré d'incertitude sur la constitution de son futur gouvernement rejoignant ainsi ses deux cousins et voisins latins (Italie et Espagne) qui doivent aujourd'hui naviguer entre coalition politique hétéroclite, tractation entre chefs de partis et immobilisme.

Texte achevé de rédiger le 24 mars 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
MARS 2017



Pas de surprise, bonne surprise

En début de mois, Janet Yellen avait pris de court les investisseurs en annonçant sans ménagement une probable hausse des taux à l’occasion du prochain Comité de politique monétaire (FOMC). Rompant ainsi avec son habituelle prévenance, la présidente de la Fed avait alors mis la communauté financière en ébullition. L’économie américaine est-elle en surchauffe ? Si oui, de quelle ampleur sera le nouveau tour de vis monétaire ? Au-delà, est-ce que la Réserve fédérale ne va pas être tentée d’accélérer la cadence du resserrement ? Mercredi, la montagne d’interrogations a finalement accouché d’une souris. A l’issue du comité, l’instance s’est en effet contentée d’un simple relèvement de 25 points de base de son principal taux directeur. Celui-ci a été porté dans une fourchette de 0,75 % à 1 %. Point de bouleversement non plus en termes d’objectifs. L’économie américaine a beau se porter comme un charme, la Fed entend rester sur la même cadence qu’annoncée en décembre. Deux nouvelles hausses devraient donc ponctuer l’année en cours pour porter les taux entre 1,25 % à 1,5 % d’ici la fin de l’année… Janet Yellen – qui n’a pas d’égal pour parler à l’oreille des marchés – avait à cœur de ne pas bousculer les investisseurs après les avoir déconcertés en début de mois. « Pas de surprise, bonne surprise » était en somme le leitmotiv de la présidente de la Fed qui est finalement parvenue à passer un troisième relèvement de taux - depuis décembre 2015 - tout en provoquant une détente sur le T-Bond à 10 ans, repassé depuis sous le seuil des 2,6 %.

 

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DNCA
MARS 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Les échéances politiques, comme en 2016, sont scrutées par les marchés financiers mais leur impact pourrait être surestimé.

Après l’Espagne, l’Italie, l’Autriche, c’est au tour de la Hollande de repousser la tentation de l’extrémisme politique et économique. Le parti libéral néerlandais a en effet gagné son pari d’arriver en tête et d’être en position de former une coalition. Même si les marchés ne se sont guère inquiétés de l’occurrence électorale batave, ce vote démontre que les thèses anti-européennes sont loin d’être majoritaires. Nul ne conteste certaines inefficiences de l’Union Européenne, ce que les Anglais nous ont rappelé lors du référendum sur le Brexit, ou les incohérences d’une zone monétaire (la zone euro) où les niveaux intrinsèques de flexibilité des économies divergent. Pourtant, tous les paramètres économiques de la zone euro s’améliorent (indices de confiance, taux de chômage, distribution de crédit, retour de l’inflation, légère révision en hausse des bénéfices des  entreprises) ; depuis trois ans, le PIB de cette dernière évolue au-dessus de son potentiel théorique long terme qui se situe à 1%.

Habituée à engendrer de manière répétée des chocs anxiogènes systémiques depuis 2011, la zone euro pourrait de nouveau apparaître aujourd’hui comme une zone d’investissement attractif...pourvu que le dernier obstacle politique soit franchi sans trop d’encombres. Ainsi, l’élection présidentielle française apparaît désormais comme le dernier point focal de l’évolution des marchés financiers. A ce stade, les sondages, pour ce qu’ils valent, n’indiquent pas une probabilité forte de voir un parti extrême remporter cette élection et encore moins celle d’obtenir une majorité parlementaire à l’issue des élections législatives de juin. La croissance européenne mais aussi mondiale se prolonge et les conditions monétaires se normalisent aux Etats-Unis.

Malgré d’immenses pressions populo-médiatiques sur les démocraties, il est encore trop tôt pour écrire le testament de la zone euro et enterrer le capitalisme global.

Texte achevé de rédiger le 17 mars 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

CARMIGNAC
MARS 2017


Économie et politique sont dans un bateau...

Constatant que chaque aléa politique de 2016 s'est soldé par un glissement progressif vers davantage de soutien fiscal, et une réaffirmation du soutien monétaire des Banques centrales, les marchés continuent de déguster avec gourmandise la plus nette reprise cyclique rencontrée depuis la fin de la grande crise financière. Le cycle américain est déjà bien avancé, mais le «Trumpisme» laisse espérer qu'il se poursuive encore. Quant à l'Europe et au Japon, leur retard dans le cycle global leur confère une marge de progression encore appréciable. Les investisseurs anglo-saxons demeurent certes prudemment à l'écart de l'Europe «au cas où». Car la perception du risque politique en France dépasse étonnamment celle qui prévalait au début de 1981, avant l'élection surprise de François Mitterrand à la Présidence française. Cette crainte proroge la lancinante sous-performance des marchés européens, et a commencé à faire se tendre la prime de risque sur les emprunts souverains français. De plus, les indicateurs techniques de marché commencent à émettre leurs premiers soupirs de fatigue.

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FIDELITY
MARS 2017



Sans crier gare

A l’heure où la Fed est à la manœuvre pour ramener ses taux directeurs en phase avec la réalité économique, la BCE préfère l’inaction. En apparence, cette décision a de quoi surprendre au regard de l’amélioration constante des indicateurs conjoncturels depuis décembre.  Mais, en réalité, qui pourrait l’en blâmer ? Certes, pour la première fois depuis quatre ans, l’inflation a progressé en février de 2 % sur un an. Mais l’inflation sous-jacente - hors prix de l’énergie - peine pour l’heure à se hisser au-delà du plafond de 0,9 %. Par ailleurs, le chômage reste élevé à 9,6 % en zone euro... Si les arguments en faveur d’un prolongement des facilités monétaires ne manquent pas, cela n’a pourtant pas empêché Mario Draghi de relever ses prévisions de croissance à 1,8 % pour cette année. Un paradoxe qui traduit en réalité l’aveu implicite du président de la BCE sur la véritable raison de son statu-quo. Bien que statutairement, l’institution de Francfort n’est pas censée le prendre en compte dans son action, c’est plus le contexte politique que l’environnement économique qui justifie l’immobilité. Les nombreuses échéances attendues cette année – avec, en prologue mercredi, les législatives aux Pays-Bas – plaident en faveur de la prudence. D’autant plus légitimement que, par le passé, la BCE a déjà pêché par empressement… Et, il y a fort à parier que son action demeure, pour les mois à venir, plus politique que monétaire.

 

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DNCA
MARS 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Les questions sur l'état de santé des différentes économies dans le monde développé prennent désormais le pas sur les projections politiques.

Aux Etats-Unis, s'il y avait une donnée à regarder, outre les traditionnels chiffres de l'emploi et de la consommation, ce serait la croissance des volumes transportés par les grands opérateurs de fret ferroviaire. Depuis trois semaines, les volumes transportés par le rail américain progressent (+8,1% en semaine 7, +1,8% en semaine 8 et 3,3% en semaine 9). Les secteurs les plus concernés par cette dynamique sont la construction, les biens industriels, le charbon et les produits agricoles. La Fed ne devrait donc plus avoir de raisons valables pour ne pas entamer une remontée rapide de ses taux en plusieurs fois cette année. Même la BCE a commencé à préparer le terrain pour un discours moins accommodant en raison d'anticipations d'inflation plus élevées pour les deux années à venir.  Il reste cependant des réformes à réaliser et des espoirs à faire renaître parmi des générations déboussolées par le surendettement, la digitalisation et la globalisation des économies.

A titre d'exemples, la France vient de décrocher l'étonnant titre de championne européenne, avec la Finlande, en matière de dépenses publiques (57% PIB). En Italie, il n'y aura jamais eu aussi peu de naissances qu'en 2016. Il y a eu en 2016 12.000 naissances de moins qu'en 2015, soit un total de 474.000 naissances. C'est le nombre le plus faible depuis l'unification du pays en 1861. Bref, tous les sujets ne sont donc pas résolus en zone euro.

Les prochaines élections devront donc proposer une esquisse de solutions à des dérives qui ne peuvent conduire qu'à des impasses financières. Pourtant, les investisseurs reviennent timidement sur les actions européennes puisqu'après une semaine de décollecte, les flux sont de nouveau devenus positifs sur les actions européennes (1 md$).

Texte achevé de rédiger le 10 mars 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
MARS 2017


Sans crier gare

Depuis son entrée en fonction en janvier 2014, la présidente de la Fed n’avait pas habitué les marchés à tant d’impétuosité. Usant jusqu’alors de la plus grande prévenance, faisant preuve d’une attention presque maternelle à leur égard, Janet Yellen a toujours pris soin depuis trois ans de prévenir avec la plus grande précaution chaque battement de cil monétaire. Certes, sur la période, la patronne de la Réserve fédérale n’a manœuvré qu’à deux reprises les taux directeurs : une première fois en décembre 2015 et une seconde, un an plus tard. Mais son habileté a surtout permis jusqu’ici de normaliser sa politique sans encombre … Tout en veillant à ne pas être trop en décalage avec les autres grandes banques centrales. Or - signe des temps politiques - c’est sans aucun ménagement qu’elle a annoncé vendredi devant un parterre de patrons à Chicago, qu’une nouvelle hausse de taux pourrait avoir lieu lors du prochain comité monétaire (FOMC) les 14 et 15 mars prochains. Comme ça, sans crier gare ! A bien y regarder, l’insolente santé de l’économie américaine justifie d’elle-même cette soudaine franchise. Après tout, pourquoi continuer de prendre les investisseurs avec des baguettes lorsque le nombre d’inscriptions au chômage est à un plus bas de quarante-quatre ans, que l’ISM manufacturier est à 57,7 points et que l’inflation est quasi à niveau de l’objectif de 2 % de la Fed.

 

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DNCA
MARS 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Le discours au Congrès de Donald Trump, qui est apparu présidentiable à défaut d'être plus précis dans son programme économique, a entraîné un nouveau mouvement haussier des indices américains mais aussi européens. Le rally boursier post Trump est d'ailleurs le troisième plus fort rebond après une élection présidentielle. Seuls Kennedy en 1961 et Clinton en 1997, deux présidents parmi les plus populaires aux Etats-Unis malgré leurs diverses frasques personnelles, avaient fait mieux. Cette nouvelle ferveur doit surtout être attribuée à la bonne santé des économies et à la solidité des publications rassurantes.

A ces deux éléments fondamentaux pour la progression des marchés actions, s'ajoute la démesure des valorisations du segment des technologies. Ainsi, la capitalisation boursière d'Apple (729 Md$) représente 70% de celle de l'indice français CAC 40. L'introduction en bourse de Snapchat (24 md$) a battu tous les records de valorisation en progressant de 41% le premier jour de cotation. Un des premiers fonds d'investissement actionnaires a d'ailleurs réalisé une performance de 2000 % avec ses titres.

Les plus pessimistes évoqueront bien entendu une bulle de valorisation mais la digitalisation des économies et surtout celle des comportements est une "mégatrend" irréversible. Ce vocable franglais est présent chez tous les dirigeants de sociétés de conseil informatique que nous avons rencontrés récemment (Capgemini, Atos, Econocom...). Sans tomber dans les excès de bulle de valorisation, le thème de la digitalisation ne peut plus être ignoré dans les portefeuilles que ce soit par le biais d'acteurs de l'internet, d'acteurs de la transformation numérique, d'opérateurs médias et télécoms ou bien même de fabricants de semi-conducteurs. La circulation de l'information devient un enjeu majeur non seulement pour les consommateurs mais aussi pour les entreprises qui y perçoivent désormais des gains de productivité conséquents et des profits futurs.

Abreuvés d'informations, les individus font face au risque de ne pas pouvoir la trier ou l'analyser et de confondre informer et savoir. Aussi souvenons-nous tout de même de cette interrogation légitime du plus connu des linguistes américains, Noam Chomsky :" Comment se fait-il que nous ayons tant d’informations et que nous sachions si peu de choses ?".

Texte achevé de rédiger le 3 mars 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

GEMWAY
FÉVRIER 2017


Les marchés émergents : en marche !

Ignorant le risque Trump et la prudence affichée de la FED, les bourses émergentes continuent leur embellie au cours de février. Sur le mois, l’indice MSCI Emergents gagne 4,8% en €, sous-performant le S&P (+5,4% en €) mais surperformant les autres indices mondiaux (+1,3% sur le CAC40, +1,9% pour les actions européennes et +3,5% pour le Topix en €). Il faut dire que la saison des résultats est plutôt satisfaisante. Pour la 1ère fois depuis 2011, le consensus bénéficiaire est revu à la hausse suite aux annonces des entreprises. Au niveau macro, les perspectives économiques dans le monde émergent sont plutôt bien orientées. La reflation chinoise est en train de se propager en Asie. Même si elle devrait se traduire par des politiques monétaires moins accommodantes, elle est le signe d’une vigueur économique certaine. Dans les pays producteurs de matières premières, on assiste plutôt à de la désinflation (exemple du Brésil) permettant des baisses de taux importantes. Ces deux environnements sont porteurs pour les actifs financiers et les investisseurs étrangers sont désormais acheteurs (+9 Md$ de flux sur les actions émergentes depuis janvier).

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DNCA
FÉVRIER 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

La saison des publications de résultats annuels nous permet de nous désintéresser quelques temps de la politique. Après les banques au deuxième semestre 2016, le secteur des télécoms a prouvé qu'il pouvait peut-être représenter un beau pari sectoriel pour l'année 2017. Telecom Italia, Telefonica, Orange et Bouygues ont annoncé des chiffres solides. Le nombre d'abonnés fibre et broadband continuent de progresser partout en Europe et les ARPUs (revenu moyen par abonné) mobiles commencent à se stabiliser. Ainsi, les excédents bruts d'exploitation devraient enfin progresser de nouveau tout comme les dividendes. Les infrastructures télécoms, médias et bases de données numériques seront critiques. Elles représentent donc un thème d'investissement de choix dans nos fonds d'autant que leur valorisation demeure raisonnable.

Sur le marché obligataire, les investisseurs, surtout américains, attendent les prochains gestes de la Fed. Sur les dix dernières années, la banque centrale américaine n'aura réalisé que deux hausses de taux contre 35 dans les années 70, 28 dans les années 80, 11 dans les années 90, 20 dans les années 2000....Le cycle monétaire actuel s'avère donc hors de toute normalité comme d'ailleurs les records enregistrés par la bourse américaine.

En Europe, la dernière décennie a vu les marchés actions subir de plein fouet plusieurs épisodes de grande volatilité (crise des subprimes en 2008 et crise de la zone euro en 2011). Les épargnants sont également devenus sensibles à la fragilité des systèmes démocratiques qui subissent partout les assauts de prédicateurs proposant un futur meilleur avec de vieilles recettes qui ont déjà fait malheureusement leur preuves d'inefficacité par le passé. Pourtant, l'espoir renaît depuis quelques semaines. Les actions européennes ont connu leur cinquième semaine d'affilée de collecte positive (5 md$). Ce petit signe d'espoir, malgré les échéances politiques, pourrait redonner un support à un marché actions déserté depuis tant d'années à cause de l'éclatement de bulles de valorisation (internet, endettement...) lorsqu'il y a abus de confiance sur la classe d'actifs.

En matière de placement actions, malgré les risques inhérents, on serait toutefois tenté d'appliquer l'adage latin qu'on retrouve parfois sur certaines bouteilles de vin : abusus non tollit usum (l'abus n'exclut pas l'usage).

Texte achevé de rédiger le 24 février 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
FÉVRIER 2017


Exception culturelle française

Alors que le risque politique concentre toute l’attention des investisseurs en Europe, les indicateurs peinent décidément à attirer les projecteurs. Pourtant, et plus que les autres régions – surtout au regard de la décote qui prévaut sur les marchés –, c’est bien la zone euro qui se distingue actuellement en matière de conjoncture. La litanie de chiffres publiée la semaine dernière renforce davantage ce sentiment. Les premières estimations de PMI sur février témoignent en effet de l’allant économique européen. Le composite (Markit) est en effet ressorti à 56 points soit un plus haut depuis avril 2011. Sans surprise, l’économie allemande reste le moteur de cette dynamique notamment dans le secteur industriel (57 pts). Même la France, habituellement parent pauvre de la croissance et mal-aimée des indicateurs, se prend à rêver d’un printemps conjoncturel. A 56,2 points, son PMI composite dépasse celui de la zone euro mais également celui de l’Allemagne (56,1 pts) pour la première fois depuis mai 2011 !

 

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DNCA
FÉVRIER 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Les statistiques économiques montrent toujours une belle dynamique aux Etats-Unis. Après un Empire Manufacturing de bonne facture, l'indice Fed Philadelphia est ressorti au plus haut depuis trente quatre ans (43,3). L'accélération du cycle américain tirée par l'industrie semble donc se confirmer de jour en jour, ce que la bourse américaine salue elle aussi de jour en jour malgré les facéties de Donald Trump et les rumeurs de collusion de son équipe de campagne avec la Russie.

En Europe, les questions politiques continuent de dissuader l'investisseur de regarder l'économie et d'investir ! L'évolution institutionnelle et politique de la zone euro suscite toujours les mêmes interrogations...depuis 2011 maintenant. Alors que le chômage est de nouveau en baisse en France et que les données globales (distribution de crédit, immatriculations automobiles...) s'avèrent bien orientées, les flux demeurent anémiques sur les actions européennes. Le risque d'une élection française folklorique avec un pouvoir dénué de tout bon sens économique tétanise les pays voisins de l'Hexagone et également leurs épargnants. Certains doivent vraiment se demander comment le pays qui a vu naître Louis XIV, les Philosophes des Lumières, Napoléon et Charles de Gaulle peut aujourd'hui paraitre si fragile, si divisé, si schizophrène et si proche de thèses économiques absurdes qui ont déjà débouché sur des résultats calamiteux (Argentine, Venezuela).

Le pire n'est toutefois jamais certain mais ce sont bien les politiques qui vont influencer les marchés financiers cette année plus que les Banques centrales.

Texte achevé de rédiger le 17 février 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
FÉVRIER 2017


Plus dure sera la chute

Il ne se passe plus un jour sans un nouveau record sur les marchés américains. La semaine dernière, le Dow Jones et le S&P 500 ont une nouvelle fois côtoyé des niveaux sans précédent à respectivement 20.639,87 points et 2351,31 points. Après une phase de circonspection en janvier, les investisseurs ont repris leur marche en avant initiée début novembre. Rassurés sur l’intention de Donald Trump de tenir ses promesses de campagne, ils valorisent de plus bel les retombées de son programme économique. Ce marché d’anticipation explique en grande partie la navigation des indices américains en zone stratosphérique. Reste que depuis son entrée en fonction, le maître de la Maison Blanche a certes avancé sur tous les fronts, mais pas sur celui qui alimente l’improbable hausse des marchés. Et pour cause. Contrairement aux décrets pris jusqu’ici, les réductions d’impôts et la relance budgétaire promises par le candidat Républicain devront faire un passage obligé par la case « Capitole ». Or s’il y a fort à parier que la majorité Républicaine approuve les premières, rien n’indique qu’elle donnera son feu vert à la seconde. Dès lors, les attentes des investisseurs paraissent un tantinet exagérées et le risque de déception d’autant plus grand…

 

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DNCA
FÉVRIER 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Les marchés actions continuent d'osciller entre bonnes publications annuelles des sociétés, résurgence du risque de sortie de la zone euro de la Grèce et perspectives angoissantes des échéances électorales futures. Ainsi, l'écart entre le taux dix ans français et le taux dix ans allemand a atteint son plus grand écart depuis la fin de l'année 2012 (environ 70 points de base). Les grands investisseurs internationaux ont d'ailleurs commencé à vendre leurs obligations souveraines françaises au profit des titres allemands.
A titre d'illustration, on remarque que les investisseurs japonais ont vendu en novembre dernier 161,8 milliards de yens d'obligations françaises, soit le premier solde négatif depuis décembre 2015. Les investisseurs obligataires ne sont probablement pas confortables avec les résultats de l'élection présidentielle française, perçue comme étant de plus en plus génératrice de stress et d'inconnu, mélange détonant pour tout épargnant obnubilé par la sécurité et la visibilité.

Pour l'instant, l'économie française tient bon : l'investissement industriel y frémit et la demande d'achat de biens immobiliers accélère, deux signaux économiques qui contredisent pour l'instant les théories messianiques les plus noires sur le résultat de cette élection, si important pour la France, pour la zone euro et pour l'Europe. Gustave Flaubert, écrivain français que nous aimons bien citer, écrivait à une romancière de son époque, George Sand, "l'homme n'est rien, l'œuvre est tout".

A l'heure où les batailles électorales font rage, où les promesses de campagne se transforment en oukases ou disparaissent dans les limbes diaphanes de l'irréel, où les personnalités politiques font l'objet d'une attention maladive des réseaux sociaux (dont ils abusent d'ailleurs eux-mêmes), il faut souhaiter que derrière les femmes et les hommes qui gouverneront ce monde, les actes et les faits soient plus importants que les opinions, les tirades à effets de manche voire les calomnies insidieuses.

Texte achevé de rédiger le 10 février 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
FÉVRIER 2017


Taux d'intérêt, miroir du risque politique

200 milliards d’euros. C’est ce que la France devrait emprunter en 2017. Toute la question est de savoir à quel taux d’intérêt l’Etat français va se financer. Il y a six mois, elle n’avait pas lieu d’être. Les taux à 10 ans français et allemands étaient quasiment identiques et faibles. Mais depuis, les choses ont bien changé. Dès l’élection de Donald Trump, apparaît une prime spécifique en France traduisant la défiance des investisseurs face à un vote populiste lors de l’élection présidentielle de mai prochain. Une prime qui s’est renforcée ces dernières semaines, matérialisée par un élargissement des spreads entre l’OAT français et le Bund allemand. Cette remontée des taux est en partie le miroir du risque politique. Avec les révélations du « Penelope gate », les marchés réévaluent les chances de victoire de Marine Le Pen, la seule à prôner la sortie de la zone euro, synonyme de perte pour les créanciers de l’Hexagone notamment les internationaux, peu familiers avec le système électoral français. La perspective d’un « Frexit » pèse sur la zone euro. Ainsi, les taux italiens - autre pays à fort risque politique - se sont nettement tendus en raison des interrogations sur la qualité et la notation de la dette publique. De même, la crise grecque est de retour, et avec elle la question du Grexit. S’ajoutent des paris tactiques contre la dette française de la part de spéculateurs tentés de déstabiliser le marché pour gagner de l’argent.

 

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DNCA
FÉVRIER 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

La tendance des indices de confiance des consommateurs est toujours bonne en zone euro.

Aux Etats-Unis, plus de la moitié des entreprises du S&P 500 ont déjà publié leurs résultats annuels et leurs bénéfices sont en hausse de 4.5% en moyenne sur le quatrième trimestre. Si la croissance américaine a été décevante en 2016 (1,6%, soit un niveau proche de la croissance européenne), on peut y noter néanmoins de nouveau de bons signaux (inscriptions hebdomadaires au chômage en baisse...) en attendant la fameuse relance budgétaire promise à travers les baisses d'impôts et la hausse des dépenses publiques (Trumpflation).

En zone euro, la situation obligataire se complique. Les taux longs, notamment sur la France et l'Italie, continuent d'être sous pression indiquant le retour du risque politique dans une perspective pré-électorale dans ces deux pays. Les marchés actions demeurent donc dans leur phase de digestion du nouvel ordre monétaire et économique mondial orchestré par la tonitruance de Donald Trump. Ce dernier s'évertue d'ailleurs à appliquer à la lettre son programme radical, et quelque peu idéologique, à travers des mesures qui désarçonnent même ses plus fidèles alliés (Theresa May et ses concitoyens britanniques).

Pour conclure cette lettre hebdomadaire, après le décret américain interdisant aux Etats-Unis l'entrée de ressortissants de certains pays, nous vous livrons, sans arrière-pensée, ces quelques vers du célèbre sonnet, Le Nouveau Colosse, de la grande poétesse américaine Emma Lazarus. Ce poème est gravé et visible au sein du monument de la Statue de la Liberté depuis 1903 :
 
Garde, Vieux Monde, tes fastes d’un autre âge !’’ proclame-t-elle.
De ses lèvres closes. ‘’Donne-moi tes pauvres, tes exténués, Tes masses innombrables aspirant à vivre libres, Le rebus de tes rivages surpeuplés, Envoie-les moi, les déshérités, que la tempête me les rapporte.
Je dresse ma lumière au-dessus de la porte d’or !"


Texte achevé de rédiger le 3 février 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
FÉVRIER 2017


Des jours meilleurs

Tandis que les investisseurs prennent un peu plus la mesure du contexte politique imposé par le nouvel occupant du Bureau ovale, l’amélioration continue de la conjoncture mondiale tend à passer inaperçue. Pourtant les constantes économiques délivrées la semaine dernière confirment une nouvelle fois que la tendance amorcée en fin d’année est bel et bien en accélération. En zone euro, la croissance a atteint 1,8 % en rythme annuel l’an dernier, selon Eurostat, tandis que le chômage s’est établi à 9,6 % de la population active en décembre - un plus bas depuis mai 2009. Parallèlement, l’inflation ressort à 1,8 % sur le premier mois de l’année - un plus haut depuis mars 2013. Le PMI manufacturier s’établit à 55,2 points tandis que le composite (Markit) progresse à 54,4 points. Bien entendu, le même constat prédomine aussi de l’autre côté de l’Atlantique où l’activité industrielle américaine reste soutenue en janvier avec un ISM à 56 points. Surtout, les souscomposantes emplois (56,1 pts) et particulièrement celle des prix (69 pts) progressent fortement. Cette dynamique se fait clairement ressentir sur le marché du travail. Selon le dernier rapport NFP, 227 000 créations de postes sur le mois de janvier. Même l’économie chinoise se prend aussi à rêver de jours meilleurs avec un PMI manufacturier à 51,3 points, légèrement au-dessus des attentes.

 

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GEMWAY
DÉCEMBRE 2016


"America first" sur Twitter, marchés émergents first en bourse

Les marchés émergents commencent l’année sur une note positive, en dépit des risques associés à la future politique économique du président Trump. En janvier, l’indice MSCI Emergents gagne 2,9% en €, surperformant les grands marchés mondiaux (-0,5% pour le S&P, -2,3% sur le CAC40, -0,4% pour les actions européennes et -1,2% pour le Topix en €). Au regard du déficit commercial américain, il semble que la Chine et le Mexique soient les pays les plus à même de souffrir de la tentation isolationniste américaine. C’est pourquoi nous nous y sommes déplacés au cours du mois. En ce qui concerne la Chine, nous ne sommes pas très inquiets. L’économie est de plus en plus domestique et les exportations vers les Etats Unis représentent aujourd’hui environ 4% du PIB. Nous concentrons nos investissements sur des thématiques internes (développement d’internet, assurance vie et santé – voir notre carnet de voyage). Le Mexique est dans une situation plus délicate (80% de ses exportations sont à destination des USA) et nos interlocuteurs locaux sont perplexes sur l’éventuelle renégociation du NAFTA et sur la future BAT (Border Adjustment Tax). Le Peso, revenu à son niveau de 1995 (crise Téquila), reflète cette incertitude mais le marché boursier ne semble pas encore être à un niveau d’achat.

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Carnet de voyage : CES Las Vegas
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Le portrait du mois : Jia Yueting, à la tête du Netflix Chinois

FIDELITY
FÉVRIER 2017


La Trump Touch

Souhaitant marquer les esprits et mettre, sans plus attendre, des actes derrière ses paroles de campagnes, Donald Trump s’est engagé sur tous les fronts lors de sa première semaine de présidence. L’occasion d’imprimer sa marque de fabrique - « Trump Touch » - et d’estampiller d’emblée son mandat du sceau de l’action. Sabre au clair, le maître de la Maison Blanche est donc monté au créneau sur ses sujets de prédilections. L’Obamacare, l’IVG, le Traité transpacifique, l’Alena, les pipelines, l’immigration, le mur frontalier avec le Mexique… Sans plus de circonvolutions, l’hyper-président s’est mis au travail avec le souci de donner rapidement des gages de sa détermination. Il n’en fallait pas plus aux investisseurs pour se pâmer devant tant d’opiniâtreté et pousser, dans un élan de reconnaissance, le Dow Jones a un record historique de 20.125,58 points. Ainsi rassérénés, les marchés créditent un peu plus le scénario « pricé » depuis novembre. Même si le flou demeure sur les conditions de leurs mises en place, les mesures annoncées par le candidat seront donc actées par le président. Pour l’heure, en toute méconnaissance d’éventuels effets indésirables. 

 

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DNCA
FÉVRIER 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Alors que les décrets de la nouvelle administration américaine pleuvent sur les promesses de campagne (annulation de l'accord commercial Trans-Pacific Partnership, construction du mur à la frontière mexicaine...), les Européens ont eu l'agréable surprise de voir la Cour Suprême britannique imposer au gouvernement de Theresa May l'autorisation du Parlement pour lancer la procédure de Brexit.

Toutefois malgré cet obstacle, cela ne devrait pas remettre en cause sa volonté d'activer l'article 50. Les premières publications annuelles traduisent pour l'instant un environnement de nouveau porteur notamment en Chine (cf LVMH). En effet, les ventes de spiritueux et de produits de mode (maroquinerie et horlogerie) affichent de nouveau des taux de croissance en accélération sur le continent chinois.

Au niveau mondial, la situation des taux d'intérêt demeure instable notamment à la suite de  prétendues déclarations de responsables des autorités monétaires européennes. Selon celles-ci, le programme quantitatif de la BCE pourrait arriver plus vite à son terme. La hausse des rendements à dix ans (l'OAT 10 ans a dépassé la barre psychologique de 1%) a secoué les investisseurs et leur rappelle que le gisement obligataire a vu sa duration moyenne s'allonger pendant que sa rémunération s'effondrait : une situation de plus en plus intenable.

Toutefois, les rendements réels sont toujours négatifs et offrent un terrain de jeu idéal pour les opérations de fusions & acquisitions. Le secteur de la bancassurance bruisse ainsi de toutes les rumeurs autour d'une transaction Intesa-Generali tandis que l'américain Johnson & Johnson vient d'annoncer le rachat du suisse Actélion dans le domaine des biotechnologies. Les marchés sont entrés dans une phase tactiquement houleuse à court terme. Alors que la volatilité des actions est au plus bas (VIX) depuis l'élection de Donald Trump, celle des taux (MOVE) n'a cessé de progresser depuis la fin octobre. C'est paradoxal et probablement peu durable. Les futurs épisodes de volatilité vont probablement donner de bons points d'entrée à tous ceux qui croient toujours à l'embellie du cycle économique mondial et européen.

Texte achevé de rédiger le 27 janvier 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

CARMIGNAC
JANVIER 2017


2017 : Attention à ce que vous souhaitez

Comme nous l’indiquions le mois passé (« Le vent se lève », décembre 2016), le cycle économique global qui avait touché un point bas au premier trimestre 2016 s’est progressivement renforcé au fil de l’année, pour dernièrement recevoir en novembre un soutien éloquent de l’élection inattendue de Donald Trump à la présidence des États-Unis. Le début de cette année 2017 se présente donc sous ces auspices et justifie, pour l’instant, une performance toujours positive des marchés actions, tirés par leurs compartiments cycliques. Plutôt que de redouter une énième déception sur la croissance, ou se focaliser sur les multiples risques politiques en Europe déjà maintes fois évoqués, peut-être faudrait-il donc se poser cette fois la question décisive des ramifications de cette accélération du cycle. En effet, cette embellie économique s’accompagne de deux corollaires majeurs déjà soulignés : une reprise de l’inflation, cyclique également, et un renforcement du dollar. À force de souhaiter que l’amélioration des perspectives économiques se confirme, les marchés en oublieraient presque d’en examiner les conséquences sur la fragilité des marchés obligataires et, en retour, sur les valorisations des marchés actions. Cela serait très imprudent.

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FIDELITY
JANVIER 2017


Le patient anglais

Difficile de se bercer plus longtemps d’illusions. Tout porte à croire que l’année qui s’ouvre sera marquée par un environnement politique et économique plus radical. En attendant d’en prendre la pleine mesure outre-Atlantique, les investisseurs ont déjà pu goûter la température du bain qui attend les négociations entourant le Brexit. « Hard » ou « soft » ? Le doute n’est plus permis après le discours de Lancaster House donné la semaine passée par Theresa May. En substance, le Brexit sera dur ou ne sera pas, a fait savoir la Première ministre britannique qui a affirmé son choix pour une sortie du marché commun avec un accord commercial et douanier « audacieux et ambitieux ». En somme, avoir tous les bienfaits économiques de l’Europe sans en partager les inconvénients migratoires. Ce n’est pas tant le désir d’une Europe à la carte – réalité effective depuis longtemps – qui interpelle ici, que les moyens dont dispose aujourd’hui la Grande-Bretagne pour y parvenir. Sur la forme, le ton des négociations futures a certes été donné. Sur le fond, on ne peut s’empêcher de constater que depuis le triste référendum de juin, Londres n’est malheureusement plus en position de dicter ses revendications.

 

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DNCA
JANVIER 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Le 20 janvier, Donald Trump a été investi comme 45ème Président des Etats-Unis "pour le meilleur et pour le pire", serait-on tenté de dire comme le veut la sacro-sainte formule du mariage.
Le meilleur réside probablement dans sa capacité par un simple tweet à rappeler à l'ordre les entreprises nationales (Ford, Lockheed Martin...) pour réinvestir sur le sol américain et à participer ainsi à la prolongation du cycle économique.
Le pire, ce sont des propos trop spontanés, parfois déplacés et souvent acerbes contre toute forme de résistance au nouveau modèle du capitalisme anglo-saxon qui a choisi la voie du protectionnisme.
Néanmoins, le personnage a pour l'instant toujours surpris positivement et représente en réalité, malgré le déni médiatique, une certaine forme de rêve américain et une analyse bien plus profonde des méfaits de la globalisation à outrance. Les marchés financiers ne retiennent d'ailleurs pour l'instant que les bonnes données macro-économiques. Ils sont aussi portés par les annonces de fusion géante en zone euro (Essilor/Luxottica, Safran/Zodiac). D'autres opérations pourraient suivre en Europe dans les secteurs des télécoms (Telecom Italia, Bouygues, Orange...), dans celui des médias (Vivendi, Havas, Mediaset...) ou dans les câbles industriels (Prysmian, Nexans, General Cable...).

Les investisseurs américains voudront sûrement attendre le résultat des élections présidentielles françaises avant de revenir massivement sur les actions européennes. Les investisseurs de la zone euro sont, quant à eux, invités à déplacer progressivement leur épargne des supports obligataires vers les supports actions. Déjà, le régime français favorisant fiscalement la détention d'actions small & midcaps (PEA PME) a profité de flux entrants d'environ 500 millions d'euros en 2016.

En Italie, le gouvernement vient lui aussi d'offrir un cadre défiscalisé pour la détention d'actions small & midcaps italiennes, le  Piani Individuali di Risparmio (PIR), comparable au système Investment ISA en Grande-Bretagne. Dans un environnement de taux réels toujours négatifs avec une légère résurgence de l'inflation, le pari obligataire sur des maturités longues en zone euro s'avère audacieux.

Tant que le cycle économique tient, tant que les bilans des entreprises sont aussi bien gérés, tant que les dividendes sont aussi généreux, il paraît toujours inconcevable de se passer pour une partie de son épargne d'un placement dans des actions européennes.


Texte achevé de rédiger le 20 janvier 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
JANVIER 2017


Trumponomics

Comme le dit si bien l’adage, le naturel revient immanquablement au galop. La première conférence de presse de Donald Trump depuis son élection en a été un exemple saisissant, la semaine dernière. Celui qui s’apprête à prendre vendredi les clés de la Maison Blanche s’est davantage concentré sur un exercice de style oratoire dont il a la maîtrise, en laissant les investisseurs en attente d’annonces de réelles mesures économiques concrètes. Ceux qui s’attendaient à de plus amples précisions en matière de Trumponomics, devront encore patienter, au moins jusqu’au 20 janvier. Les attentes sont d’autant plus fortes que ses premières annonces en matière d’économie et de politiques budgétaires avaient tout de même initié en novembre la procession haussière des indices.

Une attente qui, espérons-le, ne soit pas de nature à refreiner l’enthousiasme des investisseurs et les espoirs de voir le cycle à l’œuvre depuis huit ans - une improbable longévité - se prolonger davantage.

 


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FIDELITY
JANVIER 2017


Fin d'année 2016 en fanfare

Dans le prolongement de novembre, les actifs risqués ont poursuivi leur rallye le mois dernier, soutenus par l’amélioration continue de l’environnement économique. Ce contexte conforte logiquement notre positionnement en faveur des actions.

Récidive. Un an après un premier tour de vis monétaire – le premier en plus de neuf ans – la Réserve fédérale américaine est une nouvelle fois passée à l’acte en décembre. Elle a en effet relevé ses taux directeurs dans une fourchette de 0,5 % à 0,75 %. Plus encore que l’an dernier, cette récidive n’a été qu’une formalité. Depuis plusieurs mois maintenant, les fondamentaux économiques plaidaient en effet dans ce sens. Par ailleurs, l’élection de Donald Trump en novembre avait donné lieu à une soudaine envolée des taux réels ainsi qu’une réappréciation du dollar. Les taux directeurs sont à ce point déconnectés de la réalité économique que Janet Yellen, la présidente de la Fed, anticipe d’ores et déjà trois nouvelles opérations du genre cette année. Mais la vraie surprise de décembre est surtout venue de la BCE. Une semaine plus tôt, celle-ci annonçait le prolongement de son programme de rachat d’actifs jusqu’à la fin 2017 tout en réduisant son montant à 60 milliards d’euros par mois. Un début de tapering qui ne dit pas son nom mais qui acte, comme aux États-Unis trois ans et demi auparavant, une reprise économique qui se dessine toujours plus précisément au fil des indicateurs.

Fanfare. En dépit d’une année souvent consternante sur le front politique et parfois houleuse pour les indices, l’embellie conjoncturelle actée par les banques centrales est une compensation de taille. Car elle est désormais tangible notamment en zone euro. Les premières estimations du PMI composite (Markit) sur décembre font état d’une activité stable mais soutenue à 53,9 points dans le secteur privé. Parallèlement, alors que le chômage est repassé sous la barre des 10 % en octobre, le dernier bulletin économique de la BCE prévoit une inflation au-dessus de 1 % sur l’ensemble de 2016. Plus avancée, la reprise outre-Atlantique n’en reste pas moins appréciable. Alors que l’économie américaine continue de créer des emplois (178.000 en novembre), elle a traversé le troisième trimestre à la cadence de 3,2 % de croissance. Confiance des consommateurs, évolution des prix … tous les indicateurs sont au vert aux États-Unis et se conjuguent avec des projections extatiques de ce que sera la politique du prochain locataire de la Maison Blanche à compter du 20 janvier prochain. Autant de facteurs qui ont assuré aux investisseurs une fin d’année en fanfare tant sur les marchés qu’au niveau macro-économique.


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DNCA
JANVIER 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Les promesses n'engagent que celles et ceux qui les écoutent. Ainsi peut-on résumer cette deuxième semaine de janvier sur les marchés. Ces promesses (la reflation fiscale et budgétaire), ce sont celles de Donald Trump et de son administration que les investisseurs ont achetées sans trembler tout au long du mois de décembre. Dans la foulée de bons indicateurs économiques partout dans le monde, chaque investisseur tente de se forger une opinion sur la poursuite du cycle économique, sur son ampleur et sur sa vélocité.

Comme dans le fameux ballet du Lac des Cygnes de Tchaïkovski, il y a ceux qui croient aux cygnes blancs, c'est-à-dire à l'accélération de la croissance mondiale dans un univers un peu plus inflationniste, favorable aux entreprises et donc au placement actions.
A l'opposé, il y a ceux qui croient aux cygnes noirs, qui hantent les esprits depuis 2008. Leur scepticisme est pour l'instant déjoué par les performances positives continues des marchés actions américains mais aussi européens (quoiqu'encore bien en retard).

En Chine, ce ne sera pas l'année du cygne mais celle d'un autre volatile : le coq. Souvenons-nous des dernières années du coq dans le zodiac chinois : 2005 et 1993, deux années avec des performances supérieures à 20% pour le CAC 40. Toutefois, 1933 fut aussi une année du coq tout comme 1945. Les  messages déduits des analogies de l'astrologie chinoise ne sont donc pas facilement interprétables tout comme les sondages avant les élections.

Enfin, au Brésil, la banque centrale a abaissé son taux directeur (SELIC) de 0,75 pb pour stimuler l'économie. Le nouveau taux de référence (13%) est le plus bas depuis deux ans.

Ce début d'année se place aussi sous le signe des adieux, ceux de Barack Obama, premier Président noir des Etats-Unis, dont la sympathie et la popularité (notamment en dehors des Etats-Unis) ne peuvent être contestées. Il aura commencé son premier mandat par le fameux slogan YES WE CAN et terminé le second par la conclusion YES WE DID, deux incantations que, somme toute, tout gérant aimerait pouvoir prononcer au début et à la fin de chaque année boursière.

Texte achevé de rédiger le 13 janvier 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FRANKLIN TEMPLETON INVESTMENTS
JANVIER 2017


Performances de la société de gestion Franklin Templeton Investments, calculées en Euros au 30/12/2016


FIDELITY
JANVIER 2017


Symphonie de croissance

L’économie américaine qui ne manquera pas d’être au centre de l’attention cette année avec l’entrée en scène de Donald Trump, fait décidément preuve d’un incroyable dynamisme. Dans la continuité des derniers mois, les premiers indicateurs de 2017 délivrés la semaine passée n’ont fait que confirmer cette insolente santé. L’ISM manufacturier est ainsi ressorti à 54,7 points sur décembre marquant l’accélération continue de l’activité industrielle qui cristallisait encore les inquiétudes il y a six mois. Le constat est un peu différent dans les services où l’activité reste stable mais particulièrement soutenue (57,2pts). Certes, avec 156.000 créations de postes en décembre, le dernier rapport NFP contraste nettement avec le précédent qui en recensait 204.000 sur novembre. Mais la première économie mondiale confirme malgré tout qu’elle est en ce moment une pourvoyeuse régulière d’emplois (2,2 millions en 2016). Au-delà des chiffres, le plus étonnant tient surtout à l’occurrence de cette accélération qui intervient dans un cycle économique entamé il y a presque huit ans maintenant. Une pareille longévité est, en termes de croissance, un phénomène assez rare pour être souligné.


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DNCA
JANVIER 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Si l'année 2016 a bien été celle du retour de la guerre froide entre les Etats-Unis et la Russie, 2017 pourrait bien être aussi l'année de la CIA. Cet acronyme qui décrit normalement l'agence des services secrets américains signifie pour nous : Croissance, Inflation et Actions (CIA). Ce triptyque est la clé du succès et de la performance pour l'investisseur prêt à prendre des risques notamment sur l'Europe et plus particulièrement sur la zone euro. Les rencontres récentes avec les sociétés européennes se soldent toutes par un constat saisissant : bien gérées, restructurées, bénéficiant de coût de financement historiquement bas, les entreprises ont grandement amélioré leurs leviers financier et opérationnel. Elles n'attendent plus qu'une chose : la croissance des chiffres d'affaires soit par le volume soit par les prix.

Les derniers indices de confiance tant en France qu'aux Etats-Unis ont affiché des santés éclatantes. Les indices d'inflation notamment en Allemagne se rapprochent petit à petit de l'objectif de la BCE (2%). Évidemment des risques sur le cycle économique existent : efficacité des mesures de l'administration Trump, évolution des taux de change vis-à-vis du dollar, fuite des capitaux en Chine, réformes structurelles à mener en Europe.... Certains secteurs souffrent encore (les services pétroliers par exemple).

Pour autant, l'alternative aux actions européennes se raréfient à un moment où le cycle se raffermit. La France fait figure de zone à fort potentiel si des réformes intelligentes y sont menées. Disposant d'un tissu d'entreprises aussi mondiales qu'innovantes (cf la présence de la FrenchTech au CES de Las Vegas), la qualité du secteur privé tranche avec le discours décliniste ambiant et le poids étouffant du secteur public.

Les Allemands, nos plus fidèles admirateurs malgré parfois certaines apparences trompeuses, utilisent cette douce expression "Leben wie Gott in Frankreich ("Heureux comme Dieu en France)". Prions ensemble pour que la bourse française soit en 2017 le paradis tant vanté chez les Germains.

Texte achevé de rédiger le 6 janvier 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

DNCA
DÉCEMBRE 2016

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Les volumes sur les transactions boursières commencent à baisser partout dans le monde. Les investisseurs se plaisent à imaginer ce qui les attendra au pied du sapin après ces semaines de rebond des marchés actions. Malheureusement, les nouvelles incessantes d'attentats en Europe et ailleurs rappellent à chacun(e) la fragilité et la richesse de nos démocraties.

L'année 2016 aura bien été celle de tous les dangers et de tous les dragons. De multiples séances de panique boursière ont été vécues tout au long de l'année sans que l'économie mondiale ne déraille pour autant. Il reste encore une semaine avant de tirer des conclusions définitives et se projeter vers 2017. Pour l'instant, les positions sectorielles continuent de privilégier les valeurs qui avaient été délaissées par les investisseurs depuis le début de la crise financière en 2008.

Ainsi, aux États-Unis, c'est le "Bank trade" qui l'emporte sur le "Fang trade", FANG étant l'acronyme pour les valeurs technologiques de croissance les plus connues (Facebook, Apple, Netflix, Google). En Europe aussi, les valeurs bancaires ont superformé les valeurs technologiques ce dernier mois. BANK contre FANG, voilà le pari qu'il fallait prendre en cette fin d'année pour assurer le YING YANG de son allocation de portefeuille en espérant tout de même que tout cela ne finisse pas en gigantesque BIG BANG si la recapitalisation du secteur bancaire italien devait finalement prendre une mauvaise tournure.

D'ici là, les investisseurs pourront remercier l'étonnant Donald, désormais élu par les grands électeurs, qui aura été bien plus généreux que l'oncle Picsou en déclenchant un puissant rallye (value) de fin d'année sur les actions européennes et des records historiques pour la bourse américaine. Il en faudra bien plus pour emmener les marchés actions toujours plus hauts l'année prochaine mais accordons-nous donc une légère pause en ces moments de fêtes de Noël pour ne penser qu'aux bonnes choses, forcément éphémères, et oublier (un peu) nos angoisses toujours persistantes.

Texte achevé de rédiger le 22 décembre 2016 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
DÉCEMBRE 2016


FED de Noël

Comme l’an dernier à la même époque, la Réserve fédérale américaine a donc procédé mercredi à un second tour de vis monétaire. Les taux directeurs de la Fed ont été relevés de 25 points de base pour désormais s’établir dans une fourchette de 0,5 % et 0,75 %. Comme l’année précédente, l’opération préparée de longue date par l’instance monétaire n’a été qu’une formalité. En soi, elle n’a pas suscité de réaction particulière. L’amélioration des fondamentaux macro-économiques depuis plusieurs mois maintenant ainsi que la  forte remontée des taux réels au-dessus des 2,5 % outre-Atlantique, expliquent en grande partie cette absence de réaction. Les taux directeurs étant encore très éloignés de la réalité économique, il était difficile d’envisager qu’une hausse d’un quart de point allait changer la face des marchés. D’ailleurs, le principal intérêt de ce rendez-vous ne portait pas tant sur ce relèvement que sur la cadence à laquelle vont s’enchaîner les suivants. Sur ce point, Janet Yellen a indiqué tabler sur trois nouvelles opérations du genre (de 25 points de base) l’an prochain … Tout en précisant que ce rythme serait ajusté en fonction de l’inflation qui va caractériser la politique économique du prochain locataire de la Maison Blanche.

 


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DNCA
DÉCEMBRE 2016

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Avec le lancement des opérations de recapitalisation des banques italiennes (Monte Paschi et Unicredito), la semaine a démarré sur un rythme euphorique. La confiance revient sur les marchés dopés également par les annonces d'opérations de fusion & acquisitions qui sont nombreuses (Imerys/Kerneos, Gemalto/Biométrie 3M, rachat des radios RTL par M6 et prise de participation de Vivendi dans Mediaset).

La Fed n'a pas surpris les marchés avec sa deuxième hausse des taux en un an mais a tracé le chemin de trois futures hausses des taux en 2017. Janet Yellen emboîte donc le pas au discours de Donald Trump qui avait endossé les habits de "cow boy monétaire" depuis son élection. Le scénario monétaire et financier se met donc doucement en place; il reste désormais aux dirigeants politiques d'enclencher l'accélérateur du tracteur économique. La croissance européenne continue de dépasser chaque année son potentiel de long terme (1%) et ce depuis 2014. Les divers scrutins, les vagues migratoires et les attentats n'ont, pour l'instant, eu qu'un impact limité. On observe par ailleurs déjà quelques révisions en hausse de bénéfices.

A l'inverse, les Etats-Unis évoluent en dessous de leur potentiel long terme (2,5%). Le dollar s'apprécie dans la foulée d'une politique monétaire qui se durcit visant désormais la parité. A ces niveaux, il paraîtrait sage d'arrêter de jouer la réappréciation de la monnaie américaine face à l'euro. Les indices actions français sont bien orientés depuis déjà quelques mois malgré toutes les critiques. La perspective des élections présidentielles en 2017 pourrait d'ailleurs donner un nouvel éclairage sur le potentiel de l'hexagone si les réformes étaient faites par le nouveau gouvernement.

Forts de l'expérience de 2016, il ne faudra pas tomber dans les mêmes erreurs et surjouer les résultats des urnes. Toutefois, la zone euro et l'Europe auront besoin d'un nouveau processus de transformation autour d'un couple franco-allemand renforcé et cohérent pour convaincre les investisseurs internationaux de revenir massivement sur les actions européennes.

Texte achevé de rédiger le 16 décembre 2016 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

CARMIGNAC
DÉCEMBRE 2016


"Il ne faut pas sous-estimer l'impact sur des marchés qui vont devoir s'ajuster à ce paradigme nouveau"


Didier Saint-Georges revient sur l’année de transition que nous venons de traverser puis décrypte la nouvelle donne pour les marchés en 2017 et la manière dont ils vont devoir s’articuler avec les nouvelles politiques économiques et monétaires.


 

DNCA
DÉCEMBRE 2016

DNCA

Commentaire de marché du mois de Décembre

Le "non" au référendum italien ne signifie pas la sortie de l'Italie de la zone €

Les marchés ont fait des échéances électorales des angoisses surdimensionnées qu’il faut savoir utiliser. L’économie va, comme toujours, vite reprendre ses droits et imposer ses contraintes. Comme prévu par les nombreux sondages, les Italiens ont répondu négativement à la proposition de modification du rôle du Sénat par Matteo Renzi. Après la démission de ce dernier, le résultat ouvre une période d’incertitudes assez courante dans la vie politique italienne. Les élections anticipées seront probablement prévues d’ici 2018 et il n’est pas sûr que le parti populiste Cinq Etoiles puisse bénéficier d’une majorité pour gouverner. Par ailleurs, la sortie de la zone € devra, si elle est proposée, elle aussi, se faire par référendum. L’exemple grec montre que les populations ne sont pas forcément convaincues des bienfaits d’une sortie de la zone €. L’impact sur les taux italiens est pour l’instant limité. L’écart avec les obligations souveraines allemandes s’est stabilisé pour atteindre 170 points de base. Il faut tout de même constater que les obligations souveraines italiennes à dix ans affichent un rendement proche de 2,0% contre 2,4% pour les obligations souveraines américaines à dix ans. C’est une situation paradoxale pour celles et ceux qui prétendent que l’Italie est au bord du gouffre.


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FIDELITY
DÉCEMBRE 2016


Tapering mais pas trop

Il y a encore quelques temps, l’annonce aurait mis les marchés en émoi. Mercredi, elle n’a même pas suscité un battement de cils des indices tout employés à mener à bien leur rally de fin d’année. Pourtant, les décisions annoncées par la BCE la semaine dernière ne vont pas sans soulever certaines questions. En substance, l’instance monétaire entend réduire son programme de rachat d’actifs… Tout en le prolongeant dans la durée. Il va ainsi être ramené de 80 à 60 milliards d’euros par mois mais sera maintenu en place jusqu’à la fin 2017. Faut-il y voir une bonne ou une mauvaise nouvelle ? Est-ce que le prolongement du programme est destiné à compenser sa réduction ? Dans quelle mesure, Mario Draghi a-t-il voulu (ou non) rassurer les marchés ? La réduction du montant ne tient-elle pas à la pénurie d’actifs sur le marché ? En quatre mots comme en cent : tapering ou pas tapering ? Les interrogations ne manquent donc pas. Et pourtant, preuve concrète du récent bouleversement de l’environnement de marché, elles n’ont pas mobilisé l’attention des investisseurs. En tout état de cause, la perspective d’un retrait progressif des perfusions monétaires n’est plus de nature à déclencher une réaction épileptique de leur part. Et on ne peut que se réjouir de ce retour à la normale.


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DNCA
DÉCEMBRE 2016

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Impossible de ne pas reparler de celui qui a été élu récemment "homme de l'année" par Time Magazine : le Président Trump. Car avec Donald, les investisseurs (surtout actions) sont, comme Alice, au pays des merveilles. Les indices américains volent de record en record et les indices européens ont démarré leur rallye de fin d'année dans le sillage de la démission du tempétueux Matteo Renzi qui a surestimé son aura chez ses concitoyens en liant son avenir au résultat d'un référendum d'ordre pourtant plutôt technique.

Sans échéance électorale, les épargnants semblent redécouvrir l'intérêt d'un placement actions et l'utilité d'inclure dans un portefeuille certaines entreprises vouées aux pires gémonies dans le passé (les valeurs pétrolières et les valeurs bancaires). La rotation entre classes d'actifs et secteurs se poursuit donc dans une joyeuse ambiance de marché de Noël à la Saint-Nicolas. Avec leur poids dans les indices, les financières et les matières premières lancent un vrai défi pour les gestions non indicielles qui seraient restées trop longtemps éloignées de ces thèmes value.

Sur le front économique, pour l'instant, les intentions et le programme de Trump aux Etats-Unis ont convaincu les investisseurs sur la prolongation du cycle américain. Mais il restera à prouver que redynamiser toutes les économies du monde avec la relance budgétaire constitue une solution viable et idoine et que l'inflation bénéficiera aussi aux salariés.

Dans la zone euro, la BCE a annoncé le rallongement de son programme de rachat d'actifs tout en diminuant les montants mensuels achetés (de 80 md€ à 60 md€) et en modifiant les modalités d'achat rendues désormais plus souples (notamment sur les critères du rendement et de la maturité). De manière déguisée, ces annonces ressemblent plus à une forme de "tapering" et le marché obligataire ne s'y est pas trompé puisque les taux souverains européens ont tous progressé le jour de l'annonce. Ainsi, la divergence monétaire entre les Etats-Unis et la zone euro pourrait ne plus perdurer. Laisser les taux américains trop monter et ne pas accompagner la politique monétaire américaine pourrait conduire à diriger la majorité des flux mondiaux vers la zone dollar et ainsi pénaliser l'Europe. Il est encore temps de recharger les portefeuilles en valeurs bancaires et en thématiques value. Depuis 2008, il a été quasiment impossible de convaincre un investisseur européen de se tourner vers les actions européennes et vers ce type de secteurs. Ces investissements "maudits" pourraient bien redevenir (un peu plus) à la mode.

Texte achevé de rédiger le 9 décembre 2016 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

CARMIGNAC
DÉCEMBRE 2016


Le vent se lève

Il fallait une fois encore ignorer le consensus : l’aléa Donald Trump s’est produit le 8 novembre. Mais la frayeur initiale des investisseurs s’est très rapidement convertie en une ovation générale. La théorie des jeux s’est imposée de nouveau aux marchés : le consensus était tellement pessimiste sur les conséquences d’une élection de Donald Trump qu’il ne pouvait que se rassurer. Probablement faut-il voir aussi dans cet optimisme soudain le changement de prisme des investisseurs, qui s'étaient d'abord focalisés sur les outrances du candidat, avant de soudain percevoir certaines vertus de son programme économique. L’important néanmoins pour comprendre l’ampleur de la réaction des marchés est de garder à l’esprit que ce programme d’investissements, de réduction de la pression fiscale, et de promesses protectionnistes, ne constitue nullement un coup de tonnerre dans un ciel bleu.

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DNCA
DÉCEMBRE 2016

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Comme prévu par les nombreux sondages, les Italiens ont répondu négativement à la proposition de modification du rôle du Sénat par Matteo Renzi. Après la démission de ce dernier, le résultat ouvre une période d’incertitudes assez courante dans la vie politique italienne. Les élections anticipées seront probablement prévues d’ici 2018 et il n’est pas sûr que le parti populiste Cinq Etoiles puisse bénéficier d’une majorité pour gouverner. Par ailleurs, la sortie de la zone euro devra, si elle est proposée, elle aussi, se faire par référendum. L’exemple grec montre que les populations ne sont pas forcément convaincues des bienfaits d’une sortie de la zone euro.

L’impact sur les taux italiens est pour l’instant limité. L’écart avec les obligations souveraines allemandes s’est stabilisé pour atteindre 170 points de base. Il faut tout de même constater que les obligations souveraines italiennes à dix ans affichent un rendement proche de 2,0% contre 2,4% pour les obligations souveraines américaines à dix ans. C’est une situation paradoxale pour celles et ceux qui prétendent que l’Italie est au bord du gouffre. La recapitalisation du système bancaire italien est certes rendu plus complexe par cette instabilité politique chronique mais les mécanismes de sauvetage mis en place par la zone euro et l’Union bancaire permettent au moins de dessiner une solution qui n’était pas possible avant la crise de 2011.

Le « non » au référendum italien ne signifie pas la sortie de l’Italie de la zone euro. Les marchés ont fait des échéances électorales des angoisses surdimensionnées qu’il faut savoir utiliser. Après ces trois «chocs» politiques (Brexit, Donald Trump et référendum italien), l’économie va, comme toujours, reprendre ses droits et imposer ses contraintes. Pour l’instant, l’économie européenne continue de croître sur les bases d’une demande stabilisée, d’un coût du crédit toujours bas et d’un euro faible. Il est trop tôt pour se projeter vers 2017 mais les événements de volatilité plaident pour des renforcements tactiques sur les classes d’actifs les plus délaissées comme les actions values européennes. 

Texte achevé de rédiger le 5 décembre 2016 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
DÉCEMBRE 2016


Préliminaires

La victoire de Donald Trump aux présidentielles aurait-elle donné en l’espace d’un mois un coup de fouet à l’économie américaine ? C’est la question qui se pose au terme d’une semaine marquée par la multiplication d’indicateurs particulièrement bons de l’autre côté de l’Atlantique. A commencer par le rapport NFP sur l’emploi qui a fait ressortir, vendredi, pas moins de 178.000 créations de postes sur le mois de novembre. Parallèlement, le taux de chômage est revenu à 4,6 % de la population active, soit son plus bas niveau depuis neuf ans ! Et s’il n’y avait que cela. La veille, l’indice PMI manufacturier de l’ISM était ressorti sur la même période à 53,2 points - contre 51,9 pts auparavant. Plutôt dans la semaine, c’est la confiance des consommateurs (Conference Board) qui avait fait un bond de plus de six points pour atteindre 107,1 points en novembre. Cela va bien sûr sans compter sur la croissance de 3,2 % du PIB au troisième trimestre, ressortie lundi dernier au-delà des attentes du marché. Si jusqu’ici la dynamique américaine manquait de panache, ces chiffres tendent à confirmer que le cycle économique est arrivé à maturité aux États-Unis. En tout état de cause, la Fed elle-même ne pouvait pas rêver mieux comme préliminaires à sa remontée des taux, la semaine prochaine.


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GEMWAY
DÉCEMBRE 2016


Retour de la prime de risque sur les émergents

Suite à l’élection de M. Trump et à la hausse des taux longs US, les marchés émergents se sont brutalement retournés au cours du mois. L’indice MSCI Emergents perd 4,6% en $ (seulement 1,5% en € du fait de la hausse du dollar). Il sous performe les grands marchés mondiaux (+6,9% pour le S&P, +1,5% sur le CAC40, +0,9% pour les actions européennes et +0,4% pour le Topix en €). L’élection du leader républicain fait craindre un retour du protectionnisme aux Etats-Unis, son programme ambitieux de dépenses d’infrastructure fait remonter les taux d’intérêt ainsi que le dollar, et le monde émergent semble être le perdant de ce nouvel ordre mondial. Nous ne souscrivons pas à ce tableau trop simpliste. Certes, le risque que le commerce mondial ralentisse est présent, mais la facture économique et financière d’un tel scénario serait inacceptable, notamment pour la classe moyenne américaine. Nous estimons qu’en bons pragmatiques, Trump et notamment son homologue chinois Xi Jinping savent qu’il y aurait trop à perdre. Par ailleurs, n’oublions pas que le commerce intra émergent a beaucoup grossi avec l’avènement du consommateur chinois. A moyen terme, nous restons positifs sur la classe d’actifs (retournement bénéficiaire, meilleure rentabilité potentielle). L’implémentation du « Shenzhen Hong Kong Connect » prévue le 5 décembre prochain est un pas supplémentaire vers l’intégration des marchés chinois ce qui est positif pour Hong Kong. En Inde, la démonétisation va favoriser les perspectives de croissance des leaders locaux (voir notre carnet de voyage sur l’Inde). A court terme néanmoins, les marchés ont besoin de digérer la nouvelle donne américaine et se rassurer sur les orientations politiques en Europe (référendum italien). Forts de ce constat, nous avons infléchi notre stratégie d’investissement en sortant de l’Asean (risque toujours présent sur les devises), en reportant nos investissements sur le Mexique malgré un Peso revenu au niveau de la crise Tequila de 1995 et en privilégiant la Russie (voir notre carnet de voyage).

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Carnet de voyage : Russie
Carnet de voyage : Inde

FIDELITY
NOVEMBRE 2016


Relents de Brexit

Les élections américaines, la victoire de Donald Trump et la lame de fond qu’elle a provoquée sur les marchés ces dernières semaines auraient presque fait oublier les fondamentaux. Car au-delà des effets sporadiques des échéances politiques sur les marchés, l’essentiel n’en reste pas moins les indicateurs économiques. La parenthèse médiatico-américaine refermée, l’amélioration conjoncturelle qui prévaut depuis plusieurs mois tend à consoler des évènements qui ont jalonné cette année. Tout ne va pas si mal en effet. Notamment en Europe qui a fait état, la semaine dernière, d’un PMI dans les services en progression à 54,1 points (contre 53 pts prévus) sur novembre et, dans le secteur manufacturier, à 53,7 points. Au final, le PMI composite (Markit) s’établit à 54,1 points (contre 53,3 pts en octobre et attendus) et conforte un peu plus le sentiment d’un redressement en Europe. Un facteur d’autant plus important qu’il commence clairement à mettre en évidence un retard de valorisation des marchés actions européens, surtout après le rebond des indices américains depuis trois semaines.


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DNCA
NOVEMBRE 2016

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Cela fera désormais trois semaines sur les quatre dernières que les investisseurs ont commencé à revenir sur les actions européennes pour un montant proche de 1 milliard d’euros au détriment des obligations et des marchés émergents. Après la hausse récente, les taux longs se sont stabilisés dans la plupart des pays sauf en Italie. Évidemment, les marchés vont continuer à rester focalisés sur le résultat du référendum italien.

Pour les marchés et les sondages, la messe est dite et le corbillard des futures réformes transalpines attend devant le parvis du Duomo. Les marchés ont déjà attribué une décote à tous les actifs italiens. Le MIB 30 a perdu environ 23% depuis le début de l'année et l'écart des taux dix ans italiens et des taux dix ans allemands s'est élargi pour atteindre près de 190 points de base. Pourtant depuis le début de l'année, les électeurs ont déjoué tous les pronostics des sondeurs et des investisseurs. L'Italie surprendra-t-elle ? Difficile à dire tant les peuples veulent désormais rejeter toute adhésion à un projet politique positif et raisonné (i.e: la simplification du système électoral). L'avenir de l'Italie dans l'Europe et dans la zone euro passera par des réformes à un moment ou à un autre. Le fait que l'instabilité des gouvernements italiens perdure n'est pas un saut dans l'inconnu. C'est une situation au contraire bien connue. On peut cependant comprendre l'inquiétude des investisseurs mais anticiper un scénario politique et ses conséquences à deux, trois ou quatre ans s’avèrent aléatoire et inefficace en 2016.

Ainsi, il semblait impossible de vouloir sortir de l'Europe et pourtant le Brexit a prouvé qu'on pouvait l'envisager sans toutefois pouvoir encore le réaliser à ce stade. Il semblait impossible de sortir de la zone euro et pourtant les Grecs ont bien essayé avec leur propre référendum tout en appliquant finalement toutes les réformes exigées par les créanciers et en restant dans la zone euro. Il semblait impossible que Donald Trump soit élu et finalement il l'a été et propose désormais un cadre économique porteur pour les Etats-Unis et pour le consommateur américain. A ce titre, les premiers retours du Black Friday dans un contexte de dollar fort seront riches d'enseignement.

Les échéances électorales françaises et allemandes sont aussi importantes mais il s'agit de ne pas céder à la panique non plus. Les démocraties ne sont peut-être pas aussi faibles qu'on ne le pense médiatiquement ou devant les écrans Bloomberg. Aristote, grand penseur grec de la démocratie, disait que "lorsqu'un homme songe à son passé, il baisse les yeux vers la terre et lorsqu'il songe à son futur, il les lève vers le ciel".

Pour l'électeur, l'épargnant et le citoyen européen, il s'agit maintenant de songer au présent et de fixer ce qui sépare la terre du ciel...c'est-à-dire l'horizon.

Texte achevé de rédiger le 25 novembre 2016 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.


FRANKLIN TEMPLETON INVESTMENTS
NOVEMBRE 2016


Pourquoi les marchés sont plus méfiants vis-à-vis de la politique

 

La victoire de Donald Trump a pris les marchés par surprise, comme ils l’avaient déjà été avec le Brexit au mois de juin. À quelques semaines du référendum constitutionnel italien, David Zahn, Responsable Taux Europe du Franklin Templeton Fixed Income Group, explique que les marchés semblent plus circonspects vis-à-vis des prochains événements politiques comme les élections de l’année prochaine en Autriche, aux Pays-Bas, en France et en Allemagne.

Pour l’Europe, la victoire de Donald Trump aux présidentielles américaines a des allures d’avertissement : le populisme peut se manifester à grande échelle. Globalement, cette tendance se confine encore à des pays de petite taille sur le Vieux Continent, mais on la voit gagner du terrain, et les responsables politiques européens vont devoir s’y confronter sans plus attendre. Nous ne pensons pas que ces mouvements prendront tout de suite le pouvoir ; toutefois, les sondages témoignent d’un malaise parmi de nombreux citoyens, ce qui signifie que ce qu’on appelle « l’élite politique européenne » va devoir tendre l’oreille aux électeurs.

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DNCA
NOVEMBRE 2016

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

La plupart des investisseurs se pose désormais la question de la pérennité de la nouvelle tendance initiée par les marchés depuis l'élection américaine. Avec quelques jours de recul, nous pouvons en tirer quelques enseignements. La phase de marché qui se déroule sous nos yeux actuellement ressemble d'abord à un ajustement caractérisé par des réactions violentes sur les différentes classes d’actifs qui avaient perçu les flux des investisseurs ces derniers mois et ces dernières années : obligations souveraines, or, marchés émergents, actions chères de style croissance ont été vendus au profit des actions décotées de style value et de paris sectoriels (banques, assurance, pharmacie). Ces mouvements ont été réalisés dans de forts volumes car I/ certains thèmes d'investissement étaient beaucoup trop consensuels voire naïfs et II/ l’élection de Trump était loin d’être anticipée tout comme son impact sur les marchés de taux. Cette élection a servi de déclencheur pour les investisseurs obligataires installés dans une situation (in)confortable depuis trop longtemps.

Cet événement et ses conséquences justifieront d'autant plus la prochaine hausse des taux de la Fed en décembre. Les marchés des taux, souvent directeurs, montrent donc une nouvelle voie en enterrant provisoirement le scénario déflationniste. La stratégie de reflation aux Etats-Unis sera favorable aux actions mais il faudra qu'elle se propage aussi en Europe où les problèmes ne sont pas uniquement monétaires et économiques.

Enfin, il ne faut pas oublier que sans croissance du PIB réelle, une inflation n'est pas non plus la panacée pour les consommateurs et pour les entreprises. Aux Etats-Unis, il est encore trop tôt pour conclure ou miser sur l'efficacité de la politique de l'équipe Trump. En Europe, la revitalisation de la croissance économique demeure toujours l'objectif prioritaire avec comme épée de Damoclès des agendas électoraux chargés.

Il faudra donc encore une fois être patient mais si la patience a souvent un goût amer, son fruit est toujours doux.

Texte achevé de rédiger le 18 novembre 2016 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
NOVEMBRE 2016


Les paroles et les actes

Les outrances de la campagne électorale américaine ont désormais laissé place à celles des marchés. Maintenant fixés sur l’identité du prochain locataire de la Maison Blanche, les investisseurs ont, sans plus tarder, reconsidéré leurs anticipations à la lumière de son programme économique. En substance, les années Trump devraient certes être marquées par un supplément de croissance économique mais au prix d’un accroissement conséquent de la dette. Le plan de relance budgétaire ne pourra en effet être compensé par des rentrées fiscales puisque le candidat républicain s’est engagé à réduire les impôts. Par ailleurs, en matière de commerce extérieur, les velléités protectionnistes du nouveau président américain laissent entrevoir une poussée inflationniste au-delà des vœux de la Fed. Sur la base de ces projections, les marchés ont du jour au lendemain tourné la page d’une trame écrite soigneusement au fil des mois par des banques centrales toujours soucieuses de ne pas les froisser. Les investisseurs en ont ouvert une nouvelle avec un pitch relativement simple : si les États-Unis comptent financer la croissance par l’endettement, cela ne se fera pas gratuitement.


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DNCA
NOVEMBRE 2016

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Le peuple qui a inventé Mickey Mouse a finalement élu Donald à la surprise générale de toutes les élites financières, politiques et médiatiques de la planète (sauf peut-être en Russie). La première des grandes échéances politiques est donc passée. Elle débouche sur une période d’incertitudes. Ce résultat devait faire trembler les marchés actions américains et européens pendant quelque temps avec une volatilité accrue. Pour l’instant, c'est tout le contraire, de manière contre-intuitive pour les mêmes élites, qui se produit. Les bourses et les taux longs américains montent comme le dollar. Après le florilège d'inepties entendues pendant la campagne, les questions économiques, monétaires et les mesures pour relancer la croissance reprendront rapidement le dessus aux Etats-Unis comme ailleurs.
Pour l’instant, le programme économique de Trump est inflationniste et protectionniste (augmentation des droits de douane, renégociation des accords commerciaux, sauvegarde de l'emploi sur le sol américain et relance des programmes d’infrastructures). Il se concentre surtout sur des baisses d’impôt généralisées qu’il faudra tout de même financer (ce n’est pas le cas aujourd’hui) soit par du déficit supplémentaire soit par des réductions de dépenses publiques ou de subventions. Il est destiné à revitaliser une croissance inégalitaire qui s’essouffle et qui a été artificiellement gonflée par une politique monétaire pervertie par les marchés financiers. Ce sera d'ailleurs un des premiers chantiers de l'administration Trump : remettre un peu d'orthodoxie financière et de clarté à la Fed.

Quant au programme politique et géostratégique, il faut espérer qu’il n’appliquera pas toutes les idées saugrenues vociférées avant le vote. Déjà, le nouveau Président a envoyé dans son discours de victoire un message plus conciliant à l’égard des autres nations, adoucissant le ton de sa campagne. Avec l’élection du Président et la conquête des deux chambres du Congrès, les Républicains disposent désormais de tous les pouvoirs institutionnels. Sauront-ils vraiment en faire bon usage pour MAKE AMERICA GREAT (and RICH?) AGAIN… ? C’est tout le débat mais à y regarder de plus près, la nouvelle direction économique et monétaire des Etats-Unis est loin d'être 1/ stupide 2/ néfaste pour le monde.

Pour celles et ceux qui voudraient profiter de la volatilité actuelle ou future, racheter des actions européennes, notamment dans les secteurs value (pharmacie, matières premières, banques) à bon compte devrait s’avérer payant sur le long terme. Les obligations longues nous paraissent toujours trop chères et particulièrement à risque si les tensions inflationnistes devaient se matérialiser et se combiner avec un déficit budgétaire qui se creuse sous la mandature Trump.

Texte achevé de rédiger le 10 novembre 2016 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion

FIDELITY
NOVEMBRE 2016


Les paroles et les actes

A l’approche du scrutin présidentiel et de la remontée de Donald Trump dans les sondages, les marchés n’avaient pas caché leur nervosité. S’il ne faisait aucun doute que l’élection du candidat républicain allait générer de la volatilité sur les marchés, le scénario qui s’est finalement joué à l’annonce de sa victoire n’a pas manqué de surprendre. Suivant les zones observées, les indices boursiers ont oscillé entre plongeon et rebond. Difficile de parler de déprime ou de soulagement, tant la tendance manquait de lisibilité. Cela va bien sûr sans parler du marché des changes et notamment de la tenue du peso mexicain, véritable baromètre de cette période électorale. Au regard du ton de la campagne américaine - qui n’est pas sans faire écho à la violence toute démagogique de celle du Brexit -, la victoire du milliardaire américain soulève un grand nombre de questions en matière économique. Et donc d’incertitudes. Avec en toile de fond, une question : les paroles de campagne seront-elles converties en actes ? Sur ce point, il apparaît que le discours du vainqueur a permis d’apaiser les esprits. Il semble, en effet, que la raison présidentielle l’emporte sur le « lyrisme » électoral. Qu’au risque de mettre en péril la cohésion - plus fragile que jamais – de la société américaine, l’exubérant 45ème président des États-Unis devra mettre de l’eau dans son vin.

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MORNINGSTAR
NOVEMBRE 2016


Donald Trump devient l'homme le plus puissant du monde : regardons au-delà du court terme

Les marchés financiers ont été secoués par la victoire de Donald Trump, ce qui s’est traduit par un regain de volatilité. Ce genre d’épisode crée toujours des opportunités pour les investisseurs qui sont capables de prendre du recul, et d’adopter une vue ancrée sur la valorisation. Mais il peut aussi être source de dangers. Le premier d’entre eux consisterait à réagir dans la précipitation.

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JP MORGAN
NOVEMBRE 2016


Élections américaines : une victoire populiste

À l'issue d'une campagne électorale longue et violente pour la présidence américaine, Donald Trump a remporté la victoire. Hillary Clinton a accepté la défaite au petit matin, et D. Trump l'a félicité pour une campagne au cours de laquelle elle aura durement combattu. En outre, le changement de camp se fait également avec le maintien des Républicains au Sénat. Résultat plus attendu, les Républicains ont conservé leur confortable majorité à la Chambre des Représentants.

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FIDELITY
NOVEMBRE 2016


Quelles sont les conséquences de la victoire de Donald Trump pour les investisseurs ?

Les résultats de l’élection présidentielle américaine sont désormais connus, le candidat républicain Donald Trump a remporté la victoire. Quelles seront les conséquences pour les économies américaine et mondiale et quel sera l’impact sur les investisseurs ? Nos experts nous livrent leurs analyses et évoquent les opportunités d'investissement à la suite de ce scrutin.

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DNCA
NOVEMBRE 2016

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Malgré une actualité riche en publications trimestrielles, il était difficile de ne pas parler des élections américaines. Cette lettre hebdomadaire sera la dernière rédigée sous la Présidence de Barack Obama. Sans tirer tout de suite le bilan de ces huit années de mandature, les observateurs salueront tout de même les sept années de croissance consécutives, l’avance technologique et la domination d’une cyberpuissance avec ses entreprises internet, la baisse du chômage ainsi que la mise en place de l’Obamacare. Comme en son temps Bill Clinton mais de manière moins spectaculaire, la Présidence démocrate aura su démontrer qu’elle était capable de stimuler l’économie et la création d’emplois, bien aidée, certes, par une politique monétaire plus qu’accommodante.

Le prochain Président et le prochain Congrès (Sénat et Chambre des représentants) ne seront pas encore connus lors de la publication de cette lettre mais celle ou celui qui sera élu(e) aura fort à faire. Réduire des inégalités sociales sans précédent, baisser l’endettement des étudiants lié aux frais universitaires astronomiques, augmenter les salaires sans trop rogner les marges des entreprises, prolonger le cycle économique et assurer une relative stabilité au dollar tout en modifiant une politique monétaire désormais jugée trop laxiste et pervertie par les marchés financiers. Donald Trump fait figure d’épouvantail populiste pour les investisseurs. Les marchés ont d’ailleurs pris peur et la volatilité s’est envolée puisque l’indice VIX est passé de 13 à 20 en dix jours.

Le monde ne s’écroulera cependant pas après sa possible élection comme la terre est restée ronde après le référendum sur le Brexit le 23 juin. A ce titre, la Haute Cour de Londres a annoncé avoir imposé au gouvernement britannique, qui entend contester cette décision devant la Cour Suprême, de passer devant le Parlement pour lancer la procédure de Brexit. Ce n’est donc pas si facile de divorcer avec l’Union Européenne. Bref, toutes les angoisses des épargnants se concentrent avant le verdict des urnes américaines ; le référendum italien semble déjà perdu (le « non » est en avance dans les sondages récents) et nos dernières rencontres avec les entreprises italiennes nous font penser que le résultat ne changera pas forcément la façon de conduire le pays à court terme.

Ainsi, un dirigeant d’une société transalpine nous faisait remarquer avec humour et autodérision, « que quelque soit le système institutionnel en Italie avec une ou deux chambres parlementaires, elles seront de toute façon toujours gérées par des Italiens…».

Alors pouvons-nous tout de même retrouver un peu de sérénité avec tous ces risques ? YES WE CAN car la semaine passée est la première semaine de collecte positive sur les actions européennes après une série de 38 semaines de flux négatifs d’affilée.

Texte achevé de rédiger le 4 novembre 2016 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
NOVEMBRE 2016


Trouble-fête

Dans l’indifférence générale, la Fed a donc passé une nouvelle fois son tour mercredi dernier. Sa présidente, Janet Yellen ne s’est même pas embarrassée d’un commentaire de texte. Un simple communiqué a suffi.A six jours de la présidentielle américaine, il ne pouvait en être autrement. Ce nouveau statu-quo ne fait bien sûr que renforcer la probabilité d’un resserrement monétaire en décembre, un an après le premier relèvement de taux de la Réserve fédérale depuis dix ans. Malgré le renforcement des arguments en faveur d’une telle opération, l’instance de Washington indique attendre « des preuves supplémentaires » de l’embellie actuelle. En particulier en matière d’inflation et d’emplois. Sur ce dernier point, les chiffres publiés vendredi n’ont pas été aussi bons que prévus. Avec seulement 161.000 créations de postes en octobre (contre 175.000 attendus), le rapport NFP n’a certes pas soulevé l’enthousiasme des investisseurs. Mais il n’a pas remis en cause un passage à l’acte en fin d’année. Surtout si l’on sait que, parallèlement, l’évolution des salaires - l’un des principaux indicateurs surveillé par la Fed - est une nouvelle fois en hausse (0,4%) faisant ressortir une progression de 2,8 % sur un an.

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GEMWAY
NOVEMBRE 2016


Consolidation sur les marchés - les flux restent positifs

Faisant suite à la forte hausse des mois précédents, les marchés émergents consolident en octobre. L’indice MSCI Emergents est stable en $, mais monte de 2,8% en € du fait de la hausse du dollar. Il continue de surperformer les grands marchés mondiaux (-1,1% pour les actions européennes, +0,5% pour le S&P). Le marché japonais monte davantage avec un Topix à +4,2% en €. Au niveau régional, l’Asie marque le pas, l’Amérique Latine repart à la hausse tandis que l’Europe émergente et l’Afrique montent légèrement. Les flux vers les actifs émergents continuent d’être favorables (environ 35 Md$ de rentrée sur la classe d’actif depuis juin dernier). Il semble que les investisseurs globaux, encore sous-pondérés profitent de l’actuel repli pour constituer leurs positions, et ce malgré le risque des élections américaines et celui d’une probable hausse des taux d’intérêts américains en décembre prochain. Les entreprises quant à elles nous livrent leurs résultats du 3ème trimestre. A quelques exceptions près, ceux-ci restent bien orientés en dépit d’un contexte macro-économique toujours délicat. Cela nous rend optimistes pour 2017.

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DNCA
NOVEMBRE 2016

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

La saison de publication des résultats trimestriels s’avère plutôt mitigée sans pourtant que les dirigeants d’entreprises ne véhiculent un discours véritablement négatif sur le déroulement des affaires courantes. Si certaines sociétés ont publié de solides résultats (Sanofi, Total, BNP Paribas, STM, LVMH, Volkswagen), d’autres ont plutôt déçu (Capgemini, Publicis) ou révisé en baisse leurs objectifs (Ryan Air, Gemalto, Ericsson).

Dans un marché technique sans volume avec des flux toujours sortants (38ème semaine consécutive), les sanctions boursières peuvent parfois paraître trop sévères. C’est normalement au mois de novembre que le consensus d’analystes réalise ses dernières révisions de bénéfices pour l’année en cours. Ces derniers sont pour l’instant attendus plus ou moins stables tant aux Etats-Unis qu’en Europe.

Pour 2017, la croissance des résultats est anticipée à respectivement +12% et +14% pour les deux zones, soit un niveau comparable à celui des cinq dernières années. Ainsi, pourrait-on légitimement douter des prévisions 2017 et craindre qu’eux aussi seront révisés en baisse au cours de l’année prochaine. Mais « l’histoire ne se répète jamais, elle rime » disait Mark Twain. L’autre rime de ce poème écrit par les marchés se lit dans la situation du marché obligataire. Depuis quelques semaines, les taux d’intérêt se tendent. Ainsi, le Bund 10 ans s’élève maintenant à 16 points de base s’éloignant ainsi de son niveau historique le plus bas atteint au cours de cette année. Cet environnement n’est pas favorable aux placements obligataires à longue duration. Il traduit les tensions inflationnistes et la probable remontée des taux en décembre aux Etats-Unis.

Les actions européennes, quant à elles, continuent de procurer un rendement attractif et une base d’actifs nominaux (indexés sur l’inflation). Comme dans la peinture du grand maître hollandais Rembrandt, les marchés financiers offrent actuellement l’image du clair-obscur dans son fameux chef d’œuvre la Ronde de Nuit. L’investisseur déambule ainsi entre ombres (Brexit, échéances électorales, manque de croissance mondiale) et lumières (entreprises bien gérées, dividendes plantureux, valorisations raisonnables pour certaines). La lunimosité salvatrice peut parfois jaillir de l’osbcurité maléfique.

C’est sûrement dans ces fugaces instants qu’il aura fallu trouver des opportunités d’investissement en 2016  pour aller chercher la performance.

Texte achevé de rédiger le 28 octobre 2016 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
NOVEMBRE 2016


Coupe-faim

Rarement depuis longtemps, les bonnes nouvelles ne s’étaient autant cumulées sur le front conjoncturel. Vouée à une apoplexie post-Brexit, l’économie européenne qui a tout de même essuyé un choc de confiance en juillet, semble en voie de résurrection. Les PMI publiés en début de semaine dernière sont clairement venus confirmer cette amélioration. En Allemagne, le PMI composite est ressorti à 55,1 points en octobre contre 52,8 points en septembre tandis que l’Ifo sur le climat des affaires s’est établi sur la même période à 110,5 points (+1pt). Plus généralement, la même tendance prévaut en zone euro qui a fait état d’un PMI composite (Markit) à 53,7 points (contre 52,6 pts auparavant). Outre-Manche, le PIB s’inscrit en hausse de 0,5 % au troisième trimestre faisant ressortir une hausse de 2,5 % sur un an. Enfin, aux États-Unis, bien qu’en baisse, le PIB s’est établi sur la même période à 1,5 % (et 2,9 % sur un an). 

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DNCA
OCTOBRE 2016

DNCA
La vie des marchés
"Banques, pétrole, distribution sont les secteurs que nous privilégions en Europe"

La réunion de la BCE de cette semaine n'a finalement rien donné comme attendu. La situation actuelle ne pouvait justifier une accélération ou un arrêt de sa politique monétaire accommodante. Il eut été trop dangereux également de précéder par une décision surprise le geste de la FED sur les taux en décembre ou les échéances politiques.

La Chine, quant à elle, n'a pas déçu sur son fameux chiffre de croissance du PIB. Au troisième trimestre, celle-ci s'élève à 6.7% sur un an, comme sur les deux trimestres précédents. Un point intéressant à noter dans cette statistique réside dans la bonne dynamique du secteur immobilier et des investisseurs publics, secteurs soutenus par les caciques du pouvoir pékinois. On peut toujours critiquer les statistiques et leur véracité mais en dynamique on peut affirmer que les chiffres ne se dégradent pas. Les publications des sociétés du luxe évoquent même une amélioration.


Pour plus d'informations, nous vous invitons à regarder l'interview de Mr Igor de Maack, Gérant et porte-parole de la Gestion.

"Banques, pétrole, distribution sont les secteurs que nous privilégions en Europe"
 

FIDELITY
OCTOBRE 2016


Entre les lignes

Entre les banques centrales et les marchés, les relations sont devenues à ce point complexes qu’il est parfois difficile de tirer une lecture limpide du discours des grands argentiers. C’est un peu le sentiment qui ressort de la dernière conférence de la BCE, la semaine dernière. Faut-il prendre les mots de Mario Draghi au pied de la lettre ou tenter de lire entre les lignes? En apparence, ce rendez-vous n’a délivré aucune surprise. L’instance monétaire européenne maintient son statuquo : taux directeur à 0 %, taux de dépôt à -0,4 %. Mais alors que les investisseurs avaient eu en guise de préliminaire le bruissement d’un tapering, le président de la BCE laissait entendre jeudi que le programme de rachat de dette pourrait être prolongé au-delà de mars prochain. Ce, tout en reprécisant le caractère non-conventionnel des mesures de facilité monétaire… Difficile d’en tirer une conclusion. Au mieux, une interprétation : désormais sceptique quant à l’efficacité de sa politique ou, plus encore, à la pertinence de la renforcer, l’institution ne serait-elle pas tentée d’abuser d’un ton conciliant pour - à nouveau - agir indirectement sur la courbe de l’euro ? Car c’est bien l’effet le plus notable de l’intervention du président de la BCE. A 1,0855 dollar, la monnaie unique est tombée vendredi à son plus bas niveau depuis février dernier.

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DNCA
OCTOBRE 2016

DNCA
La vie des marchés
La prudence au service de la performance

L'abus économique est comme l'abus d'alcool, il a son lendemain inévitable, disait John Kenneth Galbraith, ce grand économiste qui fut également ambassadeur des Etats-Unis en Inde de 1961 à 1963. L'abus financier aussi ou plutôt devrait-on dire l'abus obligataire aura son lendemain inévitable. En effet, les épargnants continuent de plébisciter cette classe d'actifs puisqu'ils ont investi cette année plus de 33 md$ soit un total de 158 md$ dans des ETFs obligataires de qualité investment grade. Peur d'une récession, peur de mauvais chiffres sur l'économie chinoise, peur d'une déflation permanente, peur d'un effondrement des bourses, peur des échéances politiques, peur des conflits militaires, tout semble justifier à l'heure actuelle ce mouvement inexorable.

Pour plus d'informations, nous vous invitons à regarder l'interview de Mr Igor de Maack, Gérant et porte-parole de la Gestion.

Igor de Maack,
Gérant et Porte-parole de la Gestion

"La prudence au service de la performance"
 

FIDELITY
OCTOBRE 2016


Formalité

Si l’on en doutait encore, les « Minutes » de la Fed sont venues, la semaine passée, conforter les marchés dans l’idée que le prochain tour de vis monétaire n’était désormais plus qu’une formalité. Le compte-rendu du FOMC des 20 et 21 septembre derniers a en effet confirmé que si la Réserve fédérale n’était pas passée à l’acte le mois dernier, cela n’a tenu qu’à peu de chose. Trois des dix membres du comité de politique monétaire ont en effet voté en faveur d’une hausse des taux dès le 21 septembre. Certains membres n’ont, par ailleurs, pas caché leurs craintes de voir de telles facilités prolongées

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DNCA
OCTOBRE 2016

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Les atermoiements des banques centrales, les échéances électorales et le Brexit alimentent toujours les craintes des marchés; la livre continue de s'affaisser en se rapprochant de la parité avec l'euro et les taux longs sont sous pression. Notons toutefois que malgré cela, le Trésor italien a émis une obligation à 50 ans avec un taux proche de 2,85% pour un montant de 5 Md€ et une demande supposée de 18,5 Md€ de la part des investisseurs ! Mais l'emprunt perd déjà trois points sur les premières cotations...

Une lueur d'espoir est apparue dans le ciel macro-économique. Les indices PMI-Manufacturier se redressent dans la plupart des pays industrialisés. Après avoir connu un point bas (50) en début d'année, le PMI manufacturier global tangente désormais le niveau de 52 grâce notamment à la fin de la réduction des surcapacités industrielles en Chine. Dans les économies développés et/ou fortement digitalisées, les services sont désormais majoritaires dans la contribution au PIB. Pourtant, l’industrie draine encore une masse importante de capitaux et d’investissements comme dans le cas du secteur pétrolier. Ainsi, cette amélioration de la composante industrielle pourrait-elle raffermir les perspectives de croissance dans le monde et éloigner le spectre de la baisse généralisée des prix. En effet, depuis les deux grandes crises 2008-2011, les thèmes de la déflation globale permanente et de la sénescence inexorable de l’espace économique européen dominent les débats.

En zone euro, les chiffres d’inflation sont encore bas (0,4% pour le mois de septembre) mais c’est le niveau le plus élevé depuis juillet 2014.
Aux Etats-Unis, de premières tensions salariales sont palpables et l'inflation sous-jacente se rapproche du niveau de 2% (1,7%). Avec le rebond du baril, les pays producteurs de pétrole (Russie, Brésil et Arabie Saoudite) vont dès lors retrouver une marge de manœuvre budgétaire. Les grandes compagnies pétrolières, après avoir réduit drastiquement leur programme d’investissement, devront les reprendre pour contrebalancer l’extinction de leurs réserves. Ce cercle inflationniste vertueux prendra bien sûr quelques années et il suppose qu’il n’y ait pas de crise économique majeure dans l’intervalle. Mais tout comme dans les années 1980 au cours desquelles aucun investisseur ne pouvait imaginer une inflation à 0% trente ans après, en 2016, beaucoup d’investisseurs estiment son retour comme irréaliste…

Texte achevé de rédiger le 7 octobre 2016 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.


FIDELITY
OCTOBRE 2016


Peur sur la livre

« Flash crash » ou vent de panique ? Au final, le résultat ne change rien pour la livre qui a touché vendredi un plus bas de trente et un ans face au dollar et de sept ans face à l’euro. Un épisode qui inhume un problème un peu trop vite enterré par les investisseurs au fil d’indicateurs toujours plus rassurants. En effet, au-delà du choc de confiance enregistré en juillet, aucun effet récessif ne s’est jusqu’ici fait sentir outre-Manche. Or cette absence de stigmate post-Brexit tend à déboussoler les observateurs avisés … Au point d’imaginer qu’un mouvement d’aile de papillon en France – référence faite aux propos du Président français en faveur d’une position ferme dans les égociations avec Londres – puisse motiver, en Asie, une peur panique sur la livre et la précipiter dans une chute libre de 6 % en deux minutes. Faut-il le rappeler, si l’économie anglaise fait en ce moment état d’un bon bilan de santé, il serait illusoire de penser que le Brexit a finalement des vertus bienfaitrices … Si ce n’est, précisément, la faiblesse de la livre qui rend les entreprises anglaises beaucoup plus compétitives, ce qui profite à leur activité. Cette baisse en forme de dévaluation aura, en effet, une autre saveur une fois la procédure de divorce enclenchée – vraisemblablement au premier trimestre 2017. Le vrai choc reste donc à venir.

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CARMIGNAC
OCTOBRE 2016


Veillée d'armes

Les marchés se sont visiblement habitués à l’idée d’un régime stabilisé de croissance économique faible mais durable, et de taux bas, que rien ne saurait perturber. Leur absorption rapide du choc créé par le vote en faveur du Brexit en juin dernier les a confortés dans cette quiétude. Grâce à l’appui des
Banques centrales, ce régime leur a même permis des performances très honorables sur les dernières années. Dans cet esprit, les investisseurs semblent se soucier assez peu du fait que se tiendront d’ici la fin de l’année les élections américaines, le 8 novembre, suivies de très près par le référendum italien, le 4 décembre, et enfin le 14 décembre le comité monétaire de la Fed, dernière occasion pour elle de relever ses taux directeurs au
moins une fois en 2016 (en faisant l’hypothèse qu’une telle initiative le 2 novembre, une semaine avant le scrutin présidentiel, sera évitée). Pour ce qui nous concerne, il nous semble justifié, à l’aube de ce calendrier de fin d’année, de relever tactiquement notre niveau de vigilance à l’égard des risques de marchés.


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DNCA
OCTOBRE 2016

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

La semaine a encore été perturbée par les nouvelles émanant du secteur bancaire en Allemagne. La pénalité infligée à la Deutsche Bank (14 md$) rappelle aux investisseurs le danger représenté par l'exercice des activités de banque d'investissement sur le territoire américain. Par ailleurs, elle remet aussi en cause le concept de "Deutsche Qualität" déjà écorné par l'affaire du Dieselgate chez Volkswagen. Cette situation pourrait paradoxalement aider à la résolution pacifique des soucis des banques italiennes au sein de la zone euro. Matteo Renzi avait, à juste titre, déjà fait remarquer que les banques transalpines n'étaient pas forcément les moins solides et les moins vertueuses. Mais la semaine passée n'a pas été négative pour tous les secteurs.

La décision surprise de l'OPEP de réduire la production de 750 000 barils/jour à la suite de la réunion d'Alger a porté les valeurs pétrolières (majors et services pétroliers). Après les banques durant l'été, c'est donc un nouveau secteur "value" qui pourrait retrouver quelque peu les faveurs des investisseurs dans leur allocation. De même, les pays producteurs de matières premières pourraient profiter de ce meilleur momentum. En effet, les prix de plusieurs matières premières étaient, dans le sillage du rebond du pétrole depuis février, déjà repartis à la hausse (charbon, palladium, nickel ou métaux - indice LME). Comme la croissance mondiale n'est pas aujourd'hui flamboyante, certaines surcapacités de production ont donc été réduites, notamment en Chine. Le redémarrage d'un mini-cycle haussier sur les matières premières pourrait ainsi alimenter les tensions inflationnistes déjà perceptibles aux Etats-Unis.

Cet environnement serait aussi favorable à l'investissement des entreprises (notamment dans le secteur de l'énergie) en berne depuis plusieurs mois aux Etats-Unis. Sur le marché obligataire, les banques centrales ont installé les investisseurs dans un état cataleptique dont il est aujourd'hui difficile de sortir. La prochaine échéance à viser sera en décembre quand la Fed décidera de relever ses taux. Jusqu'à cette date, les investisseurs trembleront avec les urnes.

Texte achevé de rédiger le 30 septembre 2016 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.


GEMWAY
OCTOBRE 2016


Plus de visibilité pour les entreprises émergentes

Au cours du mois de septembre, les marchés émergents consolident leur mouvement haussier des mois précédents. L’indice MSCI Emergents
gagne 0,4% en €, et continue de surperformer les grands marchés mondiaux (-2,1% pour les actions européennes et pour le CAC, -0,7% pour le
S&P et +0,6% pour le Topix). Les flux vers les actifs émergents continuent d’être favorables, mais sur des volumes légèrement plus faibles. Les
investisseurs globaux sont encore sous-pondérés sur la classe d’actifs et attendent pour beaucoup d’entre eux un repli boursier pour s’y investir.
Alors que la hausse des taux américains est repoussée, l’incertitude sur les élections américaines pourrait fournir cette opportunité. C’est en tout
cas le risque le plus souvent évoqué par les 75 entreprises que nous avons rencontrées au cours du mois (voir notre carnet de voyage). En dépit
de ce risque, la plupart semble afficher une attitude sereine. Leurs résultats s’améliorent malgré un contexte macro-économique toujours délicat
et les perspectives 2017–2018 semblent plus favorables.


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FIDELITY
OCTOBRE 2016


Effet de surprise

A plus d’un titre, l’accord trouvé entre les membres de l’Opep en milieu de semaine dernière n’a pas manqué de surprendre.
Sur la forme tout d’abord, l’événement qui a rompu avec la monotonie monétariste de l’actualité des dernières semaines, a pris de cours les marchés. Car, en réalité, c’est l’existence même d’un accord dans les rangs d’une organisation ayant perdu tout espoir de consensus ces dernières années, qui est le plus étonnant. Les positions des différents protagonistes, à commencer par celle de l’Arabie Saoudite, étaient depuis longtemps inconciliables. Finalement, la concession faite par le royaume wahhabite, exemptant notamment l’Iran de cette réduction, sort les pays membres de l’impasse et lui permet d’abandonner une posture devenue intenable financièrement.

Sur le fond ensuite, l’accord – le premier en ce sens depuis 2008 et le déclenchement de la crise financière – porte sur une réduction marginale, voire insignifiante de la production. Celle-ci va, en effet, être ramenée d’un peu plus de 33 millions de barils par jour actuellement à une fourchette comprise entre 32 à 33 millions de bpj. Autant dire que le robinet pétrolier va continuer de couler et que si l’annonce a provoqué un vif rebond des cours mercredi dernier, cela tient plus à l’effet de surprise qu’aux potentielles conséquences haussières de cette réduction sur les cours à court terme.

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DNCA
SEPTEMBRE 2016

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

"Si nous voulons que tout reste tel que c'est, il faut que tout change". Cette phrase célèbre prononcée par Tancredi le neveu du prince Salina dans le livre intitulé "Le Guépard" de Giuseppe Tomasi di Lampedusa, pourrait s'appliquer aux banques centrales et à leurs thuriféraires. En effet, elles font semblant de vouloir changer leur politique monétaire sans réellement les normaliser. Et la BoJ et la Fed ont finalement décidé de temporiser lors de leurs dernières réunions ce qui a encore donné lieu à un rebond technique des marchés actions européens. Doit-on pour autant se réjouir de taux indéfiniment bas et d'une croissance mondiale plus faible que lors des cycles précédents ? La réponse est non. Les politiques monétaires sont arrivées au bout de leur utilité puisqu'elles ne semblent plus que servir à rassurer des investisseurs qui achètent toujours plus d'obligations pour soigner leur angoisse maladive de future fin du monde.

Les taux courts risquent de monter toutefois aux Etats-Unis (en décembre de cette année comme en 2015 d'ailleurs) mais il n'est pas assuré que la courbe des taux se pentifie pour autant. Les actions européennes subissent toujours les sorties de la part des investisseurs mais la semaine passée n'a vu que 1,8 md$ fuir l'Europe contre 2,5 md$ la semaine précédente. Les obstacles politiques sont encore nombreux et les incertitudes ne parviennent pas pour l'instant à être dissipées par la logorrhée des dirigeants politiques.

Les échéances électorales et leur lot de commentaires prémonitoires pourraient bien encore une fois servir de points d'entrée car comme en février ou comme en juin lors du Brexit, les pics de stress et les mouvements de volatilité seront toujours de bonnes opportunités pour racheter des actions européennes à bon compte.

Texte achevé de rédiger le 23 septembre 2016 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
SEPTEMBRE 2016


A la manoeuvre

A l’approche de la réunion du Comité de politique monétaire de la Fed (FOMC) mardi et mercredi derniers, les marchés exhalaient un parfum de fébrilité. Pourtant, bien qu’implicite, le message de Janet Yellen à l’issue du rendez-vous de Jackson Hole, fin août, ne laissait pas de place au doute. La hausse des taux américains pouvait encore attendre. Pourtant, les marchés n’en restaient pas moins sur leur garde. Finalement, et sans surprise, le statu quo de mercredi n’a fait que valider un scénario largement « spoilé » depuis plusieurs semaines. En définitive, la poussée haussière que l’annonce a suscitée tient surtout du soulagement … Ce qui en dit long sur l’état psychologique des investisseurs ! D’autant qu’elle tient en partie aussi à la concomitance de l’annonce de la BoJ, le matin même.

Quelques heures plus tôt, l’instance nippone déclarait substituer son objectif de base monétaire par un contrôle de la courbe des taux long afin de maintenir les rendements à 10 ans autour de 0 %. De fait, si l’institution se donne la liberté de faire évoluer le montant de ses rachats d’actifs à sa guise, elle normalise ad vitam des mesures jusqu’alors « non-conventionnelles » tant que les 2 % d’inflation ne seront pas atteints. A ceux qui attendaient un élargissement de l’assouplissement monétaire, la BoJ leur offre en réalité sa pérennité, son intemporalité. 


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DNCA
SEPTEMBRE 2016

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Trente deuxième semaine consécutive de sortie des actions européennes...et ce mouvement semble s'amplifier sur cette semaine puisque ce sont 2,5 md$ qui ont encore fui les actions européennes contre 1,2 md$ la semaine dernière.

Les grands vainqueurs de la collecte des flux en 2016 ont été pour l'instant la dette émergente, l'immobilier et les obligations investment grade. Pour preuve, une obligation récemment émise par Saint-Gobain (noté BBB) à maturité 3 ans s'est placée pour un milliard d'euro à un taux proche de 0% avec un taux de couverture de 2,6x. Pourtant, cette période pourrait s'avérer révolue. La remontée des taux longs commence à prendre forme partout dans le monde du Japon aux Etats-Unis en passant par l'Europe. Ainsi, le taux trente ans japonais est passé de 0,05% en juillet à 0,55% aujourd'hui, ce qu'on peut presque qualifier de mini krack obligataire. Le Bund 10 ans est de nouveau en territoire positif et le taux 10 ans américain s'élève désormais à quasiment 1,7%. L'action des banques centrales serait désormais jugée moins efficace ou moins nécessaire par les investisseurs. La prochaine réunion de la Fed devrait confirmer la date de la prochaine hausse des taux. Les marchés actions n'aiment pas beaucoup ces phases de retournement sur les marchés de taux et ils ont d'ailleurs perdu un peu de terrain cette semaine.
Pourtant, la remontée des taux, si elle est progressive, sera bénéfique pour un certain nombre de secteurs : banques, assurances, sociétés avec des engagements lourds de fonds de pensions américains ou anglais et toutes les sociétés qui disposent d'une trésorerie confortable qui ne rapporte plus rien aujourd'hui. Ce sera aussi bon pour les sociétés les moins chères (dites "value") par rapport au titres "super growth" surcotés.

Enfin, les sociétés capables de produire des cash flows opérationnels récurrents avec un bilan solide seront-elles aussi dans de bonnes dispositions pour affronter le cycle de remontée de taux. Le scénario des taux n'est pas écrit d'avance tant le coma artificiel des taux bas aura duré et laissé certaines séquelles cérébrales chez les investisseurs. Les anticipations d'inflation sont encore basses et les perspectives de croissance toujours ternies par les mauvais génies politiques (Brexit, élections à répétition). Si toutefois les investisseurs pouvaient de nouveau mettre un prix correct à leurs créances, ils s'apercevraient soudainement qu'ils ont financé un transfert de valeur historique entre les créanciers et les actionnaires.

Texte achevé de rédiger le 16 septembre 2016 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

DNCA
SEPTEMBRE 2016

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

La situation des taux d'intérêt et du marché obligataire en général continue d'interpeller d'autant que, contrairement aux idées reçues, le ratio de défauts d'entreprise augmente notamment aux Etats-Unis. Ainsi, ce ratio est passé de 1,43% en 2014 pour les émetteurs de catégorie spéculative à 2,75% en 2015 et à 3,64% sur douze mois glissants au 30 juin 2016. Certes, ces défauts se concentrent sur l'industrie gazière et pétrolière et les prix du baril sont fortement remontés depuis leur point bas. La faiblesse des stocks américains et le possible accord russo-saoudien devraient d'ailleurs soutenir la tendance haussière. Le compartiment du high yield en général aux Etats-Unis, comme en Europe pourrait souffrir en cas de tension sur les taux. Devant la béance de la rémunération obligataire, les investisseurs se retrouvent acculés à devoir embrasser les scénarios déflationnistes et récessifs les pires pour justifier leur goût immodéré pour les créances d'Etat et d'entreprises. Pourtant, les politiques monétaires sont bien arrivées à leurs limites. D'ailleurs, la BCE a fait ce qu'elle devait faire dans sa dernière conférence, c'est-à-dire "rien".

De l'autre côté de l'Atlantique, la politique monétaire américaine est de plus en plus intenable et la prochaine hausse des taux se rapproche. Le dollar pourrait d’ailleurs se renforcer à moyen terme même si la relation hausse du dollar et hausse des taux n'a pas toujours été automatique dans le passé.

La BCE, elle aussi, va être confrontée au dilemme de remontée des taux si et quand l’inflation devait se redresser. Les marchés scrutent notamment les statistiques de l’emploi américain pour déceler les indices qui déclencheraient les prochaines hausses de taux. Les difficultés de la Fed à sortir d’une politique monétaire permissive et trop accommodante serviront de leçon aux équipes de Mario Draghi. Par ailleurs, la BCE doit jongler entre son rôle de banquier central et celui d’intégrateur de la zone euro. La gouvernance de la zone euro et de l'Union européenne en général est aussi plus complexe que celle de la zone dollar. Il ne faut donc pas toujours raisonner de façon homothétique entre les deux politiques monétaires.
Néanmoins, une divergence trop longue et trop forte entre les deux politiques monétaires créerait des effets de distorsion et des effets d’aubaine sur les marchés financiers internationaux. Le secteur bancaire sera le grand gagnant de la sortie de ces politiques monétaires et de la fin des taux bas qui amputent leur profitabilité alors que le montant des capitaux propres a été doublé dans les bilans bancaires européens. D'ailleurs, sa performance relative positive est notable dans des marchés actions européens plutôt en baisse ces derniers jours.

C'est désormais aux gouvernements de prendre le relais des banques centrales car les agents économiques, ménages comme entreprises, redoutent de plus en plus de l’incertitude politique dans les démocraties modernes.

Texte achevé de rédiger le 9 septembre 2016 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
SEPTEMBRE 2016


Enfants gâtés

En matière de politique accommodante, les investisseurs n’en ont jamais assez. Il leur en faut toujours plus. La journée de jeudi en a encore été une bonne illustration. Il n’y avait pourtant rien, ou pas grand-chose, à attendre de la réunion de rentrée de la BCE. Tout au plus, des prévisions pour la dernière ligne droite de 2016. Après l’artillerie lourde dégainée par la Banque d’Angleterre (BoE) début août et la quasi garantie de ne pas voir la Fed relever ses taux avant décembre, on aurait pu croire les marchés, une bonne fois pour toute, rassurés sur le sujet. En réalité, la déception suscitée par le statu-quo de Francfort en dit long sur l’état psychologique des investisseurs.

Trop longtemps bercés par le ton complaisant des banques centrales, ces derniers se comportent aujourd’hui comme des d’enfants gâtés en manque de cadeau monétaire. Une assuétude qui ne va pas sans soulever certaines questions à l’approche d’un probable relèvement des taux américains en fin d’année. Pour l’heure, en l’absence d’impact économique lié au Brexit, le maintien en l’état de la politique de la BCE est, selon nous, justifié. En effet, pour quelle raison devrait-on surmédicamenter un patient dont les constantes sont stables ? Dès lors, le statu-quo de jeudi pourrait presque passer pour une bonne nouvelle conjoncturelle … Et appréciée comme telle.


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FIDELITY
SEPTEMBRE 2016


Terre ferme

A peine la rentrée passée, il n’aura pas fallu longtemps aux investisseurs pour retrouver le sens des réalités. Et tourner, par la même occasion, la page estivale dorée à l’excès. Après la déception suscitée par le statu quo de la BCE, les marchés ont, en effet, continué de sombrer la semaine passée. Et ce n’est pas celui de la BoE qui est cette fois à l’origine de cet accès de déprime mais à un autre statu quo, celui tant attendu de la Fed cette semaine. Cependant la tendance clairement baissière semble également dictée par une prise de conscience, un besoin impérieux d’opérer un retour à la terre ferme.

L’absence jusqu’ici d’impact post-Brexit et, parallèlement, le renforcement d’un cadre monétaire accommodant au moins jusqu’à la fin de l’année, ont largement altéré la perception des investisseurs durant l’été. Signe de cette distorsion, le plus haut historique touché par le S&P 500 quelques semaines seulement après le Brexit dans un contexte orné essentiellement d’incertitudes. Une irrationalité qui pouvait difficilement perdurer dès lors que les banques centrales balisaient le terrain pour les mois à venir en assurant les marchés de leur bienveillance. Car, paradoxalement et au-delà de la semaine à venir, en fixant un cadre monétaire clair, les grands argentiers ont ainsi enlevé tout nouveau prétexte d’appréciation aux marchés.    


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FIDELITY
SEPTEMBRE 2016


Cocktail de rentrée
Après la conférence de Jackson Hole, s’il restait ne serait-ce que l’ombre d’un doute sur l’éventualité d’une remontée imminente des taux, les derniers chiffres américains de l’emploi ont définitivement enterré cette hypothèse. Très attendu par les investisseurs, le rapport NFP publié vendredi a fait état de 151.000 créations de postes sur le mois d’août, soit 30.000 de moins que les attentes du consensus. Parallèlement, le taux de chômage est resté stable à 4,9 % de la population active. Une tendance qui contraste fortement avec les chiffres enregistrés les mois précédents où les créations d’emplois se situaient plutôt dans une fourchette comprise entre 275.000 et 280.000 emplois. Lors de son dernier discours la semaine précédente, Janet Yellen n’hésitait d’ailleurs pas à dire que l’économie américaine était désormais proche d’une situation de plein emploi. L’embellie constatée depuis plusieurs mois maintenant sur le marché du travail plaidait jusqu’alors en faveur d’une remontée des taux. Autant dire que la petite déception suscitée par le rapport NFP arrange les affaires de la Fed. En effet, dans le cas inverse, l’instance monétaire aurait été bien en peine de justifier un statu-quo traditionnellement d’usage à la veille d’un scrutin présidentiel américain. Vendredi, les marchés ne s’y sont pas trompés en saluant d’une tendance clairement haussière, un rapport sur l’emploi sans grande saveur.    

A l’image de l’emploi américain, les chiffres publiés la semaine dernière ont été sans grand relief. Dans l’ensemble, ils témoignent une fois encore de la stabilité de l’environnement économique. En Europe, les publications pourraient presque laisser à penser que le Brexit n’a pas eu lieu ! Certes les indicateurs de confiance (consommateurs, entreprises, climat des affaires) continuent de s’effriter mais très légèrement. Au-delà, ceux relatifs à l’activité n’en restent pas moins encourageants. En Chine (non Caixin), en zone euro ou aux États-Unis (non ISM) les PMI manufacturiers sont respectivement ressortis à 50,4 points, 51,7 points et 52 points, témoignant soit d’une expansion continue, soit d’un rebond de l’activité industrielle dans les trois grandes zones économiques mondiales. Entre la perspective du maintien à court terme de politiques accommodantes et une conjoncture – notamment en Europe – qui ne souffre toujours pas des stigmates du Brexit, le cocktail de rentrée se veut plus que jamais au goût des investisseurs.

DNCA
SEPTEMBRE 2016

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Dans la torpeur d'un été chaud et ensoleillé, les investisseurs ont profité d'un marché actions calme avec des tendances sectorielles étonnantes qui méritent d'être signalées. Malgré les incertitudes autour du plan de sauvetage des banques italiennes, les valeurs bancaires européennes font partie des meilleures performances sur le mois dernier (presque 13% pour l'indice DJ Stoxx Banks). Après des années de pression réglementaire et de vindicte populiste de la part des gouvernants, les contraintes imposées aux banques pourraient diminuer à moyen terme. En effet, les responsables politiques souhaitent désormais que les banques soutiennent la croissance. Elles pourraient donc être à l'abri des injonctions émises par les experts du comité de Bâle.

Autre tendance forte de cet été, les petites et moyennes capitalisations ont surperformé les grandes capitalisations boursières. Une des raisons s'explique d'une part par la qualité de leur publication de résultats mais aussi par les dispositifs fiscaux annoncés (notamment en France). Peu présentes dans les ETF, les petites et moyennes capitalisations sont en dehors des radars des flux sortants de la gestion passive. Si les tendances macro-économiques de la zone euro se sont un peu affaissées au mois d'août, les discours des managements rencontrés depuis une semaine s'avèrent toujours rassurants.

Sur le front international, les pays émergents entament une vraie résurrection. La destitution de Dilma Rousseff a une nouvelle fois été salué par l'indice brésilien Bovespa. L'Amérique Latine et l'Amérique Centrale se convertissent à la globalisation et à une politique plus ouverte. Seul le Venezuela résiste encore mais les dernières manifestations en faveur d'un référendum révocatoire du gouvernement Maduro laisse augurer une alternance dans le futur. Enfin, le premier vol commercial entre Cuba et les Etats-Unis s'est posé sur l'île castriste.

Aux Etats-Unis, tous les opérateurs de marché scrutent les données de l'emploi pour tenter de donner une date à la future hausse des taux décidée par la Fed.

En Europe, les marchés actions demeurent malheureusement encore trop dépendants de l'agenda politique et pourraient être sensibles aux nombreuses calembredaines proférées habituellement dans les périodes pré-électorales.

Texte achevé de rédiger le 2 septembre 2016 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

GEMWAY
SEPTEMBRE 2016


Enfin un bel été sur les émergents !

 Au cours du mois d’août, les marchés émergents ont continué sur leur mouvement haussier. L’indice MSCI Emergents gagne 2,9% en €, surperformant les grands marchés mondiaux (+0,5% pour les actions européennes, 0% pour le CAC, pour le S&P et pour le Topix). Les flux vers les actifs émergents continuent d’être favorables (+40Md$ en deux mois). La dette émergente étant déjà à +41Md$ depuis le début de l’année, nous nous attendons à ce que les rentrées continuent dans les mois à venir sur les actions émergentes (seulement +9Md$ YTD). En effet, les investisseurs globaux sont encore sous-pondérés sur la classe d’actifs et peinent à clôturer cette sous-pondération. Le discours de Mme Yellen à Jackson Hole vendredi 26 août pourrait signaler un durcissement prochain de la politique monétaire américaine mais rassure sur l’état de la 1ère économie mondiale. Les derniers chiffres de l’emploi US plaident en revanche pour une souplesse plus longue. Dans ce contexte, les marchés émergents et leurs devises pourraient, à court terme et après 3 mois de hausse, marquer le pas. Une occasion pour renforcer les positions dans la mesure où les perspectives à moyen terme continuent de s’améliorer. 

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CARMIGNAC
SEPTEMBRE 2016


All you need is growth
Malgré des années d’assouplissement quantitatif et de taux d’intérêt plus bas que jamais, les politiques monétaires ne sont pas parvenues à empêcher que la croissance économique, presque partout, continue de décevoir chaque année depuis huit ans. Ce constat d’échec entraine trois conséquences. La première est la plus bénigne : ce qui devait être un traitement de la grande crise financière exceptionnel et temporaire est en train de devenir permanent.
Les Banques centrales sont acculées à maintenir des politiques monétaires hyper-accommodantes.

Les marchés s’en réjouissent, mais le problème pour l’économie réelle est que ces politiques butent de plus en plus sur la loi des rendements décroissants : leur impact s’épuise au fur et à mesure que les taux d’intérêt atteignent des niveaux extrêmement bas. La seconde conséquence est une augmentation du risque économique : même avec des taux qui demeureraient éternellement bas, le manque de croissance nominale ne permet pas de réduire les déséquilibres financiers des États. Dans le même temps, le modèle économique du secteur bancaire est ébranlé. La question de la soutenabilité de la dette et de la faiblesse du secteur bancaire dans un contexte de croissance trop faible constitue un risque important à terme pour la stabilité financière globale. La menace sur la crédibilité des Banques centrales, embarquées dans une fuite en avant mal contrôlée, ajoute à ce risque.


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PRÉVISIONS 2017, 2018 POUR L’EUROPE

 

D'excellentes anticipations économiques... mais le doute s'installe sur leur réalisation effective

Les prévisions économiques d'hiver de la Commission Européenne pour la période 2016-2018 sont très bonnes, mais le climat dans lequel elles risquent d’évoluer les rend incertaines.

Pour la première fois depuis 10 ans, les économies de tous les Etats membres de l'Union Européenne devraient croître en 2017 et 2018.

La Commission européenne table sur une croissance du produit intérieur brut (PIB) de 1,6 % en 2017 et de 1,8 % en 2018 dans la zone euro (1) . Ces prévisions ont été légèrement revues à la hausse par rapport aux prévisions d'automne (2017: 1,5 %, 2018: 1,7 %) sous l'effet de résultats meilleurs que prévu au second semestre de 2016 et d'un début 2017 plutôt bon. Pour ce qui est de l'ensemble de l'Union Européenne (UE) (2) ,la croissance du PIB devrait suivre une évolution similaire pour s'établir à 1,8 % cette année et l'an prochain (prévisions d'automne: 2017: 1,6 %, 2018: 1,8 %).
Des incertitudes exceptionnellement élevées pèsent sur ces projections.

Reprise de l'économie mondiale

Les perspectives de croissance pour les économies avancées en dehors de l'UE se sont améliorées au cours des derniers mois, sous l'effet principalement des perspectives de relance budgétaire aux États-Unis, qui ont poussé les taux d'intérêt à long terme à la hausse et entraîné une appréciation du dollar des États-Unis. Dans les économies des marchés émergents, la croissance devrait également s'intensifier jusqu'en 2018, bien qu'à des degrés divers selon les pays et les régions. D'une manière générale, cette tendance pourrait donner un nouvel élan aux exportations européennes de biens et de services, en perte de vitesse en 2016.

Remontée de l'inflation

L'inflation dans la zone euro a repris récemment, car la baisse des prix de l'énergie observée dans le passé a fait place ces derniers temps à un renchérissement. Après avoir enregistré des niveaux très faibles ces deux dernières années, l'inflation devrait désormais s'orienter à la hausse en 2017 et 2018, tout en restant en deçà de l'objectif de taux «proches de 2 % à moyen terme» qui définissent la stabilité des prix. L'inflation sous-jacente, qui exclut les prix volatils de l'énergie et des denrées alimentaires, ne devrait augmenter que progressivement.

Globalement, l'inflation dans la zone euro devrait passer de 0,2 % en 2016 à 1,7 % en 2017 et à 1,4 % en 2018.
Dans l'ensemble de l'UE, les prévisions tablent sur une hausse de l'inflation qui, de 0,3 % en 2016, s'établirait à 1,8 % en 2017 et à 1,7 % en 2018.


La demande intérieure devrait « booster » la croissance
 
La croissance devrait continuer à être tirée principalement par la consommation des ménages, soutenue par des améliorations durables de l'emploi et une hausse plus importante des salaires nominaux. Toutefois, la croissance de la consommation privée est appelée à ralentir car l'inflation va augmenter et limiter la hausse du pouvoir d'achat des ménages cette année et l'année prochaine.
L'investissement devrait certes poursuivre sa progression, mais à un rythme modéré, stimulé par un certain nombre de facteurs tels que des coûts de financement très faibles et le redressement de l'activité mondiale.

Dans l'ensemble, il est prévu que les investissements dans la zone euro augmentent de 2,9 % cette année et de 3,4 % en 2018 (2,9 % et 3,1 % dans l'UE), soit une hausse de 8,2 % depuis le début de la reprise au début de 2013.
Toutefois, la part des investissements dans le PIB reste inférieure à ce qu'elle était au tournant du siècle (20 % en 2016 par rapport à 22 % en 2000-2005). Cette faiblesse persistante de l'investissement sème le doute sur le caractère durable de la relance et le potentiel de croissance de l'économie.


Léger recul du chômage

La reprise économique continue à avoir d'importants effets positifs sur les marchés du travail, après les réformes structurelles de grande ampleur menées dans plusieurs États membres. L'emploi devrait continuer à croître à un rythme relativement soutenu, mais un peu moins rapidement en 2017 et 2018 par rapport à l'an dernier.

Le taux de chômage dans la zone euro devrait continuer à reculer, passant de 10,0 % en 2016 à 9,6 % cette année et à 9,1 % en 2018.
Pour ce qui est de l'UE dans son ensemble, le chômage devrait diminuer, de 8,5 % en 2016, à 8,1 % en 2017 et à 7,8 % en 2018. Ces chiffres du chômage sont les plus bas depuis 2009, mais restent supérieurs aux niveaux d'avant la crise.


Diminution progressive des déficits publics

Dans la zone euro, le déficit public agrégé et le ratio de la dette au PIB devraient continuer à baisser en 2017 et 2018. Le déficit public de la zone euro devrait reculer, de 1,7 % du PIB cette année à 1,4 % en 2017 et 2018.

Le ratio de la dette au PIB devrait baisser progressivement pour passer de 91,5 % en 2016 à 90,4 % en 2017 et à 89,2 % en 2018.

Des risques exceptionnels pèsent sur ces prévisions

Les incertitudes particulièrement grandes qui entourent ces prévisions d'hiver s'expliquent par le fait que la nouvelle administration américaine doit encore clarifier ses intentions dans des domaines clés, ainsi que par les nombreuses élections qui doivent se tenir en Europe cette année et les prochaines négociations avec le Royaume-Uni en vertu de l'article 50.

Les prévisions pour la zone Euro, l’UE et la France

Prévisions :
Zone Euro
UE
France

 2017  2018
Croissance du PIB (%, glissement annuel)
 1.6
 1.8
 1.4
 1.8
 1.8
 1.7

Inflation (%, glissement annuel)
 1.7
 1.8
 1.5
 1.4
 1.7
 1.3
Chômage (%)
 9.6
 8.1
 9.9
 9.1
 7.8
 9.6
Dette publique brute (% du PIB)
 90.4
 84.8
 96.7
 89.2
 83.6
 97

Légende : première ligne = valeur Zone Euro, seconde ligne = valeur Union Européenne, troisième ligne = valeur France.
Exemple : en 2018, le chômage devrait être de 9,1% en zone Euro, de 7,8% dans l’Union Européenne et de 9,6% en France.


Retrouvez les prévisions de l'hiver 2017 de la Commission Européenne ici

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Rappel : Les pays de la zone Euro et les pays de l’UE :
(1) : La Zone Euro comprend 19 pays = Allemagne  Autriche  Belgique   Chypre  Espagne   Estonie   Finlande  France  Grèce  Irlande   Italie  Lettonie Lituanie  Luxembourg  Malte  Pays-Bas  Portugal  Slovaquie  Slovénie
(2) : L’Union Européenne comprend 27 pays = Les 19 pays précédents + 8 pays non membres de la zone Euro =  Danemark  Hongrie Suède  Pologne  République tchèque  Roumanie Bulgarie  Croatie.  Le Royaume-Uni est en cours de sortie.
 

Les prochaines prévisions économiques détaillées de la Commission Européenne seront publiées en mai 2017.

PRÉVISIONS 2017, 2018 et 2019 POUR LA FRANCE


Tout ceci manque de vigueur !

Selon les projections macroéconomiques pour la France effectuées dans le cadre de l’Eurosystème (ensemble réunissant la Banque centrale européenne et les banques centrales nationales des pays de l’Euro) et publiées par la Banque de France, les « choses » devraient continuer à peu près à leur rythme actuel : légère croissance, faible inflation, petite baisse du chômage, ralentissement de la consommation interne relayée en partie par de meilleures exportations, amélioration progressive des finances publiques.

La synthèse des projections macroéconomiques pour la France pour les trois années à venir (2017,2018 et 2019) fait ressortir une évolution bien pâlotte. Les adjectifs « vigoureux », « dynamique », « robuste » semblent avoir été mis à l’index. Les élections présidentielles et législatives de 2017 modifieront-elles la donne ?

Une croissance encore poussive

Après près de 1,3 % en 2016 (chiffre provisoire, à confirmer), la croissance du PIB atteindrait, en moyenne annuelle, 1,3 % en 2017 et s’élèverait ensuite à 1,4 % en 2018, puis à 1,5 % en 2019.

En dessous du niveau moyen de la croissance mondiale
Rappelons que la croissance du PIB mondial passerait de 2,9% en 2016 à 3,5% et que la croissance du PIB mondial hors zone Euro passerait de 3% en 2016 à 3,8%. Autrement dit, le PIB mondial et le PIB mondial hors zone Euro progresseraient de plus de 20% sur la période 2016/2019, alors que le PIB français augmenterait sur la même période de 15%.
Ce sont les exportations qui tendraient la croissance en France et non pas la demande intérieure et la consommation nationale.

Les échanges extérieurs prendraient le relais d’une demande intérieure moins dynamique
L’activité en France a été portée en 2015 et 2016 par la demande intérieure (consommation et investissement), tandis que le commerce extérieur pesait nettement sur la croissance du PIB (contributions de – 0,3 pp en 2015 et – 0,6 pp en 2016). A partir de 2017, tout en restant le principal moteur de l’activité en France, la demande intérieure devrait ralentir tandis que le commerce extérieur deviendrait meilleur. La progression des exportations évoluerait, ensuite, en ligne avec la demande extérieure. Les parts de marché fin 2017 seraient marginalement au‑dessus de celles de 2015 et bien supérieures à celles de 2010.

Après le pic enregistré de 2015 à 2016, la croissance de la consommation des ménages fléchirait en 2017
La consommation des ménages devrait progresser en 2016 au même rythme qu’en 2015 (1,5 % en moyenne annuelle), soutenue par des gains de pouvoir d’achat substantiels, largement expliqués par la faible inflation induite par le contre choc pétrolier.
Les effets de ce gain de pouvoir d’achat disparaîtront et la consommation ne progresserait que de 1,2 % en 2017, avant de repartir à 1,5 % en 2018, puis 1,6 % en 2019.
Ainsi, en 2017, la consommation des ménages marquerait le pas par rapport aux deux années précédentes. Au bénéfice du redressement de l’activité, le revenu disponible brut nominal des ménages progresserait
nettement (2 %), mais le pouvoir d’achat des ménages serait affecté par la nette remontée de l’inflation et le revenu disponible brut réel ne progresserait que modérément (1,2 %). En 2018 et 2019, l’accélération de la consommation des ménages serait favorisée par celle des revenus nominaux et en particulier celle des salaires nominaux.

Retour d’une inflation modérée

Après un niveau faible en 2016, à 0,3 % en moyenne annuelle, l’inflation se redresserait progressivement, à 1,2 % en 2017, 1,4 % en 2018 et 1,5 % en 2019. L’inflation des prix des services, après avoir atteint des niveaux historiquement bas, repartirait progressivement à la hausse dès la fin 2016 dans le sillage, notamment, de l’accélération des salaires nominaux. Elle atteindrait 1,9 % en glissement annuel au quatrième trimestre 2019, un niveau toutefois encore faible en perspective historique.
Parallèlement, la politique monétaire accommodante continuerait à maintenir les taux d’intérêt à des niveaux bas. Le taux d’intérêt des obligations d’État à 10 ans amorcerait une remontée pour atteindre 1,4 % en 2019, après un minimum à 0,5 % en 2016.

Pétrole, en légère hausse

Le prix du baril de Brent (le Brent est un mélange des pétroles bruts issus de diverses exploitations en Mer du Nord) a atteint en janvier 2016 son point le plus bas depuis 2009, à 29 euros. Il a depuis rebondi pour s’établir à 45,3 euros en octobre 2016. En moyenne annuelle, le prix du baril de Brent progresserait de plus de 6 euros en 2017, puis l’augmentation se ferait plus légère en 2018 et 2019. Au final le Brent tournerait toujours dans les trois années à venir autour de 45 euros le baril, à 5 ou 10% près.

Le taux de chômage devrait diminuer (un peu)

L’effet des mesures de politique économique se renforcerait légèrement sur l’horizon 2017/2019, avec la hausse du taux du CICE (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi). Le taux de chômage par rapport à la population active diminuerait simplement de 10% en 2016 à 9,5% en 2019.

Finances publiques : légère amélioration

L’amélioration progressive des finances publiques se poursuivrait en 2016, avec un solde public nominal qui atteindrait – 3,3 % du PIB, après – 3,5 % du PIB en 2015. En 2017, cependant, l’évolution des dépenses ne permettrait pas d’atteindre un déficit de – 3,0 %.

Taux d’épargne des ménages inchangé

Autour de 14,5%, ce taux resterait globalement au niveau actuel. L’épargne financière des ménages, qui rapporte leur capacité de financement à leur revenu disponible brut, déclinerait très légèrement de 5,7 % en 2016 à 5,5 % en 2019, soit un niveau inférieur à celui observé en moyenne de 2009 à 2012 (6,3 %).

L’investissement des entreprises favorisé par les taux bas

Soutenu par la mesure d’incitation fiscale de suramortissement, l’investissement des entreprises a fortement accéléré au quatrième trimestre 2015 (variation trimestrielle de 1,4 %) puis au premier trimestre 2016 (1,9 %), avant de subir un contrecoup marqué les deux trimestres suivants (– 0,3 % au deuxième trimestre, puis – 0,2 % au troisième trimestre 2016). Bien qu’à un niveau moindre qu’en 2016, l’effet de la mesure de suramortissement sur l’investissement devrait être encore sensible au quatrième trimestre 2016 et au premier trimestre 2017. Passés ces soutiens temporaires, l’investissement des entreprises retrouverait à partir de 2017 un rythme plus faible qu’en 2016. Il progresserait ainsi de 1,8 % en 2017, après 3,3 % en 2016, puis de 2,5 % en 2018 et 2,7 % en 2019.

Synthèse des projections pour la France


Prévisions France
2016
2017
2018
2019
 Croissance du PIB (%, glissement annuel)
1.3 1.3 1.4 1.5
Inflation (%, glissement annuel)
0.3 1.2 1.4 1.5
Pétrole (cours du baril de Brent en euros)
38.8
45.3 48.3 50.1
Chômage (% de la population active)
10 9.9 9.7 9.5
Exportations
1.2 4.3 3.8 3.9
Consommation des ménages
1.5
1.2 1.5  1.6

Toutes les données et informations ci-dessus proviennent de : « Banque de France. PROJECTIONS MACROECONOMIQUES PLURIANNUELLES France, décembre 2016 ».

La Banque de France diffuse, deux fois par an, en juin et en décembre, des prévisions économiques portant sur l’année en cours et sur les années suivantes.


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