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Echiquier ARTY

JUILLET/AOUT 2017

Un fonds diversifié qui s’adapte à la volatilité des marchés

Présent dans neuf contrats de LinXea, Echiquier ARTY est un fonds diversifié qui recherche la performance à moyen terme via une gestion discrétionnaire et opportuniste sur les marchés de taux et actions.

Une solution patrimoniale diversifiée prudente

Echiquier ARTY investit dans des actions et des obligations d’entreprises européennes, sans contrainte sectorielle ni de style de gestion (value, croissance, mid cap…). La mobilité dont il fait preuve dans son allocation d’actifs explique l’importante rotation du portefeuille (35% en 2016). Cette grande mobilité, qui est gage de réactivité, s’exerce à la fois entre classes d’actifs et au sein même de chaque poche d’actifs. La répartition par type d'actifs et inter classes d’actifs s’adapte aux configurations de marchés. L’exposition actions (au 21 juin 2017) vient d’être réduite à 28,6 % après le fort rallye post élections françaises, la poche obligations à 60,5% dont 4,4% d’obligations convertibles, et le cash atteint 14,5%. Cette mobilité est également gage de performance : Echiquier ARTY enregistre depuis sa création en 2008 une performance de 62,3%, contre 21,3% pour son indice.

Echiquier Arty est géré par Olivier de Berranger, directeur de la gestion Taux et Diversifiés

Stratégie d'investissement : Une mobilité tout terrain pour capturer la performance

Ce fonds de conviction s'appuie sur une gestion discrétionnaire qui lui permet de s’adapter très rapidement au profil de risque des marchés. Créé juste avant la crise de 2008, il se démarque par sa son agilité, le gérant disposant de toute liberté pour faire évoluer les positions du fonds et de moduler le poids des actifs au gré des configurations de marchés.

- La gestion de taux s’appuie sur une sélection rigoureuse de titres – bond picking – privilégiant la qualité́ de l’émetteur, ainsi que le caractère attractif de la rémunération du titre sélectionné.
 -  La gestion actions, dont le poids peut varier de 0 à 50% du fonds, porte quant à elle sur une sélection rigoureuse de titres – le stock-picking, la marque de fabrique de LFDE –  mettant en œuvre un processus incluant la rencontre systématique avec les équipes de management des entreprises dans lesquelles le fonds investit. Au cœur de cette méthode de gestion éprouvée depuis plus de 25 ans : la valorisation des entreprises, grâce à une analyse financière approfondie menée exclusivement en interne.

L’équipe de gestion étudie également la valorisation relative des actions par rapport aux obligations, ainsi que les perspectives de rendement.


Recherche du meilleur couple rendement / risque

Le gérant d’Echiquier ARTY, épaulé au quotidien par deux analystes, cherche à identifier le meilleur couple rendement / risque de son univers d'investissement.

La poche actions : jusqu‘à 50%

Echiquier ARTY ne pourra pas être exposé à plus 50% sur le marché́ des actions au travers d’investissements en direct ou des instruments financiers à terme. Ces choix conduisent à des achats d'actions françaises et européennes, sans contrainte sectorielle, principalement des valeurs de rendement. Echiquier ARTY peut être exposé sur des moyennes et grandes valeurs, ainsi que sur des petites valeurs (10% maximum).

Ces choix sont guidés par la dynamique bénéficiaire des entreprises et le fonds peut utiliser des instruments de couverture pour réduire son exposition aux actions.


Obligations et monétaire : 40% au minimum

Sur les produits de taux, le fonds est exposé au minimum à hauteur de 40 % en titres obligataires ou titres de créances négociables. Lors de l'acquisition et du suivi des titres, l'appréciation du risque de crédit repose sur la recherche et l'analyse interne de La Financière de l'Echiquier ainsi que sur les notations proposées par les agences. La part des titres obligataires dont la notation est inférieure à BBB-, ou considérés comme tels par l'équipe de gestion, ou qui ne bénéficient pas de notation, ne pourra dépasser 35% de l'actif net du fonds.

En 2017, si le moteur obligataire devrait être faible, il devrait permettre de contenir la volatilité à 6% maximum. Le fonds peut utiliser des instruments de couverture pour réduire son exposition aux taux, ce qu’il fait actuellement afin de ne pas subir une éventuelle remontée des taux longs


Performances

Classé 5 étoiles par Morningstar, ce fonds est prudent (niveau 4 de l’échelle de risques, graduée de 1 à 7). Son écart-type sur 3 ans est de 6,20 %, et sa performance moyenne sur 3 ans a été de 3,75 % (au 31 mai 2017).

Les performances d’Echiquier ARTY

Depuis le début d'année 2017 :    4,35 %
3 ans (annualisée) :    3,52 %
5 ans (annualisée) :    6,50 %
(Source Morningstar, performances arrêtées au 28 juin 2017).


A propos de La Financière de l’Echiquier
 
Créée en 1991 par Didier Le Menestrel et Christian Gueugnier, La Financière de l'Echiquier est une des principales sociétés de gestion de portefeuille indépendantes en France. Sa méthode de gestion est fondée sur la connaissance approfondie des entreprises qui lui permet de s’affranchir des humeurs des marchés financiers. Avec une équipe d’une centaine de salariés, dont 28 gérants et analystes, et un encours de plus de 8 milliards d’euros, La Financière de l’Echiquier gère une gamme de 19 fonds communs de placements investis sur les principaux marchés d’actions, d’obligations d’entreprises et d’obligations convertibles pour le compte d’investisseurs privés et institutionnels et de conseillers de gestion de patrimoine. La Financière de l’Echiquier est également présente en Italie, Allemagne, Espagne, Suisse, ainsi qu’au Benelux.

LA FINANCIERE DE L’ECHIQUIER
53, avenue d’Iéna
75116 Paris
Tél. 01.47.23.90.90.
Site internet : http://www.lfde.com


 
LES NEWS DE MARCHÉ - JUILLET/AOUT 2017


On devrait pouvoir passer l’été au vert …

Il semblerait que les astres soient à peu près alignés…Et on devrait pouvoir passer l’été sans grands soucis sur son portefeuille. On peut même espérer des gains sur les fonds actions Europe et pays émergents.

Un message d’espoir pour la France

Au lendemain du second tour des élections législatives, le 19 juin 2017, Allianz GI a publié une note dont voici un résumé : « Avec une nouvelle majorité à l’Assemblée nationale, la probabilité que le Parlement adopte
l’ambitieux programme de réformes du président E. Macron, destinées à refondre la législation du travail et à relancer la croissance, est en hausse. Toutefois, il faudra du temps pour surmonter les difficultés budgétaires qui pèsent sur la France. »
Comme vous pourrez le lire dans notre paragraphe «  La conjoncture en France » quelques chiffres laissent présager de bons augures. Cependant au niveau boursier les indices stagnent.

Beau temps sur l’Europe … et la France

« Grâce à la levée des risques politiques et l’amélioration conjoncturelle, l’Europe retrouve tout son attrait auprès des investisseurs », constate Philippe Setbon, Directeur Général de Groupama Asset Management. Il détaille ainsi son point de vue : « Concernant les marchés, l’impact est directement visible puisqu’une réduction de la prime de risque sur les actifs européens et particulièrement les actifs français est à l’oeuvre. Autrement dit, l’hypothèque politique est clairement levée. Mais si l’évolution du contexte politique européen offre une meilleure visibilité, cela ne suffit pas à la revalorisation des actifs qui dépend avant tout de tendances macroéconomiques et structurelles, liées par exemple à la démographie ou à la productivité…/… Nous anticipons une meilleure conjoncture au cours des trois ou quatre prochains trimestres. En France, nous nous attendons à une baisse du chômage en 2017 et une reprise des investissements des entreprises.»




Trop prudents, les épargnants français délaissent les marchés boursiers

« Après cinq mois de belles hausses sur la plupart des grandes places boursières, c’est ailleurs que la volatilité s’insinue, comme sur les marchés de devises. Ce qui n’empêche pas les épargnants français de demeurer tout à fait prudents vis-à-vis des marchés. C’est traditionnel, les ménages français comptent parmi les champions de l’épargne. Avec 14,5% de taux d’épargne financière, ils semblent bien plus prudents que les ménages britanniques ou espagnols, dont les taux d’épargne sont inférieurs à 10%. Mais, non contents d’épargner une proportion importante de leurs revenus, les ménages français choisissent toujours plus les supports qu’ils considèrent comme les moins risqués, et ce quelle que soit la rémunération de ces supports, jusqu’à privilégier les supports qui n’apportent aucune rémunération. [...] », écrivait Bernard Aybran, Directeur de la multigestion, Invesco Asset Management dans  la lettre Tendance & Allocation Juin 2017.

Favorable aux actions, small caps, en tête

« À court-terme, les indicateurs économiques globaux présagent toujours d’une croissance vigoureuse et d’une inflation modeste pour ce trimestre comme pour le prochain…/… Mais ce sont bien les fondamentaux économiques qui dictent la marche des actifs financiers et le contexte leur est favorable. La rançon de ce succès régional est une appréciation de l’Euro, car du côté américain, la dynamique économique s’essouffle un peu, bien que le niveau d’activité demeure soutenu », explique Mourtaza Asad-Syed, Directeur des investissements de Yomoni dans une note du 7 juin 2017 et il résume ses choix d’actifs : « Dans ce contexte proche des mois précédents, notre allocation n’est ajustée qu’à la marge, elle conserve un biais favorable aux actions — au détriment des obligations d’États. Nous privilégions les régions européennes et émergentes au prix d’une diminution du poids de l’immobilier coté, et nous maintenons notre exposition aux petites capitalisations concentrée sur la zone Euro. Pour le reste, nous gardons une préférence pour les obligations de pays émergents et pour l’or.» Selon Catherine Garrigues, Responsable des Stratégies Conviction Actions Europe de Allianz Global Investors, « le marché des actions de la zone euro parait très attrayant par rapport aux actions américaines, ce qu’illustre la hausse des flux sur ces actifs ».

Quelle allocation d’actifs dans ce contexte incertain ?

Dans cet environnement instable, les valorisations offrent une image contrastée. « On relève des signes évidents de complaisance des marchés sur certains actifs risqués », explique Franck Dixmier, directeur des investissements de AllianzGi dans un communiqué du 21 juin 2017. « A court terme, leur cours devraient continuer de progresser, mais, à plus long terme, les performances des actions internationales devraient, selon nous, ressortir légèrement en deçà de leur moyenne de long terme, avec des performances très contrastées d’un marché à l’autre. »
Les experts d’AllianzGI jugent, par ailleurs, « les emprunts d’Etats surévalués. Les obligations et les devises émergentes offrent, quant à elles, des perspectives positives pour les investisseurs de long terme
orientés « value » : la stabilisation macro-économique est bénéfique, mais des risques baissiers persistent, liés au ralentissement structurel de la croissance, à la remontée des taux US et au raffermissement du dollar américain ».
Dans sa dernière lettre mensuelle de juin 2017, La Française indique conserver son « positionnement stratégique favorable aux actions internationales. Nous privilégions toujours l’Europe, le Japon et les pays émergents au détriment des USA. Nous poursuivons la réduction de notre sensibilité aux obligations internationales et renforçons l’exposition sur l’Europe pour maintenir un bon équilibrage du risque du portefeuille ».

Des indices figés

Depuis plusieurs semaines les indices boursiers font « un pas en avant, deux pas en arrière, un pas sur le côté et un pas de l’autre côté ». Au mieux, ils ne bougent pas ou alors s’ils gagnent quelques points, ils les reperdent dans les 48 heures suivantes.
C’est ainsi que depuis fin avril 2017, le DJ Eurostoxx 50 est autour de 3530 et 3660 points et le CAC 40 oscille entre 5230 et 5400 points. Et pourtant le potentiel de hausse existe s’accordent tous les analystes et stratégistes… Mais qu’est-ce qui bloque ? S’agit il d’un manque de dynamisme, d’une prudence excessive ou de la recherche d’une consolidation avant un nouveau départ ? Nous pencherions plutôt pour ce dernier choix… le plus optimiste. Il reste à savoir si ce scénario sera aussi le plus réaliste.

C’est « pile ou face » pour OFI AM

Dans une analyse (Grand Angle), rédigée le 1er juin et publiée le 7 juin, Jean-Marie Mercadal, Directeur Général Délégué en charge des gestions de OFI AM reconnaît que « La situation actuelle est particulière. Les investisseurs sont face à un dilemme, qui se matérialise par deux risques majeurs et légitimes : celui de « rater la hausse » si l’on est peu investi car la phase haussière des actions est impressionnante et paraît très puissante, ou celui d’une correction sévère vu la rapidité des mouvements récents, alors que le message des marchés obligataires est ambigu avec la persistance des taux à de faibles niveaux…»

La conjoncture en France

Inflation, PIB, Emploi

En France, l’inflation ralentit à 0,9 % en mai, après 1,4 % en avril. L’inflation hors énergie et alimentation s’établit à 0,5 % en mai, après 0,6 % en avril. Selon les enquêtes mensuelles de conjoncture réalisées par la Banque de France, en mai, l’indicateur synthétique du climat des affaires est stable dans l’industrie et les services, à respectivement 105 et 101. Selon la note de conjoncture du 20 juin 2017 publiée par l’Insee, le PIB de la France progresserait de 0,5 % aux deuxième et troisième trimestres, puis de 0,4 % au dernier trimestre 2017.
En moyenne annuelle, la croissance du PIB serait de 1,6 % en 2017, après 1,1 % en 2016.
Selon l’Insee, l’emploi salarié dans les secteurs principalement marchands augmente au 1er trimestre 2017 de 0,4 %, soit 89 700 emplois supplémentaires, après 0,3 % au 4e trimestre 2016.

Les chiffres d’affaires des entreprises françaises : + 2,2% de croissance en 2017 et en 2018

Selon Euler Hermes, les chiffres d’affaires des entreprises françaises devraient croître de +2,2% en 2017 et 2018, après +1,3% en 2016. Le leader mondial de l’assurance-crédit estime que cette accélération est due à un double effet volume-valeur. D’une part, la croissance réelle française est attendue à +1,5% en 2017 (+1,1% en 2016). Son moteur principal sera la consommation des ménages, qui devrait contribuer à hauteur de 1,1 point à la croissance du PIB. D'autre part, 2017 marquera le grand retour des prix dans l’économie française. « La remontée des cours du pétrole, de 44 USD le baril en 2016 à 57 USD en 2017 (prévision Euler Hermes) et l’accélération de la croissance réelle devraient relancer l’inflation française dès cette année. Ainsi, la croissance nominale est anticipée à +2,5% en 2017 et 2018, après +1,6% en 2016. Finalement, le rebond de l’activité et des prix représentera un renfort capital pour les chiffres d’affaires des entreprises tricolores, qui devraient repartir à la hausse dès cette année », explique Stéphane Colliac, économiste en charge de la France chez Euler Hermes. L’amélioration prévue de la croissance nominale française pourrait aussi soulager les marges des entreprises. Après une stagnation à 31,4% lors des deux derniers trimestres de 2016, le retour aux niveaux d’ avant-crise ne semble plus si éloigné. « La hausse des prix de vente donnera forcément un coup de fouet aux marges. De même, les mesures économiques prévues par le nouveau gouvernement, comme le remplacement du CICE par une baisse de 6 points des charges sociales, sont de nature à les soutenir. C’est pourquoi nous anticipons une amélioration des taux de marge, à 32,5% d’ici à fin 2017, soit un retour au niveau moyen de 2000-2007. Il s’agit d’un signal positif : même si le niveau de 2007 (33,5%) reste éloigné, les entreprises sont sur la bonne voie ! » conclut Stéphane Colliac.

Le nombre de défaillances d’entreprises diminue

§ À fin mars, le cumul sur 12 mois du nombre de défaillances s’élève à 57 153, soit une baisse de 6,5 % par rapport à mars 2016.
§ Selon des données encore provisoires, le cumul des défaillances diminuerait à fin avril 2017 de 7,0 %.
Le recul des défaillances cumulées concerne la majorité des secteurs
§ Les secteurs de la construction et de l’industrie enregistrent les plus forts reculs du nombre de défaillances cumulées sur 12 mois (respectivement -12,5 % et -7,4 %). Le cumul des défaillances diminue également dans d’autres secteurs, notamment celui du commerce et de la réparation automobile (-6,8 %) et celui de l’hébergement et restauration (-6,8 %).
§ En revanche, les défaillances progressent sur douze mois dans le secteur de l’agriculture, sylviculture et pêche (+10,4 %) et dans une moindre mesure dans les transports et entreposage (+2,7 %).
Les défaillances cumulées diminuent pour toutes les tailles d’entreprises
§ Les défaillances cumulées reculent pour l’ensemble des PME (-6,5 %), ainsi que pour le segment des ETI-grandes entreprises (-2,8 %).
Les encours de crédits portés par les entreprises défaillantes sur les douze derniers mois représentent un peu plus de 0,35 % du total des encours de crédit déclarés au Service Central des Risques de la Banque de France. (STAT INFO paru le 13 juin 2017 concernant : « Les défaillances d’entreprises en France »).

Les ventes du commerce de détail augmentent sur les trois derniers mois

Sur les trois derniers mois, les ventes du commerce de détail croissent de 1 %. Les ventes de produits industriels et de produits alimentaires progressent à des rythmes similaires (respectivement +0,9 % et +1,1 %). Les ventes liées à l’équipement de la personne (habillement-textile, chaussure) ou à l’équipement de la maison (électroménager, meubles…) sont les plus en hausse. Les ventes du petit commerce sont en augmentation (+0,4 %), ainsi que celles de la grande distribution (+0,7 %) : les hypermarchés progressent (+1,3 %) tout comme la vente à distance (+0,8 %) et les supermarchés (+0,5 %) tandis que les grands magasins reculent légèrement. En mai, les ventes sont quasiment stables (+0,1 %). Les ventes de produits alimentaires diminuent (-0,8 %) alors que celles de produits industriels rebondissent (+0,7 %) grâce aux ventes dynamiques d’habillement-textile, de chaussure et d’automobile. Les ventes du petit commerce sont presque stables tandis que celles de la grande distribution diminuent. (Banque de France - Enquête mensuelle de conjoncture publiée le 15 juin 2017)

DNCA
JUILLET 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Janet Yellen est venu donner un véritable coup de fouet aux marchés en leur annonçant la bonne santé de l'économie américaine et sa capacité à supporter les futures hausses des taux. Son discours a donc propulsé les marchés actions dans une belle dynamique haussière après quelques semaines d'hésitations. Évidemment tout restera à confirmer lors de la publication des résultats semestriels.

En Chine, les dirigeants communistes s'avèrent incapables d'enrayer la spirale immobilière. Il semblerait même que plus les autorités veulent contrôler le boom immobilier, plus les acheteurs se ruent vers les biens immobiliers avant de ne plus être vraiment autorisés à acheter. Cette frénésie de la pierre n'est pas sans conséquence pour l'économie chinoise. Elle est porteuse de risques. Il y a dix ans, l'immobilier et plus généralement tous les secteurs liés à la construction résidentielle représentaient 10% du PIB. C'est maintenant plus d'un tiers.

En France on a fêté la prise de la Bastille le 14 juillet 1789 et la fête de la Fédération le 14 juillet 1790. Ce jour de fête nationale est le symbole du passage de l'ancien régime (la monarchie) au nouveau régime (la nation démocratique), une allégorie à ce que l'économie mondiale est aussi entrain de vivre sur le plan monétaire : le passage d'un ancien régime accommodant à un nouveau régime plus contraignant.

Texte achevé de rédiger le 14 juillet 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
JUILLET 2017


Robuste

Pour ce qui constituait (peut-être) sa dernière audition devant la Chambre des représentants, Janet Yellen s’est voulue « colombe ». L’économie américaine est suffisamment robuste pour absorber de nouvelles hausses de taux graduelles, mais sans augmenter « encore tant que cela ». De même, la Fed devrait entamer, dès cette année, une réduction progressive de la taille de son bilan qui a atteint 4 500 milliards de dollars...

 

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DNCA
JUILLET 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Les marchés sont de nouveau pris à revers sur un mouvement soudain des taux d'intérêt. Les discours volontaristes et reflationnistes des banquiers centraux alimentent aussi cette spirale haussière. La situation devenait intenable sur le marché obligataire européen.

Asséché par le programme de rachat d'actifs européens, les investisseurs se retrouvent démunis lorsqu'ils souhaitent acheter des obligations, et particulièrement sur le compartiment du crédit et du high yield. " Il n'y a plus de papier !" entend-on dans les salles de marché des market markers. En zone euro, le niveau des taux d'intérêt ne correspondait clairement pas au momentum économique.

Alors qu'aux Etats-Unis, la chute de 10% des ventes automobiles fait craindre un ralentissement de la croissance, les PMIs composite européens (hors Grande-Bretagne) du mois de juin ont tous dépassé les attentes : en France 56,6, supérieur au consensus de 55,3, après 55,3 en mai, en Allemagne : 56,4, supérieur aux attentes de 56,1, après 56,1 en mai, pour toute la zone:  56,3, supérieur aux attentes de 55,7, après 55,7 en mai. Les investisseurs, apeurés par la perspective d'une normalisation monétaire mal maîtrisée et tous azimuts, sont donc obligés de revoir le coût du risque obligataire. Les marchés actions reculent donc de manière mécanique à court terme mais le secteur bancaire se distingue en performance relative dans ces phases de court terme.

Abraham Lincoln avait coutume de dire : "la meilleure façon de prédire l'avenir est de le créer". Les investisseurs sur la partie longue de la courbe des taux sont peut-être entrain de suivre cette maxime messianique du plus illustre des Présidents américains.

Texte achevé de rédiger le 07 juillet 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
JUILLET 2017


Brexit encore

Les derniers chiffres de l’indice PMI, publiés la semaine dernière, ne manqueront pas de venir alimenter la longue controverse concernant les conséquences du Brexit sur l’économie britannique. L’enquête d’IHS Markit révèle que l’indice PMI des services s’est dégradé à 53,4 points en juin contre 53,8 en mai, soit son plus bas niveau en quatre mois. Si la croissance devrait atteindre 0,4 % au deuxième trimestre, l’avenir semble plus incertain...

 

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CARMIGNAC
JUILLET 2017


ÉXUBERANCE RATIONNELLE ?

L’optimisme des investisseurs continue de se nourrir de la perception d’une croissance économique globalement acceptable, quoique dernièrement un peu chancelante aux États-Unis, et toujours d’une grande confiance dans la sagesse des Banques centrales. Cet équilibre doré entre économies tièdes et politiques monétaires douces leur permet depuis dix-huit mois maintenant de traverser avec sérénité tous les aléas, notamment politiques, tandis qu’il apaise leurs états d’âme sur les valorisations des marchés d’actions comme obligataires. Et si ces investisseurs « sentent » parfois que ce régime a déjà beaucoup duré, ils n’en sont que plus décidés à profiter de sa dernière phase.
Cet optimisme général, que confirme le niveau historiquement bas de la volatilité de marché, exprime une grande confiance des marchés à l’égard de ce chemin de crête. Il est rationnel sur la base de la réduction du risque politique immédiat, aux États-Unis comme en Europe, la bonne tenue de l’économie globale, et la prudence annoncée des Banques centrales. Mais il devrait accorder plus d’attention aux nouvelles zones de fragilité qui l’entourent.


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FIDELITY
JUILLET 2017


La chèvre et le chou

En marge de l’ennui qui prévaut sur les marchés, c’est celui des changes qui offre, ces derniers temps, le plus d’animation. Après la baisse du dollar en mai, c’est désormais l’euro qui tend à s’apprécier sensiblement. La semaine passée, la monnaie unique s’est adjugée près de 2 % face au billet vert pour se hisser à 1,1448 dollar, soit un plus haut de plus d’un an. Cette brusque envolée est à mettre au compte de Mario Draghi. A l’occasion du forum annuel de la BCE à Sintra au Portugal, son président s’est en effet laissé aller à un léger débordement d’optimisme. Constatant que « les forces déflationnistes ont été remplacées par des forces reflationnistes », il a - et c’est une première – acté officiellement la reprise économique, évoquant même un « élargissement » du phénomène dans la zone euro. Il n’en fallait pas plus aux investisseurs désoeuvrés, en quête de catalyseurs, pour enjoliver l’annonce et la prendre comme une promesse implicite d’un prochain resserrement. S’il n’en est rien, cet épisode ne manquera toutefois pas d’interpeller Mario Draghi sur les capacités d’équilibriste dont il va devoir faire preuve sur le chemin de la normalisation monétaire. Il pourra s’inspirer, sur le sujet, des talents de Janet Yellen qui, avec la plus grande prévenance, a jusqu’ici su ménager la chèvre et le chou en ramenant sa politique sous des cieux plus conventionnels sans trop susciter l’émoi des investisseurs.

 

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DNCA
JUILLET 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Comme les transhumances estivales de millions de familles européennes, les investisseurs prennent aussi les voiles pour vendre des marchés actions devenus plus volatils. En effet, le VIX est remonté à 11,7 contre 10 les semaines passées. Une des explications provient d'un sursaut de conscience de la part des marchés obligataires qui s'étaient une fois de plus laisser endormir par des taux longs trop bas revenus à leur niveau de novembre dernier.

Un discours volontaire de Mario Draghi, des chiffres d'inflation supérieurs aux attentes en Allemagne et au Japon, une activité économique mondiale qui se raffermit (révision de la croissance en Europe, production manufacturière chinoise de bonne facture) ont donc relancé l'idée que les taux longs devraient suivre ce mouvement de fonds macro-économique...et donc remonter.

Après l'incertitude Trump, l'incertitude obligataire incite donc certains investisseurs à prendre leurs profits avant de partir profiter des plages méditerranéennes. La publication des résultats semestriels pourrait inverser cette tendance morose sur les marchés mais il faudra surveiller l'évolution des taux de change car un euro fort n'est pas une très bonne nouvelle pour les comptes de résultats des sociétés exportatrices européennes. Etrangement pourtant, les flux entrants sur les actions européennes enchaînent leur quatorzième semaine positive consécutive (1,9 Md$).

En France, après l'habituelle phase de "honey moon", le nouvel exécutif se confronte à la dure réalité des chiffres. Accroc à la dette publique, au déficit public et aux dépenses publiques, la France ne respecte toujours pas ses engagements européens faisant même moins d'efforts que certains de ses voisins sud-européens en situation économique beaucoup plus délicate. Une fois encore, l'arme fiscale ou le report de mesures fiscales censées libérer l'énergie et la croissance pourraient être utilisés pour combler en urgence les trous budgétaires. Après le florilège de slogans "Great Again" ("Make America Great Again", "Make the Planet Great Again"), il faudra se préparer en France à un slogan beaucoup moins enjoué : "Make the Tax Great Again !".

Texte achevé de rédiger le 30 juin 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
JUIN 2017


Brexit au rabais

Au soir du 23 juin 2016, sans véritablement mesurer les conséquences de leur victoire, les brexiters l’emportaient d’une courte tête et décidaient de rompre les rangs de l’Union européenne. Certes, depuis, au regard des constantes du Royaume-Uni, rien n’indique la proximité d’un événement d’une telle ampleur. Tout au plus, l’économie de sa Majesté a connu jusqu’ici un ralentissement de croissance au premier trimestre et quelques bouffées inflationnistes. De quoi enorgueillir les tenants d’un Brexit, galvanisés par la victoire mais ignorants les dangers d’un projet simplement bâti sur l’exaspération des électeurs. Une vision politique sans lendemain dont les vraies retombées économiques restent en réalité à venir. Un an après, le patient anglais demeure, selon nous, plus que jamais sous surveillance. Surtout à la lumière du récent revers électoral de Theresa May pour consolider une majorité absolue qui n’en demandait pas tant. Sûre de son fait - comme James Cameron un an plus tôt -, la locataire du 10 Downing Street s’est ainsi privée de la seule arme efficace pour négocier sa sortie de l’Union européenne : l’unité nationale. Il y a donc fort à penser que les anglais auront au final un Brexit au rabais avec des conséquences économiques sans doute plus dommageables qu’envisagées jusqu’alors... Et le loisir de ressasser plus amèrement l’option qu’ils avaient il y a un an : en être ou ne pas en être ?… Là était malheureusement la question.

 

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DNCA
JUIN 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Les marchés actions prennent leur respiration avant les mois d'été. La tendance est moins nette, les inquiétudes sur une nouvelle dégringolade du prix du baril pèsent, la période des publications n'a pas encore démarré et certains investisseurs souhaitent prendre une partie de la performance réalisée sur le premier semestre. Il est vrai que des performances à deux chiffres sur certains marchés, certaines thématiques ou certaines géographies sont appréciables.

Les taux longs ont baissé à contrepied des anticipations. Leur remontée dans les prochains mois pourrait signaler le redémarrage d'un mouvement haussier sur les actions notamment en Europe où les données macro-économiques sont toutes revues en hausse (Italie, France).

Aux Etats-Unis, les mêmes questions demeurent pour l'instant sans réponse malgré une nouvelle hausse des taux courts par la Fed : où va la croissance ? où va l'inflation ? où vont les taux longs ? où vont les profits des entreprises ? où va Donald Trump ?

Pendant ce temps, la Chine a annoncé la décision de MSCI d'inclure 222 grandes capitalisations chinoises (actions A) dans les indices MSCI Emerging Markets Index (représentant une pondération de 0,73%) et dans le MSCI ACWI Index à partir de juin 2018. Cette décision est un signal envoyé à la Chine pour continuer d'œuvrer dans la voie des réformes de son modèle économique. La Chine s'engage à s'adapter au capitalisme financier puisqu'elle maîtrise déjà bien le capitalisme industriel. Largement contributrice à la croissance globale, elle pourrait aussi par ces nouveaux liens qui se tissent devenir une future contributrice et/ou génératrice de grandes crises mondiales. Il ne faut pas oublier qu'elle doit affronter à long terme trois périls : la Dette, la Démographie et la Démocratie (3D). Finalement, l'ancien dirigeant chinois, Deng Xiaoping, avait peut-être vu juste quand il affirmait : "Si la Chine ouvre ses portes, des mouches entreront forcément".

Texte achevé de rédiger le 23 juin 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
JUIN 2017


Normaliser la normalisation

En dépit de récents indicateurs en demi-teinte, l’issue du dernier Comité de politique monétaire de la Fed (FOMC) ne laissait pas de place au doute. C’est donc, sans surprise, que la Réserve fédérale américaine a relevé mercredi dernier d’un quart de point son taux directeur pour le porter dans une fourchette de 1 à 1,25 %. Au-delà, l’instance n’a pas manqué de surprendre par son optimisme. Faisant fi des signes d’essoufflement notamment en matière de création d’emplois, elle se veut confiante sur la poursuite de la reprise et a relevé de 0,1 point sa prévision de croissance à 2,2 % pour 2017. Une assurance qui se lit aussi dans sa volonté de commencer à réduire la taille de son bilan actuellement de 4 500 milliards de dollars. Emprunts d’État et créances hypothécaires confondus, le dégraissage devrait être de 10 milliards de dollars par mois pour atteindre, à terme, 50 milliards de dollars. Un assainissement qui en dit long sur la confiance de la Fed quant aux perspectives de l’économie américaine.

 

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DNCA
JUIN 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Les mouvements du prix du pétrole continuent d'agiter les marchés. Alors que tout semblait pointer vers un relèvement durable du prix du baril (baisse des stocks américains, prolongation de la politique de limitation de production de l'OPEP et de la Russie, assèchement du crédit à l'industrie du shale oil et shale gas aux Etats-Unis), c'est l'inverse qui est entrain de se produire. Le nombre de "rigs" américains ne cesse de progresser et la résorption des stocks est plus longue qu'anticipée. Par ailleurs, les initiatives de plus en plus nombreuses pour accélérer la transition énergétique notamment au sein du secteur automobile (adoption des véhicules électriques) se cumulent avec une demande qui n'accélère pas assez pour l'instant. Bref, il est bien difficile de prévoir le prix de la matière première reine.

Pour les Européens qui l'importent, la sagesse des prix des carburants ne fera que renforcer la dynamique de consommation qui s'installe partout même en Italie où la prévision de croissance du PIB pour 2017 a été revue è hausse par le FMI (1,3% contre 0,8%).

Aux États-Unis, la FED a, comme attendu, relevé son taux de 25 points de base le portant à 1,25%.  La banque centrale américaine semble moins inquiète que les investisseurs sur la santé de l'économie américaine qui voient dans le ralentissement de l'inflation la possible anticipation d'une croissance qui s'étiole. Warren Buffet, souvent cité et jamais copié, disait la chose suivante : " if I was stranded on an island and able to look at only one data set, I would choose the weekly rail volumes". Et que nous disent ces statistiques en provenance des opérateurs ferroviaires nord-américains ? En semaine 23, les volumes de marchandises progressent de 8,3%, une constante depuis le début de l'année. Certes, le secteur automobile est moins dynamique mais le reste tient (matériaux de construction, charbon, produits industriels et agriculture). L'économie américaine se trouve donc toujours en expansion modérée mais de sérieux doutes s'immiscent dans l'esprit des investisseurs entraînant les taux à des niveaux proches de leur niveau de novembre dernier (pour les Treasury 10 ans).

Combinées à une survalorisation de certains secteurs à la mode (la technologie) et une incertitude politique dans le monde anglo-saxon (capacité de Donald Trump à mener ses réformes...et son pays, difficultés voire hésitations pour lancer le processus de Brexit en Grande-Bretagne), ces angoisses débouchent naturellement sur une correction qui pourrait durer encore quelques semaines et représenter de belles opportunités pour acheter des actions...européennes.

Texte achevé de rédiger le 16 juin 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
JUIN 2017


Une balle dans le pied

Nos voisins anglais ne manquent décidément pas de surprises. Un an après le référendum sur le Brexit, ils étaient convoqués une nouvelle fois aux urnes la semaine dernière pour des élections législatives anticipées. L’occasion pour Theresa May, Premier ministre à l’initiative de ce nouveau scrutin, de consolider son assise et sa légitimité au parlement. En arrière-plan, l’idée était d’avoir ainsi les coudées franches pour négocier la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. A posteriori, et au regard des résultats...

 

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DNCA
JUIN 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Theresa May se réveille ce matin avec un parlement sans majorité absolue ("hung parliament"). Le Brexit ne sera donc pas un parcours de santé ni pour les politiques ni pour l'économie britannique. La conséquence a été immédiate sur les marchés des changes avec une légère dépréciation de la livre Sterling contre l'euro.

Aux Etats-Unis, l'audition de l'ancien directeur du FBI ne permet pas de parier sur des suites judiciaires concernant une éventuelle procédure de destitution de Donald Trump; l'économie américaine continue de naviguer sur le même rythme de croisière (2%/an) tout comme la bourse et notamment les valeurs technologiques (semi-conducteurs particulièrement). Il est intéressant de voir la déformation du rapport Capitalisation boursière / Produit Intérieur Brut entre les Etats-Unis et la zone Euro. Depuis 2008, ce rapport est passé de 80% à 156% aux Etats-Unis alors qu'en Europe il est passé de 40% à 70%. La survalorisation de la performance macroéconomique et microéconomique de l'économie américaine par les investisseurs provient peut-être du fait que les valeurs internet et technologiques ont connu un essor spectaculaire. Signe de bonne santé financière ou surchauffe, on serait tenté de répondre que les deux arguments sont valables. En effet, au passif du "bilan" du PIB américain, il y a la dette dans toutes ses composantes : dette immobilière, dette étudiante, crédit automobile, crédit consommation. La hausse de l'endettement est indéniable et représente aujourd'hui un montant cumulé de 17 000 md$ soit environ 90% du PIB nominal des Etats-Unis. Elle est supportable au niveau actuel de taux d'intérêt.

Ce sujet ne doit pas pour autant être négligé car les grandes crises commencent toujours par une implosion de l'endettement. C'est aussi un sujet que les autorités chinoises surveillent de leur côté. Ces deux géants de la création de richesse s'avèrent donc aussi deux géants de la création de dette. Dès lors on comprend mieux pourquoi les banques centrales vont, malgré elles, continuer à être au centre du jeu économique pendant encore quelques années.

Texte achevé de rédiger le 9 juin 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
JUIN 2017



Elections Royaume-Uni - Un parlement sans majorité

L’issue des élections générales britanniques désormais connue, Dominic Rossi, Global CIO, Paras Anand, CIO Actions Europe, et Victoire de Trogoff, gérante actions européennes, décrivent son impact potentiel sur les marchés et les implications pour les investisseurs.

 

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CARMIGNAC
JUIN 2017


What else ?

Les élections françaises s’étant gardées d'asséner le coup de grâce à la construction européenne, les marchés financiers devraient pouvoir afficher quelques temps  encore une certaine exubérance. En effet, aux liquidités toujours abondantes (plus de 1000 milliards de dollars de "Quantitative easing" encore apportés globalement depuis le début de l'année), s'ajoute un cycle économique global en expansion modérée, un dollar faible, des taux d'intérêt toujours bas, et un prix du pétrole stabilisé. Que demander de plus?
Il faut se réjouir du retour de la primauté de l'économie sur les marchés. Mais à l'orée du second semestre, il est peut être aussi utile de rafraichir notre compréhension du phénomène de réflexivité toujours à l'œuvre entre l'économique et le politique, ainsi que notre perception de la dynamique des marchés aux niveaux actuels.


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DNCA
JUIN 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

L'annonce par Donald Trump de la sortie des Etats-Unis de l'accord de Paris et la pénurie momentanée d'essence en Ile de France à la suite d'un mouvement de grève constituent deux bonnes raisons de se poser des questions légitimes sur un secteur crucial pour l'économie et pour la bourse : le pétrole et plus globalement l'énergie. La réaction à la décision américaine a entraîné le prix du baril à la baisse (<47$) mettant à risque le scénario consensuel d'une remontée progressive du baril vers 60$. Un débat à multiples questions commence à agiter la communauté financière sur l'impact de prix durablement bas de l'or noir sur la rentabilité des capitaux employés de ce secteur.

Le comportement agressif des producteurs de shale gas et shale oil, dont les profits représentent une part grandissante dans la  profitabilité des entreprises américaines, peut-il durablement affecté les prix forward du baril ? L'OPEP et la Russie peuvent-ils décider et respecter collectivement de nouveaux accords de réduction de leur production respective ? Quel sera le coût et la part de marché des nouvelles solutions d'énergies renouvelables ? Le gaz (notamment le GNL) peut-il retarder le pic de la demande du pétrole (estimée aujourd'hui vers les années 2030) et assurer la poursuite de la création de valeur par ce secteur ? L'efficacité énergétique et l'essor du véhicule électrique (estimation de 10% du parc automobile sur les prochaines décennies) signifient-elles la fin programmée des hydrocarbures classiques ? Tesla va-t-elle réussir son pari de parvenir au rythme de production de 500 000 véhicules par an ? Il serait trop prétentieux de répondre à toutes ces problématiques en quelques lignes. D'ailleurs, il n'y a probablement pas qu'une réponse mais plusieurs hypothèses à formuler. La valorisation du secteur (PE 2018 de 13,3x et rendement net 2017 de 5,4% en Europe), qui attire inévitablement l'œil des investisseurs value, tient déjà compte en partie de ces risques mais avec quelle ampleur ?  Les majors pétroliers ont longtemps été habitués à surdépenser sur des cycles longs dans des projets aux rentabilités aléatoires car pénalisées par des variations volatiles du prix de leur commodity sur des cycles courts. Il va leur falloir repenser l'éventail de leurs activités (diversification dans d'autres formes d'énergie, intégration verticale, politique de croissance externe...).

Des efforts de productivité conséquents ont déjà été réalisés et une certaine forme de sagesse concernant des investissements dans des projets trop complexes doit être saluée. Somme toute, les majors pétroliers, industrie dominante du capitalisme moderne depuis plus d'un siècle tant par sa taille que par sa capitalisation boursière, vont devoir repenser leur allocation de capital tout comme l'épargnant qui doit aujourd'hui réorienter une partie de son épargne vers de nouvelles solutions plus réactives et plus performantes que le simple placement obligataire de rentier.

Texte achevé de rédiger le 2 juin 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
JUIN 2017



Le plus grand créateur d'emploi

Sans véritablement inquiéter, l’économie américaine a depuis quelques temps maintenant tendance à délivrer des indicateurs parfois décevants. Ce fut une nouvelle fois le cas la semaine passée avec ceux de l’emploi. Le dernier rapport NFP a fait état de seulement 138 000 créations durant le mois de mai. C’est bien sûr en-deçà des attentes du consensus (Reuters) qui en espérait 185 000. Il contraste avec la moyenne de 181 000 des douze derniers mois. Au-delà, la déception est aussi venue de la révision à la baisse du même chiffre affiné pour le mois précédent. Au total, ce ne sont que 174 000 créations d’emplois qui ont été recensées en avril contre 221 000 initialement annoncées. Après le passage à vide de mars (seulement 79 000 créations de postes), ces nouveaux chiffres offrent une nouvelle lecture de l’électrocardiogramme américain. Loin de témoigner d’un ralentissement, la difficulté de la première économie mondiale à créer toujours plus d’emplois – au grand dam de Donald Trump qui ambitionnait il y a peu d’être « le plus grand créateur d’emplois que Dieu ait créé » – caractérise en tout cas une moindre dynamique. C’est d’ailleurs le constat que dressait le Beige Book dans sa dernière mouture, publiée mercredi. Dans les grandes lignes, celui-ci faisait état d’une croissance modérée et d’une inflation encore trop faible.

 

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FIDELITY
MAI 2017



Prématuré

L’Europe aura engrangé un flux de nouvelles positives au cours de la semaine écoulée. D’abord avec le baromètre de l’attractivité du cabinet de conseil E&Y qui montre que le vieux Continent a accueilli 5 845 projets d’investissements étrangers en 2016, pour près de 260 000 emplois créés. Soit une progression de respectivement 15 % et 19 % sur un an. L’attractivité européenne atteint ainsi son plus haut niveau historique, portée par la reprise économique et un euro plus faible. Par ailleurs, l’indice flash des directeurs d’achat (PMI) Composite publié par IHS-Markit pour la zone euro s’est maintenu à 56,8 en mai alors que le consensus tablait sur un recul à 56,6. Il reste ainsi à son niveau le plus haut depuis juin 2011. La progression du PMI Flash Manufacturier (qui passe de 56,7 à 57) a compensé le recul du PMI Flash Services (qui recule de 56,4 à 56,2). Enfin, l’indice Ifo qui mesure le climat des affaires en Allemagne est lui aussi ressorti en hausse à 114,6 points en mai contre 112,9 en avril, au-dessus du consensus Reuters (113,1). Pour autant, il n’y a pas encore de quoi relancer le spectre d’une hausse des taux d’intérêt en Europe. S’exprimant à Madrid, Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne (BCE), a gardé le cap en estimant qu’un resserrement monétaire était prématuré. En effet, on est encore au tout début de la phase de reprise économique en Europe et le taux de chômage y est encore élevé.

 

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DNCA
MAI 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Les Etats-Unis ont encore une fois réussi à surprendre favorablement les investisseurs sur l'état de santé de leur croissance. Les très bonnes publications de deux distributeurs (Best Buy et Sears), qui, conjugués à de bonnes statistiques sur les demandes hebdomadaires de chômage, indiquent une résistance du consommateur américain.

Sur le plan international, les premiers pas de Donald Trump ne permettent toujours pas de se faire une idée réelle de l'implication des Etats-Unis dans les conflits majeurs et le maintien d'un équilibre propice à la paix au Moyen-Orient, qui reste le point névralgique de la production d'hydrocarbures dans le monde. Le pétrole a d'ailleurs essuyé une sévère correction hier en raison de la déception des marchés quant aux mesures de simple prolongation des réductions de production des pays de l'OPEP.

En Europe, la situation pour une meilleure intégration se met en place tout au moins dans les discours et lors des premières rencontres (Angela Merkel et Emmanuel Macron). Les premiers sondages donnent le parti du Président français proche d'une majorité absolue.

Il est difficile de ne pas terminer sur une pensée pour les victimes de l'attentat de Manchester qui ont perdu la vie à cause d'un énième acte terroriste. Cet acte rappelle la difficulté d'assurer les citoyens malgré les mesures de sécurité draconiennes. Aussi, doit-on penser, protéger et aimer constamment cette vie fragile et unique qui nous fait vivre puis mourir. "Live and let die" aurait probablement voulu écrire dans son épitaphe feu Roger Moore, ce grand acteur anglais lui aussi décédé cette semaine.


Texte achevé de rédiger le 26 mai 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

GEMWAY
MAI 2017


Le cercle vertueux de la croissance bénéficiaire émergente !

Dans le cadre de l’enquête de corruption dite Lavo Jato qui a débuté il y a déjà 2 ans et a emporté sur son passage un grand nombre de personnalités politiques, c’est au tour de l’actuel Président Michel Temer d’être ébranlé. Selon le journal local O Globo, Joesley Batista, premier actionnaire du plus grand producteur agroalimentaire du pays JBS, a révélé avoir en sa possession un enregistrement où Michel Temer autorise un versement de pot-de-vin à l’ancien représentant du Congrès Eduardo Cunha (destitué et déjà sous procédure judicaire) pour empêcher la divulgation de preuves liées au scandale de la viande avariée.

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DNCA
MAI 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Le risque politique est de retour mais pour une fois ce n'est plus la zone euro qui effraie. Les rumeurs de destitution de Donald Trump se font de plus en plus insistantes sans qu'on puisse toutefois évaluer la réelle probabilité de cet événement. En effet, il faut rappeler que pour aller au bout d'une procédure d'impeachment aux Etats-Unis, il faut un vote à la majorité simple à la Chambre des Représentants et un vote à la majorité des deux tiers au Sénat. Ces deux chambres sont majoritairement dominées par les Républicains.

Au Brésil, le Président Temer semble aussi finir par tomber lui-même dans la grande opération "Lava Jato" alors qu'il avait été l'un des pourfendeurs du système de corruption généralisée. Ces deux occurrences ont déjà provoqué une mini-correction et une prise de profits parmi les investisseurs. Le BOVESPA se payait un multiple de valorisation PE 2017 de 11x avant les révélations et 9x au moment de celles concernant Dilma Rousseff et du creux macroéconomique. Cela donne donc l'ampleur (à prévision de bénéfices inchangés) du potentiel de baisse du marché brésilien.

Le dollar, lui, a accentué sa baisse contre euro en franchissant le seuil de 1,11. Dans un mois typiquement approprié pour sortir provisoirement des marchés actions avant la trêve estivale (sell in May and go away), cette prise de profits pourrait être salutaire pour enchaîner un beau deuxième semestre porté par une économie mondiale en marche. Au cours d'un récent séminaire organisé à Singapour, notre équipe de gérants a pu se rendre compte de l'amélioration perceptible de la dynamique mondiale. Les sondages réalisés sur mille investisseurs locaux sont riches d'enseignements. Ils sont désormais majoritairement convaincus que la zone euro survivra au-delà de 2020 et que le Président américain sera destitué...

A Berlin, après un discours responsable et coopératif avec Angela Merkel, Emmanuel Macron poursuit son parcours sans faute avec l'annonce de son gouvernement éclectique et collégial. Cela devrait lui donner de bonnes chances de succès aux élections législatives du 11 et du 18 juin. Pour l'instant toutefois, l'ampleur de ce succès reste une inconnue (majorité relative ou majorité absolue, coalition ou cohabitation). "Pour être l'homme de son pays, il faut être l'homme de son temps", écrivait Chateaubriand. Cette maxime aura sûrement échappé à certains dirigeants du monde occidental et notamment au Président américain. Peut-être que ce sont finalement les Européens, eux, qui voudront "Make Europe Great Again" !


Texte achevé de rédiger le 19 mai 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion
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FIDELITY
MAI 2017



Vaudeville

Dans d’autres circonstances, les faits auraient pu prêter à rire. Mais le vaudeville qui se joue actuellement sur la scène politique américaine a des implications trop sérieuses pour être appréciées à la légère. Les liaisons controversées du président américain avec la Russie apportent chaque jour leur lot de révélations. Informations “classifiées” révélées à la diplomatie russe, limogeage du patron du FBI, soupçons d’obstruction à la justice... Si jusqu’alors, elle ne tenait lieu que d’hypothèse et n’est certes pas encore d’actualité, l’idée d’une destitution fait désormais son chemin. Dans le sillage de la nomination d’un procureur spécial, sa simple évocation a subitement plongé, mercredi dernier, les marchés dans la tourmente. Alors que le S&P 500 lâchait 1,82 %, le Dow Jones en cédait 1,78 %. Le rendement des emprunts d’Etat américains à 10 ans se repliait vers son plus bas annuel (2,202 %) à 2,207 %. De son côté, le dollar signait aussi un plus bas depuis janvier à 0,8919 euro et - la symbolique est forte - passait sous le seuil qui caractérisait son dernier plus bas, quelques jours avant le résultat des élections américaines de novembre. Il semblerait que le nouveau locataire de la Maison Blanche soit en train de prendre tardivement la mesure de la fonction présidentielle... et les investisseurs, conscience de l’excès de crédit qu’ils lui ont accordé jusqu’ici.

 

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FIDELITY
MAI 2017



Vitesse et précipitation

La parenthèse présidentielle française à peine refermée, les investisseurs ont déjà l’esprit tourné vers d’autres horizons. Sans plus tarder, au lendemain de l’élection d’Emmanuel Macron, une question affleurait dans les esprits : à quand le retour d’une politique monétaire européenne sous des cieux plus conventionnels ? Le principal risque politique en zone euro évacué, l’interrogation peut légitimement se poser. En effet, ignorant sciemment l’embellie conjoncturelle des derniers mois, la BCE avait opté lors de ses dernières réunions pour le statu-quo, maintenant en l’état une politique ultra-accommodante. Sans jamais le formuler de façon explicite, l’inaction savamment orchestrée par Mario Draghi était jusqu’alors légitimée par un contexte politique à haut risque. Son point d’orgue maintenant passé, ce dernier aura bien du mal à justifier le prolongement de mesures d’assouplissement mises en place il y a plus de deux ans maintenant. Surtout à l’heure où la croissance repart et que l’économie européenne s’est extirpée de la zone rouge déflationniste. Dès lors, certains voient déjà le président de la BCE abdiquer face aux tenants d’une plus grande orthodoxie monétaire et se lancer sans plus tarder sur la voie d’un tapering.

 

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DNCA
MAI 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

L'optimisme souffle sur les marchés comme la brise qui fait onduler les champs de blé.

Rassérénés par l'issue favorable des élections présidentielles françaises, les investisseurs achètent des actions à tour de bras. En effet, c'est le flux positif le plus significatif dans les actions depuis quatre vingt semaines (8,8 md$) et également le flux le plus important sur les actions européennes (6,1 md$), soit la septième semaine consécutive de collecte sur cette classe d'actifs. Le risque systémique européen continue donc de s'estomper dans l'esprit des investisseurs.

Si la victoire d'Emmanuel Macron constitue une surprise pour nombre de commentateurs, il faudra maintenant concrétiser le vent des réformes à l'Assemblée nationale et surtout dans l'exécution. Les "Macronomics" apparaissent comme alléchantes tant sur le plan national qu'européen. Mais entre théorie politique et application pratique, il y a souvent un océan et des tempêtes. Donald Trump en fait les frais actuellement d'autant que les suppositions et rumeurs autour d'un possible "impeachement" à la suite des potentielles collusions russes de son équipe ont repris. Le spectre d'un Watergate bis plane désormais à Washington. Cela tombe au plus mauvais moment car l'économie américaine est entrée dans sa deuxième phase de cycle depuis deux ans et qu'elle pourrait tangenter la fin de son hyper-cycle d'ici deux ans.

La dernière étude publiée par la Fed sur les conditions d'octroi de crédit met en lumière le ralentissement des prêts dans toutes les catégories depuis début 2015. Mais les flux de crédit ne sont pas encore en dessous de leur moyenne historique quand on les compare au PIB.

En Chine, c'est toujours l'opacité de l'endettement qui fait peser une menace sur la deuxième économie du monde. Finalement, en zone euro, il ferait presque bon vivre.


Texte achevé de rédiger le 12 mai 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
MAI 2017



Le jour d'après

En dépit des postures de circonstances et tergiversations d’entredeux-tours, le résultat de l’élection présidentielle française n’a, fort heureusement, pas laissé de place au suspense. Avec 66 % des suffrages exprimés, Emmanuel Macron a donc été élu, dimanche 7 mai, Président de la République. Très largement anticipé par les investisseurs au soir du premier tour, ce dénouement n’a pas donné lieu à des débordements d’enthousiasme sur les marchés. L’euro a certes frôlé 1,10 dollar à la veille du week-end électoral, mais se maintient toujours en-deçà. Même constat pour le rendement des emprunts d’État français puisque l’OAT à 10 ans est presque resté inchangé évoluant toujours autours de 0,7 %. Si la perspective d’un « Frexit » a bel et bien été enterrée au soir du 23 avril, les intervenants sont désormais tournés vers le jour d’après et son cortège d’interrogations. Au-delà de la dynamique présidentielle, le nouveau locataire de l’Élysée parviendra-t-il à fédérer le plus grand nombre de voix aux législatives et obtenir le blanc-seing nécessaire à la mise en place de sa politique ?

 

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DNCA
MAI 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

La démocratie a une nouvelle fois vaincu, non sans mal et angoisse, les hydres de l’extrémisme politique. L’Autriche, l’Espagne, l’Italie, la Hollande et maintenant la France ont préféré la voie de la sagesse et de la continuité dans l’effort même si sur le Vieux Continent, il faut bien l’avouer, rien n’est simple depuis 2008. Le sang-froid des électeurs démocrates a fait basculer la balance en faveur d’un Président dont le programme économique s’avère social-libéral, sérieux et euro-compatible. Il lui faudra cependant trouver une majorité parlementaire équilibrée pour gouverner et créer ce fameux "choc de confiance". Les électeurs ont refusé les fantasmes de grand soir populiste, les programmes économiques abscons et les promesses de dépenses publiques impossibles à financer. Il est temps maintenant de se replonger dans l’économie car la zone euro confirme jour après jour son embellie économique.

Les premières publications de résultats trimestriels sont robustes et le commerce mondial amorce une timide renaissance. Les multiples chroniqueurs qui ont annoncé depuis 2011 la fin des démocraties et l’agonie de la zone monétaire européenne ont une grande part de responsabilité dans la déstabilisation du peuple vis-à-vis de l’Europe. Ni les vagues d’attentats terroristes, ni la problématique migratoire, ni les tentations extrêmes, ni les crises économiques n’auront pour l’instant réussi à briser depuis 1945 ce rêve européen de paix et surtout de liberté : libres de vivre ensemble, libres d’éduquer nos enfants, libres de protéger nos familles, libres d’entreprendre, libres de créer et libres d’investir et d’épargner pour les générations anciennes et futures.

La création, voici ce qui sera bel et bien le maître-mot de ces prochaines années en Europe comme ailleurs : création d’emplois, création d’entreprises, création de richesses, création de talents car comme l’écrivait Albert Camus dans son livre Le Mythe de Sisyphe : « créer c’est vivre deux fois ».

Après ce vote crucial et au lendemain de l’anniversaire de la fin de la deuxième guerre mondiale, la plupart des peuples européens poussent un « ouf » de soulagement même si l'avenir de la France et du continent sont encore loin d'être écrits.


Texte achevé de rédiger le 9 mai 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
MAI 2017



Emmanuel Macron Président de la république - Les marchés attendent désormais les réformes...

Après un entre-deux tour très médiatique et des échanges particulièrement vifs entre les deux prétendants à la magistrature suprême, les électeurs ont choisi Emmanuel Macron. Ce n’est pas une surprise mais c’est une bonne nouvelle pour les marchés qui savent désormais que leur pire scénario est écarté. Ce n’est cependant pas encore l’épilogue de l’incroyable ascension du plus jeune Président que la cinquième République ait connu. 

 

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DNCA
MAI 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Les investisseurs continuent de plébisciter les actions européennes semaine après semaine. La semaine dernière enregistre la plus forte collecte dans cette classe d'actifs depuis décembre 2015 (2,4 bn$) après déjà cinq semaines consécutives de flux positifs. L'optimisme revient peu à peu sur les marchés notamment après le premier tour des élections présidentielles françaises.

Sur le front monétaire, lors de sa dernière réunion, la Banque centrale européenne (BCE) a laissé ses taux inchangés en soulignant que la reprise économique prenait de l'ampleur. Les achats nets d'actifs mensuels ont été abaissés à partir d’avril de 80 à 60 Md€, et reconduits jusque fin décembre 2017 ou au-delà, si nécessaire.

Les banques centrales aux Etats-Unis comme en zone euro laissent désormais petit à petit le soin aux démocraties, et à leurs dirigeants, d'engager des réformes structurelles ou de prendre des mesures destinées à rétablir une trajectoire de croissance solide, équilibrée et si possible juste. Si l'obstacle électoral est bien franchi en France (Emmanuel Macron est toujours donné gagnant par les sondages à environ 60%/40% avec néanmoins une abstention conséquente), les investisseurs pourraient alors redécouvrir une forme "d'alignement des planètes" sur le continent européen. Cette galaxie de planètes serait composée 1/de la reprise économique 2/ de la politique monétaire 3/ d'élections qui sont parvenues à éviter le risque extrémiste et 4/ d'une révision en hausse des bénéfices. En effet, sur ce dernier point, on observe, notamment chez les grandes entreprises françaises, de très bons résultats pour le premier trimestre au-dessus des attentes (Renault, Sanofi, Total...).

Aux Etats-Unis, les marchés attendent le passage devant le Congrès du programme de baisse des impôts proposé par Donald Trump (baisse de l'impôt sur les sociétés de 35% à 15% notamment) avant de poursuivre leur mouvement haussier. En effet, depuis son élection, ce dernier a beaucoup promis et peu délivré. Les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent, dit-on en France...


Texte achevé de rédiger le 28 avril 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion
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FIDELITY
MAI 2017



Sans lendemain

A l’heure où une partie de l’électorat français s’interroge sur le crédit à donner ou non aux sirènes populistes, le bilan des cent premiers jours de la présidence de Donald Trump est riche d’enseignements. Il met en exergue les difficultés de ce dernier à « chrysalider » des promesses de campagne dont certaines, à l’épreuve du jeu politique, sont restées sans lendemain. Les échecs cuisants essuyés sur le décret migratoire ou l’abrogation de l’Obamacare ont mis en évidence l’abîme entre la théorie et la réalisation de son programme. Des revers pénalisants qui ont, depuis, rendu les investisseurs sceptiques. Même à l’égard de ses mesures économiques. Mercredi dernier, l’esquisse de sa réforme fiscale « historique » a en effet suscité de nouvelles interrogations. Baisse de 35 à 15 % de l’impôt fédéral sur les entreprises, réduction de 7 à 3 des tranches d’imposition pour les ménages avec un taux maximal à 35 %, incitations fiscales pour rapatrier les liquidités détenues par les sociétés à l’étranger en constituent les grandes lignes. Reste que cette réforme qui ne devrait voir le jour qu’à l’automne risque d’être, entre temps, malmenée. La baisse des recettes fiscales fédérales qui va en découler, le projet Border Adjustment Tax (BAT) pour la financer sont autant de sujets qui font d’emblée polémique dans les rangs mêmes des Républicains.

 

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GEMWAY
MAI 2017


Le cercle vertueux de la croissance bénéficiaire émergente !

Après une très forte performance au 1er trimestre, les marchés émergents continuent sur leur lancée en avril : +0,4% en €. Ils marquent légèrement le pas si on les compare aux marchés européens (+1,6% pour le Stoxx 600 sur le mois) mais font mieux que le S&P (-0,9% en €) et le Japon (-0,7%). A très court terme, les investisseurs s’inquiètent de la volatilité des prix de certaines matières premières (-16% sur le minerai de fer en un mois) et sur l’impact de la hausse des devises émergentes sur les résultats des exportatrices. Au-delà, nous estimons que la dynamique émergente reste extrêmement positive. Les résultats se révèlent très bons sur le 1er trimestre 2017 (l’effet de base joue à plein) et les analystes ne cessent de réviser à la hausse leurs prévisions pour cette année et la prochaine (voir graphique ci-contre – prévisions bénéficiaires pour les émergents 2017-2018).

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FIDELITY
AVRIL 2017



Présidentielles 2017

L’élection présidentielle dont le premier tour vient de délivrer son verdict, est exceptionnelle à plus d’un titre. D’une part parce qu’elle contribue à redistribuer les cartes d’un jeu politique jusqu’à présent bien établi en France, mais également par le contexte dans lequel elle se déroule. Le vote surprise en faveur du Brexit, le désaveu subi par Matteo Renzi lors du référendum italien puis l’élection de Donald Trump, ont conduit les marchés à se focaliser sur ce scrutin. Ceux-ci craignent en effet la mise en place d’une politique isolationniste en France, l’éclatement de la zone Euro et une secousse politique et économique se propageant bien au-delà des frontières françaises. Les marchés ne tarderont pas à faire leurs pronostics sur le second tour de cette élection, le spread de la dette française et les cours des banques européennes en seront des indicateurs parmi d’autres. Nous vous proposons également ci-dessous le point de vue de deux de nos gérants français.

 

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FRANKLIN TEMPLETON INVESTMENTS
AVRIL 2017


Résultat de l'élection en France : tout n'est pas encore joué

De profondes divergences séparent les deux candidats qui s'affronteront au deuxième tour de l'élection présidentielle française le 7 mai : Marine Le Pen et Emmanuel Macron. David Zahn, responsable Taux Europe du Franklin Templeton Fixed Income Group, fait part ici de quelques réflexions sur les implications potentielles du duel pour les marchés.

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DNCA
AVRIL 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Ce premier tour des élections françaises a mis fin au suspens qui durait depuis plusieurs mois. Les sondages avaient annoncé un score serré et pour une fois remarquablement prédit l'ordre d'arrivée. Emmanuel Macron sera donc opposé à Marine Le Pen.

Le choix qui se présente aux électeurs est simple : 1/ soit ils votent pour rester dans le giron des nations démocrates au travers d'un programme social-libéral compatible avec le fonctionnement de la planète globalisée et connectée 2/ soit ils choisissent l’inconnu d’une présidence marquée par l’incitation aux solutions extrêmes et par un programme économique sans lendemain. Les sondages indiquent pour l’instant un net avantage à Emmanuel Macron. Il reste cependant deux semaines entre les deux tours et le phénomène de report des voix n’est peut-être pas aussi évident au vu des scores du premier tour. Comme souvent, le deuxième tour de l’élection française se résumera donc à un non choix. Alors que le premier tour est traditionnellement un vote d’adhésion, les électeurs sont plutôt confrontés au choix entre le pire candidat et le moins mauvais ou le plus proche de leurs sensibilités. Les élections législatives (11 et 18 juin) constitueront aussi un autre temps fort car pour gouverner en France, il faut une majorité parlementaire.

Dans un premier temps, les investisseurs exprimeront leur soulagement de ne pas avoir un deuxième tour entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. Ils voudraient d’ailleurs dès maintenant réinvestir les marchés actions européens et notamment les actions françaises si les sondages continuaient de confirmer la nette avance du candidat « sobre ». Le précédent quinquennat se termine donc comme il avait commencé avec une impopularité qui atteint aujourd’hui des records dans la Vème République depuis le Président Pompidou. Reine des dépenses publiques, accroc à la dette, incapable de faire réellement diminuer son chômage après trois années de croissance et engluée dans un modèle social datant des Trente Glorieuses qui défie les lois mathématiques quand il s’agit du financement du régime de retraite par répartition, la France n’a pas encore su profiter de la reprise économique en zone euro pour se réformer. Elle n'a pas non plus tirer parti de l’extraordinaire bénéfice des taux maintenus artificiellement bas par une BCE qui a violemment tourné le dos à l’orthodoxie monétaire teutonne.

Dotée d’atouts inestimables (sa culture, ses entreprises petites et grandes, ses infrastructures, sa démographie, son climat, sa position géographique), la France se voit offrir une nouvelle chance (la dernière?) de prendre le train des grandes nations (développées ou émergentes), de redonner du corps (et du cœur) au projet européen et d’éviter ainsi un déclin programmé après mille ans d’une histoire si riche.


Texte achevé de rédiger le 24 avril 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
AVRIL 2017



La peau de l'ours

La forte hausse des indices boursiers européens ce matin à l’ouverture en dit long sur le soulagement des investisseurs au lendemain du premier tour de l’élection présidentielle française. La virée en tête d’Emmanuel Macron devant la candidate du Front National tend en effet à rassurer les intervenants sur l’issue du scrutin au soir du 7 mai. Si rien est encore joué et que le candidat d’En Marche ! devra encore fédérer dans les quinze jours qui viennent une majorité d’électeurs, l’implacable mécanique du front-républicain-de-l’entre-deuxtour tend, en théorie, à lui assurer la victoire. Un scénario qui se lit plus concrètement sur l’OAT à 10 ans où le rendement des emprunts d’État reculait (à 0.778 % cet après-midi), témoignant d’un mouvement de détente sur la dette française. Reste que la peau de l’ours est encore loin d’être vendue. Qu’au-delà de l’apaisement que suscite ce premier round présidentiel, d’autres sont à suivre. L’importance du second portera sur l’ampleur d’une potentielle victoire et, de fait, de l’adhésion des français au programme politique d’Emmanuel Macron. Car les législatives de juin devront aussi lui assurer – en cas de victoire le 7 mai - une majorité indispensable pour mener à bien ses mesures. C’est donc bien une sorte de présidentielle à quatre tours qui se dessine aujourd’hui laissant à penser que rien est encore gagné..

 

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DNCA
AVRIL 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Les fêtes de Pâques sont traditionnellement consacrées à des célébrations festives, culinaires et surtout chocolatées.

Pour les marchés, elles se traduisent par deux jours de bourse en moins (vendredi et lundi saints). Il va donc rester quatre jours de bourse avant une élection décisive pour les Françaises et les Fran&