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Trusteam Optimum

SEPTEMBRE 2017


 

Un fonds patrimonial qui maîtrise son exposition aux risques

Proposé dans 8 contrats de LinXea, Trusteam Optimum est un fonds diversifié dont l’objectif est de générer une performance supérieure à l’EONIA capitalisé, avec une volatilité 5 ans cible de 2%.

Avec un horizon d’investissement minimum recommandé d’un an, on pourrait qualifier Trusteam Optimum de fonds de repli et d’attente. Son approche permet de «valoriser votre patrimoine, gérer votre exposition aux risques de marché, piloter votre trésorerie à long terme avec une liquidité immédiate, offrir une bonne résistance les années difficiles (2008 et 2011) », ainsi que l’explique la société de gestion.

Ce fonds « tranquille » est géré par Jean Luc Allain gérant et co- fondateur de Trusteam Finance et Laure Oriez co-gérante.



L'objectif est de concilier une performance supérieure aux placements monétaires en maîtrisant la volatilité régulière grâce à la mise en oeuvre de stratégies différentes sur les obligations, les obligations convertibles, les options ou actions associées à des options et le monétaire. Le FCP offre une diversification aux fonds obligataires euros et aux fonds en euros.

Principalement investi en obligations et titres de créances.
Afin de réaliser l’objectif de gestion, et dans le cadre d’une gestion discrétionnaire, le FCP est investi en produits monétaires euros, obligations à court et moyen terme euros et en actions, en adaptant le programme d’investissement en fonction de la conjoncture et des anticipations du gérant.

Le fonds est exposé :
- de 70% à 100% de l’actif net en titres de créance et instruments du marché monétaire, libellés en euro d’émetteurs publics et principalement privés, notés A-3 minimum sur le court terme et BBB sur le long terme chez S&P ou jugées équivalentes par la société de gestion. La part investie en instruments du marché monétaire et en obligations de notation inférieure à A3 ou BBB- (Standard & Poor’s ou équivalent) ne pourra pas dépasser 20% de l’actif net. La durée de vie maximum des obligations est de 6 ans pour minimiser le risque lié aux fluctuations des taux d’intérêt. La part des émetteurs hors zone Euro est limitée à 30% de l’actif net.

Avec un maximum de 15% en actions.
Pour la part en actions, la stratégie d’investissement est opportuniste. Elle consiste à mettre en place des stratégies de rendement en : - identifiant des sociétés des pays de la Zone Euro visibles sur des critères de croissance, de récurrence de l’activité, des marges et de satisfaction client. - sélectionnant celles dont la valorisation est raisonnable, - en investissant sur ces sociétés de grandes et moyennes capitalisations, soit au travers d’obligations convertibles, de stratégies d’options, ou d’actions associées à des options (principalement des ventes de call), afin de limiter le risque de façon convexe. Le fonds est principalement investi en actions et/ou en certificats d’investissement de sociétés de pays de la zone euro. Au 30 juin 2017, le fonds était notamment composé de grandes valeurs, par exemple : Air Liquide, Unilever, DSM,Telefonica. Au 30 juin 2017, la répartition par classes d’actifs du fonds était la suivante : Actions : 3% / Liquidités : 7% / Monétaires : 17% / Obligations convertibles : 8% / Obligations d’entreprises : 65%.


Douces performances

Créé en mai 2002, ce fonds dispose aujourd’hui d’une belle antériorité. Morningstar lui attribue 4 étoiles.
L’indicateur de référence du fonds est l’Eonia (taux monétaire de référence) capitalisé. Par rapport aux autres fonds de la même catégorie (pour Morningstar : « allocation Euro prudente »), le fonds a un comportement peu risqué. D’ailleurs, le profil de risque et de rendement est de 2 sur l’échelle officielle qui note les fonds de 1 à 7.
Depuis sa création, en 2002, à fin juin 2017, le fonds réalise une performance cumulée de 58,77% alors que son indice a gagné 23,48% sur la même période.
Ses performances sont les suivantes :
Depuis le début d'année 2017 : 2,02 %
3 ans (annualisée) : 2,06 %
5 ans (annualisée) : 3,01 %
10 ans (annualisée) : 3,18 %
(Performances arrêtées au 29.08.2017)



Trusteam se concentre sur la satisfaction du client


Trusteam Finance, société de gestion indépendante créée en 2000, est née du projet de faire de la finance autrement. Trusteam replace le client, actif le plus important de l’entreprise, au cœur de sa gestion. « Pierre angulaire de notre gestion, la satisfaction client s’impose comme le moteur de performance financière de nos fonds actions et diversifiés. Dans un monde à croissance faible, le client devient l’actif le plus important de l’entreprise. Partant de ce constat, nous avons développé, depuis plus de 10 ans, une méthodologie d’investissement unique et robuste destinée à identifier les leaders de la satisfaction client », explique la société de gestion. Pour aller chercher l’information à la source et identifier les leaders de la satisfaction client européens, Trusteam Finance a noué depuis 6 ans un partenariat exclusif avec Ipsos pour mener des enquêtes de satisfaction en Europe. Le process ROC (Return on Customer) s’appuie sur une recherche académique démontrant le lien étroit entre un taux de satisfaction client élevé et l’accroissement de la rentabilité de l’entreprise, sa performance financière et son parcours boursier. Trusteam Finance gère aujourd’hui près de 1,1 milliard d’euros d’actifs. L’équipe de Trusteam Finance est composée de 23 personnes dont 9 gérants et analystes. Elle propose deux fonds diversifiés (Trusteam Optimum et Trusteam ROC Flex) et deux fonds actions (Trusteam ROC et Trusteam ROC EUROPE).

Trusteam Finance
10 rue Lincoln
75008 Paris
Téléphone : 01 42 96 40 30

Fax : 01 42 96 67 50
E-mail : trusteam@trusteam.fr
Site : www.trusteam.com


 
LES NEWS DE MARCHÉ - SEPTEMBRE 2017


Dans l'attente d'une (vraie) reprise

On s’attendait à un bel été. Il n’a pas été au rendez-vous des marchés financiers. Au contraire, il fut décevant. Il reste à savoir si l’automne, lui, ne sera pas trop volatil …

Mi figue, mi raison

L’été n’a pas été passionnant. Les valeurs françaises et européennes se sont endormies dans la torpeur estivale. Certains, par exemple, La Française AM, diront qu’elles « respirent ». De fait, son allocation type est composée de 55% d’actions, de 40% de taux et de 5% de liquidités. Et pourtant nombre de sociétés de gestion placent leurs espoirs dans les actions européennes….dont elles espèrent toujours le réveil. Au niveau économique, sans être robuste, la reprise est bien présente d’une manière générale en Europe. On pourrait donc espérer de meilleurs résultats de la part des marchés boursiers.

Zone euro : abondance d'optimisme

Pour Swiss Life Asset Managers Consensus, (Perspectives économiques, juillet 2017) : « Les dernières statistiques publiées confirment la diffusion de la reprise économique, tant en termes géographiques, à travers l’union monétaire, qu’en termes sectoriels » et la société de gestion va jusqu’à parler d’une « abondance d’optimisme ». Formule d’ailleurs que la société de gestion reprendra dans ses « Perspectives économiques » publiées, cette fois, le 3 août : « La vigueur cyclique de l’industrie manufacturière ne se dément pas, et elle s’est même accélérée jusqu’à un stade avancé du deuxième trimestre. La production industrielle a enregistré une solide progression en mai, avec une hausse de 4% sur un an. L’indice des directeurs d’achats de l’industrie continue de croître, indifférente jusqu’ici à l’appréciation de l’euro./…Tandis que l’activité industrielle prospère, la croissance économique se généralise de plus en plus, et la consommation privée lui apporte dorénavant une contribution significative. L’indicateur de confiance des professionnels de la distribution publié par la Commission européenne reste solidement orienté et présente une forte corrélation avec les volumes de ventes effectifs. La vigoureuse croissance des ventes de détail rappelle les niveaux atteints en 2004-2006. Pourtant, le phénomène de rattrapage de la demande aura disparu d’ici à l’an prochain, ce qui explique en partie notre vision relativement prudente de la croissance pour 2018. De plus, l’appréciation de l’euro exercera un effet modérateur retardé sur ces dynamiques. A plus long terme, la viabilité politique des réformes structurelles sera déterminante pour libérer le potentiel de l’économie, en particulier en France et en Italie. Enfin, l’incertitude politique va nécessairement resurgir avec les élections italiennes, dans un contexte de montée en puissance des partis populistes ». Enfin, dans ses « Perspectives financières » de septembre (publiées le 31 août 2017), Swiss Life AM rappelle que « L’appréciation actuelle de l’euro constitue toujours un obstacle à la hausse des cours. »

L'Europe a le vent en poupe


« De nombreuses entreprises européennes, notamment dans la finance, les services aux collectivités et les télécoms, sont significativement moins chères que leurs concurrentes américaines. Aussi, les actions européennes offrent une opportunité à contre-courant après 6 années de sous-performance quasi-chronique » note Allianz Global investors. On attend toujours la réalisation de ces prophéties sur les actions européennes. Pour l’instant, il suffit de reprendre l’expression de Eric Lefèvre-Pontalis, Responsable de la Gestion de la banque privée Degroof Petercam qui écrivait au tout début juillet 2017 : « Le Tango des marchés: deux pas en avant, un pas en arrière » « Actuellement malgré ces bonnes nouvelles, les marchés ne suivent pas l’optimisme politico et macro-économique. La faiblesse de l’inflation, liée à la baisse des prix du pétrole, et l’incertitude autour de la politique économique américaine ont conduit les investisseurs à faire un pas en arrière et a déprimé les marchés de taux. Le marché obligataire n’intègre désormais quasiment plus d’augmentation des taux directeurs aux Etats-Unis dans les 18 prochains mois. Le marché sous-estime la force de cette reprise et ce repli doit être mis à profit pour compléter les investissements en actifs risqués en privilégiant la zone euro », relate Eric Lefèvre-Pontalis.


Rotation sectorielle pour COGEFI


La lettre de gestion privée Trimestriel n° 38 juillet 2017 de COGEFI : « Dans ces conditions, si la reprise de l’inflation se confirme, nous anticipons une poursuite graduelle de la hausse des taux sur la 2ème partie de l’année, dans des proportions toutefois mesurées. Cette hausse devrait permettre la reprise de la rotation sectorielle démarrée fin 2016, favorisant ainsi les valeurs plus cycliques et les bancaires. Nous accompagnerons ce mouvement dans les portefeuilles, l’essentiel de notre stratégie résidant toujours dans un choix pertinent de valeurs combinant croissance de rentabilité et valorisation attractive ».

Entre dynamismes et risques pour les pays émergents


Pour Allianz Global Investors (Revue des marchés – août 2017) : « Au sein des pays émergents, plusieurs signaux laissent toujours présager d’une « accélération modérée de la croissance », principalement soutenue par l’assouplissement de la politique économique et financière en Chine. Cette tendance serait également alimentée par la stabilisation de la situation économique au sein de deux poids lourds du monde émergent, le Brésil et la Russie, qui s’explique par la récente hausse des cours des matières premières. • Cependant, des risques persistent, dans la mesure où la politique économique expansionniste déployée au sein de plusieurs pays émergents s’accompagne d’un creusement des déséquilibres, en particulier d’une vive hausse de la dette privée et d’une envolée des prix de l’immobilier. En revanche, la récente évolution du dollar US s’est avérée moins pénalisante, les devises locales étant plus souvent utilisées pour assurer le service d’une dette libellée en dollar.• Les valorisations des actions émergentes demeurent attrayantes sur la base du ratio P/E de Shiller ». Pour Fidelity International « En cette fin de cycle, les marchés émergents et asiatiques connaissent un regain d’intérêt de la part des investisseurs, mais la discrimination reste plus que jamais de mise…Les pays émergents ont vu affluer plus de 100 milliards de dollars sur les marchés actions et obligataires au cours du premier semestre 2017. Les valorisations attractives et les perspectives de bénéfice favorables des entreprises, ainsi que l’attractivité des rendements d’une classe d’actifs obligataire encore largement sous-pondérée justifient cet engouement. »

Vives turbulences coréo-américaines


« La crise politique a atteint son paroxysme le 9 août puisque Donald Trump a promis de répondre à la menace par « le feu et la fureur » ; la Corée du Nord quant à elle indique envisager le tir de missiles près de l’ile américaine de Guam. Cette guerre verbale a marqué le retour de l’aversion au risque et a provoqué la baisse des marchés : l’indice Nikkei a perdu 1,3% en clôture, Dow Jones et EuroStoxx 50 ont cédé 0,2% et 1,3% respectivement. Dans ce contexte, la volatilité est de retour (à son plus haut de la journée, l’indice Vix a rebondi de 15% par rapport à sa clôture de la veille) et les investisseurs se sont de nouveau tournés vers les actifs refuge (l’or a progressé de 0,9%, revenant sur des plus hauts de presque 9 semaines). Malgré une impression de « déjà vu » pour cette relation historiquement tumultueuse, la situation parait encore plus difficile à analyser à cause de la nature « imprévisible » des deux dirigeants » indique le 10 août 2017 le Flash marché intitulé « Des marchés de nouveau perturbés par le risque politique » de Gemway Assets.

Faire preuve de plus de sélectivité au second semestre


Pour Allianz Global Investors (Perspectives semestrielles) : « Dans le sillage de la vigueur des marchés d’actions au premier semestre 2017, la seconde moitié de l’année sera placée sous le signe de la prudence dans la recherche de performance. À cet égard, le « facteur pays » jouera un rôle clé : les investisseurs ne peuvent plus compter sur une vague de données cycliques haussières qui bénéficierait à l’ensemble des marchés.»


 LE BAROMÈTRE DES BOURSES NATIONALES SELON ALLIANZ GLOBAL INVESTORS
 Beau temps
Zone Euro + Inde
Légèrement couvert
Japon + Russi
Nuageux, couvert
USA + Chine + Brésil
Mauvais temps
Royaume-Uni

Au final, en ce dernier jour du mois d’août où nous terminons la rédaction de cette page, le CAC 40, l’indice des grandes valeurs françaises, et le DJ Eurostoxx 50, cet indice des grandes valeurs européennes, ont gagné 4 à 5% depuis le début 2017. Les plus audacieux en profiteront pour entrer massivement sur des fonds actions France et Europe, les autres mettront en place des versements périodiques afin de lisser leurs points d’entrée et de profiter, dans une certaine mesure, de cette « pause » des marchés. Aujourd’hui, les perspectives paraissent nettement plus attrayantes, mais des interrogations subsistent, notamment sur la vigueur et la continuité de la reprise. La réponse est certainement écrite dans le contexte économique sur lequel nous apportons ci-dessous un éclairage.

 
LES NEWS DE MARCHÉ - SEPTEMBRE 2017


ÉCONOMIE DE LA FRANCE

Industrie, services marchands et bâtiment : en forme

· En juillet la production industrielle a rebondi, après un mois de juin atone. Ce rebond est particulièrement marqué dans les secteurs de l’automobile, du plastique-caoutchouc et de la métallurgie. Les carnets de commandes sont bien garnis, les stocks de produits finis sont revenus à leur bas niveau de 2010.
· Les services sont toujours dynamiques. Les effectifs continuent de progresser mais moins vite. La situation de trésorerie reste aisée.
· L’activité continue de croître dans le bâtiment, tant dans le gros oeuvre que dans le second œuvre. (Banque de France – Enquête mensuelle de conjoncture publiée le 9 août 2017).


Construction : la dynamique s'est accélérée au 2ème trimestre 2017


L’été n’a pas été passionnant. Les valeurs françaises et européennes se sont endormies dans la torpeur estivale. Certains, par exemple, La Française AM, diront qu’elles « respirent ». De fait, son allocation type est composée de 55% d’actions, de 40% de taux et de 5% de liquidités. Et pourtant nombre de sociétés de gestion placent leurs espoirs dans les actions européennes….dont elles espèrent toujours le réveil. Au niveau économique, sans être robuste, la reprise est bien présente d’une manière générale en Europe. On pourrait donc espérer de meilleurs résultats de la part des marchés boursiers.

Les ventes du commerce de détail augmente

Sur les trois derniers mois, les ventes du commerce de détail croissent de 0,5 %. Les ventes de produits alimentaires progressent légèrement (+0,2 %). Celles de produits industriels affichent une hausse un peu plus marquée, grâce notamment à l’automobile et à la pharmacie. Les ventes de parfumerie et de chaussures sont toutefois en recul. Les ventes du petit commerce baissent (-0,6 %). Celles de la grande distribution sont stables : la hausse des hypermarchés (+0,5 %) et de la vente à distance (+0,6 %) est compensée par la baisse des supermarchés (-0,2 %) et des grands magasins (-1,4 %). En juillet, les ventes augmentent (+0,6 %). Les ventes de produits alimentaires fléchissent (-2,0 %) alors que celles de produits industriels rebondissent (+1,8 %), notamment pour la chaussure, l’habillement-textile et l’électronique grand public. Les ventes du petit commerce progressent (+2,7 %) tandis que celles de la grande distribution sont en recul (-0,4 %) malgré un rebond des ventes en grands magasins. (Cahier commerce de détail de l'EMC : synthèse et détail sectoriel, publié le 14 août 2017)

La consommation des ménages s'améliore lentement


Selon l’INSEE, la consommation des ménages accélère légèrement au deuxième trimestre 2017 (+0,3 % après +0,1 %). Les dépenses en biens rebondissent (+0,4 % après −0,4 %), tandis qu'elles ralentissent en services (+0,2 % après +0,6 %). La consommation d'énergie se redresse (+0,5 % après −3,2 %). Les achats de biens fabriqués accélèrent légèrement (+0,2 % après +0,1 %), de même que la consommation alimentaire (+0,6 % après +0,4 %). Dans les services, le ralentissement de la consommation provient notamment de l'hébergement-restauration.


Le PIB progresse de 0,5% au deuxième trimestre 2017


Au deuxième trimestre 2017, le produit intérieur brut (PIB) en volume continue de progresser : +0,5 %, pour le troisième trimestre consécutif. Les dépenses de consommation des ménages accélèrent légèrement (+0,3 % après +0,1 %) tandis que la formation brute de capital fixe (FBCF) ralentit nettement (+0,5 % après +1,4 %). Au total, la demande intérieure finale hors stocks contribue à la croissance du PIB pour +0,4 point, comme au trimestre précédent. Les exportations rebondissent (+3,1 % après −0,7 %) tandis que les importations ralentissent nettement (+0,2 % après +1,2 %). Au total, le solde extérieur contribue positivement à la croissance du PIB : +0,8 point après −0,6 point au trimestre précédent. À l'inverse, les variations de stocks y contribuent négativement (−0,6 point après +0,7 point). (Comptes nationaux trimestriels - première estimation (PIB) - deuxième trimestre 2017.INSEE).

Les crédits aux entreprises sont bien actifs


Au mois de juillet, les établissements bancaires font état d’une poursuite de la hausse de la demande de crédits des entreprises aussi bien de la part des PME que des grandes entreprises, en particulier à des fins d’investissement. (Stat Info Banque de France, 11 août 2017 Enquête mensuelle auprès des banques sur la distribution du crédit en France).

On note une petite baisse de chômage


En moyenne sur le deuxième trimestre 2017, le taux de chômage est de 9,5 % de la population active en France (hors Mayotte), après 9,6 % au premier trimestre 2017. Il retrouve son niveau de début 2012 (avant l’élection de François Hollande). En France métropolitaine, le nombre de chômeurs diminue de 20 000, à 2,7 millions de personnes ; le taux de chômage baisse ainsi de 0,1 point par rapport au premier trimestre 2017, à 9,2 % de la population active. Sur un an, le taux de chômage baisse de 0,5 point. Au deuxième trimestre 2017, le taux de chômage de longue durée s'établit à 4,0 % de la population active. Il diminue de 0,1 point par rapport au trimestre précédent et de 0,3 point sur un an.

Les points négatifs


Le retard français porte sur trois points bien précis : croissance chômage, déficit.
La croissance française s’améliore : après seulement 1,1 % en 2016, elle pourrait atteindre 1,6 % en 2017, comme en 2018 et 2019. Malgré ces évolutions favorables, trois mesures soulignent le retard français :
La croissance potentielle est trop basse.
La croissance potentielle était encore à 2 % par an il y a quinze ans. Elle a baissé après la crise, pour s’établir à 1 %. Notre croissance effective semble ces dernières années limitée par ce niveau pourtant modeste. Cette faible croissance potentielle française s’explique principalement par un ralentissement de l’investissement productif des entreprises et par une moindre croissance de la productivité.
Le taux de chômage structurel est encore trop élevé.
En parallèle, le taux de chômage structurel est aujourd’hui estimé à plus de 9 %, un niveau à l’évidence insupportable car deux fois plus élevé que le taux de chômage de plein emploi. Le taux de chômage est de 9,5 % de la population active en France (hors Mayotte), après 9,6 % au premier trimestre 2017.
L’insuffisance de notre compétitivité est reflétée dans nos comptes extérieurs.
La France est le seul des grands pays de la zone euro à avoir une balance des transactions courantes déficitaire en 2016 (– 19 milliards d’euros, soit – 0,9 % du PIB). (Lettre introductive au rapport de la Banque de France, publiée le 6 juillet 2017). Légère dégradation du déficit des transactions courantes en juin Le solde des transactions courantes est déficitaire (-2,1 milliards d’euros), à un niveau proche de celui observé en mai (-1,9 milliard). Le déficit des biens s’accentue légèrement (-3,4 milliards, après -3,2 milliards en mai), sous l’effet d’exportations de marchandises moins dynamiques que les importations. L’excédent des services évolue peu (0,2 milliard, après 0,3 milliard en mai), les soldes des voyages et des autres services restant proches de l’équilibre.(STAT INFO « La Balance des paiements – France, juin 2017 ». publié le 8 août 2017). Cartographie des risques 2017 selon l’AMF Dans un document de 108 pages, publié en juillet 2017, l’AMF a passé en revue les risques et les tendances pour les années à venir.



 
LES NEWS DE MARCHÉ - SEPTEMBRE 2017


ÉCONOMIE DE LA ZONE EURO

La croissance est soutenue, mais les marchés n'en profitent pas

On a un peu de mal à comprendre ce qui se passe … Selon la Banque centrale européenne (BCE) qui est la banque centrale des dix-neuf pays de l’Union européenne ayant adopté l’euro, les principales prévisions sont les suivantes : · Les anticipations d’inflation ont été révisées à la baisse pour 2017, 2018 et 2019. Les anticipations d’inflation à plus long terme demeurent inchangées, à 1,8 %. · Les anticipations relatives à la croissance du PIB en volume ont été révisées à la hausse pour 2017, 2018 et 2019. · Les anticipations relatives au taux de chômage ont été révisées à la baisse. Les estimations ponctuelles moyennes s’établissent à 9,2 %, 8,8 % et 8,4 %, pour 2017, 2018 et 2019, respectivement. Par rapport à l’estimation provisoire pour le deuxième trimestre 2017, cela représente des révisions à la baisse de 0,2 point de pourcentage, 0,3 point de pourcentage et 0,3 point de pourcentage, pour 2017, 2018 et 2019, respectivement. L’estimation ponctuelle moyenne relative au taux de chômage à plus long terme (pour 2022) a été révisée à la baisse, de 0,3 point de pourcentage, à 8,1 %.(Résultats de l’enquête menée par la BCE auprès des prévisionnistes professionnels pour le troisième trimestre 2017)


Amélioration de la situation commerciale en Europe


Selon Wilfried Verstraete, Président du Directoire d’Euler Hermes : « Le chiffre d’affaires reste inférieur aux attentes, mais, comme indiqué au premier trimestre, nous entrevoyons des signes de reprise commerciale. L’Europe du Nord, la France, et notre activité liée aux programmes internationaux affichent une croissance des primes, l’Allemagne stabilise ses revenus.». Pour le 1er semestre 2017 : - Le chiffre d’affaires atteint 1 286 millions d’euros, en repli de 1,1 point à taux de change constants - Le ratio combiné net est à 78,8%, en amélioration de 1 point par rapport au premier semestre 2016 - Le résultat opérationnel courant s’établit à 214,1 millions d’euros, en hausse de 6,4% par rapport au premier semestre 2016 - Le résultat net ressort à 163,8 millions d’euros, en hausse de 11,0% hors éléments exceptionnels - Le ratio de solvabilité estimé reste solide à 165%.

ÉCONOMIE DES USA

Le président Trump peine à réveiller l'économie américaine

Dans sa dernière étude, Euler Hermes analyse les perspectives économiques américaines et revient notamment sur les promesses formulées par l’administration en place. Ainsi, Euler Hermes estime que la croissance américaine atteindra +2,3% en 2018, après +2,2% en 2017 et +1,6% en 2016. Néanmoins, rien n’indique que le programme économique du Président Trump pourra être totalement appliqué, et cette prévision pourrait être revue à la baisse. Si l’accord du Congrès pour la réforme fiscale s’avère impossible à obtenir, l’administration en place pourrait alors avoir recours aux restrictions commerciales pour restaurer un semblant de contrôle. « Malgré des promesses de campagne qui ont enflammé les marchés, le Président Trump peine à réveiller l'économie américaine. Il jouera donc son va-tout à la rentrée : il doit financer au moins en partie le plan d'infrastructures (200 milliards au moins) et amorcer la réforme fiscale (impôt sur les sociétés abaissé à 15%), avec l'aide du Congrès », estime Ludovic Subran, Chef économiste d’Euler Hermes. (Communiqué du 8 août 2017 : Le programme pro-croissance de Trump peut-il vraiment être appliqué ?).



ÉCONOMIE AU NIVEAU MONDIAL

" Un souffle de croissance "

La croissance mondiale s’accélère, mais tous les moteurs de l’économie ne sont pas synchronisés.

Alors que la croissance du PIB mondial a accéléré à son plus haut niveau en deux ans au premier semestre 2017, certains moteurs de l’économie mondiale sont désynchronisés, selon une analyse de Euler Hermes publiée le 28 août 2017. Le spécialiste mondial de l’assurance-crédit commercial a identifié cinq facteurs clés expliquant l’accélération de la croissance mondiale, ainsi que cinq risques qui continuent de l’accompagner :

 Cinq « boosters » de la croissance mondiale

• L’inflation - En partie de retour. En augmentant les valeurs nominales, elle stimule la confiance et l’investissement. La croissance des prix a repris en 2017, essentiellement suite à la hausse des prix des matières premières. Euler Hermes anticipe une reflation à un rythme modéré.

• Augmentation de la consommation et de l’investissement - Les ventes au détail se sont accélérées mondialement, notamment aux États-Unis et en Chine, tout en gardant un bon rythme dans la zone euro où les niveaux de confiance sont sans précédent. Le cycle d’investissement s’accélère également.

• L’accélérateur des exportations - La reprise des exportations mondiales s’est poursuivie au premier semestre 2017, tant en volume qu’en valeur, après deux ans de contraction en valeur. Les exportations mondiales de biens ont progressé de +2,3 % en glissement annuel en avril 2017.

• Des politiques accommodantes - Les liquidités mondiales ont atteint des niveaux records (plus de 19 000 milliards d’USD), et la politique monétaire devrait rester globalement accommodante et les liquidités abondantes, malgré des ajustements de bilan.

• Risque politique - Le sentiment général est celui d’une relative diminution du risque politique, sauf aux États-Unis.

Cinq risques mondiaux pesant sur la qualité de la croissance

• La reflation pourrait créer un « effet ciseau » - Bien que la reflation soit actuellement positive pour le chiffre d’affaires des entreprises et la consommation des ménages, il existe un risque que les marges des entreprises et le pouvoir d’achat des ménages soient affectés.

• Le cycle d’investissement est en grande partie financé par la dette - Avec le retour à des cycles économiques normaux, il est possible que la croissance maximale soit atteinte relativement tôt. Aux États-Unis, par exemple, des nouvelles commandes et des créations d’emplois records, conjuguées à des niveaux plus élevés de dette privée, pourraient conduire à une décélération d’ici la fin de 2017 sans l’apport de stimuli fiscaux significatifs. Les niveaux élevés de dette sont également inquiétants en Europe (dette publique) et dans les marchés émergents (dette privée). Une hausse des taux d’intérêt pourrait compromettre le cycle d’investissement, particulièrement dans les pays où les niveaux d’endettement sont déjà élevés. Les pays d’Amérique latine et d’Asie sont particulièrement concernés.

• Le protectionnisme - Le protectionnisme ne faiblit pas, bien que le nombre de nouvelles mesures protectionnistes se stabilise ; les pays qui ont adopté le plus de mesures restent les États-Unis, la Russie, l’Inde et l’Argentine. Le raccourcissement des chaines de production signifie que moins de pays sont impliqués dans la production d’un bien (le contenu de la production en consommations intermédiaires importées a diminué). Et ce phénomène est renforcé par la balkanisation financière, qui implique que les flux bancaires internationaux, qui finançaient précédemment l’internationalisation, ont diminué.

• Un incident de parcours sous la forme d’une nouvelle crise - Les décideurs politiques sont conscients des risques qui résultent du fait de ne pas avoir récupéré de marges de manoeuvre suffisantes avant la prochaine crise. De plus, un échec politique pourrait créer des tensions financières importantes en Europe, en particulier en Italie, ainsi qu’aux États-Unis.

• Les risques politiques pourraient à nouveau influencer les marchés - Après une accumulation d’incertitudes électorales en Europe, ce sont les États-Unis qui occupent maintenant le devant de la scène. En Europe, aucune crise financière ou politique majeure n’est attendue. Cependant, au fur et à mesure de la poursuite des négociations sur le Brexit, l’incertitude politique au Royaume-Uni continuera à amplifier la volatilité financière. Euler Hermes prévoit une poursuite du ralentissement de la croissance du PIB britannique (+1,4 % en 2017 ; +1,0 % en 2018), puisque les consommateurs devraient ressentir de plus en plus leur perte de pouvoir d’achat réel.

FIDELITY
SEPTEMBRE 2017


Les taux entre deux chaises

Dans le contexte actuel, c’est un commentaire qui ne pouvait passer inaperçu. Jeudi dernier, la Bank of England (BoE) a, sans surprise, laissé son taux directeur inchangé à 0,25 %. A ceci près que la vieille dame de Threadneedle street a précisé que si l’économie de sa Majesté demeurait sur la même trajectoire, « le retrait d’une partie du stimulus monétaire pourrait être approprié dans les mois à venir »...

 

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DNCA
SEPTEMBRE 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

La croissance économique accélère en zone euro. En 2017, certains prévisionnistes éclairés avaient prévu un PIB avec une progression supérieure à 2%. On pourrait désormais dépasser cette barre symbolique en 2017. Reste à savoir si la zone euro continuera à accélérer en 2018. Pour l'instant, rien n'indique le contraire.

Aux Etats-Unis, l'inflation rebondit au mois d'août sous l'effet possible de la forte hausse du prix des matières premières. Elle progresse en rythme annualisé à 1,9%. Ces deux momentums économiques en zone euro et en zone dollar suggèrent une modification prochaine de la politique monétaire (réduction du programme d'achat d'actifs pour la BCE, hausse des taux et réduction de la taille du bilan pour la Fed). Le chemin paraît bien balisé pour les investisseurs obligataires. Un dérapage monétaire est toujours possible mais sa probabilité est faible au vu du soigneux pilotage orchestré par Janet et Mario. Les actions devraient donc bien accueillir une phase de légère tension des taux longs si elle traduit bien une amélioration économique synchrone dans le monde.

Sur le plan micro-économique, les dernières rencontres avec les dirigeants d'entreprise nous confortent dans ce relatif optimisme. Il est intéressant de noter que désormais, le digital et la numérisation occupent une part très importante des discussions avec eux et ce, dans tous les domaines et tous les secteurs. A l'heure où chaque individu, chaque professionnel craint d'être remplacé par un robot, à l'heure où chaque communauté voit son destin "virtualisé" sur un réseau social, où chaque entreprise redoute d'être "Amazonifiée",  un échange trouvé...sur un réseau social (LinkedIn) nous a d'ailleurs interpellés. Il met en scène un directeur financier (CFO en anglais) et son directeur général (CEO en anglais). Le CFO demande : "What happens if we invest in developing our people and then they leave us"?. Son CEO lui répond : "What happens if we don't and they stay ?".

L'investissement et le développement dans l'être humain seront toujours clés pour les entreprises même si tout semble nous indiquer aujourd'hui qu'il est remplaçable par l'intelligence artificielle.

Texte achevé de rédiger le 15 septembre 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
SEPTEMBRE 2017


A bons entendeurs

Sans grande surprise, l’issue de la réunion de rentrée de la BCE s’est une nouvelle fois soldée par un statu-quo. Comment pouvait-il en être autrement ? Quelques semaines auparavant à Jackson Hole, Mario Draghi laissait entendre que la normalisation de la politique monétaire européenne se ferait lentement. Pourtant, sur la forme, son discours a connu une légère inflexion par rapport à celui qu’il tenait encore avant la trêve estivale.

 

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CARMIGNAC
SEPTEMBRE 2017


La stratégie du paratonnerre

L’été 2017 n’aura pas infligé aux marchés financiers de choc externe majeur susceptible de tester leur robustesse. Pas de crise financière, pas d’invasion militaire (tout juste quelques provocations de la Corée du Nord), un contexte économique globalement serein, et pour finir, une réunion des banquiers centraux lors de leur fameux rendez-vous de Jackson Hole au mois d’août, qui s’est illustrée principalement par une coordination du silence sur les questions de politique monétaire. En somme, rien de majeur à signaler.
 
Sur juillet-août, l’EuroStoxx a baissé de 1%, l’indice S&P 500 a gagné 1,8%, et l’indice actions MSCI Monde a progressé de 2,3% grâce à la bonne tenue des marchés émergents. Pourtant, sous la surface de cette saison paisible, la tectonique des grands équilibres mondiaux s’est poursuivie. L’évolution de deux variables majeures en témoigne : le dollar a accéléré sa baisse entamée en début d’année, notamment contre l’euro (la monnaie unique s’est appréciée de près de 5% cet été contre le dollar), et les taux sans risque ont continué de baisser.

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FIDELITY
SEPTEMBRE 2017


La quadrature du cercle

Concluant une semaine chargée en publications, le rapport mensuel sur l’emploi aux États-Unis n’a, de toute évidence, pas contenté les attentes des investisseurs, vendredi. Avec seulement 156 000 créations de postes recensées sur le mois d’août, le marché du travail ne génère pas autant d’emplois que les 180 000 attendus par le consensus. Motif supplémentaire de déception, ce chiffre s’est accompagné d’une révision à la baisse de ceux publiés sur les deux mois précédents – à respectivement 189 000 en juillet et 210 000 en juin.

 

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DNCA
SEPTEMBRE 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Harvey, Irma, les tempêtes se suivent et malheureusement se ressemblent dans les paysages de désolation qu'elles provoquent.

L'impact économique, notamment aux Etats-Unis où la Floride devrait être bientôt touchée, ne sera pas si négligeable et de nombreuses industries seront touchées sans remettre en cause pour autant la dynamique américaine et mondiale. Cette expansion synchrone sur toutes les zones de la planète est assez rare pour être signalée.

Comme attendu, la BCE n'a pas modifié son programme d'achat d'actifs. Elle devrait le faire lors de sa réunion d'octobre et réussir à enfin faire (un peu) monter les taux d'intérêt. Cet environnement monétaire continue de favoriser les transactions financières qui animent la cote (Schneider/Aveva et UTC/Rockwell Collins). Après une semaine précédente décevante, les flux reviennent sur le continent européen malgré les craintes du référendum d'autodétermination catalan. Ce nouvel épisode fera semblant d'inquiéter quelques investisseurs à la recherche de sueurs froides sur la zone euro. En effet, dans la constitution de 1978, aucune région espagnole n'a la capacité juridique d'organiser sa sécession et sa propre autonomie.

Donald Trump, dont la communication théâtralisée et les tribulations sont bien difficiles à décrypter sur le plan national ou sur le plan international (Corée du Nord), a enfin obtenu un accord (avec les Démocrates!) sur l'augmentation du plafond de la dette pour les trois prochains mois. Ce jeu d'acteur permanent de la part du Président des Etats-Unis rappelle un célèbre échange en 1988 entre David Brinkley, journaliste, et Ronald Reagan, quand ce dernier achevait son mandat. A la question "votre ancien métier d'acteur vous a-t-il aidé dans votre rôle de Président?", Ronald Reagan aurait répondu de manière assez réaliste la phrase suivante : "There have been times in this office when I have wondered how you could do the job if you had not been actor". Entre Ronald et Donald, l'histoire jugera qui aura le mieux joué...

Texte achevé de rédiger le 8 septembre 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
SEPTEMBRE 2017


Retour de bâton

Contrastant avec des parenthèses estivales plus agitées, celle qui se referme n’aura pas changé le constat qui prévalait au début de l’été. Dans l’ensemble, l’environnement économique mondial reste bon. En dépit des apparences, ce panorama idyllique n’a pourtant pas été un sujet de satisfaction la semaine passée lors du traditionnel symposium estival des banquiers centraux à Jackson Hole...

 

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DNCA
SEPTEMBRE 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Le tir de missile de la Corée du Nord au-dessus du Japon a ranimé la crise diplomatique qui se joue entre les Etats-Unis et cet Etat renégat. Les Américains doivent aussi affronter la tempête Harvey qui dévaste le Texas et accentue ce climat anxiogène. Il faudra du temps avant que les infrastructures ne redémarrent dans cet Etat pétrolier. Il faudra aussi évaluer l'impact réel sur l'économie américaine qui continue de progresser malgré l'absence de décision sur les réformes fiscales pour l'instant.
 
Alors que les flux avaient été à sens unique (entrant) depuis avril en Europe et en zone euro, la dernière semaine a vu pour la première fois en vingt-six semaines le flux sortant d'Europe le plus important (1,4 md$). Les réunions des deux banques centrales (Fed et BCE) créent aussi de l'attentisme même si, depuis 2011, elles ont pour l'instant bien piloté la communication aux marchés financiers et protégé l'épargnant.
 
La saison des résultats se termine en Europe et il y a de bonnes (Vivendi) et des mauvaises surprises (Carrefour). Les avertissements sur résultats de ProSieben et de WPP avaient refroidi les marchés sur la capacité du consensus à réviser en hausse les prévisions de bénéfices. Le deuxième semestre sera marqué par la très forte remontée de l'euro contre le dollar (un élément négatif pour les exportateurs européens) et par d'éventuelles décisions monétaires. Il ne faut toutefois pas négliger le raffermissement de l'activité de la zone euro qui pourrait approcher le rythme annuel de 2%. Cette croissance économique est le meilleur allié des résultats des entreprises et des investisseurs car la reprise européenne est d'abord endogène et le fait du consommateur européen lui-même.
 
La volatilité pourrait revenir au cours des prochains mois et des points d'entrée sur certains secteurs et entreprises s'ouvriront. Tant que le marché actions européen versera un rendement net supérieur à 3% et sans modification majeure de l'environnement macro-économique, il est difficile d'envisager une correction massive des marchés.

Texte achevé de rédiger le 1er septembre 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

DNCA
AOUT 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

L'ambiance de guerre froide glace les investisseurs et gèle les décisions d'investissement.

Les querelles de langage entre les Etats-Unis et la Corée du Nord ne sont pas à prendre à la légère mais il est encore plus difficile d'anticiper les événements et décisions politiques que le niveau des indices actions à la fin d'année. A y regarder de plus près, les années de guerre froide (1947-1989), la vraie ou plutôt la première, ont été des périodes bénies pour l'économie mondiale et les marchés actions. Bien sûr, les économies ont connu des soubresauts et des crises mais l'investisseur s'est tout à fait accommodé de la présence d'un bloc soviétique récalcitrant et menaçant tout comme il s'est bien habitué au fonctionnement baroque de la République Populaire de Chine. Les marchés corrigent donc en prenant ces menaces comme principales raisons. Mais les opérations financières vont toujours bon train : offre de Vantiv sur Worldpay dans les solutions de paiement, offre d'Atlantia sur Abertis dans les infrastructures, rapprochement envisagé entre Sprint et Charters Communication dans les médias et télécoms.

L'été est un peu agité comme souvent ces dernières années et les investisseurs doivent aussi se faire à un nouvel environnement assez inattendu : la grande faiblesse du dollar face à l'euro (1,18). Donald Trump n'a pas pour l'instant changé la trajectoire de l'économie américaine mais étrangement ses échecs répétés débouchent sur un desserrement des conditions monétaires pour les grandes entreprises américaines : ainsi le dollar plus faible favorise les sociétés exportatrices et améliore les comptes de résultats par l'effet de conversion des profits réalisés en zone euro notamment.

Enfin, les taux d'intérêt à 10 ans s'avèrent toujours très faibles (2,2%) laissant ainsi le coût réel de financement long terme des agents économiques américains à un niveau historiquement bas. Derrière la logorrhée des prédicateurs politiques, il y a pour l'instant la réalité de l'économie et des marchés. Tâchons de nous y tenir pour les prochaines semaines.

Texte achevé de rédiger le 11 août 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

GEMWAY
AOUT 2017


Des marchés de nouveau perturbés par le risque politique

Depuis la guerre de Corée dans les années 50, la tension entre la Corée du Nord et les Etats-Unis reste élevée et n’a jamais réellement baissé. Les menaces ouvertes et permanentes de Pyongyang ainsi que sa ferme volonté de se procurer des armes de destruction massive inquiètent la communauté internationale, en particulier Washington et ses alliés.

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DNCA
AOUT 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

La politique américaine ressemble de plus en plus à un mauvais vaudeville.

La démission récente du directeur de la communication de la Maison Blanche, Anthony Scaramucci, fait étrangement écho à l'histoire lorsqu’on sait que Scaramouche fut un personnage de la comedia dell’ arte (un valet peu fiable et hâbleur) joué par l’acteur italien Tiberio Fiorillo au XVII siècle et repris comme référence dans certaines pièces du grand écrivain français Molière. Après Michael Flynn, Rience Priebus, cette troisième démission donne l’impression que la nouvelle administration américaine rejoue les mauvais épisodes de la fameuse série télévisée des années 1980 intitulée "Dallas" dont l’univers était vraiment impitoyable. Certains seraient tentés de dire qu'avec Trump la maison flanche...Malgré cet affaiblissement du leadership politique (en apparence tout au moins) des Etats-Unis et les menaces représentées par l'apparition sur la planète de nombreuses "démocratures" (néologisme créé à partir des mots "démocratie" et "dictature"), l'économie mondiale ne faiblit toujours pas même si le FMI a légèrement révisé en baisse la croissance américaine. Les résultats de la première capitalisation boursière mondiale (Apple) ont été salués par les investisseurs propulsant le Dow Jones à un niveau record. Le secteur bancaire américain a fini au plus haut depuis dix ans.

Les acquis de croissance en zone Euro accélèrent (PIB +0,6% au deuxième trimestre) et les taux y sont toujours étrangement trop bas. L'euro bénéficie de flux toujours porteurs et continue de se renforcer contre le dollar, ce qui est logique, puisque pour un investisseur étranger (notamment américain), son appréciation lui est bénéfique dans la valorisation de ses avoirs. Il a donc intérêt à suivre le mouvement macro-économique et monétaire en continuant d'acheter des actifs européens.

Les sources de volatilité sur près d'un tiers du PIB mondial (Etats-Unis et Chine réunis) ne peuvent pas être négligées au moins du point de vue tactique. Il sera en effet difficile aux marchés actions européens d'absorber totalement toutes les mauvaises nouvelles en provenance de ces deux zones. Cependant, au fil du temps, s'installe dans l'esprit collectif l'idée que l'Europe (sans la Grande-Bretagne dont le niveau d'impréparation au Brexit apparaît de plus en plus de manière criante) sera peut-être le dernier refuge pour l'investisseur inquiet.

Texte achevé de rédiger le 3 août 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

GEMWAY
JUILLET 2017


Bénéfices du 1er semestre très encourageants

Au cours du mois de juillet, les marchés émergents sont repartis à la hausse sur de 1ères annonces bénéficiaires favorables. Ils montent de 6% en USD et de 2,5% en €, affichant ainsi une nette surperformance par rapport aux marchés développés : -0,5% pour le Stoxx 600, -0,5% pour le CAC40, -1,5% pour le S&P et -1,1% pour le Topix en €. Les 1ers résultats annoncés sur le 1er semestre 2017 sont de très bonne facture (particulièrement dans la technologie) et les analystes continuent de réviser à la hausse leurs prévisions pour 2017 et 2018. Depuis quelques semaines les valeurs cycliques, à la traîne depuis janvier 2017, sont reparties à la hausse. Cette propagation de performances positives des valeurs de croissance à l’ensemble du marché montre que l’embellie actuelle est solide, ce qui est de bonne augure pour le 2nd semestre 2017.

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DNCA
JUILLET 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

America is back (great ?) again. La première puissance économique mondiale a fait feu de tout bois ces derniers temps : record de l'indice S&P 500, très bons résultats d'entreprises emblématiques comme Caterpillar et McDonald's, propositions de nouvelles sanctions contre la Russie, contre des dignitaires vénézuéliens et contre des entités chinoises opérant en Corée du Nord, tirs sur un bateau iranien dans le Golfe Persique. A l'inverse du programme électoral de Trump, la démocratie étasunienne avec la force de ses contre-pouvoirs ne prend pas le chemin de l'isolationnisme et continue de régenter économiquement et politiquement la planète. Seul le dollar est pris d'un véritable accès de faiblesse contre l'euro atteignant 1,17 (mais c'est une force pour les sociétés exportatrices américaines). Ceux qui avaient parié sur la parité avec l'euro sont pris à contrepied.

En Europe, cinq ans après le fameux discours de Mario Draghi ("whatever it takes") pour sauver l'euro, la Grèce est revenue avec succès sur le marché obligataire avec une opération d'échange entre une souche 2019 et une nouvelle souche 2022. La croissance économique est revenue en zone euro et la stabilité politique aussi. Pourtant, la saison des publications n'est pour l'instant pas aussi bonne qu'anticipée. Les marchés continuent de plébisciter pourtant cet environnement porteur accompagné de taux toujours assez bas provoquant des niveaux de volatilité historiquement faibles. D'ici la fin d'année, si les publications continuent d'être mitigées, avec un taux de change dollar/euro qui se détériore et des taux qui remontent, les marchés risquent de connaître des épisodes de correction.

La Chine aussi peut servir de détonateur/de prétexte car le gouvernement commence à surveiller de près le niveau d'endettement et la politique d'acquisition à l'étranger des grands groupes Comme HNA, Wanda, Anbang et Fosun. Il faudra donc à un moment ou à un autre préparer les portefeuilles à une résurgence momentanée de la volatilité.

Texte achevé de rédiger le 28 juillet 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
JUILLET 2017


Confiance

Longtemps canard boiteux de l’économie mondiale, la zone euro continue à afficher des chiffres encourageants depuis quelques mois. La semaine écoulée a apporté son lot de bonnes nouvelles. Ainsi, l’indice IFO, mesurant la confiance des milieux d'affaires allemands, a inscrit un plus haut niveau historique. Il est ressorti à 116 points en juillet, contre 115,1 le mois précédent et 114,9 attendu par le consensus.

 

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FIDELITY
JUILLET 2017


Équilibriste

C’est un véritable numéro d’équilibriste auquel s’est livré Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne, lors de sa dernière conférence de presse. Le « dottore » italien a voulu calmer et rassurer les marchés, en évitant tout malentendu. « Nous devons être tenaces, patients et prudents parce que nous n’y sommes pas encore », a-t-il martelé. Et d’ajouter : « L’inflation n’est pas où nous voulons qu’elle soit, et là où elle devrait être. »...

 

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DNCA
JUILLET 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Janet Yellen est venu donner un véritable coup de fouet aux marchés en leur annonçant la bonne santé de l'économie américaine et sa capacité à supporter les futures hausses des taux. Son discours a donc propulsé les marchés actions dans une belle dynamique haussière après quelques semaines d'hésitations. Évidemment tout restera à confirmer lors de la publication des résultats semestriels.

En Chine, les dirigeants communistes s'avèrent incapables d'enrayer la spirale immobilière. Il semblerait même que plus les autorités veulent contrôler le boom immobilier, plus les acheteurs se ruent vers les biens immobiliers avant de ne plus être vraiment autorisés à acheter. Cette frénésie de la pierre n'est pas sans conséquence pour l'économie chinoise. Elle est porteuse de risques. Il y a dix ans, l'immobilier et plus généralement tous les secteurs liés à la construction résidentielle représentaient 10% du PIB. C'est maintenant plus d'un tiers.

En France on a fêté la prise de la Bastille le 14 juillet 1789 et la fête de la Fédération le 14 juillet 1790. Ce jour de fête nationale est le symbole du passage de l'ancien régime (la monarchie) au nouveau régime (la nation démocratique), une allégorie à ce que l'économie mondiale est aussi entrain de vivre sur le plan monétaire : le passage d'un ancien régime accommodant à un nouveau régime plus contraignant.

Texte achevé de rédiger le 14 juillet 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
JUILLET 2017


Robuste

Pour ce qui constituait (peut-être) sa dernière audition devant la Chambre des représentants, Janet Yellen s’est voulue « colombe ». L’économie américaine est suffisamment robuste pour absorber de nouvelles hausses de taux graduelles, mais sans augmenter « encore tant que cela ». De même, la Fed devrait entamer, dès cette année, une réduction progressive de la taille de son bilan qui a atteint 4 500 milliards de dollars...

 

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DNCA
JUILLET 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Les marchés sont de nouveau pris à revers sur un mouvement soudain des taux d'intérêt. Les discours volontaristes et reflationnistes des banquiers centraux alimentent aussi cette spirale haussière. La situation devenait intenable sur le marché obligataire européen.

Asséché par le programme de rachat d'actifs européens, les investisseurs se retrouvent démunis lorsqu'ils souhaitent acheter des obligations, et particulièrement sur le compartiment du crédit et du high yield. " Il n'y a plus de papier !" entend-on dans les salles de marché des market markers. En zone euro, le niveau des taux d'intérêt ne correspondait clairement pas au momentum économique.

Alors qu'aux Etats-Unis, la chute de 10% des ventes automobiles fait craindre un ralentissement de la croissance, les PMIs composite européens (hors Grande-Bretagne) du mois de juin ont tous dépassé les attentes : en France 56,6, supérieur au consensus de 55,3, après 55,3 en mai, en Allemagne : 56,4, supérieur aux attentes de 56,1, après 56,1 en mai, pour toute la zone:  56,3, supérieur aux attentes de 55,7, après 55,7 en mai. Les investisseurs, apeurés par la perspective d'une normalisation monétaire mal maîtrisée et tous azimuts, sont donc obligés de revoir le coût du risque obligataire. Les marchés actions reculent donc de manière mécanique à court terme mais le secteur bancaire se distingue en performance relative dans ces phases de court terme.

Abraham Lincoln avait coutume de dire : "la meilleure façon de prédire l'avenir est de le créer". Les investisseurs sur la partie longue de la courbe des taux sont peut-être entrain de suivre cette maxime messianique du plus illustre des Présidents américains.

Texte achevé de rédiger le 07 juillet 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
JUILLET 2017


Brexit encore

Les derniers chiffres de l’indice PMI, publiés la semaine dernière, ne manqueront pas de venir alimenter la longue controverse concernant les conséquences du Brexit sur l’économie britannique. L’enquête d’IHS Markit révèle que l’indice PMI des services s’est dégradé à 53,4 points en juin contre 53,8 en mai, soit son plus bas niveau en quatre mois. Si la croissance devrait atteindre 0,4 % au deuxième trimestre, l’avenir semble plus incertain...

 

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CARMIGNAC
JUILLET 2017


ÉXUBERANCE RATIONNELLE ?

L’optimisme des investisseurs continue de se nourrir de la perception d’une croissance économique globalement acceptable, quoique dernièrement un peu chancelante aux États-Unis, et toujours d’une grande confiance dans la sagesse des Banques centrales. Cet équilibre doré entre économies tièdes et politiques monétaires douces leur permet depuis dix-huit mois maintenant de traverser avec sérénité tous les aléas, notamment politiques, tandis qu’il apaise leurs états d’âme sur les valorisations des marchés d’actions comme obligataires. Et si ces investisseurs « sentent » parfois que ce régime a déjà beaucoup duré, ils n’en sont que plus décidés à profiter de sa dernière phase.
Cet optimisme général, que confirme le niveau historiquement bas de la volatilité de marché, exprime une grande confiance des marchés à l’égard de ce chemin de crête. Il est rationnel sur la base de la réduction du risque politique immédiat, aux États-Unis comme en Europe, la bonne tenue de l’économie globale, et la prudence annoncée des Banques centrales. Mais il devrait accorder plus d’attention aux nouvelles zones de fragilité qui l’entourent.


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FIDELITY
JUILLET 2017


La chèvre et le chou

En marge de l’ennui qui prévaut sur les marchés, c’est celui des changes qui offre, ces derniers temps, le plus d’animation. Après la baisse du dollar en mai, c’est désormais l’euro qui tend à s’apprécier sensiblement. La semaine passée, la monnaie unique s’est adjugée près de 2 % face au billet vert pour se hisser à 1,1448 dollar, soit un plus haut de plus d’un an. Cette brusque envolée est à mettre au compte de Mario Draghi. A l’occasion du forum annuel de la BCE à Sintra au Portugal, son président s’est en effet laissé aller à un léger débordement d’optimisme. Constatant que « les forces déflationnistes ont été remplacées par des forces reflationnistes », il a - et c’est une première – acté officiellement la reprise économique, évoquant même un « élargissement » du phénomène dans la zone euro. Il n’en fallait pas plus aux investisseurs désoeuvrés, en quête de catalyseurs, pour enjoliver l’annonce et la prendre comme une promesse implicite d’un prochain resserrement. S’il n’en est rien, cet épisode ne manquera toutefois pas d’interpeller Mario Draghi sur les capacités d’équilibriste dont il va devoir faire preuve sur le chemin de la normalisation monétaire. Il pourra s’inspirer, sur le sujet, des talents de Janet Yellen qui, avec la plus grande prévenance, a jusqu’ici su ménager la chèvre et le chou en ramenant sa politique sous des cieux plus conventionnels sans trop susciter l’émoi des investisseurs.

 

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DNCA
JUILLET 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Comme les transhumances estivales de millions de familles européennes, les investisseurs prennent aussi les voiles pour vendre des marchés actions devenus plus volatils. En effet, le VIX est remonté à 11,7 contre 10 les semaines passées. Une des explications provient d'un sursaut de conscience de la part des marchés obligataires qui s'étaient une fois de plus laisser endormir par des taux longs trop bas revenus à leur niveau de novembre dernier.

Un discours volontaire de Mario Draghi, des chiffres d'inflation supérieurs aux attentes en Allemagne et au Japon, une activité économique mondiale qui se raffermit (révision de la croissance en Europe, production manufacturière chinoise de bonne facture) ont donc relancé l'idée que les taux longs devraient suivre ce mouvement de fonds macro-économique...et donc remonter.

Après l'incertitude Trump, l'incertitude obligataire incite donc certains investisseurs à prendre leurs profits avant de partir profiter des plages méditerranéennes. La publication des résultats semestriels pourrait inverser cette tendance morose sur les marchés mais il faudra surveiller l'évolution des taux de change car un euro fort n'est pas une très bonne nouvelle pour les comptes de résultats des sociétés exportatrices européennes. Etrangement pourtant, les flux entrants sur les actions européennes enchaînent leur quatorzième semaine positive consécutive (1,9 Md$).

En France, après l'habituelle phase de "honey moon", le nouvel exécutif se confronte à la dure réalité des chiffres. Accroc à la dette publique, au déficit public et aux dépenses publiques, la France ne respecte toujours pas ses engagements européens faisant même moins d'efforts que certains de ses voisins sud-européens en situation économique beaucoup plus délicate. Une fois encore, l'arme fiscale ou le report de mesures fiscales censées libérer l'énergie et la croissance pourraient être utilisés pour combler en urgence les trous budgétaires. Après le florilège de slogans "Great Again" ("Make America Great Again", "Make the Planet Great Again"), il faudra se préparer en France à un slogan beaucoup moins enjoué : "Make the Tax Great Again !".

Texte achevé de rédiger le 30 juin 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

PRÉVISIONS 2017, 2018 POUR L’EUROPE (mai 2017)

 

Prévisions économiques du printemps 2017: vers une croissance globalement stable

«La reprise de l'économie européenne a désormais atteint tous les Etats membres de l’Union Européenne (2) et devrait conserver un rythme relativement régulier au cours de cette année et de l'année suivante », constate la Commission Européenne.

Amélioration  globale, mais bien des contrastes

Dans ses prévisions de printemps publiées le 11 mai 2017 la Commission Européenne s'attend à une croissance du PIB de 1,7 % en 2017 et de 1,8 % en 2018 dans la zone Euro (1)  (en légère hausse par rapport aux chiffres de 1,6 % et 1,8 % de ses prévisions d'hiver). Des chiffres en léger progrès, mais les résultats sont très contrastés et les divergences extrêmes entre les pays.
Au niveau mondial, la croissance est aussi en accélération. Il faut donc relativiser cet optimisme, d’autant plus que la France ne présente pas d’excellentes prévisions par rapport à la moyenne de la zone Euro et par rapport aux autres pays voisins. La France se classe dans le peloton de queue avec la Grèce, l’Espagne, l’Italie et le Portugal.

Match économique:  France/ Slovénie : La Slovénie gagne par 7 contre 1

Ici il ne s’agit pas de comparer la richesse d’un pays par rapport à l’autre, mais la croissance et « l’amélioration » de chaque pays pour chacun des  indicateurs économiques fournis par la Commission Européenne.

Loin de nous l’idée de comparer un pays d’un peu plus de 2 millions d’habitants (La Slovénie) à un pays de 67 millions d’habitants (La France), inutile aussi de comparer la richesse moyenne (données du FMI) par habitant de la France (37 728 $ US) à celle de la Slovénie (20 712 $ US), mais si l’on s’en tient strictement aux prévisions économiques publiées le 11 mai 2017 par la Commission Européenne, la Slovénie l’emporte … et de loin !

 

Indicateurs économiques 2017

France

Slovénie

Qui l’emporte ?

Croissance du PIB

+ 1,4%

+ 3,3%

Slovénie

Investissement total

2,6%

6,3%

Slovénie

Croissance de l’emploi

+ 0,8%

+ 1,9%

Slovénie

Taux de chômage

9,9%

7,2%

Slovénie

Inflation

1,4%

1,5%

France

Solde de la balance courante

- 2,4%

+ 6,2%

Slovénie

Solde des administrations publiques

- 3%

- 1,4%

Slovénie

Dette publique brute

96,4%

77,8%

Slovénie


NB 
Si l’on avait fait la comparaison avec la Lettonie ou la Lituanie ou l’Irlande, la France aurait, aussi, à chaque fois perdu le match.


La poussée temporaire de l'inflation

L'inflation a fortement augmenté au cours des derniers mois, principalement en raison de la hausse du prix du pétrole. L'inflation sous-jacente, excluant les prix volatils de l'énergie et des denrées alimentaires non transformées, est toutefois restée relativement stable et largement inférieure à sa moyenne à long terme. L'inflation dans la zone Euro devrait passer de 0,2 % en 2016 à 1,6 % en 2017 avant de revenir à 1,3 % en 2018 à mesure que l'effet de la hausse des prix du pétrole s'estompera.

Le recul du chômage dans la zone Euro (1) et en Union Européenne(2) 
 
Le chômage continue de reculer globalement, il demeure cependant élevé dans de nombreux pays. Dans la zone euro, le taux de chômage devrait tomber à 9,4 % en 2017 puis à 8,9 % en 2018, atteignant ainsi son point le plus bas depuis le début de 2009.
La tendance dans l'ensemble de l'Union Européenne devrait être similaire, avec un taux de chômage reculant jusqu'à 8,0 % en 2017 et 7,7 % en 2018, un niveau qui n'avait plus été connu depuis fin 2008.

Toutefois, avec des disparités importantes :
- Pays ayant un taux de chômage supérieur au taux moyen de la zone Euro : Grèce, Espagne, Italie, France, Chypre, Portugal.
- Pays ayant un taux de chômage inférieur au taux moyen de la zone Euro: Belgique, Allemagne, Estonie, Irlande, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Autriche, Slovénie, Slovaquie, Finlande. 


L'amélioration des finances publiques

Les taux de déficit public et d'endettement brut (exprimés en pourcentage du PIB) devraient diminuer en 2017 et 2018, dans la zone euro et dans l'ensemble de l'Union Européenne. 

Dans la zone euro, le taux de déficit public devrait ainsi passer de 1,5 % du PIB en 2016 à 1,4 % en 2017 et à 1,3 % en 2018, alors qu'à l'échelle de toute l'Union Européenne, ce même taux devrait reculer de 1,7 % en 2016 à 1,6 % en 2017 puis à 1,5 % en 2018.
Le taux d'endettement des états devrait quant à lui passer de 91,3 % du PIB en 2016 à 90,3 % en 2017 et à 89,0 % en 2018 dans la zone Euro, tandis que ce même taux devrait reculer de 85,1 % en 2016 à 84,8 % en 2017 puis à 83,6 % en 2018 pour l'Union Européenne dans son ensemble.

Les mauvais élèves plus endettés que la moyenne de la zone Euro : Belgique, Grèce, Espagne, France, Italie, Chypre, Portugal.

Les bons élèves moins endettés que la moyenne de la zone Euro : Allemagne, Estonie, Irlande, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Autriche, Slovénie, Finlande.

Les prévisions pour la zone Euro, l’Union Européenne et la France :

Prévisions :

Zone Euro

UE
France

2017

2018

Croissance du PIB (%, glissement annuel)

1,7

1,9

1,4

1,8

1,9

1,7

Inflation (%, glissement annuel)

1,6

1,8

1,4

1,3

1,7

1,3

Chômage (%)

9,4

8,0

9,9

8,9

7,7

9,6

Taux du déficit public

1,4%

1,6%

3,0%

1,3%

1,5%

3,2%

Dette publique brute (% du PIB)

90,3

84,8

96,4

89,0

83,9

96,7

Première ligne =  Zone Euro, seconde ligne = Union Européenne, troisième ligne =  France.

Exemple : en 2018, le chômage devrait être de 8,9% en zone Euro, de 7,7% dans l’Union Européenne et de 9,6% en France.


NOTE : Les prévisions ci-dessus de la Commission Européenne prennent en considération des informations datant du 25 avril 2017 au plus tard. Les prévisions sont notamment fondées sur l'hypothèse technique de "politiques inchangées ". Cela signifie que des décisions spécifiques, essentiellement budgétaires, qui n'ont pas encore été communiquées ne sont pas prises en considération. Par conséquent, les projections pour 2018 consistent essentiellement en un prolongement des tendances actuelles. 

TOUS LES CHIFFRES peuvent être consultés dans le document de la Commission Européenne  ICI

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Rappel : Les pays de la zone Euro et les pays de l’UE :
(1) : La Zone Euro comprend 19 pays = Allemagne  Autriche  Belgique   Chypre  Espagne   Estonie   Finlande  France  Grèce  Irlande   Italie  Lettonie Lituanie  Luxembourg  Malte  Pays-Bas  Portugal  Slovaquie  Slovénie
(2) : L’Union Européenne comprend 27 pays = Les 19 pays précédents + 8 pays non membres de la zone Euro =  Danemark  Hongrie Suède  Pologne  République tchèque  Roumanie Bulgarie  Croatie.  Le Royaume-Uni est en cours de sortie, mais toujours comptabilisé dans l’UE actuellement.
 
Les prochaines prévisions économiques détaillées de la Commission Européenne seront publiées en novembre 2017, les suivantes en février 2018.
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PRÉVISIONS 2017, 2018 et 2019 POUR LA FRANCE
(Juin 2017, source : Banque de France)


La France reprend des couleurs !

Selon la synthèse des projections macroéconomiques pour la France, en 2017 et lors des deux années à venir (2018 et 2019) la reprise de la croissance du produit intérieur brut (PIB) se confirmerait, avec une accélération progressive : après 1,1 % en moyenne annuelle en 2016, au moins 1,4 % en 2017, puis 1,6 % en 2018 et en 2019.

Les projections macroéconomiques pour la France effectuées dans le cadre de l’Eurosystème (ensemble réunissant la Banque centrale européenne et les banques centrales nationales des pays de l’Euro) et publiées par la Banque de France le 9 juin 2017, sont meilleures que les précédentes prévisions. Elles laissent entrevoir des améliorations au niveau de la consommation intérieure et des exportations plus dynamiques. En revanche, les baisses du prix du pétrole sont derrière nous. Bien entendu, il faudra attendre les projections macroéconomiques suivantes (qui seront publiées en décembre 2017) pour savoir si cette tendance se confirme.


Une croissance en légère hausse

La reprise de la croissance du PIB se confirmerait, avec une accélération progressive : au moins 1,4 % en 2017, puis 1,6 % en 2018 et 2019 (les prévisions précédentes faisaient état d’une croissance de1,3 % en 2017 et s’élèverait ensuite à 1,4 % en 2018, puis à 1,5 % en 2019).
Pour autant qu’ils soient bons ces chiffres nous situent bien en dessous du niveau moyen de la croissance mondiale (3,5% prévu pour 2017).


La demande intérieure serait plus contenue

Le dynamisme du pouvoir d’achat des ménages, observé en 2016 dans le sillage de la baisse du prix du pétrole, s’atténuerait. La remontée de l’inflation énergétique (en 2016 le baril de Brent était à moins de 40 euros, en 2017, il est passé à plus de 46 euros) ne serait en effet que progressivement compensée par une reprise des revenus salariaux. La consommation des ménages ralentirait donc un peu, en particulier en 2017. L’investissement des entreprises continuerait d’être soutenu par la progression de l’activité économique et le bas niveau des taux d’intérêt, malgré un taux d’endettement élevé. Son rythme de progression serait toutefois moindre qu’en 2016, où l’impact de la mesure de suramortissement fiscal, qui a pris fin en avril 2017, a été important.

Pétrole, en légère hausse

Le prix du baril de Brent (le Brent est un mélange des pétroles bruts issus de diverses exploitations en Mer du Nord) a atteint en janvier 2016 son point le plus bas depuis 2009, à 29 euros. Il a depuis rebondi pour s’établir à 45,3 euros en octobre 2016. En moyenne annuelle, le prix du baril de Brent progresserait de plus de 6 euros en 2017, puis l’augmentation se ferait plus légère en 2018 et 2019. Au final le Brent tournerait toujours dans les trois années à venir autour de 45 euros le baril, à 5 ou 10% près.

Les exportations françaises rebondiraient dans le sillage de la reprise mondiale

Avec une progression des exportations de 1,2 % seulement, les parts de marchés françaises à l’exportation ont chuté de 1,1 % en 2016. Cette contre‑performance s’explique en partie par des événements exceptionnels (mauvaises récoltes, difficultés rencontrées dans la chaîne de production d’Airbus, tourisme), ce qui laisse augurer un rebond des parts de marchés françaises en 2017 et 2018 si ces postes retrouvent leur niveau usuel. Par ailleurs le commerce extérieur français bénéficierait d’un environnement international un peu plus porteur, avec une accélération de la demande mondiale. Dès lors, les exportations françaises pourraient retrouver de l’allant dès 2017, malgré un début d’année décevant. La contribution du commerce extérieur à la croissance française serait alors moins négative en 2017 qu’au cours des trois dernières années, et redeviendrait positive en 2018 et 2019.

La hausse du pétrole pèse sur l’inflation en 2017

L’inflation passerait en moyenne annuelle à 1,2 % en 2017. Elle resterait stable en 2018. L’inflation totale et l’inflation hors produits alimentaires et énergie convergeraient donc, pour augmenter en 2019 à 1,4 %.

L’amélioration des finances publiques doit être poursuivie

La dette publique augmenterait en 2017 à 96,8 % du PIB, puis encore sur le reste de l’horizon de prévision. Les mesures d’économie annoncées dans le cadre de la campagne présidentielle, indispensables pour revenir sous les 3 % de déficit, ne sont pas encore prises en compte ici.


Prévisions pour la France :

Données :

2017

2018

2019

Tendance

Croissance du PIB (%, glissement annuel)

1,4%

1,6%

1,6%

En hausse

Inflation (%, glissement annuel)

1,2%

1,2%

1,4%

En légère baisse

Pétrole (cours du baril de Brent en euros)

47,8

47,0

47,1

Stable depuis 2017

Chômage (% de la population active)

9,7%

9,6%

9,3%

En baisse

Exportations

3,3%

5,1%

4,2%

En hausse

Consommation des ménages

1,3%

1,5%

1,5%

Stable


Tous les chiffres, données et informations ci-dessus proviennent de : « Banque de France. PROJECTIONS MACROECONOMIQUES PLURIANNUELLES  FRANCE, juin 2017 ».

La Banque de France diffuse, deux fois par an, en juin et en décembre, des prévisions économiques portant sur l’année en cours et sur les deux années suivantes.

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