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JPM AFRICA EQUITY A

NOVEMBRE 2017


 

Un fonds de niche au potentiel élevé

PJP Morgan Funds Africa Equity Fund est un fonds actions sur une zone géographique immense et attrayante. Proposé dans au moins 5 contrats de LINXEA il est l’un des rares fonds à investir dans des sociétés africaines et ainsi à pouvoir tirer parti du potentiel dont recèle le secteur des ressources naturelles.

JPMorgan Funds – Africa Equity Fund est un compartiment de la Sicav luxembourgeoise JPMorgan Funds. Il est géré par JPMorgan Asset Management (Europe) et il a été lancé en 2008. Sa gestion est discrétionnaire. Aussi, la composition de son portefeuille peut différer sensiblement de celle de son indice de référence : le Dow Jones Africa Titans 50 Index (Total Return Net) qui suit l’évolution des 50 plus grosses capitalisations d’Afrique cotées dans le monde.»

La gérante principale du fonds est Pandora Omaset



Continent africain : ressources naturelles et matières premières

JPMorgan Funds – Africa Equity Fund cherche à offrir une croissance du capital sur le long terme en investissant essentiellement dans un portefeuille de sociétés africaines y compris des sociétés à petite capitalisation. Pour cela, il est investit au moins 67% de ses actifs (hors liquidités et quasi-liquidités) dans des actions de sociétés domiciliées dans un pays africain ou qui y exercent la majeure partie de leur activité économique. Il peut investir une part importante de ses actifs dans des sociétés du secteur des ressources naturelles  (actives dans l'exploration et le développement, le raffinage, la production et la commercialisation de ressources naturelles et de leurs produits dérivés) ainsi que dans des titres exposés aux fluctuations des prix des matières premières. « L'investissement dans les sociétés du secteur des ressources naturelles peut délivrer une performance relative élevée lorsque le secteur des matières premières a les faveurs du marché, mais les sociétés de ressources naturelles peuvent enregistrer de longues périodes de sous-performance lorsque le secteur tombe en disgrâce.», précise la fiche d’informations du fonds.

Les fluctuations (positives ou négatives) des taux de change

La  monnaie de référence du fonds est le dollar US (l’actif du fonds est d’environ 200 millions de $, ce qui en fait un fonds de taille moyenne), la devise de la catégorie de parts est l’euro.
Le fonds peut acquérir des actifs libellés dans n'importe quelle devise et le risque de change pourra être couvert. Cependant, la fiche d’information du fonds rappelle que « la couverture du risque de change visant, le cas échéant, à minimiser les effets des mouvements de devises peut ne pas donner les résultats escomptés. Les fluctuations des taux de change peuvent avoir un impact  - positif ou négatif - sur la performance de votre investissement. »

Des marchés réglementés moins « normés »


Dans une certaine mesure, certains marchés africains peuvent s’apparenter à des marchés émergents. Ils peuvent donc être sujets à des risques accrus, liés notamment à des normes moins avancées en matière de conservation d'actifs et de règlement des transactions, afficher une volatilité plus forte et s'avérer moins liquides que leurs homologues développés.
Au 30 septembre 2017, le fonds était principalement investi sur les pays suivants : Afrique du Sud (43,6%), Nigéria (12,3 %), Kenya (11,3 %), Maroc (6,5 %), Egypte (7,5 %), Mali (3,9 %), Zimbabwe (4,3%). Principaux secteurs au 30 septembre 2017 : Institutions financières (35,2 %), Biens de consommation de base (22,3%), Biens de consommation durables (15,3%).
A fin août 2017, la répartition géographique principale était la suivante :
Afrique du Sud (43,6%), Nigéria (12,3%), Kenya (11,3 %),  Egypte (7,5%),  Maroc (6,5%),  Canada (4,4%),  Zimbabwe (4,3%),  Mali (3,9%)
Norvège (2,3%), Ile Maurice (1,1%). Les principaux secteurs au 31 août 2017 étaient les suivants : Institutions financières (35,2 %), Biens de consommation de base (22,3 %), Biens de consommation durables (15,3%), Matériaux (11,6 %), Télécommunications (8,4%),  Energie (3,1%), Sociétés industrielles (1,3%). La gestion a concentré le portefeuille : à la fin août 2017, les 10 premières lignes représentaient 44,6% des actifs.

A qui s’adresse le fonds ?

La fiche d’informations du fonds (au 30 septembre 2017) indique : « Le compartiment peut donc convenir aux investisseurs qui possèdent déjà un portefeuille diversifié à l'international et souhaitent à présent investir dans des actifs plus risqués afin d'en dynamiser le rendement.»
Le fonds bénéficie de 3 étoiles Morningstar.
Sur l’échelle officielle de risques et de performances (qui va de 1 à 7), le fonds est au niveau 6. Depuis sa création (en décembre 2008) à la date du 30 septembre 2017, le fonds a gagné + 137,40%.
Au 30 septembre 2017, selon Morningstar, son écart-type sur 3 ans est de 14,24% et sa performance moyenne sur 3 ans est de – 3,19%.
Sur l’année 2014, le fonds a délivré une performance de 9,32%, malheureusement en 2015, il a enregistré une performance négative de  - 20%, en 2016, le fonds était à nouveau positif à + 6,17%.

Voici ses performances à la fin du mois d’octobre 2017 :
Performance depuis le 1 er janvier 2017 : + 3,19%
Performance annualisée sur 3 ans : -  5,13%
Performance annualisée sur 5 ans : + 0,16%
(Performances arrêtées au 30 octobre 2017. Source : Morningstar)

 

Analyse Économique - Afrique : Le continent des contrastes


L’Afrique connaît une croissance de sa population et de sa consommation et en dépit de ses difficultés de financement, elle offre toujours un potentiel indéniable. Le 10 juillet 2017 Euler Hermes a présenté sa dernière analyse de l’économie africaine.
 « Malgré les défis qui restent à relever et les récentes pressions financières subies par les exportateurs de matières premières, le continent africain dispose d’un potentiel économique considérable », explique Stéphane Colliac. « Le développement des entreprises africaines est une réalité. D’ailleurs, nous estimons que le PIB de l’Afrique croîtra de +2,6 % en 2017. La liquidité se retrouve toutefois sous pression car plusieurs pays ont vu récemment leur monnaie se déprécier. » Le leader mondial de l’assurance-crédit détaille, comme suit, le positionnement de plusieurs pays africains :

Afrique du Sud : une récession passagère (56 millions d’habitants)

Après une année 2016 cauchemardesque, les matières premières se sont bien comportées au cours du premier trimestre (agriculture +5,1% et secteur minier +3%), alors que l’économie domestique, qui avait bien résisté en 2016, a fini par se contracter. Les ventes au détail se sont considérablement repliées en janvier et février 2017, juste après que l’inflation eut atteint son niveau maximum en raison de la hausse du prix du pétrole et des denrées alimentaires (les prix des combustibles ont augmenté de +16% a/a en début d’année). La récession ne devrait être que passagère car l’inflation a par la suite diminué brutalement, à +5,3% en avril.
Malheureusement, l’effet défavorable de la récession sur l’acquis de croissance conduit à une révision à la baisse des prévisions de croissance (de +1% à +0,6% pour 2017 et de +1,5% à +1,2% pour 2018). L’économie sud-africaine restera vraisemblablement proche de la stagnation pendant un certain temps. L’actualité politique récente ne révèle aucune volonté de mettre fin à cette stagnation de la croissance ; au contraire, la dette publique continue d’augmenter, à 53% du PIB en 2017. Mais il ne faut pas pour autant sombrer dans la sinistrose, car il y a des bonnes nouvelles. Parmi elles, Euler Hermes prévoit une baisse de l’inflation à +5% en 2017 et en 2018, c’est-à-dire largement dans la fourchette cible de la Banque centrale (3%-6%), ce qui donnera un peu de répit à l’économie.

Nigeria : la récession touche à sa fin (186 millions d’habitants)

Le Nigeria est l’économie dominante en Afrique occidentale, tant par la population que par le PIB. C’est également la première économie du continent. Ses ressources en hydrocarbures représentent 2,2% des réserves mondiales de pétrole (11ème rang mondial, avec des réserves suffisantes pour 43 ans de production au rythme actuel) et 2,7% de celles de gaz naturel (9ème rang et plus de 100 ans de production).
Lorsque le prix du pétrole a diminué, le rattachement au dollar américain a perdu toute crédibilité et l’écart avec le taux de change pratiqué au marché noir s’est considérablement creusé. Les contrôles des capitaux mis en place afin de maintenir le rattachement à une monnaie forte ont largement affecté la croissance (-2% en 2016). À cause de la stagflation, le consommateur nigérian a subi de fortes pertes de pouvoir d’achat et les délais de paiement très courts ont pénalisé les entreprises. Toutefois, la fin du contrôle des capitaux en mars 2017 a enfin atténué le problème du taux de change et a contribué à stabiliser l’activité économique. La croissance du PIB est attendue à +1% en 2017.
L’enquête Doing Business 2016 de la Banque Mondiale place le Nigeria au 169 ème rang des 189 pays évalués, devant le Cameroun et le Bangladesh, mais derrière l’Algérie et la Guinée. Le Nigeria se classe 143 ème en ce qui concerne l’exécution des contrats et la résolution des défaillances.

Égypte : un délicat exercice d’équilibriste (96 millions d’habitants)

L’environnement des affaires, qui se caractérisait par de fortes rigidités (taux de change fixe, subventions élevées) et par une faible liquidité, a été reformé et se rapproche désormais de celui d’une véritable économie de marché. Si le coût de ces réformes est élevé à court terme, elles sont indispensables pour rééquilibrer le modèle de croissance. Elles devraient également aider le pays à mieux tirer parti de sa réglementation, l’une des plus favorables aux entreprises de toute l’Afrique.
Les réformes (libéralisation du taux de change et coupes budgétaires dans les subventions publiques) ont été fondamentales pour rééquilibrer l’économie et remplir les critères du FMI. Il n’y a plus de risque de liquidité : les réserves de change couvrent à nouveau 7 mois d’importations, soit le niveau d’avant-crise, et l’écart entre le taux de change officiel et le taux de change au marché noir a disparu. Certes, l’inflation a explosé (+26% sont attendus en moyenne en 2017), mais la politique monétaire est progressivement adaptée pour y répondre.

Maroc : un ilot de tranquillité... (35 millions d’habitants)

La croissance est de retour au Maroc. La consommation publique et privée a bien résisté en 2016 et la reprise devrait se manifester en 2017. Au premier trimestre 2017, la croissance du PIB s’est renforcée à +4,3%  faisant suite à une hausse de +0,9% au 4 ème trimestre 2016. Après les mauvaises récoltes de 2016, le cru 2017 semble être proche de la normale. Les difficultés de la production agricole expliquent la faible croissance en 2016 (+1,1%), mais son rebond sera le principal contributif d’une croissance attendue à +4,5% en 2017.
Globalement, la vulnérabilité extérieure du Maroc est plutôt limitée. Ses réserves de devises couvrent environ 7 mois d’importations et le déficit de la balance des paiements courants reste raisonnable (-2,7% du PIB en 2017).


 
LES NEWS DES MARCHÉS - NOVEMBRE 2017


Il faut être investi, mais aussi tactique, flexible et opportuniste …

Pour capter de la performance, il faut choisir des Sicav et des fonds investis sur les marchés financiers, en particulier les actions. Mais la multiplication des risques est bien présente.

Pour l’instant, les nouvelles de la Banque Centrale Européenne (BCE) sont rassurantes (voir ci-dessous l’encadré : « La BCE resserre sa politique tout en maintenant le cap »), mais compte tenu des niveaux de valorisation atteints par plusieurs classes d’actifs et des incertitudes sur le front économique et géopolitique, la volatilité pourrait augmenter.


Restez investis sur des fonds actions !

Pour  Eric Bertrand, Directeur des gestions Taux et Diversifiées, chez OFI AM : « La hausse des indices boursiers constatée au cours des derniers mois rend le risque de consolidation à court et moyen terme assez élevé. Pour autant, les investisseurs ne peuvent se retirer des marchés actions sans prendre le risque de manquer une nouvelle phase haussière ou un bon point d’entrée après une correction. Ces phases de correction devraient devenir plus fréquentes et la volatilité repartir à la hausse.»
Quant à savoir quelle zone géographique ou quel secteur il faut privilégier, pour sa part, Deutsche AM estime que« Les actions américaines (sont) soutenues par les bénéfices des entreprises. « Portées par une dynamique des profits historique, les actions américaines disposent d’un catalyseur solide. A chaque fois que les marchés actions atteignent de nouveaux records, les questions autour de la soutenabilité des marchés haussiers (« bull ») réapparaissent. Jusqu’où peuvent aller les cours des actions ? Quel retour sur investissement de long terme les investisseurs en actions peuvent-ils attendre ?
En prenant comme référence l’année 1945, les bénéfices après impôts des entreprises américaines ont progressé de 7,5% en rythme annuel (nous nous basons sur les données des statistiques des flux de la Fed, en particulier pour éviter les débats sur l’impact des rachats d’actions sur les bénéfices par action). Sur la même période, les actions représentées  par l’indice S&P 500 ont progressé de 7,3%. Un gain quasi-similaire en fait.»
La revue « Rue de la Banque » dans un article intitulé : « Pourquoi le taux d’intérêt est-il un indicateur avancé inversé de l’activité macroéconomique aux États-Unis ? » s’interroge et apporte, en résumé, la réponse suivante : « Le taux d’intérêt réel auquel les entreprises américaines empruntent des fonds pour financer leurs investissements et leurs autres dépenses présente deux caractéristiques frappantes : il est bas lorsque le PIB est élevé (et vice versa) ; et il constitue un indicateur avancé inversé de l’activité économique réelle. De faibles taux d’intérêt aujourd’hui annoncent un essor futur du PIB, de la consommation, de l’investissement et de l’emploi.»  Dans le numéro 49 de « Rue de la Banque », Patrick Pintus, service d’études sur la politique monétaire, analyse les variables économiques et les taux d’intérêt. L’article est consultable sur le site de la Banque de France à l’adresse suivante :
https://publications.banque-france.fr/sites/default/files/medias/documents/rue-de-la-banque_49_2017-10_fr.pdf

Pour Bernard Aybran, Directeur de la multigestion, Directeur Général Délégué de Invesco Asset Management, lors de la conférence de presse du 10 octobre 2017 : « Les Etats-Unis semblent chers selon la plupart des mesures de valorisation. Les autres grandes régions restent beaucoup plus abordables, voire assez bon marché dès lors que les actions sont comparées aux obligations. » Pour lui : « Zone euro et marchés émergents demeurent parmi les plus attractifs en termes de valorisation et de perspectives bénéficiaires.»


« La correction boursière est terminée en Europe »

C’est UBP qui le dit, en la personne de Charles Anniss, gérant Small & Midcaps : « Après la consolidation estivale, les indices boursiers sont repartis à la hausse…/... Mais il est toujours temps de se repositionner sur les marchés actions, et en particulier sur les petites et moyennes capitalisations.»
Toujours pour Charles Anniss, gérant UBP (Point de vue – Actions européennes 9 octobre 2017) : « Les marchés actions ont traversé une période de consolidation entre la mi-mai et la fin août : le MSCI Europe a reculé de plus de 5% et le MSCI Europe Small Cap Index de près de 4%. Si la saison des résultats trimestriels n’a pas révélé de mauvaises surprises, les tensions géopolitiques marquées notamment par la crise diplomatique entre les Etats-Unis et la Corée du Nord ont alimenté la progression de la volatilité. La hausse de l’euro par rapport au dollar est également un facteur négatif pour les entreprises exportatrices européennes. La meilleure résistance estivale des valeurs moyennes européennes s’explique ainsi par la moindre exposition internationale de ces entreprises par rapport aux grandes capitalisations.
Cette correction estivale est intervenue après une période de hausse de plus de 10% des grands indices européens depuis le début de l’année. Or, l’environnement macroéconomique global reste très favorable en Europe. Avec des indices PMI et IFO (Allemagne) bien orientés, une amélioration sensible de la conjoncture en France et en Italie, les indicateurs plaident en faveur d’une poursuite de l’expansion économique en zone euro.»


La BCE resserre sa politique tout en maintenant le cap

Certains observateurs craignaient qu’une annonce de la réduction importante du programme d’achat d’actifs (QE) de la Banque Centrale Européenne ne vienne troubler l’économie habituée maintenant à la politique de la BCE. Ce n’est pas le cas, certes il y a une diminution du programme des rachats d'actifs. Mais ce resserrement était déjà attendu.
Un communiqué du 26 octobre 2017 de la BCE sur les « décisions de politique monétaire » indique : « Lors de la réunion qui s’est tenue ce jour, le Conseil des gouverneurs de la BCE a pris les décisions de politique monétaire suivantes : Le taux d’intérêt des opérations principales de refinancement ainsi que ceux de la facilité de prêt marginal et de la facilité de dépôt demeureront inchangés, à respectivement 0,00 %, 0,25 % et -0,40 %. Le Conseil des gouverneurs continue de prévoir que les taux d’intérêt directeurs de la BCE resteront à leurs niveaux actuels pendant une période prolongée, et bien au-delà de l’horizon fixé pour les achats nets d’actifs. En ce qui concerne les mesures non conventionnelles de politique monétaire, les achats au titre du programme d’achats d’actifs (asset purchase programme, APP) se poursuivront au rythme mensuel actuel de 60 milliards d’euros jusque fin décembre 2017. À partir de janvier 2018, les achats nets d’actifs devraient continuer à un rythme mensuel de 30 milliards d’euros, jusque fin septembre 2018 ou au-delà, si nécessaire, et, en tout cas, jusqu’à ce que le Conseil des gouverneurs observe un ajustement durable de l’évolution de l’inflation conforme à son objectif. »


Marchés émergents : de solides perspectives

Deutsche Asset Management  constate que « Les marchés émergents ont le vent en poupe, avec une envolée de 24% de l’indice MSCI Emerging Markets depuis début 2017 (à fin septembre). Les signes manifestes d’une économie sous-jacente plus saine se multiplient, soutenue par la reprise de la croissance mondiale et des bénéfices des entreprises, la faiblesse du dollar américain et des conditions monétaires encore accommodantes ».
C’était déjà l’avis d’Allianz Global investors (Revue des marchés), en septembre 2017 : « • Le cycle reste orienté à la hausse en Chine et au sein des marchés émergents, mais les indicateurs avancés laissent entrevoir un aplanissement des taux de croissance vers la fin de l’année 2017. • Cependant, il persiste des risques, dans la mesure où la politique économique expansionniste alimente la hausse des inégalités au sein de nombreux marchés émergents, en particulier ceux marqués par un endettement privé élevé et croissant ainsi qu’une inflation des prix de l’immobilier. En revanche, la récente évolution du dollar US s’est avérée moins pénalisante, les devises locales étant plus souvent utilisées pour assurer le service d’une dette libellée en dollar. • Les valorisations des actions émergentes demeurent attrayantes sur la base du ratio P/E de Shiller.»
Cette dynamique positive pour certains marchés émergents n’empêche pas Nordea Asset Management de se poser des questions sur sa continuation ou non : « Les marchés d'actions des pays émergents ont connu un redressement spectaculaire depuis leur point bas de 2016, et conservent un potentiel d'appréciation substantiel à moyen terme.

Pour autant, de nombreux investisseurs s'interrogent après ce puissant rattrapage :  
-       Est-ce encore le bon moment pour investir dans cette région?
-       Quels sont les moteurs de performance qui pourraient prendre le relais de la dépréciation du Dollar US?
-       Est-il possible de trouver des poches de croissance structurelle en dehors de la Chine?
-       Quel impact l'administration Trump peut-elle avoir sur l'évolution de ces marchés? »


Actions émergentes Performance 2017 par pays




Enfin, Laurent Gaetani, Directeur Général de Degroof Petercam Gestion, pose la vraie question : « Faut-il continuer à privilégier les actifs risqués pour le dernier trimestre ? ». Et sa réponse est la suivante : « Notre conviction est qu’il faut maintenir une surpondération sur les actions, notamment en zone euro. En effet, le regain de vigueur de la croissance mondiale devrait continuer à soutenir l’appétit au risque qui reste, pour l’instant, peu affecté par les risques géopolitiques et les développements politiques récents (résultat en demi-teinte des élections en Allemagne, tensions autour du référendum catalan, négociations difficiles autour du Brexit, mise en place laborieuse des réformes aux États-Unis…)…./… Dans ce contexte de hausse -mesurée- des taux, le secteur bancaire devrait continuer sa progression. Nous continuons de sous-pondérer les obligations souveraines des grandes économies dont les valorisations apparaissent très élevées et les rendements attendus faibles.»
« Nous abordons le dernier trimestre avec une vision constructive sur les marchés actions. Les premières semaines pourraient poursuivre la tendance observée et favoriser les secteurs financiers et cycliques. Il conviendra néanmoins d’être vigilants et de ne pas hésiter à alléger les positions si des excès venaient à apparaître. Il sera temps de reconstituer des liquidités dans les fonds et de constituer des portefeuilles plus équilibrés. Nous y serons attentifs… » conclut la lettre trimestrielle de Gestion Privée de COGEFI N° 39 • octobre 2017).
Pas de doute pour Warin Buntrock, Responsable de l’Allocation d’Actifs et Directeur Adjoint des Gestions, BFT Investment Managers, dans un éditorial publié le 24 octobre dernier et intitulé « Trop tôt pour vendre », il explique que « Les marchés actions devraient continuer de profiter de la reprise économique synchronisée et d’une poursuite de la hausse des bénéfices en 2018 après un cru 2017 qui d’ores et déjà s’annonce l’un des meilleurs en zone euro depuis 2010. Nous estimons le potentiel de hausse des indices boursiers compris entre 5 et 10% d’ici mi-2018. L’exposition géographique doit rester globale car aucune grande zone économique ne subit actuellement une période de ralentissement. Si les valeurs européennes conservent un potentiel de valorisation plus important, il est préférable de garder également une exposition aux actions américaines (retour du « reflation trade ») et japonaises (le mouvement d’appréciation du Yen qui gênait les entreprises japonaises est en voie d’achèvement). De leur côté, les économies émergentes ont, dans ce contexte, retrouvé de l’attrait et conservent une place importante dans notre allocation d’actif cible. »

Reprise de la croissance pour les émergents

Dans un commentaire Marchés émergents daté du 26 octobre 2017, SwissLife Asset Managers constate que « Dans leur ensemble, les marchés émergents ont été directement confrontés à la baisse des prix des matières premières qui, à partir de mi-2014, a causé l’inflexion de la croissance économique dans ces pays.
« Selon Claudia Bernasconi, économiste spécialiste des marchés émergents chez Swiss Life AM, ces économies sortent de ce cycle de ralentissement et la croissance s’oriente de façon très progressive vers ses niveaux antérieurs au choc pétrolier baissier. Les traditionnels ‘BRICS’ viennent d’ailleurs de sortir de récession.
Le taux de croissance réelle du PIB des pays émergents avoisine aujourd’hui 5%, un niveau supérieur à celui des marchés développés, attestant du rôle clé joué par les pays du Sud pour l’activité économique mondiale. « Nous anticipons néanmoins une forme de plateau pour la croissance des émergents, la marge pour une accélération économique future étant limitée » précise-t-elle. »

Privilégier les marchés obligataires émergents ?

Pour SwissLife AM, « les marchés émergents sont aujourd’hui mieux armés pour s’accommoder de la hausse des taux d’intérêt aux Etats-Unis, d’autant que le resserrement monétaire de la Fed restera très graduel. « Nous anticipons en effet une hausse des taux de la Fed en décembre, puis trois en 2018. La hausse des taux longs obligataires sera progressive et les économies émergentes sont assez robustes pour ne pas en être pénalisées » indique,. Claudia Bernasconi, la poursuite de la correction des déséquilibres budgétaires reste néanmoins nécessaire au sein des pays émergents, le déficit public demeurant par exemple encore important au Brésil, en Inde et en Colombie.»
…/… En termes de stratégie d’investissement, l’équipe de Swiss Life Asset Managers continue de privilégier les obligations d’entreprises de catégorie Investment-Grade et libellées en devises fortes. « Sur les marchés obligataires émergents, ce segment a été le plus dynamique au cours des dernières années et présente plusieurs atouts. L’Investment-Grade en devises fortes offre une meilleure diversification et un risque de taux plus faible, en comparaison aux obligations souveraines émergentes » explique Rishabh Tiwari, Gérant du fonds Swiss Life Funds (LUX) - Bond Emerging Markets Corporates. De plus, la majorité des émetteurs de cet univers sont de grandes entreprises soumises aux lois internationales, contrairement aux émetteurs en devises locales.

Quels sont les risques qui pourraient empêcher une poursuite de la hausse des actions d’ici la fin de l’année ?

« Les risques ne sont pas d’ordre économique, mais politique et géopolitique. Les tensions actuelles en Espagne montrent que les nationalismes régionaux ont le vent en poupe, ces évènements pourraient amener de la volatilité en zone euro. La dégradation de la situation dans la péninsule coréenne pourrait avoir des conséquences néfastes pour la croissance mondiale. Pour l’instant le statu quo semble l’emporter avec de nouvelles sanctions économiques mais la poursuite du programme nucléaire coréen. A suivre.», rappelle Laurent Gaetani, Directeur Général de Degroof Petercam Gestion.

Des marchés irréguliers

En 2016 et en 2015, l’indice CAC 40 a donné une performance positive (respectivement + 4,86 % et + 8,53 %). L’année 2017 devrait, si elle continue sur la lancée actuelle largement dépasser ces deux niveaux. En effet, au 27 octobre 2017, soit sur 10 mois, le CAC 40 a gagné 12,5% depuis le début de l’année. Pour sa part, l’indice européen des 50 plus grandes valeurs, le DJ EurostoXX 50 a gagné 10,4%.
Mais le comportement des ces deux indices à l’instar de nombreux marchés n’a pas été progressif. Les hausses se sont faites de manière hachurée et très irrégulière, entrecoupées de plusieurs phases de baisses.

Que faire sur cette fin d’année 2017 ?

On constate que les fonds et Sicav actions sont soumis aux risques fluctuants des marchés dont la progression n’est pas linéaire, c’est la raison pour laquelle, il est toujours préférable d’effectuer des versements réguliers sur de tels supports. Il n’y a pas d’exemple sur plusieurs années où des investissements programmés, au moins mensuels, ont fait perdre de l’argent aux épargnants. Par ailleurs les fonds flexibles et diversifiés constituent aussi un choix intéressant.

 
ÉCONOMIE DE LA FRANCE - NOVEMBRE 2017


L’économie française va mieux


Selon l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) qui est un organisme indépendant de prévision, de recherche et d’évaluation des politiques publiques au sein de la Fondation nationale des sciences politiques, l’économie se porte mieux, non seulement au niveau mondial et européen, mais aussi en France.
« Après cinq années de croissance atone (0,8 % en moyenne sur la période 2012-16), une reprise se dessine enfin en France avec des hausses attendues du PIB de 1,8 % en 2017, 1,7 % en 2018 et 1,9 % en 2019. »


Prévision pour la France : Variations (en +) par rapport à la période précédente, en % :




Réduction du déficit public selon l’exposé des motifs du projet de la loi de finances pour 2018


A l’occasion du projet de loi de programmation des finances publiques (LPFP) pour les années 2018 à 2022 le Gouvernement a revu ses hypothèses de croissance potentielle et d’écart de production :
En 2017, le solde public atteindrait - 2,9 % du PIB, un niveau qui, combiné avec la perspective d’un solde public 2018 inférieur à - 3,0 % du PIB, permettrait à la France de sortir de la procédure pour déficit excessif dans le calendrier prévu par la recommandation du Conseil de l'Union européenne de mars 2015. Cette évolution serait portée par une amélioration du solde structurel qui passerait de - 2,5 % à - 2,2 % du PIB. Le solde conjoncturel s’améliorerait aussi, passant de - 0,8 % à - 0,6 % du PIB, du fait d’une croissance supérieure à son potentiel (1,7 % contre 1,25 % en volume), permettant une réduction de l’écart de production (de - 1,5 % du PIB potentiel en 2016 à - 1,1 % en 2017).
…/… En 2018, le déficit public serait de - 2,6 %, soit une amélioration de 0,4 point de PIB par rapport à 2017. Cette amélioration serait portée, en partie, par la conjoncture (pour 0,2 point) et par une amélioration du solde structurel de 0,1 point. L’amélioration structurelle serait portée par un effort en dépense de 0,4 point, en partie compensé par l’impact des baisses de prélèvements obligatoires prévues en faveur des ménages et des entreprises (0,3 point de PIB potentiel) ainsi que par la prise en compte de la composante non discrétionnaire, qui pénaliserait l’ajustement structurel à hauteur de 0,1 point de PIB potentiel, principalement en raison du faible dynamisme des recettes hors prélèvements obligatoires.


Les crédits aux TPE continuent de progresser


C’est le signe que les entreprises investissent. L'encours de crédits aux TPE s'établit à 251,3 milliards d'euros à fin juin 2017, en augmentation de + 4,2 % sur un an. Cette progression concerne les crédits à l'équipement et les crédits immobiliers (respectivement + 4,0 % et + 5,4 %), tandis que l'encours des crédits de trésorerie diminue (-2,8 %). (Stat Info sur le « Financement des TPE – France » T2. 2017 paru le 01.09.2017).


Ménages bien portants et entreprises résistantes : Euler Hermes prévoit +1,7% de croissance pour la France en 2017


Selon le leader mondial de l’assurance-crédit, la croissance française restera stable en 2018 à +1,7% (+1,1% en 2016), soutenue par la consommation privée. Le gouvernement a en effet annoncé deux mesures destinées à favoriser le pouvoir d’achat des ménages : une baisse de la taxe d’habitation ; le transfert d’une partie des cotisations sociales employés sur la CSG.
« Grâce à ces deux mesures, la consommation des ménages redeviendra le principal moteur de l’économie française l’année prochaine. Elle croîtra de +2,2% après une année 2017 en demi-teinte (+1,4%), et contribuera à la croissance économique pour près de 1,2 point », estime Stéphane Colliac, économiste en charge de la France chez Euler Hermes. L’investissement des ménages en sortira également renforcé, puisque comme en 2017, il devrait croître de +4,4% en 2018 (+2,4% en 2016). Avec l’accroissement de pouvoir d’achat attendu, les ménages auront davantage de moyens pour continuer à soutenir le cycle immobilier.


Les entreprises gardent le cap


En ce qui concerne les entreprises, le dynamisme observé en 2017 se poursuivra en 2018. Certes, le gouvernement a annoncé le report du transfert du CICE en baisse durable de cotisations sociales à 2019, tandis que la baisse de l’impôt sur les sociétés de 33% à 28% pour les entreprises les plus petites avait déjà été préfigurée par le précédent gouvernement. Mais la croissance de l’investissement des entreprises restera élevée l’an prochain, à +3% (+3,6% en 2017 et en 2016), car la demande est toujours là. (Etude réalisée entre janvier et mars 2017 auprès de 1 000 entreprises réparties sur l’ensemble du territoire français).


Investissement et rentabilité dans l’industrie en hausse


Au troisième trimestre, les investissements poursuivent leur progression, à un rythme un peu moins élevé que le trimestre précédent. Les chefs d’entreprise prévoient une hausse de leurs investissements au quatrième trimestre. L’excédent brut d’exploitation augmente légèrement.

Travaux Publics en forme


Au troisième trimestre, l’activité dans les travaux publics progresse à nouveau nettement. Les carnets de commandes se garnissent encore. Les effectifs se renforcent à un rythme plus soutenu. Les prix des devis sont stables. Selon les chefs d’entreprise, l’activité continuerait d’augmenter au quatrième trimestre.

Commerce de gros : de bons chiffres

Au troisième trimestre, l’activité du commerce de gros est en forte hausse, qu’il s’agisse des achats ou plus encore des ventes. Les prix sont en légère hausse. Les carnets de commandes s’étoffent un peu. Les chefs d’entreprise prévoient une activité encore dynamique au quatrième trimestre.  (Banque de France – Supplément trimestriel publié le 9 octobre 2017  « Investissement et rentabilité dans l’industrie. Conjoncture travaux publics et commerce de gros ». Période sous revue : T3 2017.)

Nette progression du commerce de détail

Selon la Banque de France (Activité du commerce de détail à fin septembre 2017, publié le 13 octobre), au troisième trimestre 2017, les ventes du commerce de détail augmentent nettement (+1,0 %).
Le chiffre d’affaires des produits alimentaires s’affaiblit (-0,9 %), mais celui des produits industriels est très dynamique (+1,8 %),soutenu par les ventes de l’électronique grand public, de l’hygiène, du textile ainsi que de la chaussure.
Les ventes du petit commerce progressent fortement (+2,0 %), celles de la grande distribution sont quasi stables (+ 0,1%). Le dynamisme de la vente à grande distance et des grands magasins est partiellement compensé par le recul des hypermarchés et supermarchés.
En septembre, les ventes sont orientées à la hausse (+2,8 %) après le creux du mois d’aout. Le chiffre d’affaires des produits alimentaires, comme celui des produits industriels, progresse (+2,6 % et +1,3 % respectivement), en particulier celui de l’électronique grand public (+6,3 %).

Moins de défaillances d’entreprises dans tous les secteurs

§ Les secteurs de la construction et des activités immobilières enregistrent les plus forts reculs du nombre de défaillances cumulées sur 12 mois (respectivement -14,8 % et -11,0 %). Le cumul des défaillances diminue également dans d’autres secteurs, notamment celui du commerce et de la réparation automobile (-6,7 %) et celui de l’hébergement et restauration (-8,5 %).
§ En revanche, les défaillances progressent sur douze mois dans le secteur de l’agriculture, sylviculture et pêche (+12,0 %) et dans une moindre mesure dans les transports et entreposage (+2,7 %).
Les défaillances cumulées reculent pour l’ensemble des PME (-7,5 %), mais elles augmentent sur le segment des ETI-grandes entreprises, avec 14 défaillances de plus, sur un an.
Les encours de crédits portés par les entreprises défaillantes sur les douze derniers mois représentent un peu moins de 0,4 % du total des encours de crédit déclarés au Service Central des Risques de la Banque de France. (STAT INFO du 10 octobre 2017 : Les défaillances d’entreprises en France en août 2017).


 
ÉCONOMIE DE LA ZONE EURO - NOVEMBRE 2017


La reprise économique est bien présente


« Elle est solide et généralisée à travers les pays et secteurs. Nos dernières prévisions BCE le confirment : la croissance devrait s’établir à 2,2 % en zone euro en 2017, soit une révision à la hausse très forte, de 0,3 point, par rapport à nos prévisions de juin (1,9 %). Cela signifie que pour la deuxième année consécutive, la croissance de la zone euro va être comparable à celle des États-Unis. Et que, selon le chiffrage de l’Eurosystème, l’output gap sera revenu presque à zéro en fin d’année (- 0,6 %), même si la situation de la France est moins favorable compte tenu de son retard de croissance (environ -1,4 % d’output gap selon nos évaluations). » Discours de François Villeroy de Galhau, Gouverneur de la Banque de France au déjeuner du Centre des Professions Financières sur le thème « Face à la reprise en Europe, quelle politique monétaire ? »


Des ménages dynamiques


-  La croissance annuelle du revenu disponible brut des ménages s’est établie à 2,8 % au deuxième trimestre 2017 contre 3,2 % au trimestre précédent. La croissance de l’excédent brut d’exploitation et du revenu mixte des travailleurs indépendants s’est ralentie (2,2 %, après 2,8 %), tandis que la rémunération des salariés progressait de 3,5 %. Les dépenses de consommation des ménages se sont accrues à un taux globalement inchangé de 3,1 %.
-  Le taux d’épargne brute des ménages est ressorti à 12,0 % au deuxième trimestre 2017, contre 12,3 % au même trimestre de l’année précédente.
-  La croissance annuelle des investissements non financiers bruts des ménages (qui correspondent essentiellement au logement) s'est ralentie, ressortant à 5,7 % au deuxième trimestre 2017, contre 10,1 % au trimestre précédent. Les prêts, principale composante du financement des ménages, ont augmenté à un rythme inchangé de 2,5 %.
- Les placements financiers des ménages ont augmenté à un rythme annuel pratiquement inchangé de 1,8 % au deuxième trimestre 2017. S’agissant des composantes, leurs avoirs en numéraire et dépôts ont crû à un rythme plus modéré (3,8 % après 4,0 %).
-  La croissance annuelle du patrimoine net des ménages s’est accélérée (4,9 % au deuxième trimestre 2017, contre 4,6 % au trimestre précédent), les plus-values nettes sur les actifs financiers et non financiers ainsi que les placements n’étant que partiellement contrebalancées par l’accroissement des engagements. La valeur du patrimoine immobilier a augmenté à un rythme plus soutenu (5,4 % après 5,0 %).
-  Les placements financiers ont augmenté au rythme inchangé de 4,2 % par rapport au trimestre précédent. Parmi leurs composantes, le taux de croissance des prêts consentis s’est accentué (5,1 % contre 4,2 %), tandis que celui des placements en actions et autres participations restait inchangé à 3,8 % (communiqué de presse de la Banque Centrale Européenne :"Ménages et sociétés non financières de la zone euro : deuxième trimestre 2017).


Balance des paiements positive dans la zone euro

- En août 2017, le compte des transactions courantes de la zone euro a enregistré un excédent de 33,3 milliards d’euros.
- Dans le compte financier, les investissements directs et de portefeuille cumulés ont donné lieu à des acquisitions nettes d’actifs à hauteur de 82 milliards d’euros et à des cessions nettes de passifs de 7 milliards.
(Banque centrale européenne, communiqué du 20 octobre 2017)


La croissance s’accélère selon les prévisionnistes professionnels

• Les anticipations relatives à l’inflation pour 2017, 2018 et 2019 demeurent inchangées, elles s’établissent en moyenne à 1,5 %, 1,4 % et 1,6 %, pour 2017, 2018 et 2019, respectivement. La moyenne des anticipations d’inflation à plus long terme (qui se rapportent à 2022) ont été révisées à la hausse, de 1,8 % à 1,9 %.
• Les anticipations relatives à la croissance du PIB en volume ont été révisées à la hausse pour 2017, 2018 et 2019. Elles sont ressorties en moyenne à 2,2 %, 1,9 % et 1,7 % pour 2017, 2018 et 2019, respectivement.
• Les anticipations relatives au taux de chômage ont été révisées à la baisse pour tous les horizons de prévision : les estimations ponctuelles ressortant en moyenne à 9,1 %, 8,6 % et 8,2 % pour 2017, 2018 et 2019, respectivement. L’estimation ponctuelle moyenne relative au taux de chômage à plus long terme (2022) a été révisée à la baisse,
(Résultats de l’enquête menée par la BCE auprès des prévisionnistes professionnels pour le quatrième trimestre 2017, publiée le 27 octobre 2017)

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NOVEMBRE 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Les Bourses européennes reprennent leur souffle après plusieurs séances consécutives de baisse.
Après une bonne semaine de correction (surtout en Europe d'ailleurs), les marchés actions se sont repris. Si un petit vent (ou plutôt une légère brise) de panique a soufflé sur certaines publications, l'environnement global s'avère toujours porteur.
 
L'euro/dollar s'est momentanément éloigné de la fourchette 1,18-1,20 et le prix du baril s'est détendu. Pourtant, les pays du Proche-Orient continuent d'inquiéter. Citons dans le désordre : la reprise en main de l'Arabie Saoudite, son conflit larvé avec l'Iran au Yemen, la déstabilisation du Liban, les situations budgétaires difficiles comme en Turquie ou enfin la délicate passation de pouvoir en Algérie après l'ère Bouteflika. Dans la famille des pays producteurs de pétrole, le Venezuela a officiellement fait défaut et rejoint la liste des pays qui auront testé le social-populisme en dilapidant la manne pétrolière.
 
Aux Etats-Unis, la santé du consommateur n'est pas encore vacillante. En effet, les résultats au troisième trimestre du distributeur Walmart avec une croissance organique de 2,7% laissent pantois d'autant que beaucoup d'investisseurs avaient déjà enterré la distribution physique (en France, Carrefour regagne d'ailleurs des parts de marché sur le mois d'octobre selon les données Kantar). La distribution digitale n'est pas en reste puisque les résultats du chinois Alibaba pour son "Singles Day" (25  milliards de transaction en un seul jour) sont spectaculaires. La confiance du premier distributeur américain est de bonne augure à une semaine du Black Friday.
 
Celle du consommateur chinois est tout aussi importante pour l'Asie et pour le monde. La symbiose d'une bonne macro-économie et d'une bonne micro-économie doit conduire à faire progresser les marchés actions d'autant que sur les marchés de taux, les rendements réels sont toujours très faibles. Ainsi, 17% du gisement obligataire mondial (8 000 md$) est à taux négatif. Les Anglo-Saxons ont l'habitude de dire : "Trend is your friend". La tendance est bonne mais il faut aussi éviter les chausse-trappes.
 
Comme une chasse au trésor, les investisseurs doivent méticuleusement dénicher les pépites et se concentrer sur les sociétés qui surprendront positivement lors de la publication de leurs résultats. Si, en plus, elles possèdent des multiples de valorisation attractifs, c'est alors le Graal. Les secteurs décotés (comme les télécoms) sont un bon exemple. Lorsque les valorisations sont raisonnables et les publications sont solides (ex : Vodafone, Bouygues), les investisseurs n'hésitent pas à les saluer. Ce sera sûrement la toile de fonds pour 2018.

Texte achevé de rédiger le 17 novembre 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
NOVEMBRE 2017


Carotte fiscale

Une fois encore les marchés américains ont peiné la semaine dernière à trouver l’élan nécessaire pour repartir à la hausse. Comme la précédente, les investisseurs demeurent sceptiques quant à l’adoption de la réforme fiscale promise par le président américain. La carotte qui avait tant fait avancer l’équidé au départ, ne suscite désormais même plus un mouvement d’oreille de sa part, bien décidé qu’il est à ne pas faire un pas supplémentaire en avant.

 

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DNCA
NOVEMBRE 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

La semaine s'achève sur une note dissonante avec une journée de jeudi marquée par le retour de la volatilité, par une hausse généralisée des taux longs dans une ambiance de menaces à peine voilées entre l'Europe et la Grande-Bretagne sur les conditions pécuniaires du Brexit.
Signal intéressant du stress ambiant, alors que la volatilité historique réalisée sur le S&P 500 a été la plus faible depuis 1965, la volatilité intraday (journalière) des entreprises qui ont publié a été la plus élevée des cinq dernières années. Avec des marchés au plus haut historique pratiquement sur toutes les zones économiques (notamment au Japon où le Nikkei a atteint son plus haut depuis vingt six ans), il n'est pas anormal d'observer une phase de respiration en cette fin d'année. Il est vrai que certaines publications trimestrielles ont déçu (les banques notamment et les entreprises mondiales exposées à la volatilité des taux de change ou à la remontée des prix des matières qui rognent leur marge opérationnelle). Certains secteurs, comme la technologie, affichent des surperformances boursières déjà stellaires sur fonds de résultats opérationnels solides.
Ainsi, aux Etats-Unis, les "FAANG" (Facebook, Apple, Amazon, Netflix et Google) affichent une performance moyenne pondérée de plus de 45% contre 25% pour le NASDAQ et 15% pour le S&P 500. La situation monétaire paraît pourtant bien balisée avec des banques centrales attentives dans leur action et dans leur communication. En effet, la nomination de Jerome Powell et le discours de Mario Draghi installent une forme de continuité sur 2018. Il n'est pas rare d'avoir des pics de volatilité et des corrections passagères même dans des moments d'euphorie macro-économique soutenue par les reprises (européennes notamment) et par l'avènement du "cyberalisme", ce nouveau modèle économique qui combine libéralisme, digitalisation et robotisation. Sans tomber dans les excès des années 2000 car les "cyber-valeurs" produisent des profits, personne ne sait vraiment dire aujourd'hui où la digitalisation et la robotisation vont amener l'humanité. Ce qui est sûr néanmoins c'est que ces deux thèmes seront encore porteurs de croissance en 2018.
La détente de certains multiples de valorisation, un peu trop généreux, n'est pas forcément une mauvaise chose pour redonner des bons points d'entrée. Certains secteurs (télécoms, banques, pétrole, média) demeurent à des prix raisonnables surtout dans une perspective de croissance des résultats sur la période 2018-2019. Ils mériteraient d'être reconsidérés dans les allocations.


Texte achevé de rédiger le 10 novembre 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
NOVEMBRE 2017


Majorité frondeuse

Après la nomination de Jerome Powell, c’est avec la même fébrilité que les investisseurs attendent désormais l’adoption de la réforme fiscale de Donald Trump. S’ils ont salué le vote éclair du budget comme le signe avant-coureur d’une probable entente républicaine sur celui de cette réforme, les marchés ont toutefois...

 

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FIDELITY
NOVEMBRE 2017


La continuité et le changement

Maintes fois échaudés depuis dix mois, c’est avec fébrilité que les investisseurs attendaient, jeudi, la nomination du prochain président de la Fed. L’antagonisme avéré entre Janet Yellen et Donald Trump laissait en effet craindre que ce dernier ne soit tenté par un changement radical à la tête de l’instance...

 

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DNCA
NOVEMBRE 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Cela va faire bientôt un an que Donald Trump a été élu.

Et finalement le "Trump trade" a, depuis, relativement bien fonctionné. Ainsi depuis novembre 2016, la capitalisation boursière mondiale a progressé de 26 000 milliards de dollars. Les marchés obligataires ont continué eux aussi de progresser, contre toute attente, mais de manière moins prononcée (+ 2 000 milliards de dollars). Les investisseurs ont donc montré une forme d'optimisme à toute épreuve préférant se concentrer sur la santé du cycle économique mondial plutôt que sur les tweets du Président des Etats-Unis. La réussite insolente du secteur de la technologie (cf. les commandes record d'Iphone X) et la perspective d'un accord sur la réforme du code fiscal entretiennent également l'espoir d'une poursuite du mouvement haussier outre-Atlantique.

Avec un prix des actifs au plus haut (que ce soit pour les actifs sans risques ou pour les actifs risqués), les investisseurs se retrouvent à la merci d'une rupture/d'une erreur dans la conduite des politiques monétaires. La récente nomination de Jerome Powell à la place de Janet Yellen doit plutôt être perçue comme un gage de continuité même si le renouvellement prochain de plusieurs membres du Board peut faire surgir de l'incertitude.

En zone euro, le discours de Mario Draghi a installé une confiance quasi-aveugle des marchés dans la capacité de la BCE à soutenir l'économie. Bref, les deux grandes banques centrales (Fed et BCE) assurent une forme de garantie contre toute catastrophe financière. Néanmoins, elles ne peuvent pas corriger à elles seules les inégalités que le modèle cyber-capitaliste est entrain d'engendrer.

En effet, aux Etats-Unis, la part d'actifs détenus par les 0,1% les plus riches équivaut désormais à la part d'actifs détenus par les 90% les moins riches...une situation qui ne s'était jamais produite depuis les années 1930.


Texte achevé de rédiger le 3 novembre 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
NOVEMBRE 2017


Requiem pour un QE

Le chemin avait été balisé depuis longtemps… Chef d’orchestre consciencieux et soucieux de ne pas froisser les investisseurs, Mario Draghi avait donné les grandes lignes de la partition qu’il allait jouer jeudi. Sans surprise, le président de la BCE a donc annoncé la réduction de son programme de rachat d’actifs qui, de 60 milliards d’euros mensuels actuellement, passera à 30 milliards à compter de janvier prochain.

 

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OCTOBRE 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Dichotomie, paradoxe, bulle...voici les mots qui commencent à surgir dans le discours médiatico-financier depuis quelques semaines. Alors que partout sur la planète, les économistes saluent une reprise synchronisée, les investisseurs obligataires, principalement, ne croient toujours ni à l'inflation ni à une hausse future des taux longs. Pourtant sur les 45 économies suivies par l'OCDE, les 45 sont en croissance et 33 sont en phase d'accélération de la croissance. Les prix des matières premières ont fortement augmenté dans le sillage d'une croissance chinoise raffermie de même que le prix des actions notamment aux Etats-Unis. Certains niveaux de valorisation interpellent donc à juste titre et tout prétexte peut servir certains intervenants à prendre une partie de leur plus-value en cette fin d'année comme au cours de la semaine dernière.
 
Au rang des prétextes, invoquons la crise catalane (vente des actifs espagnols), la nouvelle réglementation bancaire sur les NPLs (vente des banques italiennes), peur de l'augmentation des provisions sur le crédit aux Etats-Unis (vente des banques américaines), déception possible sur les commandes d'iPhone 8 (vente de l'action Apple). Les marchés actions ont déjà bien progressé depuis le début de l'année. Il est normal de faire plus attention à la valorisation et d'identifier les poches de sous-valorisation. En croisant sur les indices CAC 40, DAX 30, Euro Stoxx 50 et Stoxx Europe 50 les critères de valorisation suivants : plus faibles PE 2017, plus faibles Price to Book 2017 et plus forts rendements 2017, on retrouve invariablement en dénominateur commun les sociétés des mêmes secteurs : banques, utilities, automobile, télécom, pétrole. C'est donc peut-être dans ces compartiments qu'il faudra aller trouver des idées d'investissement.
 
Pour porter les marchés plus haut en fin d'année après la salve des résultats des entreprises du troisième trimestre, il restera aussi la réunion de la BCE du 26 octobre. Mario Draghi aura donc une dernière fois cette année la possibilité de nous surprendre (positivement...) et de lancer le toujours très souhaité rallye de fin d'année.


Texte achevé de rédiger le 20 octobre 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

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OCTOBRE 2017


Aveu d'impuissance

Au fil des mois, la fragilité de la Grande-Bretagne est de plus en plus manifeste. Le nouvel épisode qui s’est joué la semaine passée à Bruxelles en est un nouveau témoignage, confirmant davantage l’indubitable déroute du Brexit. Jeudi dernier, la Première ministre britannique est venue exhorter les dirigeants européens à l’aider à trouver un accord plaidable devant ces concitoyens.

 

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OCTOBRE 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Les chiffres de l'emploi sont toujours meilleurs aux Etats-Unis et la situation économique s'améliore aussi continuellement en Europe (production industrielle à +3,8% contre +2,6% attendus).
 
La crise catalane n'a pas fait chuter les marchés, même si elle n'est pas encore réglée, et les négociations à l'arrêt du Brexit démontrent toute la difficulté pour sortir du carcan d'une union douanière et commerciale.
 
Les publications du troisième trimestre vont commencer aux Etats-Unis comme en Europe. Le risque de déception paraît faible tant les momentum d'activités (industries et services) sont apparus robustes dans les récents indices de confiance et dans les discours des dirigeants d'entreprise sur toutes les zones du monde. Cependant, notons tout de même les publications un peu inférieures aux attentes du secteur télécommunication et technologique aux Etats-Unis (AT&T, Juniper). L'accumulation de dettes (publiques ou privées) sur la planète et le pilotage de la remontée des taux demeurent les points d'interrogation à moyen terme pour le système capitaliste actuel. A côté de la problématique monétaire, la robotisation et la digitalisation mettent une pression forte sur les dynamiques et logiques anciennes des marchés du travail tout comme le vieillissement des populations qui agit comme un frein naturel à la croissance et comme un poids supplémentaire sur les systèmes de santé et de retraite. Les risques courts terme sont en effet peu nombreux car le cycle d'accélération de la croissance mondiale ne montre pas de signe de ralentissement. Le bond technologique que l'humanité est en train de connaître est immense.
 
A moyen terme (2018 et après), les éternelles questions qui taraudent l'investisseur depuis la crise des subprimes en 2008 vont renaître : comment vivre avec le poids des dettes publiques ? Comment retirer cette masse de liquidités déversée par les banques centrales depuis le commencement des politiques accommodantes ? Peut-on imaginer une vie sans distribution de crédit excessive pour les ménages et les entreprises ? Comment juguler l'appréciation des prix de l'immobilier ? Comment gérer les inégalités sociales à l'intérieur des pays et à l'extérieur des zones privilégiées ? Comment raffermir les démocraties en évitant l'instabilité et l'inconnue inhérentes aux élections et au suffrage universel ?

Texte achevé de rédiger le 13 octobre 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
OCTOBRE 2017


Piqûre de rappel

Les indicateurs des derniers mois laissaient entendre que la reprise jusqu’alors circonscrite à l’économie américaine - et, dans une moindre mesure, européenne – tendait à se généraliser. Ce sentiment tient désormais de la réalité. Le constat a été officialisé par le dernier rapport du FMI, publié mardi...

 

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DNCA
OCTOBRE 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Il semble qu'en Europe certains dirigeants et gouvernants, dont l'égo est gonflé à l'hélium, soient plus intéressés par la conquête du pouvoir que le respect démocratique de la loi et le pragmatisme économique.

Jouant la dramaturgie d'une nation catalane "opprimée" à qui tout sourit pour l'instant (le PIB espagnol progresse sur un rythme trimestriel de 3,5%), le pouvoir catalan en place a décidé d'emprunter une impasse dans cette quête un peu folle de repli sur soi dans un monde globalisé et digitalisé. La Catalogne représente 2% de l'économie de la zone euro et possède une dette publique qui équivaut à 100% du PIB. Toute sécession de l'Espagne, comme l'a rappelé l'Europe, la mettrait de facto hors de l'Union et de la zone euro. On se demande bien ce qu'apporterait réellement l'indépendance si ce n'est le pouvoir absolu à certains et la satisfaction d'être indépendant politiquement mais terriblement dépendant économiquement de l'Espagne (son premier partenaire commercial) et de l'Europe. Comme la Grèce et comme le Brexit, cet épisode risque de montrer une nouvelle fois la robustesse du modèle européen et de ses institutions. Mais pour l'instant, les marchés y voient un élément de volatilité compréhensible dans la mesure où l'imbroglio juridique et la faiblesse de la majorité soutenant Mariano Rajoy pourraient déboucher sur des élections espagnoles anticipées.

Aux Etats-Unis, la Fed a bien ancré les anticipations des investisseurs sur une hausse des taux en décembre. Sur 2018, les marchés s'interrogent encore sur le nombre de hausses des taux à venir (deux ou trois); il ne faut pas oublier qu'en 2018 il y a aura le renouvellement ou non du mandat de Janet Yellen et l'application probable du nouveau programme fiscal américain (2000 md$ sur dix ans) dont le financement budgétaire s'avère aujourd'hui incertain. Ce qu'on peut constater c'est la vigueur d'une économie américaine revigorée par un dollar affaibli. Comme en Europe d'ailleurs où même en France, la prévision de PIB pour 2017 a été revue en hausse par l'INSEE à +1,8% en raison du rebond des investissements des entreprises et des ménages. Les indices boursiers américains enchaînent les records et accentuent l'écart historique en termes de performance et de valorisation entre les marchés américains et les marchés européens. Il ne faut pas détourner nos regards des fondamentaux économiques qui accélèrent en zone euro. Aussi, les baisses des marchés constituent des opportunités d'achat.

Texte achevé de rédiger le 6 octobre 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
OCTOBRE 2017


Relents de Brexit

Les législatives allemandes passées, l’Europe, désormais délestée d’un contexte électoral particulièrement pesant, pouvait enfin espérer couler une fin d’année tranquille placée sous le signe de la reprise. C’était sans compter sur les velléités séparatistes de la Catalogne et les tensions survenues au lendemain du référendum organisé sur le sujet.

 

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CARMIGNAC
OCTOBRE 2017


Les faux départs n’abolissent pas la ligne d’arrivée

En ce début du dernier trimestre 2017, il est tout à fait saisissant de constater que ni la BCE ni la Fed n’ont encore mis en œuvre les prochaines étapes respectives de « normalisation » de leurs politiques monétaires, alors que le contexte économique le justifierait largement. La ligne d’arrivée de ce parcours d’obstacles pourtant n’a nullement disparu, et les banquiers centraux reconnaissent qu’ils s’en sont même maintenant considérablement rapprochés. La ligne est désormais tracée.

En Europe, le cycle de croissance et la nouvelle dynamique ne permettront pas aux marchés obligataires de la zone euro d’esquiver l’impact que les réductions d’apport de liquidités de la BCE s’apprêtent à leur infliger. Le niveau extraordinairement bas des taux d’intérêt de la dette souveraine allemande sera bientôt intenable. C’est un risque qu’il est impératif de continuer de gérer, même si les faux départs successifs ont rendu les couvertures infructueuses ces derniers mois.

En revanche, le retour des capitaux vers la zone euro, ainsi que le redressement de la courbe des taux pourraient dans un premier temps s’ajouter aux mérites du cycle économique pour protéger les marchés d’actions européens du risque obligataire, et renforcer en tendance la confiance des investisseurs dans la monnaie unique.

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FIDELITY
OCTOBRE 2017


Le feu au baril

Tendance de fond ou simple accès de fièvre ? Ces dernières semaines, l’évolution des prix du pétrole ne va pas sans soulever certaines interrogations, alimentant de plus belle la volatilité des cours. La semaine passée en a été un parfait exemple. La condamnation par Bagdad du référendum au Kurdistan irakien et la menace d’Ankara de fermer les vannes du seul oléoduc de cette région pétrolifère ont mis le feu aux prix du baril - le Brent ayant touché 59,49 dollars.

 

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DNCA
OCTOBRE 2017

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Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Comme attendue, la transaction Alstom-Siemens Mobility a été annoncée. Ce qui nous a frappés dans la conférence de presse, c'est le discours pro-européen volontariste du CEO de Siemens, Joe Kaeser. Bien sûr, les nombreux échecs d'alliance industrielle des vieilles entreprises françaises (Alcatel-Lucent, Areva-Siemens...) nous obligent à être prudents sur le sujet mais la constitution d'un leader européen du rail (en tentant de répliquer le modèle Airbus) paraît inéluctable face à la concurrence chinoise.

Au même instant, le Président français relançait le projet européen avec ses partenaires au sommet de Tallinn. Là aussi, cette voie semble impérative si les dirigeants souhaitent raffermir le potentiel de croissance et la compétitivité de la zone euro. Sur le mois de septembre, les taux longs se sont légèrement tendus (Bund 10 ans + 10 pb à 0,48%) et l'euro s'est affaibli (baisse d'environ deux centimes à 1,17), mouvements inverses de l'été. Le scénario de remontée graduelle des taux n'est pas encore véritablement enclenché mais la prochaine réunion de la BCE pourrait servir (enfin) de catalyseur. Les banques, secteur clivant et polarisant au sein de la communauté financière, pourraient être les grandes gagnantes de cette tendance court terme. A moyen terme, leur modèle économique restera soumis aux pressions de la digitalisation, des nouveaux entrants et des contraintes de la régulation mais elles ont déjà pris certains devants (fermeture de 20% des agences comme dans le cas de la Société Générale).

L'essor fulgurant du mobile banking en France, pays très en retard dans l'utilisation des services bancaires internet, le montre : c'est un vecteur de gains de productivité, une source d'amélioration de la satisfaction client et de nouvelles possibilités de cross selling de produits vendus on-line (assurance, crédit consommation). Le secteur bancaire n'est donc pas encore tout à fait mort. La fin des politiques monétaires accommodantes rebattra les cartes de l'allocation entre classe d'actifs, entre les différentes géographies et entre les différents compartiments sur les marchés actions. Il faut s'y préparer patiemment.

Texte achevé de rédiger le 29 septembre 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

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SEPTEMBRE 2017


« Nous allons davantage promouvoir les fonds obligataires et diversifiés »

Jean-Denis Bachot dévoile les stratégies et les projets de Fidelity International auprès des conseillers en gestion de patrimoine dans l'édition du mois de septembre de Gestion de Fortune.

« Nous allons faire en sorte de réorienter une large part des flux vers des solutions d'investissement obligataires et diversifiées. Le marché français donne toujours la part belle à ces expertises, alors que la gestion actions est sur le moyen-long terme en décollecte ».

 

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DNCA
SEPTEMBRE 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Avec les victoires d'Emmanuel Macron et d'Angela Merkel, l'Europe efface petit à petit mais méthodiquement les stigmates de sa plus grande crise économique, sociale et institutionnelle. Le continent européen, berceau de la démocratie, aura jusqu'alors refusé de céder aux sirènes des ultraforces populo-nationalistes. Décriée par une presse financière anglo-saxonne toujours plus occupée à dénoncer les péchés originels d'une Europe kaléidoscope qu'à discerner la montée des extrêmes sur leurs propres territoires, la zone euro a démontré sa robustesse et retrouvé un peu de fierté et de dignité ; ces deux qualités sont nécessaires pour envisager ensemble et entreprendre simultanément un nouveau projet de société destiné à offrir aux générations futures les bienfaits de la liberté et du mieux-vivre en garantissant une protection aux générations passées qui ont lutté pour la démocratie.

Utopie, idéal désuet, rêve fou, il n'en demeure pas moins qu'aujourd'hui le continent européen attire plus qu'il ne repousse (dixième semaine sur onze de flux entrants sur les actions européennes - 1,8 md$). Sur le terrain des entreprises, sous l'impulsion d'une France un peu plus consciente des réformes à réaliser, les projets d'alliance entre grandes entreprises se dessinent : BNP Paribas/Commerzbank, Alstom/Siemens, STX/Fincantieri.

Bien sûr, tout n'est pas rose en Europe, bien sûr Angela Merkel, cet ovni politique, "die Unerwartete" (l'inattendue) ou simplement "Mutti" (maman) pour les Allemands, possède ses détracteurs et ses défauts. Elle n'est pas épargnée non plus par la montée du populisme puisque le parti nationaliste AfD fait son entrée au Bundestag. Le chômage et le seuil de pauvreté touchent encore une partie importante des populations européennes et les flux migratoires y sont toujours difficiles à maîtriser. Mais l'implosion de la zone euro n'a pas eu lieu et les expériences Brexit/Trump font réfléchir.

Sur le plan monétaire aussi, les vestiges de la crise s'estompent. Après les annonces de réduction de bilan de la FED, la BCE, elle aussi, devrait envoyer un signal positif aux marchés financiers en réduisant ses achats d'actifs.

Texte achevé de rédiger le 25 septembre 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
SEPTEMBRE 2017


Clap de fin

Largement attendues, les annonces de la Fed, mercredi dernier, ont eu le mérite de mettre fin à l’angélisme qui prévalait depuis quelques temps sur les marchés. Soucieuse de ne pas entretenir davantage ces derniers dans leur accoutumance aux liquidités thérapeutiques prescrites au lendemain de la crise, la Fed a ainsi dévoilé...

 

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FIDELITY
SEPTEMBRE 2017


Les taux entre deux chaises

Dans le contexte actuel, c’est un commentaire qui ne pouvait passer inaperçu. Jeudi dernier, la Bank of England (BoE) a, sans surprise, laissé son taux directeur inchangé à 0,25 %. A ceci près que la vieille dame de Threadneedle street a précisé que si l’économie de sa Majesté demeurait sur la même trajectoire, « le retrait d’une partie du stimulus monétaire pourrait être approprié dans les mois à venir »...

 

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DNCA
SEPTEMBRE 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

La croissance économique accélère en zone euro. En 2017, certains prévisionnistes éclairés avaient prévu un PIB avec une progression supérieure à 2%. On pourrait désormais dépasser cette barre symbolique en 2017. Reste à savoir si la zone euro continuera à accélérer en 2018. Pour l'instant, rien n'indique le contraire.

Aux Etats-Unis, l'inflation rebondit au mois d'août sous l'effet possible de la forte hausse du prix des matières premières. Elle progresse en rythme annualisé à 1,9%. Ces deux momentums économiques en zone euro et en zone dollar suggèrent une modification prochaine de la politique monétaire (réduction du programme d'achat d'actifs pour la BCE, hausse des taux et réduction de la taille du bilan pour la Fed). Le chemin paraît bien balisé pour les investisseurs obligataires. Un dérapage monétaire est toujours possible mais sa probabilité est faible au vu du soigneux pilotage orchestré par Janet et Mario. Les actions devraient donc bien accueillir une phase de légère tension des taux longs si elle traduit bien une amélioration économique synchrone dans le monde.

Sur le plan micro-économique, les dernières rencontres avec les dirigeants d'entreprise nous confortent dans ce relatif optimisme. Il est intéressant de noter que désormais, le digital et la numérisation occupent une part très importante des discussions avec eux et ce, dans tous les domaines et tous les secteurs. A l'heure où chaque individu, chaque professionnel craint d'être remplacé par un robot, à l'heure où chaque communauté voit son destin "virtualisé" sur un réseau social, où chaque entreprise redoute d'être "Amazonifiée",  un échange trouvé...sur un réseau social (LinkedIn) nous a d'ailleurs interpellés. Il met en scène un directeur financier (CFO en anglais) et son directeur général (CEO en anglais). Le CFO demande : "What happens if we invest in developing our people and then they leave us"?. Son CEO lui répond : "What happens if we don't and they stay ?".

L'investissement et le développement dans l'être humain seront toujours clés pour les entreprises même si tout semble nous indiquer aujourd'hui qu'il est remplaçable par l'intelligence artificielle.

Texte achevé de rédiger le 15 septembre 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
SEPTEMBRE 2017


A bons entendeurs

Sans grande surprise, l’issue de la réunion de rentrée de la BCE s’est une nouvelle fois soldée par un statu-quo. Comment pouvait-il en être autrement ? Quelques semaines auparavant à Jackson Hole, Mario Draghi laissait entendre que la normalisation de la politique monétaire européenne se ferait lentement. Pourtant, sur la forme, son discours a connu une légère inflexion par rapport à celui qu’il tenait encore avant la trêve estivale.

 

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CARMIGNAC
SEPTEMBRE 2017


La stratégie du paratonnerre

L’été 2017 n’aura pas infligé aux marchés financiers de choc externe majeur susceptible de tester leur robustesse. Pas de crise financière, pas d’invasion militaire (tout juste quelques provocations de la Corée du Nord), un contexte économique globalement serein, et pour finir, une réunion des banquiers centraux lors de leur fameux rendez-vous de Jackson Hole au mois d’août, qui s’est illustrée principalement par une coordination du silence sur les questions de politique monétaire. En somme, rien de majeur à signaler.
 
Sur juillet-août, l’EuroStoxx a baissé de 1%, l’indice S&P 500 a gagné 1,8%, et l’indice actions MSCI Monde a progressé de 2,3% grâce à la bonne tenue des marchés émergents. Pourtant, sous la surface de cette saison paisible, la tectonique des grands équilibres mondiaux s’est poursuivie. L’évolution de deux variables majeures en témoigne : le dollar a accéléré sa baisse entamée en début d’année, notamment contre l’euro (la monnaie unique s’est appréciée de près de 5% cet été contre le dollar), et les taux sans risque ont continué de baisser.

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FIDELITY
SEPTEMBRE 2017


La quadrature du cercle

Concluant une semaine chargée en publications, le rapport mensuel sur l’emploi aux États-Unis n’a, de toute évidence, pas contenté les attentes des investisseurs, vendredi. Avec seulement 156 000 créations de postes recensées sur le mois d’août, le marché du travail ne génère pas autant d’emplois que les 180 000 attendus par le consensus. Motif supplémentaire de déception, ce chiffre s’est accompagné d’une révision à la baisse de ceux publiés sur les deux mois précédents – à respectivement 189 000 en juillet et 210 000 en juin.

 

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DNCA
SEPTEMBRE 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Harvey, Irma, les tempêtes se suivent et malheureusement se ressemblent dans les paysages de désolation qu'elles provoquent.

L'impact économique, notamment aux Etats-Unis où la Floride devrait être bientôt touchée, ne sera pas si négligeable et de nombreuses industries seront touchées sans remettre en cause pour autant la dynamique américaine et mondiale. Cette expansion synchrone sur toutes les zones de la planète est assez rare pour être signalée.

Comme attendu, la BCE n'a pas modifié son programme d'achat d'actifs. Elle devrait le faire lors de sa réunion d'octobre et réussir à enfin faire (un peu) monter les taux d'intérêt. Cet environnement monétaire continue de favoriser les transactions financières qui animent la cote (Schneider/Aveva et UTC/Rockwell Collins). Après une semaine précédente décevante, les flux reviennent sur le continent européen malgré les craintes du référendum d'autodétermination catalan. Ce nouvel épisode fera semblant d'inquiéter quelques investisseurs à la recherche de sueurs froides sur la zone euro. En effet, dans la constitution de 1978, aucune région espagnole n'a la capacité juridique d'organiser sa sécession et sa propre autonomie.

Donald Trump, dont la communication théâtralisée et les tribulations sont bien difficiles à décrypter sur le plan national ou sur le plan international (Corée du Nord), a enfin obtenu un accord (avec les Démocrates!) sur l'augmentation du plafond de la dette pour les trois prochains mois. Ce jeu d'acteur permanent de la part du Président des Etats-Unis rappelle un célèbre échange en 1988 entre David Brinkley, journaliste, et Ronald Reagan, quand ce dernier achevait son mandat. A la question "votre ancien métier d'acteur vous a-t-il aidé dans votre rôle de Président?", Ronald Reagan aurait répondu de manière assez réaliste la phrase suivante : "There have been times in this office when I have wondered how you could do the job if you had not been actor". Entre Ronald et Donald, l'histoire jugera qui aura le mieux joué...

Texte achevé de rédiger le 8 septembre 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
SEPTEMBRE 2017


Retour de bâton

Contrastant avec des parenthèses estivales plus agitées, celle qui se referme n’aura pas changé le constat qui prévalait au début de l’été. Dans l’ensemble, l’environnement économique mondial reste bon. En dépit des apparences, ce panorama idyllique n’a pourtant pas été un sujet de satisfaction la semaine passée lors du traditionnel symposium estival des banquiers centraux à Jackson Hole...

 

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DNCA
SEPTEMBRE 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Le tir de missile de la Corée du Nord au-dessus du Japon a ranimé la crise diplomatique qui se joue entre les Etats-Unis et cet Etat renégat. Les Américains doivent aussi affronter la tempête Harvey qui dévaste le Texas et accentue ce climat anxiogène. Il faudra du temps avant que les infrastructures ne redémarrent dans cet Etat pétrolier. Il faudra aussi évaluer l'impact réel sur l'économie américaine qui continue de progresser malgré l'absence de décision sur les réformes fiscales pour l'instant.
 
Alors que les flux avaient été à sens unique (entrant) depuis avril en Europe et en zone euro, la dernière semaine a vu pour la première fois en vingt-six semaines le flux sortant d'Europe le plus important (1,4 md$). Les réunions des deux banques centrales (Fed et BCE) créent aussi de l'attentisme même si, depuis 2011, elles ont pour l'instant bien piloté la communication aux marchés financiers et protégé l'épargnant.
 
La saison des résultats se termine en Europe et il y a de bonnes (Vivendi) et des mauvaises surprises (Carrefour). Les avertissements sur résultats de ProSieben et de WPP avaient refroidi les marchés sur la capacité du consensus à réviser en hausse les prévisions de bénéfices. Le deuxième semestre sera marqué par la très forte remontée de l'euro contre le dollar (un élément négatif pour les exportateurs européens) et par d'éventuelles décisions monétaires. Il ne faut toutefois pas négliger le raffermissement de l'activité de la zone euro qui pourrait approcher le rythme annuel de 2%. Cette croissance économique est le meilleur allié des résultats des entreprises et des investisseurs car la reprise européenne est d'abord endogène et le fait du consommateur européen lui-même.
 
La volatilité pourrait revenir au cours des prochains mois et des points d'entrée sur certains secteurs et entreprises s'ouvriront. Tant que le marché actions européen versera un rendement net supérieur à 3% et sans modification majeure de l'environnement macro-économique, il est difficile d'envisager une correction massive des marchés.

Texte achevé de rédiger le 1er septembre 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

DNCA
AOUT 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

L'ambiance de guerre froide glace les investisseurs et gèle les décisions d'investissement.

Les querelles de langage entre les Etats-Unis et la Corée du Nord ne sont pas à prendre à la légère mais il est encore plus difficile d'anticiper les événements et décisions politiques que le niveau des indices actions à la fin d'année. A y regarder de plus près, les années de guerre froide (1947-1989), la vraie ou plutôt la première, ont été des périodes bénies pour l'économie mondiale et les marchés actions. Bien sûr, les économies ont connu des soubresauts et des crises mais l'investisseur s'est tout à fait accommodé de la présence d'un bloc soviétique récalcitrant et menaçant tout comme il s'est bien habitué au fonctionnement baroque de la République Populaire de Chine. Les marchés corrigent donc en prenant ces menaces comme principales raisons. Mais les opérations financières vont toujours bon train : offre de Vantiv sur Worldpay dans les solutions de paiement, offre d'Atlantia sur Abertis dans les infrastructures, rapprochement envisagé entre Sprint et Charters Communication dans les médias et télécoms.

L'été est un peu agité comme souvent ces dernières années et les investisseurs doivent aussi se faire à un nouvel environnement assez inattendu : la grande faiblesse du dollar face à l'euro (1,18). Donald Trump n'a pas pour l'instant changé la trajectoire de l'économie américaine mais étrangement ses échecs répétés débouchent sur un desserrement des conditions monétaires pour les grandes entreprises américaines : ainsi le dollar plus faible favorise les sociétés exportatrices et améliore les comptes de résultats par l'effet de conversion des profits réalisés en zone euro notamment.

Enfin, les taux d'intérêt à 10 ans s'avèrent toujours très faibles (2,2%) laissant ainsi le coût réel de financement long terme des agents économiques américains à un niveau historiquement bas. Derrière la logorrhée des prédicateurs politiques, il y a pour l'instant la réalité de l'économie et des marchés. Tâchons de nous y tenir pour les prochaines semaines.

Texte achevé de rédiger le 11 août 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

GEMWAY
AOUT 2017


Des marchés de nouveau perturbés par le risque politique

Depuis la guerre de Corée dans les années 50, la tension entre la Corée du Nord et les Etats-Unis reste élevée et n’a jamais réellement baissé. Les menaces ouvertes et permanentes de Pyongyang ainsi que sa ferme volonté de se procurer des armes de destruction massive inquiètent la communauté internationale, en particulier Washington et ses alliés.

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DNCA
AOUT 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

La politique américaine ressemble de plus en plus à un mauvais vaudeville.

La démission récente du directeur de la communication de la Maison Blanche, Anthony Scaramucci, fait étrangement écho à l'histoire lorsqu’on sait que Scaramouche fut un personnage de la comedia dell’ arte (un valet peu fiable et hâbleur) joué par l’acteur italien Tiberio Fiorillo au XVII siècle et repris comme référence dans certaines pièces du grand écrivain français Molière. Après Michael Flynn, Rience Priebus, cette troisième démission donne l’impression que la nouvelle administration américaine rejoue les mauvais épisodes de la fameuse série télévisée des années 1980 intitulée "Dallas" dont l’univers était vraiment impitoyable. Certains seraient tentés de dire qu'avec Trump la maison flanche...Malgré cet affaiblissement du leadership politique (en apparence tout au moins) des Etats-Unis et les menaces représentées par l'apparition sur la planète de nombreuses "démocratures" (néologisme créé à partir des mots "démocratie" et "dictature"), l'économie mondiale ne faiblit toujours pas même si le FMI a légèrement révisé en baisse la croissance américaine. Les résultats de la première capitalisation boursière mondiale (Apple) ont été salués par les investisseurs propulsant le Dow Jones à un niveau record. Le secteur bancaire américain a fini au plus haut depuis dix ans.

Les acquis de croissance en zone Euro accélèrent (PIB +0,6% au deuxième trimestre) et les taux y sont toujours étrangement trop bas. L'euro bénéficie de flux toujours porteurs et continue de se renforcer contre le dollar, ce qui est logique, puisque pour un investisseur étranger (notamment américain), son appréciation lui est bénéfique dans la valorisation de ses avoirs. Il a donc intérêt à suivre le mouvement macro-économique et monétaire en continuant d'acheter des actifs européens.

Les sources de volatilité sur près d'un tiers du PIB mondial (Etats-Unis et Chine réunis) ne peuvent pas être négligées au moins du point de vue tactique. Il sera en effet difficile aux marchés actions européens d'absorber totalement toutes les mauvaises nouvelles en provenance de ces deux zones. Cependant, au fil du temps, s'installe dans l'esprit collectif l'idée que l'Europe (sans la Grande-Bretagne dont le niveau d'impréparation au Brexit apparaît de plus en plus de manière criante) sera peut-être le dernier refuge pour l'investisseur inquiet.

Texte achevé de rédiger le 3 août 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

GEMWAY
JUILLET 2017


Bénéfices du 1er semestre très encourageants

Au cours du mois de juillet, les marchés émergents sont repartis à la hausse sur de 1ères annonces bénéficiaires favorables. Ils montent de 6% en USD et de 2,5% en €, affichant ainsi une nette surperformance par rapport aux marchés développés : -0,5% pour le Stoxx 600, -0,5% pour le CAC40, -1,5% pour le S&P et -1,1% pour le Topix en €. Les 1ers résultats annoncés sur le 1er semestre 2017 sont de très bonne facture (particulièrement dans la technologie) et les analystes continuent de réviser à la hausse leurs prévisions pour 2017 et 2018. Depuis quelques semaines les valeurs cycliques, à la traîne depuis janvier 2017, sont reparties à la hausse. Cette propagation de performances positives des valeurs de croissance à l’ensemble du marché montre que l’embellie actuelle est solide, ce qui est de bonne augure pour le 2nd semestre 2017.

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DNCA
JUILLET 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

America is back (great ?) again. La première puissance économique mondiale a fait feu de tout bois ces derniers temps : record de l'indice S&P 500, très bons résultats d'entreprises emblématiques comme Caterpillar et McDonald's, propositions de nouvelles sanctions contre la Russie, contre des dignitaires vénézuéliens et contre des entités chinoises opérant en Corée du Nord, tirs sur un bateau iranien dans le Golfe Persique. A l'inverse du programme électoral de Trump, la démocratie étasunienne avec la force de ses contre-pouvoirs ne prend pas le chemin de l'isolationnisme et continue de régenter économiquement et politiquement la planète. Seul le dollar est pris d'un véritable accès de faiblesse contre l'euro atteignant 1,17 (mais c'est une force pour les sociétés exportatrices américaines). Ceux qui avaient parié sur la parité avec l'euro sont pris à contrepied.

En Europe, cinq ans après le fameux discours de Mario Draghi ("whatever it takes") pour sauver l'euro, la Grèce est revenue avec succès sur le marché obligataire avec une opération d'échange entre une souche 2019 et une nouvelle souche 2022. La croissance économique est revenue en zone euro et la stabilité politique aussi. Pourtant, la saison des publications n'est pour l'instant pas aussi bonne qu'anticipée. Les marchés continuent de plébisciter pourtant cet environnement porteur accompagné de taux toujours assez bas provoquant des niveaux de volatilité historiquement faibles. D'ici la fin d'année, si les publications continuent d'être mitigées, avec un taux de change dollar/euro qui se détériore et des taux qui remontent, les marchés risquent de connaître des épisodes de correction.

La Chine aussi peut servir de détonateur/de prétexte car le gouvernement commence à surveiller de près le niveau d'endettement et la politique d'acquisition à l'étranger des grands groupes Comme HNA, Wanda, Anbang et Fosun. Il faudra donc à un moment ou à un autre préparer les portefeuilles à une résurgence momentanée de la volatilité.

Texte achevé de rédiger le 28 juillet 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
JUILLET 2017


Confiance

Longtemps canard boiteux de l’économie mondiale, la zone euro continue à afficher des chiffres encourageants depuis quelques mois. La semaine écoulée a apporté son lot de bonnes nouvelles. Ainsi, l’indice IFO, mesurant la confiance des milieux d'affaires allemands, a inscrit un plus haut niveau historique. Il est ressorti à 116 points en juillet, contre 115,1 le mois précédent et 114,9 attendu par le consensus.

 

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FIDELITY
JUILLET 2017


Équilibriste

C’est un véritable numéro d’équilibriste auquel s’est livré Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne, lors de sa dernière conférence de presse. Le « dottore » italien a voulu calmer et rassurer les marchés, en évitant tout malentendu. « Nous devons être tenaces, patients et prudents parce que nous n’y sommes pas encore », a-t-il martelé. Et d’ajouter : « L’inflation n’est pas où nous voulons qu’elle soit, et là où elle devrait être. »...

 

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DNCA
JUILLET 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Janet Yellen est venu donner un véritable coup de fouet aux marchés en leur annonçant la bonne santé de l'économie américaine et sa capacité à supporter les futures hausses des taux. Son discours a donc propulsé les marchés actions dans une belle dynamique haussière après quelques semaines d'hésitations. Évidemment tout restera à confirmer lors de la publication des résultats semestriels.

En Chine, les dirigeants communistes s'avèrent incapables d'enrayer la spirale immobilière. Il semblerait même que plus les autorités veulent contrôler le boom immobilier, plus les acheteurs se ruent vers les biens immobiliers avant de ne plus être vraiment autorisés à acheter. Cette frénésie de la pierre n'est pas sans conséquence pour l'économie chinoise. Elle est porteuse de risques. Il y a dix ans, l'immobilier et plus généralement tous les secteurs liés à la construction résidentielle représentaient 10% du PIB. C'est maintenant plus d'un tiers.

En France on a fêté la prise de la Bastille le 14 juillet 1789 et la fête de la Fédération le 14 juillet 1790. Ce jour de fête nationale est le symbole du passage de l'ancien régime (la monarchie) au nouveau régime (la nation démocratique), une allégorie à ce que l'économie mondiale est aussi entrain de vivre sur le plan monétaire : le passage d'un ancien régime accommodant à un nouveau régime plus contraignant.

Texte achevé de rédiger le 14 juillet 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
JUILLET 2017


Robuste

Pour ce qui constituait (peut-être) sa dernière audition devant la Chambre des représentants, Janet Yellen s’est voulue « colombe ». L’économie américaine est suffisamment robuste pour absorber de nouvelles hausses de taux graduelles, mais sans augmenter « encore tant que cela ». De même, la Fed devrait entamer, dès cette année, une réduction progressive de la taille de son bilan qui a atteint 4 500 milliards de dollars...

 

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DNCA
JUILLET 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Les marchés sont de nouveau pris à revers sur un mouvement soudain des taux d'intérêt. Les discours volontaristes et reflationnistes des banquiers centraux alimentent aussi cette spirale haussière. La situation devenait intenable sur le marché obligataire européen.

Asséché par le programme de rachat d'actifs européens, les investisseurs se retrouvent démunis lorsqu'ils souhaitent acheter des obligations, et particulièrement sur le compartiment du crédit et du high yield. " Il n'y a plus de papier !" entend-on dans les salles de marché des market markers. En zone euro, le niveau des taux d'intérêt ne correspondait clairement pas au momentum économique.

Alors qu'aux Etats-Unis, la chute de 10% des ventes automobiles fait craindre un ralentissement de la croissance, les PMIs composite européens (hors Grande-Bretagne) du mois de juin ont tous dépassé les attentes : en France 56,6, supérieur au consensus de 55,3, après 55,3 en mai, en Allemagne : 56,4, supérieur aux attentes de 56,1, après 56,1 en mai, pour toute la zone:  56,3, supérieur aux attentes de 55,7, après 55,7 en mai. Les investisseurs, apeurés par la perspective d'une normalisation monétaire mal maîtrisée et tous azimuts, sont donc obligés de revoir le coût du risque obligataire. Les marchés actions reculent donc de manière mécanique à court terme mais le secteur bancaire se distingue en performance relative dans ces phases de court terme.

Abraham Lincoln avait coutume de dire : "la meilleure façon de prédire l'avenir est de le créer". Les investisseurs sur la partie longue de la courbe des taux sont peut-être entrain de suivre cette maxime messianique du plus illustre des Présidents américains.

Texte achevé de rédiger le 07 juillet 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
JUILLET 2017


Brexit encore

Les derniers chiffres de l’indice PMI, publiés la semaine dernière, ne manqueront pas de venir alimenter la longue controverse concernant les conséquences du Brexit sur l’économie britannique. L’enquête d’IHS Markit révèle que l’indice PMI des services s’est dégradé à 53,4 points en juin contre 53,8 en mai, soit son plus bas niveau en quatre mois. Si la croissance devrait atteindre 0,4 % au deuxième trimestre, l’avenir semble plus incertain...

 

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CARMIGNAC
JUILLET 2017


ÉXUBERANCE RATIONNELLE ?

L’optimisme des investisseurs continue de se nourrir de la perception d’une croissance économique globalement acceptable, quoique dernièrement un peu chancelante aux États-Unis, et toujours d’une grande confiance dans la sagesse des Banques centrales. Cet équilibre doré entre économies tièdes et politiques monétaires douces leur permet depuis dix-huit mois maintenant de traverser avec sérénité tous les aléas, notamment politiques, tandis qu’il apaise leurs états d’âme sur les valorisations des marchés d’actions comme obligataires. Et si ces investisseurs « sentent » parfois que ce régime a déjà beaucoup duré, ils n’en sont que plus décidés à profiter de sa dernière phase.
Cet optimisme général, que confirme le niveau historiquement bas de la volatilité de marché, exprime une grande confiance des marchés à l’égard de ce chemin de crête. Il est rationnel sur la base de la réduction du risque politique immédiat, aux États-Unis comme en Europe, la bonne tenue de l’économie globale, et la prudence annoncée des Banques centrales. Mais il devrait accorder plus d’attention aux nouvelles zones de fragilité qui l’entourent.


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FIDELITY
JUILLET 2017


La chèvre et le chou

En marge de l’ennui qui prévaut sur les marchés, c’est celui des changes qui offre, ces derniers temps, le plus d’animation. Après la baisse du dollar en mai, c’est désormais l’euro qui tend à s’apprécier sensiblement. La semaine passée, la monnaie unique s’est adjugée près de 2 % face au billet vert pour se hisser à 1,1448 dollar, soit un plus haut de plus d’un an. Cette brusque envolée est à mettre au compte de Mario Draghi. A l’occasion du forum annuel de la BCE à Sintra au Portugal, son président s’est en effet laissé aller à un léger débordement d’optimisme. Constatant que « les forces déflationnistes ont été remplacées par des forces reflationnistes », il a - et c’est une première – acté officiellement la reprise économique, évoquant même un « élargissement » du phénomène dans la zone euro. Il n’en fallait pas plus aux investisseurs désoeuvrés, en quête de catalyseurs, pour enjoliver l’annonce et la prendre comme une promesse implicite d’un prochain resserrement. S’il n’en est rien, cet épisode ne manquera toutefois pas d’interpeller Mario Draghi sur les capacités d’équilibriste dont il va devoir faire preuve sur le chemin de la normalisation monétaire. Il pourra s’inspirer, sur le sujet, des talents de Janet Yellen qui, avec la plus grande prévenance, a jusqu’ici su ménager la chèvre et le chou en ramenant sa politique sous des cieux plus conventionnels sans trop susciter l’émoi des investisseurs.

 

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DNCA
JUILLET 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Comme les transhumances estivales de millions de familles européennes, les investisseurs prennent aussi les voiles pour vendre des marchés actions devenus plus volatils. En effet, le VIX est remonté à 11,7 contre 10 les semaines passées. Une des explications provient d'un sursaut de conscience de la part des marchés obligataires qui s'étaient une fois de plus laisser endormir par des taux longs trop bas revenus à leur niveau de novembre dernier.

Un discours volontaire de Mario Draghi, des chiffres d'inflation supérieurs aux attentes en Allemagne et au Japon, une activité économique mondiale qui se raffermit (révision de la croissance en Europe, production manufacturière chinoise de bonne facture) ont donc relancé l'idée que les taux longs devraient suivre ce mouvement de fonds macro-économique...et donc remonter.

Après l'incertitude Trump, l'incertitude obligataire incite donc certains investisseurs à prendre leurs profits avant de partir profiter des plages méditerranéennes. La publication des résultats semestriels pourrait inverser cette tendance morose sur les marchés mais il faudra surveiller l'évolution des taux de change car un euro fort n'est pas une très bonne nouvelle pour les comptes de résultats des sociétés exportatrices européennes. Etrangement pourtant, les flux entrants sur les actions européennes enchaînent leur quatorzième semaine positive consécutive (1,9 Md$).

En France, après l'habituelle phase de "honey moon", le nouvel exécutif se confronte à la dure réalité des chiffres. Accroc à la dette publique, au déficit public et aux dépenses publiques, la France ne respecte toujours pas ses engagements européens faisant même moins d'efforts que certains de ses voisins sud-européens en situation économique beaucoup plus délicate. Une fois encore, l'arme fiscale ou le report de mesures fiscales censées libérer l'énergie et la croissance pourraient être utilisés pour combler en urgence les trous budgétaires. Après le florilège de slogans "Great Again" ("Make America Great Again", "Make the Planet Great Again"), il faudra se préparer en France à un slogan beaucoup moins enjoué : "Make the Tax Great Again !".

Texte achevé de rédiger le 30 juin 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

PRÉVISIONS 2017, 2018 ET 2019 POUR L’EUROPE (Novembre 2017)

 

Économie européenne : meilleure que prévu 

Tant pour la zone Euro (comprenant 19 pays) que pour l’ensemble de l’Union Européenne (28 pays au total), l’économie se porte mieux.
La zone Euro (1) devrait connaître cette année la croissance la plus rapide depuis dix ans. Pour l’ensemble de l’Union Européenne (2), la croissance devrait également être solide.
La Commission européenne a publié le 9 novembre 2017 ses prévisions d’automne (3) pour les années 2017, 2018 et 2019.


L’amélioration se confirme

L'économie de la zone euro est en bonne voie pour croître cette année à son rythme le plus rapide depuis dix ans, la croissance du produit intérieur brut (PIB) réel devant atteindre 2,2 % selon les prévisions. Ce chiffre est nettement plus élevé que celui annoncé au printemps (1,7 %).
Avec une croissance de 2,3 %, l'économie de l'ensemble de l'UE devrait elle aussi dépasser largement les prévisions (qui étaient de 1,9 % au printemps dernier).


Une phase d'accélération …

M. Pierre Moscovici, commissaire européen pour les affaires économiques et financières, la fiscalité et les douanes, a déclaré: «Après cinq années d'une reprise modérée, la croissance européenne est entrée dans une phase d'accélération. Les bonnes nouvelles s'accumulent: le nombre d'emplois créés augmente, l'investissement se redresse et les finances publiques sont en voie d'assainissement. Le niveau élevé de la dette et la faible croissance des salaires continuent toutefois de poser problème. Les États membres doivent agir de manière résolue pour pérenniser cette croissance économique et en répartir équitablement les fruits…. » 

…portée par la consommation, la croissance mondiale et le recul du chômage 
 
Dans l’ensemble, les résultats affichés par l'économie européenne cette année sont nettement meilleurs que ce qui était prévu, en raison de la résilience de la consommation privée, du renforcement de la croissance mondiale et du recul du chômage. Selon le commissaire Pierre Moscovici : « Le principal moteur de cette croissance économique plus forte, c'est la consommation privée. Elle est principalement soutenue par la forte croissance de l'emploi et un niveau élevé de confiance des consommateurs. Ceci malgré le fait qu'une inflation un peu plus élevée cette année devrait un peu réduire le pouvoir d'achat des ménages. En 2018, la croissance de la consommation privée resterait d'après nos prévisions relativement stables avant d'être un peu plus modérée en 2019.
La reprise de l'investissement elle est attendue depuis longtemps et elle montre enfin des signes plus convaincants. Les perspectives pour l'investissement des entreprises ont continué de s'améliorer. La hausse de la demande, les conditions financières favorables, la réduction de l'incertitude et la confiance des entrepreneurs contribuent à créer un environnement propice à l'investissement. »
 

Diminution du chômage dans la zone euro et dans l'UE

Dans la zone euro, où le nombre total de personnes disposant d'un emploi atteindra un niveau record, le taux de chômage devrait s’établir à 9,1 % en moyenne, son niveau le plus bas depuis 2009. Il devrait continuer à baisser au cours des deux prochaines années, pour atteindre 8,5 % en 2018 et 7,9 % en 2019.

Inflation modérée et situation budgétaire améliorée

L’inflation dans la zone euro devrait s’établir, en moyenne, à 1,5 % cette année et tomber à 1,4 % en 2018, avant de remonter à 1,6 % en 2019.
Les États membres de la zone euro devraient voir leur situation budgétaire s’améliorer plus nettement que prévu au printemps, principalement grâce à la reprise de la croissance. Le solde nominal des administrations publiques devrait s’améliorer dans la quasi-totalité des États membres. Dans l’hypothèse de politiques inchangées, le taux de déficit public de la zone euro devrait tomber à 0,8 % en 2019 (à comparer aux chiffres de 1,1 % pour 2017 et de 0,9 % pour 2018), tandis que le taux d’endettement devrait baisser à 85,2 % (2017: 89,3 %, 2018: 87,2 %).

Zoom sur quelques états membres


Le commissaire Pierre Moscovici commente ainsi les contrastes entre les états : « Parmi les plus grands États membres de l'Union, la croissance du PIB en 2018 devrait être supérieure à la moyenne de l'Union Européenne qui est de 2,1%: en Pologne à 3,8%, aux Pays-Bas à 2,7% et en Espagne à 2,5%.
La croissance en Allemagne devrait être conforme à la moyenne de l'UE de 2,1% en 2018, après 2,2% en 2017. Elle serait soutenue par la forte reprise du commerce mondial et le soutien vigoureux de la zone euro.
En France, l'activité économique s'accélérerait fortement en 2017, avec une croissance d'au moins 1,6%, soutenue par une forte croissance des investissements privés et en particulier une forte reprise de la construction résidentielle. L'économie maintiendrait ensuite cette dynamique, avec une croissance de 1,7% en 2018 et de 1,6% en 2019.
L'Italie prendrait une reprise plus ample en 2017, avec une croissance du PIB de 1,5% soutenue par la demande domestique et extérieure. »
Pour sa part, monsieur Valdis Dombrovskis, vice-président pour l'euro et le dialogue social, également chargé de la stabilité financière, des services financiers et de l'union des marchés des capitaux, a déclaré à ce sujet: «L'économie de l'Union européenne affiche des résultats globalement satisfaisants: solidité de la croissance économique et de la création d'emplois, redémarrage de l'investissement et diminution progressive du déficit et de la dette des administrations publiques. Le processus de convergence des revenus réels donne lui aussi des signes de reprise, mais la situation est toutefois très différente d'un État membre à l'autre, la main-d'œuvre restant fortement sous-utilisée dans certains pays. Nous devons rester fermement concentrés sur l'objectif de croissance durable et inclusive.»


Des pays encore trop endettés

Pour le commissaire Pierre Moscovici : «Dans la plupart des États membres, les déficits baisseraient en pourcentage du PIB cette année et continueront sur cette voie en 2018. Dans la zone euro, seule l'Espagne afficherait un déficit très légèrement supérieur au seuil des 3% cette année  …/..Ça signifierait en pratique que les derniers pays à être en procédure de déficit excessif pourraient en sortir.
La dette publique continuerait de baisser en pourcentage du PIB et atteindrait environ 87% dans la zone euro en 2017 et 81% dans l'UE en 2018. Ceci étant dit, le problème de la dette n'est pas derrière nous et sept pays sont au-dessus de cette moyenne: c'est le cas de la Belgique, la Grèce, l'Espagne, la France, l'Italie, Chypre et le Portugal.»

Actuellement, les risques sont globalement équilibrés


Les risques que l'évolution économique soit meilleure ou moins bonne qu'escompté sont globalement équilibrés. Les principaux risques à la baisse sont extérieurs et liés aux fortes tensions géopolitiques (par exemple, dans la péninsule coréenne), à l'éventualité d'un resserrement des conditions financières à l'échelle mondiale (en raison, par exemple, d'une aversion croissante au risque), à l'ajustement de l'économie chinoise ou à l'expansion du protectionnisme.
Dans l'Union européenne, les risques à la baisse sont liés aux négociations sur le Brexit et à leurs résultats, ainsi qu'à la forte appréciation de l'euro et à l'augmentation des taux d'intérêt à long terme. En revanche, la diminution de l'incertitude et l'amélioration du climat en Europe, de même qu'une croissance mondiale plus forte dans le reste du monde, pourraient aboutir à une croissance plus vigoureuse que prévu dans l'Union Européenne.


Les prévisions de la Commission Européenne pour la France :

NOTE : Les prévisions ci-dessus de la Commission Européenne reposent sur un ensemble d'hypothèses techniques concernant les taux de change, les taux d'intérêt et les prix des matières premières, arrêtées au 23 octobre 2017. Les prévisions sont notamment fondées sur l'hypothèse de "politiques inchangées ". 

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Rappel : Les pays de la zone Euro et les pays de l’UE :
(1) : La Zone Euro comprend 19 pays = Allemagne  Autriche  Belgique   Chypre  Espagne   Estonie   Finlande  France  Grèce  Irlande   Italie  Lettonie Lituanie  Luxembourg  Malte  Pays-Bas  Portugal  Slovaquie  Slovénie
(2) : L’Union Européenne comprend 28 pays = Les 19 pays précédents + 8 pays non membres de la zone Euro  =  Danemark  Hongrie Suède  Pologne  République tchèque  Roumanie Bulgarie  Croatie.  + le Royaume-Uni qui est en cours de sortie, mais toujours comptabilisé dans l’UE actuellement. Les négociations relatives aux conditions de retrait du Royaume-Uni de l'UE ne sont pas encore achevées.
(3) : Les prochaines prévisions économiques de la Commission Européenne seront publiées en février 2018. La Commission européenne publiera désormais quatre fois par an des statistiques : deux exercices complets de prévisions (printemps et automne) et deux exercices intermédiaires (hiver et été).
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PRÉVISIONS 2017, 2018 et 2019 POUR LA FRANCE
(Juin 2017, source : Banque de France)


La France reprend des couleurs !

Selon la synthèse des projections macroéconomiques pour la France, en 2017 et lors des deux années à venir (2018 et 2019) la reprise de la croissance du produit intérieur brut (PIB) se confirmerait, avec une accélération progressive : après 1,1 % en moyenne annuelle en 2016, au moins 1,4 % en 2017, puis 1,6 % en 2018 et en 2019.

Les projections macroéconomiques pour la France effectuées dans le cadre de l’Eurosystème (ensemble réunissant la Banque centrale européenne et les banques centrales nationales des pays de l’Euro) et publiées par la Banque de France le 9 juin 2017, sont meilleures que les précédentes prévisions. Elles laissent entrevoir des améliorations au niveau de la consommation intérieure et des exportations plus dynamiques. En revanche, les baisses du prix du pétrole sont derrière nous. Bien entendu, il faudra attendre les projections macroéconomiques suivantes (qui seront publiées en décembre 2017) pour savoir si cette tendance se confirme.


Une croissance en légère hausse

La reprise de la croissance du PIB se confirmerait, avec une accélération progressive : au moins 1,4 % en 2017, puis 1,6 % en 2018 et 2019 (les prévisions précédentes faisaient état d’une croissance de1,3 % en 2017 et s’élèverait ensuite à 1,4 % en 2018, puis à 1,5 % en 2019).
Pour autant qu’ils soient bons ces chiffres nous situent bien en dessous du niveau moyen de la croissance mondiale (3,5% prévu pour 2017).


La demande intérieure serait plus contenue

Le dynamisme du pouvoir d’achat des ménages, observé en 2016 dans le sillage de la baisse du prix du pétrole, s’atténuerait. La remontée de l’inflation énergétique (en 2016 le baril de Brent était à moins de 40 euros, en 2017, il est passé à plus de 46 euros) ne serait en effet que progressivement compensée par une reprise des revenus salariaux. La consommation des ménages ralentirait donc un peu, en particulier en 2017. L’investissement des entreprises continuerait d’être soutenu par la progression de l’activité économique et le bas niveau des taux d’intérêt, malgré un taux d’endettement élevé. Son rythme de progression serait toutefois moindre qu’en 2016, où l’impact de la mesure de suramortissement fiscal, qui a pris fin en avril 2017, a été important.

Pétrole, en légère hausse

Le prix du baril de Brent (le Brent est un mélange des pétroles bruts issus de diverses exploitations en Mer du Nord) a atteint en janvier 2016 son point le plus bas depuis 2009, à 29 euros. Il a depuis rebondi pour s’établir à 45,3 euros en octobre 2016. En moyenne annuelle, le prix du baril de Brent progresserait de plus de 6 euros en 2017, puis l’augmentation se ferait plus légère en 2018 et 2019. Au final le Brent tournerait toujours dans les trois années à venir autour de 45 euros le baril, à 5 ou 10% près.

Les exportations françaises rebondiraient dans le sillage de la reprise mondiale

Avec une progression des exportations de 1,2 % seulement, les parts de marchés françaises à l’exportation ont chuté de 1,1 % en 2016. Cette contre‑performance s’explique en partie par des événements exceptionnels (mauvaises récoltes, difficultés rencontrées dans la chaîne de production d’Airbus, tourisme), ce qui laisse augurer un rebond des parts de marchés françaises en 2017 et 2018 si ces postes retrouvent leur niveau usuel. Par ailleurs le commerce extérieur français bénéficierait d’un environnement international un peu plus porteur, avec une accélération de la demande mondiale. Dès lors, les exportations françaises pourraient retrouver de l’allant dès 2017, malgré un début d’année décevant. La contribution du commerce extérieur à la croissance française serait alors moins négative en 2017 qu’au cours des trois dernières années, et redeviendrait positive en 2018 et 2019.

La hausse du pétrole pèse sur l’inflation en 2017

L’inflation passerait en moyenne annuelle à 1,2 % en 2017. Elle resterait stable en 2018. L’inflation totale et l’inflation hors produits alimentaires et énergie convergeraient donc, pour augmenter en 2019 à 1,4 %.

L’amélioration des finances publiques doit être poursuivie

La dette publique augmenterait en 2017 à 96,8 % du PIB, puis encore sur le reste de l’horizon de prévision. Les mesures d’économie annoncées dans le cadre de la campagne présidentielle, indispensables pour revenir sous les 3 % de déficit, ne sont pas encore prises en compte ici.


Prévisions pour la France :

Données :

2017

2018

2019

Tendance

Croissance du PIB (%, glissement annuel)

1,4%

1,6%

1,6%

En hausse

Inflation (%, glissement annuel)

1,2%

1,2%

1,4%

En légère baisse

Pétrole (cours du baril de Brent en euros)

47,8

47,0

47,1

Stable depuis 2017

Chômage (% de la population active)

9,7%

9,6%

9,3%

En baisse

Exportations

3,3%

5,1%

4,2%

En hausse

Consommation des ménages

1,3%

1,5%

1,5%

Stable


Tous les chiffres, données et informations ci-dessus proviennent de : « Banque de France. PROJECTIONS MACROECONOMIQUES PLURIANNUELLES  FRANCE, juin 2017 ».

La Banque de France diffuse, deux fois par an, en juin et en décembre, des prévisions économiques portant sur l’année en cours et sur les deux années suivantes.

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