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Keren Patrimoine - Keren Finance

MAI 2017

Sage, mais rentable : Keren Patrimoine

Keren Patrimoine est proposé dans huit contrats de LinXea. Il affiche une belle régularité, tant au niveau de ses performances (autour de 6% les trois dernières années) que de son niveau de risque (sa volatilité moyenne étant légèrement supérieure à 6%).

Ce fonds classé diversifié lancé il y a maintenant 15 années (création en février 2002) s’adresse aux épargnants qui acceptent de s’exposer à un risque limité (35% d’actions maximum).

Keren Patrimoine est géré par Raphaël Elmaleh, Président fondateur de Keren Finance, il en est aussi le directeur de la gestion.



Le portefeuille de Keren Patrimoine est exposé principalement en instruments de taux (titres de créance, notamment High Yield, et instruments du marché monétaire) et pour le complément en actions de sociétés de la zone euro, directement ou via des OPCVM, cette dernière allocation en actions ne peut excéder 35% de l'actif. L’indice composite  du fonds comprend 35% d’actions, 50% d’obligations à moyen terme et 15% de monétaire (35% CAC 40 Total Return, 50% EMTX 3-5ans, 15% Eonia capitalisé)

Une stratégie tempérée

Afin de réaliser l'objectif de gestion, l’OPCVM adopte une stratégie de gestion tempérée et discrétionnaire d’un portefeuille exposé principalement en instruments de taux et pour le complément en actions de sociétés de la zone euro, de la Norvège, du Royaume Uni et de la Suisse, soit en titres vifs ou via des OPCVM.
_   Sur la partie taux, le rôle du gérant est d’arbitrer pour tirer le meilleur parti de ses anticipations sur les taux d’intérêt. S‘il anticipe une baisse des taux il aura tendance à augmenter la duration du portefeuille en vendant des produits courts à haut coupon pour se positionner sur des produits à échéance plus lointaine à faible coupon.
Le gérant aura tendance à privilégier la partie monétaire en période d’incertitude.
_  Sur la partie d’actions, la stratégie d’investissement repose sur une gestion active, opportuniste et déterminée au moyen d’une analyse fondamentale réalisée par la société de gestion de sociétés performantes (structure bilancielle, retour sur capitaux propres, cash flow, qualité des dirigeants...) et qui privilégie des titres estimés sous- évalués par le marché ou des actions de sociétés en situation spéciale (sociétés sous-évaluées et/ou susceptibles de faire l’objet d’une opération de rachat ou de restructuration). Les secteurs économiques visés par le gérant ne sont pas limités.

Gestion discrétionnaire, mais formatée


Si la gestion est discrétionnaire, elle est néanmoins très encadrée par des minimas et des maximas. Le fonds s'engage à respecter les fourchettes d’exposition sur l’actif net suivantes :

■ de 65% à 100% en instruments de taux libellés en euro, ou en devises, d’émetteurs souverains, du secteur public et privé de toutes notations ou non notés, dont :
- de 0% à 80% en instruments de taux spéculatifs (dits « high yield ») selon l’analyse de la société de gestion ou celle des agences de notation, ou non notés. En ce qui concerne les instruments de taux, la société de gestion mène sa propre analyse crédit dans la sélection
des titres à l’acquisition et en cours de vie. Elle ne s’appuie pas exclusivement ou mécaniquement sur les notations fournies par les agences de notation pour évaluer la qualité de crédit de ces actifs et met en place les procédures d’analyse du risque de crédit nécessaires pour prendre ses décisions à l’achat ou en cas de dégradation de ces titres. La fourchette de sensibilité de la partie exposée au risque de taux est comprise entre 0 et 3.

■ de 0% à 15% sur les marchés des obligations convertibles d’émetteurs de la zone euro, de toutes notations y compris spéculatifs (dits « high yield ») selon l’analyse de la société de gestion, à défaut une notation jugée équivalente, ou non notés.

■ de 0% à 35% en actions des pays de la zone euro, de la Norvège, du Royaume Uni et de la Suisse, dont de 0% à 20% en actions de petites et moyennes capitalisations.

■ de 0% à 20% au risque de change sur des devises hors euro.
 Le cumul des expositions ne dépasse pas 100% de l’actif.



Un portefeuille largement diversifié

Au 31 janvier 2017, le portefeuille était composé comme suit : obligations à taux fixe : 60%, obligations convertibles : 1%, obligations à taux variable : 1%, OPCVM : 6%, monétaire et cash : 5%, actions : 27%. L’actif comprenait 186 lignes.
« Nous détenons majoritairement des grandes valeurs à l’intérieur de notre poche actions. Dans les premières lignes, nous sommes aujourd’hui orientés sur le secteur de la consommation au travers de titres comme Kering, Air liquide ou L’Oréal. Nous n’investissons que dans des obligations d’entreprises européennes et aucunement dans les obligations d’Etats. Nous investissons majoritairement sur des obligations HY afin de bénéficier d’un rendement embarqué conséquent, avec des durations très courtes », nous précise la gérance du fonds.
 
Plus performant et moins risqué que son indice

Le fonds est plus performant que son indice et moins volatil :
Perf. Création : K Patrimoine = 69,00%  Indice composite = 32,77%
Volatilité 1 an  K. Patrimoine = 5,45%   Indice composite = 6,97 %
Volatilité 3 ans K. Patrimoine = 6,40%   Indice composite = 7,91 %

Le fonds va parfois même jusqu’à doubler la performance de l’indice composite (par exemple, sur un an).

  YTD
1 mois
3 mois 
Un an
3 ans
5 ans
Keren Patrimoine
 +1.36% +1.02%
+4.12%
+11.84%
+16.61%
+50.58%
Indice composite
 -0.14%  +1.08%  +2.36%  +5.34%  +10.81%  +28.50%
(Source : société de gestion au 28 février 2017)

Sur l’échelle de risques/ performances (qui va de 1 à 7) Keren Patrimoine est classé 4, c’est à dire tout juste au milieu. Ce fonds, noté 5 étoiles par Morningstar, s’adresse à des souscripteurs qui recherchent un placement diversifié en acceptant de s’exposer à un risque modéré en actions (35% maximum) sur la durée de placement recommandée de 3 ans.

Voici les performances selon Morningstar, arrêtées au 21 mars 2017 :

Perf. depuis début 2017 =  1,40 %
Perf. annualisée sur 3 ans = 5,32 %
Perf. annualisée sur 5 ans = 8,28 %
Perf. annualisée sur 10 ans = 5,47 %


Société de gestion indépendante depuis 2001

Keren Finance est une société de gestion indépendante dont le capital est détenu à 100% par ses dirigeants et salariés et qui gère 1,4 milliard d’euros. Son principal univers d’investissement est la zone Euro.

KEREN FINANCE
178, Boulevard Haussmann
75008 PARIS
site : www.kerenfinance.com
Tél : 01 45 02 49 00


 
LES MARCHES FINANCIERS - MAI 2017

Quand la politique donne le « la »…

Qui l’emportera des échéances politiques, des données économiques ou des résultats des entreprises ?

C’est arrivé : le CAC 40 a enfin franchi les 5 000 points qu’il convoitait depuis des semaines. Quant à l’indice européen, le DJ Eurostoxx 50, il est proche des 3 500 points. En cette fin mars 2017, la suite des évènements pourrait s’inscrire positivement …. si les sondages et les élections ne venaient pas troubler le paysage.

Les taux d’intérêts sont en hausse modérée, la croissance repart, les industriels reprennent confiance. On en arriverait presqu’à oublier l’endettement insupportable de certains états (Italie notamment) et la situation grecque qui ne focalise plus l’attention pour le moment, mais qui pourrait ressurgir subitement.

Un rattrapage des actions européennes ?

Rothschild Asset Management, concluait lors de sa réunion «  Esprit partenaires » du 2 mars 2017 à l’hôtel Bristol à Paris : « Après 6 ans de déception sur la croissance des résultats, les sociétés européennes cotées pourraient atteindre, en 2017, les prévisions du consensus sur les progressions entre 10% et 14% des résultats, grâce aux plans de réduction de coûts et d’ajustement des métiers mis en place au cours des dernières années et, ainsi, participer à la réduction des primes de risque anormalement élevées. …/… Enfin, les flux qui ont été massivement retirés des marchés actions en 2016 (près de 100 Mds$ pour l’Europe), en raison notamment des incertitudes sur les élections, pourraient revenir et participer également au rebond des marchés actions, à la faveur de fondamentaux économiques robustes mais, également, d’éclaircissements favorables sur le plan politique.».

Des doutes

 « Le risque politique français inquiète les investisseurs étrangers », constate Eric Lefèvre-Pontalis, Responsable de la Gestion de la banque privée Degroof Petercam. Il donne les explications suivantes : « A l’approche de l’élection présidentielle en France, la prime de risque des marchés d’actions et de taux français augmente…/… Se détournant des sondages, jugés comme peu fiables, les opérateurs de marchés regardent les prévisions des bookmakers anglais qui indiquent que l’élection se joue dans un mouchoir de poche. Les trois premiers candidats seraient au même niveau. Même si cet indicateur ne tient pas compte de la spécificité française d’élection à deux tours, qui favorise en général le candidat modéré, cette éventualité n’est pas écartée par les milieux politiques européens et notamment les allemands qui s’y préparent. Ainsi les négociations en cours sur la dette grecque sont mises de côté afin d’éviter des remous politiques notamment aux Pays-Bas et en Allemagne où des élections majeures vont aussi avoir lieu cette année. »

Eric Lefèvre-Pontalis estime que « Sur les marchés actions, la sous-performance du Cac40 par rapport au Dax allemand depuis le début d’année montre aussi cette inquiétude. Ce n’est pas notre scénario, même si la volatilité va probablement faire son retour dans les semaines qui viennent. Paradoxalement les fondamentaux de l’économie européenne sont meilleurs et notamment ceux de la France. Le PMI composite européen (indicateur avancé de la croissance économique, au-dessus de 50 celui-ci prévoit une croissance du PIB) est en forte hausse en février à 56 après 54,4 en janvier. L’amélioration est notable en France à 56,2 après 54 en janvier. Les publications de résultats ont, en général, surpris positivement invitant les analystes financiers à réviser à la hausse leurs prévisions pour 2017.»

USA : toujours en forme !

« A bien y regarder, l’insolente santé de l’économie américaine justifie d’elle-même cette soudaine franchise. Après tout, pourquoi continuer de prendre les investisseurs avec des baguettes lorsque le nombre d’inscriptions au chômage est à un plus bas de quarante-quatre ans, que l’ISM manufacturier est à 57,7 points et que l’inflation est quasi à niveau de l’objectif de 2 % de la Fed», résume David Ganozzi, gérant de Fidelity Patrimoine dans L’hebdo des marchés n° 247.
Les allocataires d’actifs donnent une préférence aux actions américaines, européennes sans oublier les actions des pays émergents. Lors d’une conférence de presse donnée le 7 mars 2017, Bernard Aybran, directeur de la multigestion, directeur général délégué de Invesco Asset Management, a présenté une synthèse de ses réflexions sur les marchés : « Les actions américaines sont chères, par rapport à leurs valorisations passées ou par rapport aux autres régions. Cette situation prévaut de longue date et ne suffit pas à déclencher d’aversion particulière de la part des investisseurs. Bien au contraire. Les anticipations de baisse d’impôt sur les sociétés constituent un soutien considérable. Les actions européennes se négocient sur des niveaux raisonnables voire attractifs, au vu de leur rendement supérieur à 3%.
Les prévisions de croissance sur les actions émergentes s’avèrent très solides malgré des mouvements a priori défavorables sur les devises. »

Les vainqueurs : les USA et certains pays européens

« Aujourd’hui le sentiment d’optimisme viendrait plutôt du facteur économique, que ce soit aux USA, portés par le quasi plein emploi, une inflation quasi au niveau des 2% visés par la FED, une croissance de 2.2% et une confiance plutôt forte, comme en témoignent le niveau de consommation ou l’ISM manufacturier publié début mars, ou en Europe, pour les pays qui ont réalisé les réformes nécessaires : Espagne, Portugal, Irlande, et bien sûr l’Allemagne, pays pour qui la politique de la BCE semble commencer à porter ses fruits, tant en terme d’emploi, de croissance ou d’inflation. Pour les autres, le manque de volonté politique et l’inertie structurelle ont bloqué toute reprise comme on peut l’observer en Italie ou en France », estimait Matthieu Bailly dans La lettre hebdomadaire du 13 mars de Octo Finances.

La mariée est -elle trop belle ?

Patrice Gautry, chef économiste de l’Union Bancaire Privée (UBP) se pose la question de savoir si les marchés financiers ne sont pas trop optimistes ?

Il constate que « Les entreprises bénéficient d’une orientation favorable de leur chiffre d’affaires, sans trop de contrainte sur le coût du capital. La remontée des salaires et des matières premières limitera l’expansion des marges; mais celles-ci se situent à des niveaux historiques élevés aux Etats-Unis, alors qu’elles ont encore un certain potentiel en Europe et au Japon.  Les valorisations élevées sur les actions reflètent donc une réelle amélioration, mais pour tenir sur ces niveaux en particulier aux Etats-Unis, il faudra que les bénéfices des entreprises surprennent à la hausse et que la nouvelle politique économique américaine débouche sur des hausses additionnelles de profit…./… Le « prix de la perfection » tel qu’il ressort sur les actions doit être validé par la trajectoire future des bénéfices et de la croissance, sinon on reparlera de bulle sur les marchés.»

Des perspectives porteuses pour les obligations convertibles

« L’environnement de hausse des taux est traditionnellement favorable aux obligations convertibles. Par ailleurs, en période de volatilité des marchés, la convexité des convertibles reste un atout rare et précieux » estime Jean Edouard Reymond, Directeur Général de l’UBP Asset Management France  Responsable de la Gestion Convertibles. Il ajoute que «  Le contexte macroéconomique avec la reprise de l’inflation, et la repentification des courbes de taux remet en lumière l’intérêt des obligations convertibles aussi bien pour les émetteurs que pour les investisseurs. Les émetteurs d’obligations convertibles vont pouvoir faire une économie plus significative sur le cout de leur dette, alors que dans un environnement de taux zéro, l’économie marginale était faible. Cela pourrait être renforcé par la réforme fiscale américaine qui en contrepartie d’un bas du taux d’imposition sur les bénéfices, envisage la non déductibilité des charges d’intérêt.
Pour les investisseurs, l’analyse des performances sur plus de 15 ans montre que durant les périodes de hausse taux, les obligations convertibles ont réalisé des performances positives, parfois même supérieures à celle des marchés d’actions (alors que les obligations d’entreprises étaient en baisse).»

De nouvelles émissions attendues supérieures au niveau mondial

« Dans cet environnement de hausse des taux et de pentification des courbes, nous attendons une hausse des nouvelles émissions. Le financement des projets d’infrastructures aux Etats-Unis devrait soutenir la tendance. Les nouvelles émissions devraient être supérieures à 80 milliards de dollars » estime Jean-Edouard Reymond, responsable de la gestion Convertibles chez UBP Asset Management (France).
Le profil du marché est adapté à l’environnement de croissance : Les convertibles européennes sont marquées par une présence forte des industrielles et de l’Energie/Matériaux. Dans l’univers des convertibles globales, la technologie est le secteur dominant, et la sensibilité « action » est élevée à plus de 45%. » .

Au final, les semaines qui viennent risquent de nous apporter beaucoup de suspense …et de la volatilité.
Le cocktail gagnant semble toujours être : actions US + actions européennes + un zeste d’actions émergentes.

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Conjoncture (temporairement) bien orientée en France

· La production industrielle rebondit en février.
L’agroalimentaire, la chimie et les biens d’équipement progressent particulièrement. Les livraisons et les commandes accélèrent. Les stocks
s’approchent de leur niveau-plancher de 2010. Les chefs d’entreprise prévoient une hausse de la production en mars.
· L’activité dans les services poursuit sa progression.
L’intérim, le transport et le conseil sont notamment en hausse. Les effectifs continuent de se renforcer. Les prix restent stables.
Selon les chefs d’entreprise, l’activité progresserait au même rythme en mars.
· L’activité repart dans le bâtiment. Le second oeuvre et dans une moindre mesure le gros oeuvre sont en hausse.
Les carnets de commande s’étoffent et retrouvent leur niveau de 2011. Les effectifs augmentent. Selon les chefs d’entreprise, l’activité devrait croître en mars, particulièrement dans le gros oeuvre.
La Banque de France conclut :« Selon l’indicateur synthétique mensuel d’activité (ISMA), le produit intérieur brut progresserait de 0,4 % au premier trimestre 2017 (deuxième estimation, révisée à la hausse de 0,1 point).»
(Enquête mensuelle de conjoncture publiée le 9 mars 2017 par la Banque de France. Conjoncture à fin février 2017).

Le syndrome français

Selon Euler Hermes l’économie française porte toujours les traces d’une décennie qui a vu deux crises se succéder. Euler Hermes estime que les retards économiques qui ont été accumulés sont patents et peuvent expliquer les lames de fond qui traversent l’électorat français. La conjoncture est bonne, puisque la croissance française devrait accélérer à +1,4% en 2017, après +1,1% en 2016. Cette accélération sera portée de nouveau cette année par son moteur traditionnel, la consommation des ménages, qui devrait croître de +2% et contribuer à la croissance du PIB à hauteur de 1,1 point. L'investissement des ménages devrait aussi reprendre des couleurs cette année (+3,6%). « Malgré cette dynamique encourageante, l’économie française  accumule toujours certains retards. Le niveau de la dette publique, qui représente 96,7% du PIB contre 64,4% fin 2007, montre une partie de ce qui a changé en dix ans, mais en dresse un panorama trop restreint », explique Stéphane Colliac, économiste France chez Euler Hermes.

Les stigmates d’une décennie perdue (pour la France) seraient, selon Euler Hermes, les suivants : Des revenus qui n’avancent plus. L’emploi ne se relève pas. La profitabilité reste en retrait.  L’investissement freiné par la charge fiscale.



GEMWAY
MAI 2017


Le cercle vertueux de la croissance bénéficiaire émergente !

Dans le cadre de l’enquête de corruption dite Lavo Jato qui a débuté il y a déjà 2 ans et a emporté sur son passage un grand nombre de personnalités politiques, c’est au tour de l’actuel Président Michel Temer d’être ébranlé. Selon le journal local O Globo, Joesley Batista, premier actionnaire du plus grand producteur agroalimentaire du pays JBS, a révélé avoir en sa possession un enregistrement où Michel Temer autorise un versement de pot-de-vin à l’ancien représentant du Congrès Eduardo Cunha (destitué et déjà sous procédure judicaire) pour empêcher la divulgation de preuves liées au scandale de la viande avariée.

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DNCA
MAI 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Le risque politique est de retour mais pour une fois ce n'est plus la zone euro qui effraie. Les rumeurs de destitution de Donald Trump se font de plus en plus insistantes sans qu'on puisse toutefois évaluer la réelle probabilité de cet événement. En effet, il faut rappeler que pour aller au bout d'une procédure d'impeachment aux Etats-Unis, il faut un vote à la majorité simple à la Chambre des Représentants et un vote à la majorité des deux tiers au Sénat. Ces deux chambres sont majoritairement dominées par les Républicains.

Au Brésil, le Président Temer semble aussi finir par tomber lui-même dans la grande opération "Lava Jato" alors qu'il avait été l'un des pourfendeurs du système de corruption généralisée. Ces deux occurrences ont déjà provoqué une mini-correction et une prise de profits parmi les investisseurs. Le BOVESPA se payait un multiple de valorisation PE 2017 de 11x avant les révélations et 9x au moment de celles concernant Dilma Rousseff et du creux macroéconomique. Cela donne donc l'ampleur (à prévision de bénéfices inchangés) du potentiel de baisse du marché brésilien.

Le dollar, lui, a accentué sa baisse contre euro en franchissant le seuil de 1,11. Dans un mois typiquement approprié pour sortir provisoirement des marchés actions avant la trêve estivale (sell in May and go away), cette prise de profits pourrait être salutaire pour enchaîner un beau deuxième semestre porté par une économie mondiale en marche. Au cours d'un récent séminaire organisé à Singapour, notre équipe de gérants a pu se rendre compte de l'amélioration perceptible de la dynamique mondiale. Les sondages réalisés sur mille investisseurs locaux sont riches d'enseignements. Ils sont désormais majoritairement convaincus que la zone euro survivra au-delà de 2020 et que le Président américain sera destitué...

A Berlin, après un discours responsable et coopératif avec Angela Merkel, Emmanuel Macron poursuit son parcours sans faute avec l'annonce de son gouvernement éclectique et collégial. Cela devrait lui donner de bonnes chances de succès aux élections législatives du 11 et du 18 juin. Pour l'instant toutefois, l'ampleur de ce succès reste une inconnue (majorité relative ou majorité absolue, coalition ou cohabitation). "Pour être l'homme de son pays, il faut être l'homme de son temps", écrivait Chateaubriand. Cette maxime aura sûrement échappé à certains dirigeants du monde occidental et notamment au Président américain. Peut-être que ce sont finalement les Européens, eux, qui voudront "Make Europe Great Again" !


Texte achevé de rédiger le 19 mai 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion
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FIDELITY
MAI 2017



Vaudeville

Dans d’autres circonstances, les faits auraient pu prêter à rire. Mais le vaudeville qui se joue actuellement sur la scène politique américaine a des implications trop sérieuses pour être appréciées à la légère. Les liaisons controversées du président américain avec la Russie apportent chaque jour leur lot de révélations. Informations “classifiées” révélées à la diplomatie russe, limogeage du patron du FBI, soupçons d’obstruction à la justice... Si jusqu’alors, elle ne tenait lieu que d’hypothèse et n’est certes pas encore d’actualité, l’idée d’une destitution fait désormais son chemin. Dans le sillage de la nomination d’un procureur spécial, sa simple évocation a subitement plongé, mercredi dernier, les marchés dans la tourmente. Alors que le S&P 500 lâchait 1,82 %, le Dow Jones en cédait 1,78 %. Le rendement des emprunts d’Etat américains à 10 ans se repliait vers son plus bas annuel (2,202 %) à 2,207 %. De son côté, le dollar signait aussi un plus bas depuis janvier à 0,8919 euro et - la symbolique est forte - passait sous le seuil qui caractérisait son dernier plus bas, quelques jours avant le résultat des élections américaines de novembre. Il semblerait que le nouveau locataire de la Maison Blanche soit en train de prendre tardivement la mesure de la fonction présidentielle... et les investisseurs, conscience de l’excès de crédit qu’ils lui ont accordé jusqu’ici.

 

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FIDELITY
MAI 2017



Vitesse et précipitation

La parenthèse présidentielle française à peine refermée, les investisseurs ont déjà l’esprit tourné vers d’autres horizons. Sans plus tarder, au lendemain de l’élection d’Emmanuel Macron, une question affleurait dans les esprits : à quand le retour d’une politique monétaire européenne sous des cieux plus conventionnels ? Le principal risque politique en zone euro évacué, l’interrogation peut légitimement se poser. En effet, ignorant sciemment l’embellie conjoncturelle des derniers mois, la BCE avait opté lors de ses dernières réunions pour le statu-quo, maintenant en l’état une politique ultra-accommodante. Sans jamais le formuler de façon explicite, l’inaction savamment orchestrée par Mario Draghi était jusqu’alors légitimée par un contexte politique à haut risque. Son point d’orgue maintenant passé, ce dernier aura bien du mal à justifier le prolongement de mesures d’assouplissement mises en place il y a plus de deux ans maintenant. Surtout à l’heure où la croissance repart et que l’économie européenne s’est extirpée de la zone rouge déflationniste. Dès lors, certains voient déjà le président de la BCE abdiquer face aux tenants d’une plus grande orthodoxie monétaire et se lancer sans plus tarder sur la voie d’un tapering.

 

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DNCA
MAI 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

L'optimisme souffle sur les marchés comme la brise qui fait onduler les champs de blé.

Rassérénés par l'issue favorable des élections présidentielles françaises, les investisseurs achètent des actions à tour de bras. En effet, c'est le flux positif le plus significatif dans les actions depuis quatre vingt semaines (8,8 md$) et également le flux le plus important sur les actions européennes (6,1 md$), soit la septième semaine consécutive de collecte sur cette classe d'actifs. Le risque systémique européen continue donc de s'estomper dans l'esprit des investisseurs.

Si la victoire d'Emmanuel Macron constitue une surprise pour nombre de commentateurs, il faudra maintenant concrétiser le vent des réformes à l'Assemblée nationale et surtout dans l'exécution. Les "Macronomics" apparaissent comme alléchantes tant sur le plan national qu'européen. Mais entre théorie politique et application pratique, il y a souvent un océan et des tempêtes. Donald Trump en fait les frais actuellement d'autant que les suppositions et rumeurs autour d'un possible "impeachement" à la suite des potentielles collusions russes de son équipe ont repris. Le spectre d'un Watergate bis plane désormais à Washington. Cela tombe au plus mauvais moment car l'économie américaine est entrée dans sa deuxième phase de cycle depuis deux ans et qu'elle pourrait tangenter la fin de son hyper-cycle d'ici deux ans.

La dernière étude publiée par la Fed sur les conditions d'octroi de crédit met en lumière le ralentissement des prêts dans toutes les catégories depuis début 2015. Mais les flux de crédit ne sont pas encore en dessous de leur moyenne historique quand on les compare au PIB.

En Chine, c'est toujours l'opacité de l'endettement qui fait peser une menace sur la deuxième économie du monde. Finalement, en zone euro, il ferait presque bon vivre.


Texte achevé de rédiger le 12 mai 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
MAI 2017



Le jour d'après

En dépit des postures de circonstances et tergiversations d’entredeux-tours, le résultat de l’élection présidentielle française n’a, fort heureusement, pas laissé de place au suspense. Avec 66 % des suffrages exprimés, Emmanuel Macron a donc été élu, dimanche 7 mai, Président de la République. Très largement anticipé par les investisseurs au soir du premier tour, ce dénouement n’a pas donné lieu à des débordements d’enthousiasme sur les marchés. L’euro a certes frôlé 1,10 dollar à la veille du week-end électoral, mais se maintient toujours en-deçà. Même constat pour le rendement des emprunts d’État français puisque l’OAT à 10 ans est presque resté inchangé évoluant toujours autours de 0,7 %. Si la perspective d’un « Frexit » a bel et bien été enterrée au soir du 23 avril, les intervenants sont désormais tournés vers le jour d’après et son cortège d’interrogations. Au-delà de la dynamique présidentielle, le nouveau locataire de l’Élysée parviendra-t-il à fédérer le plus grand nombre de voix aux législatives et obtenir le blanc-seing nécessaire à la mise en place de sa politique ?

 

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DNCA
MAI 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

La démocratie a une nouvelle fois vaincu, non sans mal et angoisse, les hydres de l’extrémisme politique. L’Autriche, l’Espagne, l’Italie, la Hollande et maintenant la France ont préféré la voie de la sagesse et de la continuité dans l’effort même si sur le Vieux Continent, il faut bien l’avouer, rien n’est simple depuis 2008. Le sang-froid des électeurs démocrates a fait basculer la balance en faveur d’un Président dont le programme économique s’avère social-libéral, sérieux et euro-compatible. Il lui faudra cependant trouver une majorité parlementaire équilibrée pour gouverner et créer ce fameux "choc de confiance". Les électeurs ont refusé les fantasmes de grand soir populiste, les programmes économiques abscons et les promesses de dépenses publiques impossibles à financer. Il est temps maintenant de se replonger dans l’économie car la zone euro confirme jour après jour son embellie économique.

Les premières publications de résultats trimestriels sont robustes et le commerce mondial amorce une timide renaissance. Les multiples chroniqueurs qui ont annoncé depuis 2011 la fin des démocraties et l’agonie de la zone monétaire européenne ont une grande part de responsabilité dans la déstabilisation du peuple vis-à-vis de l’Europe. Ni les vagues d’attentats terroristes, ni la problématique migratoire, ni les tentations extrêmes, ni les crises économiques n’auront pour l’instant réussi à briser depuis 1945 ce rêve européen de paix et surtout de liberté : libres de vivre ensemble, libres d’éduquer nos enfants, libres de protéger nos familles, libres d’entreprendre, libres de créer et libres d’investir et d’épargner pour les générations anciennes et futures.

La création, voici ce qui sera bel et bien le maître-mot de ces prochaines années en Europe comme ailleurs : création d’emplois, création d’entreprises, création de richesses, création de talents car comme l’écrivait Albert Camus dans son livre Le Mythe de Sisyphe : « créer c’est vivre deux fois ».

Après ce vote crucial et au lendemain de l’anniversaire de la fin de la deuxième guerre mondiale, la plupart des peuples européens poussent un « ouf » de soulagement même si l'avenir de la France et du continent sont encore loin d'être écrits.


Texte achevé de rédiger le 9 mai 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
MAI 2017



Emmanuel Macron Président de la république - Les marchés attendent désormais les réformes...

Après un entre-deux tour très médiatique et des échanges particulièrement vifs entre les deux prétendants à la magistrature suprême, les électeurs ont choisi Emmanuel Macron. Ce n’est pas une surprise mais c’est une bonne nouvelle pour les marchés qui savent désormais que leur pire scénario est écarté. Ce n’est cependant pas encore l’épilogue de l’incroyable ascension du plus jeune Président que la cinquième République ait connu. 

 

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DNCA
MAI 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Les investisseurs continuent de plébisciter les actions européennes semaine après semaine. La semaine dernière enregistre la plus forte collecte dans cette classe d'actifs depuis décembre 2015 (2,4 bn$) après déjà cinq semaines consécutives de flux positifs. L'optimisme revient peu à peu sur les marchés notamment après le premier tour des élections présidentielles françaises.

Sur le front monétaire, lors de sa dernière réunion, la Banque centrale européenne (BCE) a laissé ses taux inchangés en soulignant que la reprise économique prenait de l'ampleur. Les achats nets d'actifs mensuels ont été abaissés à partir d’avril de 80 à 60 Md€, et reconduits jusque fin décembre 2017 ou au-delà, si nécessaire.

Les banques centrales aux Etats-Unis comme en zone euro laissent désormais petit à petit le soin aux démocraties, et à leurs dirigeants, d'engager des réformes structurelles ou de prendre des mesures destinées à rétablir une trajectoire de croissance solide, équilibrée et si possible juste. Si l'obstacle électoral est bien franchi en France (Emmanuel Macron est toujours donné gagnant par les sondages à environ 60%/40% avec néanmoins une abstention conséquente), les investisseurs pourraient alors redécouvrir une forme "d'alignement des planètes" sur le continent européen. Cette galaxie de planètes serait composée 1/de la reprise économique 2/ de la politique monétaire 3/ d'élections qui sont parvenues à éviter le risque extrémiste et 4/ d'une révision en hausse des bénéfices. En effet, sur ce dernier point, on observe, notamment chez les grandes entreprises françaises, de très bons résultats pour le premier trimestre au-dessus des attentes (Renault, Sanofi, Total...).

Aux Etats-Unis, les marchés attendent le passage devant le Congrès du programme de baisse des impôts proposé par Donald Trump (baisse de l'impôt sur les sociétés de 35% à 15% notamment) avant de poursuivre leur mouvement haussier. En effet, depuis son élection, ce dernier a beaucoup promis et peu délivré. Les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent, dit-on en France...


Texte achevé de rédiger le 28 avril 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion
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FIDELITY
MAI 2017



Sans lendemain

A l’heure où une partie de l’électorat français s’interroge sur le crédit à donner ou non aux sirènes populistes, le bilan des cent premiers jours de la présidence de Donald Trump est riche d’enseignements. Il met en exergue les difficultés de ce dernier à « chrysalider » des promesses de campagne dont certaines, à l’épreuve du jeu politique, sont restées sans lendemain. Les échecs cuisants essuyés sur le décret migratoire ou l’abrogation de l’Obamacare ont mis en évidence l’abîme entre la théorie et la réalisation de son programme. Des revers pénalisants qui ont, depuis, rendu les investisseurs sceptiques. Même à l’égard de ses mesures économiques. Mercredi dernier, l’esquisse de sa réforme fiscale « historique » a en effet suscité de nouvelles interrogations. Baisse de 35 à 15 % de l’impôt fédéral sur les entreprises, réduction de 7 à 3 des tranches d’imposition pour les ménages avec un taux maximal à 35 %, incitations fiscales pour rapatrier les liquidités détenues par les sociétés à l’étranger en constituent les grandes lignes. Reste que cette réforme qui ne devrait voir le jour qu’à l’automne risque d’être, entre temps, malmenée. La baisse des recettes fiscales fédérales qui va en découler, le projet Border Adjustment Tax (BAT) pour la financer sont autant de sujets qui font d’emblée polémique dans les rangs mêmes des Républicains.

 

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GEMWAY
MAI 2017


Le cercle vertueux de la croissance bénéficiaire émergente !

Après une très forte performance au 1er trimestre, les marchés émergents continuent sur leur lancée en avril : +0,4% en €. Ils marquent légèrement le pas si on les compare aux marchés européens (+1,6% pour le Stoxx 600 sur le mois) mais font mieux que le S&P (-0,9% en €) et le Japon (-0,7%). A très court terme, les investisseurs s’inquiètent de la volatilité des prix de certaines matières premières (-16% sur le minerai de fer en un mois) et sur l’impact de la hausse des devises émergentes sur les résultats des exportatrices. Au-delà, nous estimons que la dynamique émergente reste extrêmement positive. Les résultats se révèlent très bons sur le 1er trimestre 2017 (l’effet de base joue à plein) et les analystes ne cessent de réviser à la hausse leurs prévisions pour cette année et la prochaine (voir graphique ci-contre – prévisions bénéficiaires pour les émergents 2017-2018).

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FIDELITY
AVRIL 2017



Présidentielles 2017

L’élection présidentielle dont le premier tour vient de délivrer son verdict, est exceptionnelle à plus d’un titre. D’une part parce qu’elle contribue à redistribuer les cartes d’un jeu politique jusqu’à présent bien établi en France, mais également par le contexte dans lequel elle se déroule. Le vote surprise en faveur du Brexit, le désaveu subi par Matteo Renzi lors du référendum italien puis l’élection de Donald Trump, ont conduit les marchés à se focaliser sur ce scrutin. Ceux-ci craignent en effet la mise en place d’une politique isolationniste en France, l’éclatement de la zone Euro et une secousse politique et économique se propageant bien au-delà des frontières françaises. Les marchés ne tarderont pas à faire leurs pronostics sur le second tour de cette élection, le spread de la dette française et les cours des banques européennes en seront des indicateurs parmi d’autres. Nous vous proposons également ci-dessous le point de vue de deux de nos gérants français.

 

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FRANKLIN TEMPLETON INVESTMENTS
AVRIL 2017


Résultat de l'élection en France : tout n'est pas encore joué

De profondes divergences séparent les deux candidats qui s'affronteront au deuxième tour de l'élection présidentielle française le 7 mai : Marine Le Pen et Emmanuel Macron. David Zahn, responsable Taux Europe du Franklin Templeton Fixed Income Group, fait part ici de quelques réflexions sur les implications potentielles du duel pour les marchés.

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DNCA
AVRIL 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Ce premier tour des élections françaises a mis fin au suspens qui durait depuis plusieurs mois. Les sondages avaient annoncé un score serré et pour une fois remarquablement prédit l'ordre d'arrivée. Emmanuel Macron sera donc opposé à Marine Le Pen.

Le choix qui se présente aux électeurs est simple : 1/ soit ils votent pour rester dans le giron des nations démocrates au travers d'un programme social-libéral compatible avec le fonctionnement de la planète globalisée et connectée 2/ soit ils choisissent l’inconnu d’une présidence marquée par l’incitation aux solutions extrêmes et par un programme économique sans lendemain. Les sondages indiquent pour l’instant un net avantage à Emmanuel Macron. Il reste cependant deux semaines entre les deux tours et le phénomène de report des voix n’est peut-être pas aussi évident au vu des scores du premier tour. Comme souvent, le deuxième tour de l’élection française se résumera donc à un non choix. Alors que le premier tour est traditionnellement un vote d’adhésion, les électeurs sont plutôt confrontés au choix entre le pire candidat et le moins mauvais ou le plus proche de leurs sensibilités. Les élections législatives (11 et 18 juin) constitueront aussi un autre temps fort car pour gouverner en France, il faut une majorité parlementaire.

Dans un premier temps, les investisseurs exprimeront leur soulagement de ne pas avoir un deuxième tour entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. Ils voudraient d’ailleurs dès maintenant réinvestir les marchés actions européens et notamment les actions françaises si les sondages continuaient de confirmer la nette avance du candidat « sobre ». Le précédent quinquennat se termine donc comme il avait commencé avec une impopularité qui atteint aujourd’hui des records dans la Vème République depuis le Président Pompidou. Reine des dépenses publiques, accroc à la dette, incapable de faire réellement diminuer son chômage après trois années de croissance et engluée dans un modèle social datant des Trente Glorieuses qui défie les lois mathématiques quand il s’agit du financement du régime de retraite par répartition, la France n’a pas encore su profiter de la reprise économique en zone euro pour se réformer. Elle n'a pas non plus tirer parti de l’extraordinaire bénéfice des taux maintenus artificiellement bas par une BCE qui a violemment tourné le dos à l’orthodoxie monétaire teutonne.

Dotée d’atouts inestimables (sa culture, ses entreprises petites et grandes, ses infrastructures, sa démographie, son climat, sa position géographique), la France se voit offrir une nouvelle chance (la dernière?) de prendre le train des grandes nations (développées ou émergentes), de redonner du corps (et du cœur) au projet européen et d’éviter ainsi un déclin programmé après mille ans d’une histoire si riche.


Texte achevé de rédiger le 24 avril 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
AVRIL 2017



La peau de l'ours

La forte hausse des indices boursiers européens ce matin à l’ouverture en dit long sur le soulagement des investisseurs au lendemain du premier tour de l’élection présidentielle française. La virée en tête d’Emmanuel Macron devant la candidate du Front National tend en effet à rassurer les intervenants sur l’issue du scrutin au soir du 7 mai. Si rien est encore joué et que le candidat d’En Marche ! devra encore fédérer dans les quinze jours qui viennent une majorité d’électeurs, l’implacable mécanique du front-républicain-de-l’entre-deuxtour tend, en théorie, à lui assurer la victoire. Un scénario qui se lit plus concrètement sur l’OAT à 10 ans où le rendement des emprunts d’État reculait (à 0.778 % cet après-midi), témoignant d’un mouvement de détente sur la dette française. Reste que la peau de l’ours est encore loin d’être vendue. Qu’au-delà de l’apaisement que suscite ce premier round présidentiel, d’autres sont à suivre. L’importance du second portera sur l’ampleur d’une potentielle victoire et, de fait, de l’adhésion des français au programme politique d’Emmanuel Macron. Car les législatives de juin devront aussi lui assurer – en cas de victoire le 7 mai - une majorité indispensable pour mener à bien ses mesures. C’est donc bien une sorte de présidentielle à quatre tours qui se dessine aujourd’hui laissant à penser que rien est encore gagné..

 

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DNCA
AVRIL 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Les fêtes de Pâques sont traditionnellement consacrées à des célébrations festives, culinaires et surtout chocolatées.

Pour les marchés, elles se traduisent par deux jours de bourse en moins (vendredi et lundi saints). Il va donc rester quatre jours de bourse avant une élection décisive pour les Françaises et les Français, pour l'Europe et enfin pour les marchés financiers notamment ceux de la zone euro. La phase de cristallisation des votes a commencé. Les écarts anormalement élevés peuvent donc se réduire pendant cette période. Les vélléités médiatico-populistes vont se confronter à la réalité froide et secrète de l'isoloir. Le taux de participation (traditionnellement élevé en moyenne pour cette élection à deux tours - 80%) constituera aussi l'une des clés du scrutin.

Enfin, le retour au bons sens et aux concepts bassement financiers et économiques pourraient faire le reste et éviter un scénario catastrophe. Pour autant, l'inquiétude va habiter les investisseurs jusqu'au 23 avril alors même que les premières publications des entreprises (LVMH, Faurecia par exemple) s'avèrent de très bonne facture. Elles traduisent un momentum économique durable en Europe notamment mais également dans le reste du monde.

Aux Etats-Unis où la croissance tient malgré un dollar toujours fort (incursion rapide vers le niveau de 1,06), on assiste à la plus rapide volte-face politique d'une administration prise à revers dans ses propres contradictions. Donald Trump avait déclaré qu'il serait non interventionniste. Depuis il a frappé militairement en Syrie et envoyé un porte-avions au large de la Corée. Il avait aussi dit que l'Otan était obsolète et maintenant il s'appuie sur cette structure pour y chercher des alliés de circonstance. Il avait promis de mieux s'entendre avec les Russes et il est déjà apparemment fâché avec Vladimir, celui-là même qui est censé avoir facilité son élection. Il avait ciblé les Chinois comme principal ennemi et il cherche aujourd'hui à se rapprocher de Xi Jinping pour contrer le "sympathique" Kim Jung Ung.

Ces événements nous enseignent que les propos de campagne et leur lot de promesses se fracassent souvent sur les écueils de la réalité non seulement politique mais aussi économique. Dans l'attente des résultats d'une élection toujours aussi indécise, aucune prise de décision majeure en matière d'investissement ne devrait être prise dans les prochains jours.


Texte achevé de rédiger le 13 avril 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

DNCA
AVRIL 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Les semaines s'enchainent dans un climat de relative confiance économique partout sur la planète et des marchés financiers bien orientés si on se réfère à leur performance annuelle à ce stade. Le dollar a inversé sa récente tendance en repartant à la hausse contre euro vers son niveau de 1,05.

En Europe, les décideurs économiques et politiques demeurent suspendues à l'élection présidentielle française. S'il est difficile de naviguer dans l'océan actuel de désinformations, les écarts entre prétendants semblent se resserrer. Entre intentions de votes et certitudes de votes, les experts en sondages et autres prospectives livrent leurs ultimes analyses avant le vote fatidique du premier tour le 23 avril.

Les débuts hésitants voire chaotiques de Donald Trump et de son administration ainsi que le déclenchement sans conviction du Brexit montrent (mais était-ce vraiment nécessaire?) que les promesses jusque-boutistes de candidats populistes ont parfois peu de chances de se réaliser ou des conséquences plus néfastes qu'anticipées.

Pour l'instant, la reprise économique se poursuit en Europe. Le taux de chômage diminue et les perspectives des bénéfices des entreprises s'avèrent meilleures. Sans choc politique majeur, les investisseurs non domestiques devraient progressivement revenir investir sur le continent européen malgré ses impérities bien connues.

Texte achevé de rédiger le 7 avril 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

DNCA
AVRIL 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Il est désormais indéniable que la situation économique de la zone euro s’améliore sous l'effet puissant du phénomène reflationniste. Les entreprises l’ont confirmé lors de la publication des résultats annuels 2016 qui ont d’ailleurs entraîné de légères révisions en hausse des prévisions de bénéfices, une première sur l'indice DJ Stoxx 600 depuis 2011. Pour autant, les flux des investisseurs ne sont toujours pas véritablement revenus sur les actifs européens. Ces derniers attendent vraisemblablement le résultat des élections françaises pour acheter des actions européennes. Ce résultat déterminera aussi les prochaines avancées de la zone euro et de l'Europe en général.

Mercredi dernier, les Britanniques ont enclenché la sortie de l'Europe et les Ecossais la tenue probable d'un nouveau référendum sur leur indépendance. Si beaucoup tentent d'imputer à l'Europe tous les maux possibles et imaginables c'est probablement qu'elle est restée plus un concept politique pour les populations qu'une réalité économique (pourtant avérée quand on regarde la progression des Produits Intérieurs Bruts depuis sa création). Par ailleurs, les unions monétaires ne sont pas forcément responsables de la gestion calamiteuse des comptes publics et des promesses impossibles à financer de candidats très éloignés du fonctionnement des économies libérales dans un monde ouvert et globalisé.

Aux Etats-Unis, la politique et la capacité d’agir de la nouvelle administration soulèvent désormais des interrogations parmi les investisseurs. La bourse américaine hésite de plus en plus à poursuivre son mouvement haussier dans l’attente de l’application concrète des promesses de campagne de Donald Trump. La bonne nouvelle c'est aussi que la démocratie américaine prouve qu'elle dispose de puissants contrepouvoirs qui permettent d'éviter les comportements crypto-monarchistes de certains régimes politiques où le Président dispose de trop de pouvoirs....Pour se consoler, on pourrait dire que le risque et l'aléa politique n’est peut-être pas le seul apanage des pays du Vieux Continent.

Texte achevé de rédiger le 31 mars 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
AVRIL 2017



La goutte d'eau

L’épisode est assez symptomatique d’un changement actuellement à l’oeuvre sur les marchés américains. Parmi les données publiées la semaine dernière outre-Atlantique, le très attendu PIB annuel (2016) en marquait le point d’orgue.
Ressorti en croissance de 2,1% – au-dessus du consensus (2 %) – l’indicateur n’est toutefois pas parvenu à redonner un sursaut d’orgueil aux indices américains qui semblent se complaire désormais dans une certaine léthargie. Une tendance d’autant plus surprenante qu’elle contraste fortement avec celle qui voyait encore récemment le S&P et le Dow Jones voler, dans un même élan, de record en record.
Cette nouvelle apathie est bien sûr à mettre au compte des difficultés rencontrées par Donald Trump pour mener à bien sa politique. Après le décret sur l’immigration, l’échec cinglant sur l’Obamacare a, semble-t-il, été la goutte d’eau qui a douché les illusions des investisseurs sur la réalisation effective des mesures économiques du président américain.

 

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FIDELITY
MARS 2017



Vents mauvais

Le printemps serait-il en train de sonner prématurément la fin de l'idylle entre les marchés et Donald Trump ? C'est en tout cas ce que semblait indiquer la semaine dernière l'encéphalogramme des indices américains. Mardi, le S&P et le Dow Jones ont ainsi signé leur plus forte baisse depuis que le magnat de l'immobilier a emménagé dans le Bureau ovale. La fin de cet état de grâce est à mettre au compte de l'échec essuyé par ce dernier pour inhumer l'Obamacare. Théoriquement, avec une majorité républicaine au Congrès, cette étape ne devait être qu'une formalité. Mais la résistance de certains conservateurs met en évidence les difficultés auxquelles pourrait être confronté le président américain tout au long de son mandat. Sans compter que cette réforme est censée lui dégager une marge de manœuvre nécessaire pour financer son plan de relance. De fait, le vent mauvais qui souffle ces derniers jours sur la présidence américaine est en train de refroidir l'ardeur des investisseurs. Ces derniers qui ont accordé jusqu'ici une confiance aveugle au programme économique du candidat et anticipé sa réussite, prennent ainsi conscience que les quatre années à venir peuvent aussi prendre des allures de chemin de croix. Pour l'heure, ces inquiétudes n'ont pas donné lieu à des mouvements de panique ou de sorties de capitaux. Loin d'une rupture du rapport de confiance qui a alimenté la tendance haussière depuis novembre, les investisseurs semblent surtout se tenir désormais sur leurs gardes. Et, faute de mieux, ils peuvent au moins se consoler du fait que Donald Trump parvient, pendant ce temps, à faire reculer le dollar... Ce qui peut être considéré comme sa première mesure de soutien à l'économie. 

 

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DNCA
MARS 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

La semaine fut plus agitée sur les places financières mondiales en raison des attentes de plus en plus pressantes des investisseurs concernant le programme économique de Donald Trump. Les records de Wall Street ne seront pas tenables si l'économie et les bénéfices des entreprises américaines ralentissent. Dans un mouvement de retournement baissier, le pétrole a reculé depuis ses points hauts sous l'effet de l'annonce de stocks plus élevés qu'anticipés et d’une hausse de la production de pétrole de schiste aux Etats-Unis. La société d'ingénierie pétrolière américaine Baker Hugues a d'ailleurs fait état d'une 9ème semaine de hausse consécutive du nombre de puits en exploitation aux Etats-Unis portant le total au niveau de septembre 2015 (631 plateformes).

L'euro a, quant à lui, repris un léger biais haussier contre dollar flirtant avec le niveau de 1,08. Les perspectives d'une issue honorable des élections françaises et d'un possible changement de ton de la BCE pourraient expliquer ce retour en grâce de la monnaie européenne pourtant si décriée.

Il reste maintenant un mois avant le premier tour des élections présidentielles françaises. Les électeurs entrent dans la dernière phase de cristallisation de leur vote. D'autres débats avec un nombre plus ouvert de candidats vont avoir lieu. Les programmes économiques, pour les plus sérieux d'entre eux, devraient aussi reprendre leurs droits sur les querelles juridico-moralistes détournées et destinées avant tout à engendrer une audience sur les réseaux sociaux. L'expérience des dernières élections, à l'exception du référendum italien, a enseigné que le consensus des sondages ou le souhait politique de certains corps socioprofessionnels peut être déjoué par l'électeur indécis à la dernière minute quand le rideau de l'isoloir se referme. Jamais la France de la cinquième République n'aura été autant confrontée à un tel degré d'incertitude sur la constitution de son futur gouvernement rejoignant ainsi ses deux cousins et voisins latins (Italie et Espagne) qui doivent aujourd'hui naviguer entre coalition politique hétéroclite, tractation entre chefs de partis et immobilisme.

Texte achevé de rédiger le 24 mars 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
MARS 2017



Pas de surprise, bonne surprise

En début de mois, Janet Yellen avait pris de court les investisseurs en annonçant sans ménagement une probable hausse des taux à l’occasion du prochain Comité de politique monétaire (FOMC). Rompant ainsi avec son habituelle prévenance, la présidente de la Fed avait alors mis la communauté financière en ébullition. L’économie américaine est-elle en surchauffe ? Si oui, de quelle ampleur sera le nouveau tour de vis monétaire ? Au-delà, est-ce que la Réserve fédérale ne va pas être tentée d’accélérer la cadence du resserrement ? Mercredi, la montagne d’interrogations a finalement accouché d’une souris. A l’issue du comité, l’instance s’est en effet contentée d’un simple relèvement de 25 points de base de son principal taux directeur. Celui-ci a été porté dans une fourchette de 0,75 % à 1 %. Point de bouleversement non plus en termes d’objectifs. L’économie américaine a beau se porter comme un charme, la Fed entend rester sur la même cadence qu’annoncée en décembre. Deux nouvelles hausses devraient donc ponctuer l’année en cours pour porter les taux entre 1,25 % à 1,5 % d’ici la fin de l’année… Janet Yellen – qui n’a pas d’égal pour parler à l’oreille des marchés – avait à cœur de ne pas bousculer les investisseurs après les avoir déconcertés en début de mois. « Pas de surprise, bonne surprise » était en somme le leitmotiv de la présidente de la Fed qui est finalement parvenue à passer un troisième relèvement de taux - depuis décembre 2015 - tout en provoquant une détente sur le T-Bond à 10 ans, repassé depuis sous le seuil des 2,6 %.

 

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DNCA
MARS 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Les échéances politiques, comme en 2016, sont scrutées par les marchés financiers mais leur impact pourrait être surestimé.

Après l’Espagne, l’Italie, l’Autriche, c’est au tour de la Hollande de repousser la tentation de l’extrémisme politique et économique. Le parti libéral néerlandais a en effet gagné son pari d’arriver en tête et d’être en position de former une coalition. Même si les marchés ne se sont guère inquiétés de l’occurrence électorale batave, ce vote démontre que les thèses anti-européennes sont loin d’être majoritaires. Nul ne conteste certaines inefficiences de l’Union Européenne, ce que les Anglais nous ont rappelé lors du référendum sur le Brexit, ou les incohérences d’une zone monétaire (la zone euro) où les niveaux intrinsèques de flexibilité des économies divergent. Pourtant, tous les paramètres économiques de la zone euro s’améliorent (indices de confiance, taux de chômage, distribution de crédit, retour de l’inflation, légère révision en hausse des bénéfices des  entreprises) ; depuis trois ans, le PIB de cette dernière évolue au-dessus de son potentiel théorique long terme qui se situe à 1%.

Habituée à engendrer de manière répétée des chocs anxiogènes systémiques depuis 2011, la zone euro pourrait de nouveau apparaître aujourd’hui comme une zone d’investissement attractif...pourvu que le dernier obstacle politique soit franchi sans trop d’encombres. Ainsi, l’élection présidentielle française apparaît désormais comme le dernier point focal de l’évolution des marchés financiers. A ce stade, les sondages, pour ce qu’ils valent, n’indiquent pas une probabilité forte de voir un parti extrême remporter cette élection et encore moins celle d’obtenir une majorité parlementaire à l’issue des élections législatives de juin. La croissance européenne mais aussi mondiale se prolonge et les conditions monétaires se normalisent aux Etats-Unis.

Malgré d’immenses pressions populo-médiatiques sur les démocraties, il est encore trop tôt pour écrire le testament de la zone euro et enterrer le capitalisme global.

Texte achevé de rédiger le 17 mars 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

CARMIGNAC
MARS 2017


Économie et politique sont dans un bateau...

Constatant que chaque aléa politique de 2016 s'est soldé par un glissement progressif vers davantage de soutien fiscal, et une réaffirmation du soutien monétaire des Banques centrales, les marchés continuent de déguster avec gourmandise la plus nette reprise cyclique rencontrée depuis la fin de la grande crise financière. Le cycle américain est déjà bien avancé, mais le «Trumpisme» laisse espérer qu'il se poursuive encore. Quant à l'Europe et au Japon, leur retard dans le cycle global leur confère une marge de progression encore appréciable. Les investisseurs anglo-saxons demeurent certes prudemment à l'écart de l'Europe «au cas où». Car la perception du risque politique en France dépasse étonnamment celle qui prévalait au début de 1981, avant l'élection surprise de François Mitterrand à la Présidence française. Cette crainte proroge la lancinante sous-performance des marchés européens, et a commencé à faire se tendre la prime de risque sur les emprunts souverains français. De plus, les indicateurs techniques de marché commencent à émettre leurs premiers soupirs de fatigue.

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FIDELITY
MARS 2017



Sans crier gare

A l’heure où la Fed est à la manœuvre pour ramener ses taux directeurs en phase avec la réalité économique, la BCE préfère l’inaction. En apparence, cette décision a de quoi surprendre au regard de l’amélioration constante des indicateurs conjoncturels depuis décembre.  Mais, en réalité, qui pourrait l’en blâmer ? Certes, pour la première fois depuis quatre ans, l’inflation a progressé en février de 2 % sur un an. Mais l’inflation sous-jacente - hors prix de l’énergie - peine pour l’heure à se hisser au-delà du plafond de 0,9 %. Par ailleurs, le chômage reste élevé à 9,6 % en zone euro... Si les arguments en faveur d’un prolongement des facilités monétaires ne manquent pas, cela n’a pourtant pas empêché Mario Draghi de relever ses prévisions de croissance à 1,8 % pour cette année. Un paradoxe qui traduit en réalité l’aveu implicite du président de la BCE sur la véritable raison de son statu-quo. Bien que statutairement, l’institution de Francfort n’est pas censée le prendre en compte dans son action, c’est plus le contexte politique que l’environnement économique qui justifie l’immobilité. Les nombreuses échéances attendues cette année – avec, en prologue mercredi, les législatives aux Pays-Bas – plaident en faveur de la prudence. D’autant plus légitimement que, par le passé, la BCE a déjà pêché par empressement… Et, il y a fort à parier que son action demeure, pour les mois à venir, plus politique que monétaire.

 

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DNCA
MARS 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Les questions sur l'état de santé des différentes économies dans le monde développé prennent désormais le pas sur les projections politiques.

Aux Etats-Unis, s'il y avait une donnée à regarder, outre les traditionnels chiffres de l'emploi et de la consommation, ce serait la croissance des volumes transportés par les grands opérateurs de fret ferroviaire. Depuis trois semaines, les volumes transportés par le rail américain progressent (+8,1% en semaine 7, +1,8% en semaine 8 et 3,3% en semaine 9). Les secteurs les plus concernés par cette dynamique sont la construction, les biens industriels, le charbon et les produits agricoles. La Fed ne devrait donc plus avoir de raisons valables pour ne pas entamer une remontée rapide de ses taux en plusieurs fois cette année. Même la BCE a commencé à préparer le terrain pour un discours moins accommodant en raison d'anticipations d'inflation plus élevées pour les deux années à venir.  Il reste cependant des réformes à réaliser et des espoirs à faire renaître parmi des générations déboussolées par le surendettement, la digitalisation et la globalisation des économies.

A titre d'exemples, la France vient de décrocher l'étonnant titre de championne européenne, avec la Finlande, en matière de dépenses publiques (57% PIB). En Italie, il n'y aura jamais eu aussi peu de naissances qu'en 2016. Il y a eu en 2016 12.000 naissances de moins qu'en 2015, soit un total de 474.000 naissances. C'est le nombre le plus faible depuis l'unification du pays en 1861. Bref, tous les sujets ne sont donc pas résolus en zone euro.

Les prochaines élections devront donc proposer une esquisse de solutions à des dérives qui ne peuvent conduire qu'à des impasses financières. Pourtant, les investisseurs reviennent timidement sur les actions européennes puisqu'après une semaine de décollecte, les flux sont de nouveau devenus positifs sur les actions européennes (1 md$).

Texte achevé de rédiger le 10 mars 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
MARS 2017


Sans crier gare

Depuis son entrée en fonction en janvier 2014, la présidente de la Fed n’avait pas habitué les marchés à tant d’impétuosité. Usant jusqu’alors de la plus grande prévenance, faisant preuve d’une attention presque maternelle à leur égard, Janet Yellen a toujours pris soin depuis trois ans de prévenir avec la plus grande précaution chaque battement de cil monétaire. Certes, sur la période, la patronne de la Réserve fédérale n’a manœuvré qu’à deux reprises les taux directeurs : une première fois en décembre 2015 et une seconde, un an plus tard. Mais son habileté a surtout permis jusqu’ici de normaliser sa politique sans encombre … Tout en veillant à ne pas être trop en décalage avec les autres grandes banques centrales. Or - signe des temps politiques - c’est sans aucun ménagement qu’elle a annoncé vendredi devant un parterre de patrons à Chicago, qu’une nouvelle hausse de taux pourrait avoir lieu lors du prochain comité monétaire (FOMC) les 14 et 15 mars prochains. Comme ça, sans crier gare ! A bien y regarder, l’insolente santé de l’économie américaine justifie d’elle-même cette soudaine franchise. Après tout, pourquoi continuer de prendre les investisseurs avec des baguettes lorsque le nombre d’inscriptions au chômage est à un plus bas de quarante-quatre ans, que l’ISM manufacturier est à 57,7 points et que l’inflation est quasi à niveau de l’objectif de 2 % de la Fed.

 

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DNCA
MARS 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Le discours au Congrès de Donald Trump, qui est apparu présidentiable à défaut d'être plus précis dans son programme économique, a entraîné un nouveau mouvement haussier des indices américains mais aussi européens. Le rally boursier post Trump est d'ailleurs le troisième plus fort rebond après une élection présidentielle. Seuls Kennedy en 1961 et Clinton en 1997, deux présidents parmi les plus populaires aux Etats-Unis malgré leurs diverses frasques personnelles, avaient fait mieux. Cette nouvelle ferveur doit surtout être attribuée à la bonne santé des économies et à la solidité des publications rassurantes.

A ces deux éléments fondamentaux pour la progression des marchés actions, s'ajoute la démesure des valorisations du segment des technologies. Ainsi, la capitalisation boursière d'Apple (729 Md$) représente 70% de celle de l'indice français CAC 40. L'introduction en bourse de Snapchat (24 md$) a battu tous les records de valorisation en progressant de 41% le premier jour de cotation. Un des premiers fonds d'investissement actionnaires a d'ailleurs réalisé une performance de 2000 % avec ses titres.

Les plus pessimistes évoqueront bien entendu une bulle de valorisation mais la digitalisation des économies et surtout celle des comportements est une "mégatrend" irréversible. Ce vocable franglais est présent chez tous les dirigeants de sociétés de conseil informatique que nous avons rencontrés récemment (Capgemini, Atos, Econocom...). Sans tomber dans les excès de bulle de valorisation, le thème de la digitalisation ne peut plus être ignoré dans les portefeuilles que ce soit par le biais d'acteurs de l'internet, d'acteurs de la transformation numérique, d'opérateurs médias et télécoms ou bien même de fabricants de semi-conducteurs. La circulation de l'information devient un enjeu majeur non seulement pour les consommateurs mais aussi pour les entreprises qui y perçoivent désormais des gains de productivité conséquents et des profits futurs.

Abreuvés d'informations, les individus font face au risque de ne pas pouvoir la trier ou l'analyser et de confondre informer et savoir. Aussi souvenons-nous tout de même de cette interrogation légitime du plus connu des linguistes américains, Noam Chomsky :" Comment se fait-il que nous ayons tant d’informations et que nous sachions si peu de choses ?".

Texte achevé de rédiger le 3 mars 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

GEMWAY
FÉVRIER 2017


Les marchés émergents : en marche !

Ignorant le risque Trump et la prudence affichée de la FED, les bourses émergentes continuent leur embellie au cours de février. Sur le mois, l’indice MSCI Emergents gagne 4,8% en €, sous-performant le S&P (+5,4% en €) mais surperformant les autres indices mondiaux (+1,3% sur le CAC40, +1,9% pour les actions européennes et +3,5% pour le Topix en €). Il faut dire que la saison des résultats est plutôt satisfaisante. Pour la 1ère fois depuis 2011, le consensus bénéficiaire est revu à la hausse suite aux annonces des entreprises. Au niveau macro, les perspectives économiques dans le monde émergent sont plutôt bien orientées. La reflation chinoise est en train de se propager en Asie. Même si elle devrait se traduire par des politiques monétaires moins accommodantes, elle est le signe d’une vigueur économique certaine. Dans les pays producteurs de matières premières, on assiste plutôt à de la désinflation (exemple du Brésil) permettant des baisses de taux importantes. Ces deux environnements sont porteurs pour les actifs financiers et les investisseurs étrangers sont désormais acheteurs (+9 Md$ de flux sur les actions émergentes depuis janvier).

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DNCA
FÉVRIER 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

La saison des publications de résultats annuels nous permet de nous désintéresser quelques temps de la politique. Après les banques au deuxième semestre 2016, le secteur des télécoms a prouvé qu'il pouvait peut-être représenter un beau pari sectoriel pour l'année 2017. Telecom Italia, Telefonica, Orange et Bouygues ont annoncé des chiffres solides. Le nombre d'abonnés fibre et broadband continuent de progresser partout en Europe et les ARPUs (revenu moyen par abonné) mobiles commencent à se stabiliser. Ainsi, les excédents bruts d'exploitation devraient enfin progresser de nouveau tout comme les dividendes. Les infrastructures télécoms, médias et bases de données numériques seront critiques. Elles représentent donc un thème d'investissement de choix dans nos fonds d'autant que leur valorisation demeure raisonnable.

Sur le marché obligataire, les investisseurs, surtout américains, attendent les prochains gestes de la Fed. Sur les dix dernières années, la banque centrale américaine n'aura réalisé que deux hausses de taux contre 35 dans les années 70, 28 dans les années 80, 11 dans les années 90, 20 dans les années 2000....Le cycle monétaire actuel s'avère donc hors de toute normalité comme d'ailleurs les records enregistrés par la bourse américaine.

En Europe, la dernière décennie a vu les marchés actions subir de plein fouet plusieurs épisodes de grande volatilité (crise des subprimes en 2008 et crise de la zone euro en 2011). Les épargnants sont également devenus sensibles à la fragilité des systèmes démocratiques qui subissent partout les assauts de prédicateurs proposant un futur meilleur avec de vieilles recettes qui ont déjà fait malheureusement leur preuves d'inefficacité par le passé. Pourtant, l'espoir renaît depuis quelques semaines. Les actions européennes ont connu leur cinquième semaine d'affilée de collecte positive (5 md$). Ce petit signe d'espoir, malgré les échéances politiques, pourrait redonner un support à un marché actions déserté depuis tant d'années à cause de l'éclatement de bulles de valorisation (internet, endettement...) lorsqu'il y a abus de confiance sur la classe d'actifs.

En matière de placement actions, malgré les risques inhérents, on serait toutefois tenté d'appliquer l'adage latin qu'on retrouve parfois sur certaines bouteilles de vin : abusus non tollit usum (l'abus n'exclut pas l'usage).

Texte achevé de rédiger le 24 février 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
FÉVRIER 2017


Exception culturelle française

Alors que le risque politique concentre toute l’attention des investisseurs en Europe, les indicateurs peinent décidément à attirer les projecteurs. Pourtant, et plus que les autres régions – surtout au regard de la décote qui prévaut sur les marchés –, c’est bien la zone euro qui se distingue actuellement en matière de conjoncture. La litanie de chiffres publiée la semaine dernière renforce davantage ce sentiment. Les premières estimations de PMI sur février témoignent en effet de l’allant économique européen. Le composite (Markit) est en effet ressorti à 56 points soit un plus haut depuis avril 2011. Sans surprise, l’économie allemande reste le moteur de cette dynamique notamment dans le secteur industriel (57 pts). Même la France, habituellement parent pauvre de la croissance et mal-aimée des indicateurs, se prend à rêver d’un printemps conjoncturel. A 56,2 points, son PMI composite dépasse celui de la zone euro mais également celui de l’Allemagne (56,1 pts) pour la première fois depuis mai 2011 !

 

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DNCA
FÉVRIER 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Les statistiques économiques montrent toujours une belle dynamique aux Etats-Unis. Après un Empire Manufacturing de bonne facture, l'indice Fed Philadelphia est ressorti au plus haut depuis trente quatre ans (43,3). L'accélération du cycle américain tirée par l'industrie semble donc se confirmer de jour en jour, ce que la bourse américaine salue elle aussi de jour en jour malgré les facéties de Donald Trump et les rumeurs de collusion de son équipe de campagne avec la Russie.

En Europe, les questions politiques continuent de dissuader l'investisseur de regarder l'économie et d'investir ! L'évolution institutionnelle et politique de la zone euro suscite toujours les mêmes interrogations...depuis 2011 maintenant. Alors que le chômage est de nouveau en baisse en France et que les données globales (distribution de crédit, immatriculations automobiles...) s'avèrent bien orientées, les flux demeurent anémiques sur les actions européennes. Le risque d'une élection française folklorique avec un pouvoir dénué de tout bon sens économique tétanise les pays voisins de l'Hexagone et également leurs épargnants. Certains doivent vraiment se demander comment le pays qui a vu naître Louis XIV, les Philosophes des Lumières, Napoléon et Charles de Gaulle peut aujourd'hui paraitre si fragile, si divisé, si schizophrène et si proche de thèses économiques absurdes qui ont déjà débouché sur des résultats calamiteux (Argentine, Venezuela).

Le pire n'est toutefois jamais certain mais ce sont bien les politiques qui vont influencer les marchés financiers cette année plus que les Banques centrales.

Texte achevé de rédiger le 17 février 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
FÉVRIER 2017


Plus dure sera la chute

Il ne se passe plus un jour sans un nouveau record sur les marchés américains. La semaine dernière, le Dow Jones et le S&P 500 ont une nouvelle fois côtoyé des niveaux sans précédent à respectivement 20.639,87 points et 2351,31 points. Après une phase de circonspection en janvier, les investisseurs ont repris leur marche en avant initiée début novembre. Rassurés sur l’intention de Donald Trump de tenir ses promesses de campagne, ils valorisent de plus bel les retombées de son programme économique. Ce marché d’anticipation explique en grande partie la navigation des indices américains en zone stratosphérique. Reste que depuis son entrée en fonction, le maître de la Maison Blanche a certes avancé sur tous les fronts, mais pas sur celui qui alimente l’improbable hausse des marchés. Et pour cause. Contrairement aux décrets pris jusqu’ici, les réductions d’impôts et la relance budgétaire promises par le candidat Républicain devront faire un passage obligé par la case « Capitole ». Or s’il y a fort à parier que la majorité Républicaine approuve les premières, rien n’indique qu’elle donnera son feu vert à la seconde. Dès lors, les attentes des investisseurs paraissent un tantinet exagérées et le risque de déception d’autant plus grand…

 

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DNCA
FÉVRIER 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Les marchés actions continuent d'osciller entre bonnes publications annuelles des sociétés, résurgence du risque de sortie de la zone euro de la Grèce et perspectives angoissantes des échéances électorales futures. Ainsi, l'écart entre le taux dix ans français et le taux dix ans allemand a atteint son plus grand écart depuis la fin de l'année 2012 (environ 70 points de base). Les grands investisseurs internationaux ont d'ailleurs commencé à vendre leurs obligations souveraines françaises au profit des titres allemands.
A titre d'illustration, on remarque que les investisseurs japonais ont vendu en novembre dernier 161,8 milliards de yens d'obligations françaises, soit le premier solde négatif depuis décembre 2015. Les investisseurs obligataires ne sont probablement pas confortables avec les résultats de l'élection présidentielle française, perçue comme étant de plus en plus génératrice de stress et d'inconnu, mélange détonant pour tout épargnant obnubilé par la sécurité et la visibilité.

Pour l'instant, l'économie française tient bon : l'investissement industriel y frémit et la demande d'achat de biens immobiliers accélère, deux signaux économiques qui contredisent pour l'instant les théories messianiques les plus noires sur le résultat de cette élection, si important pour la France, pour la zone euro et pour l'Europe. Gustave Flaubert, écrivain français que nous aimons bien citer, écrivait à une romancière de son époque, George Sand, "l'homme n'est rien, l'œuvre est tout".

A l'heure où les batailles électorales font rage, où les promesses de campagne se transforment en oukases ou disparaissent dans les limbes diaphanes de l'irréel, où les personnalités politiques font l'objet d'une attention maladive des réseaux sociaux (dont ils abusent d'ailleurs eux-mêmes), il faut souhaiter que derrière les femmes et les hommes qui gouverneront ce monde, les actes et les faits soient plus importants que les opinions, les tirades à effets de manche voire les calomnies insidieuses.

Texte achevé de rédiger le 10 février 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
FÉVRIER 2017


Taux d'intérêt, miroir du risque politique

200 milliards d’euros. C’est ce que la France devrait emprunter en 2017. Toute la question est de savoir à quel taux d’intérêt l’Etat français va se financer. Il y a six mois, elle n’avait pas lieu d’être. Les taux à 10 ans français et allemands étaient quasiment identiques et faibles. Mais depuis, les choses ont bien changé. Dès l’élection de Donald Trump, apparaît une prime spécifique en France traduisant la défiance des investisseurs face à un vote populiste lors de l’élection présidentielle de mai prochain. Une prime qui s’est renforcée ces dernières semaines, matérialisée par un élargissement des spreads entre l’OAT français et le Bund allemand. Cette remontée des taux est en partie le miroir du risque politique. Avec les révélations du « Penelope gate », les marchés réévaluent les chances de victoire de Marine Le Pen, la seule à prôner la sortie de la zone euro, synonyme de perte pour les créanciers de l’Hexagone notamment les internationaux, peu familiers avec le système électoral français. La perspective d’un « Frexit » pèse sur la zone euro. Ainsi, les taux italiens - autre pays à fort risque politique - se sont nettement tendus en raison des interrogations sur la qualité et la notation de la dette publique. De même, la crise grecque est de retour, et avec elle la question du Grexit. S’ajoutent des paris tactiques contre la dette française de la part de spéculateurs tentés de déstabiliser le marché pour gagner de l’argent.

 

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DNCA
FÉVRIER 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

La tendance des indices de confiance des consommateurs est toujours bonne en zone euro.

Aux Etats-Unis, plus de la moitié des entreprises du S&P 500 ont déjà publié leurs résultats annuels et leurs bénéfices sont en hausse de 4.5% en moyenne sur le quatrième trimestre. Si la croissance américaine a été décevante en 2016 (1,6%, soit un niveau proche de la croissance européenne), on peut y noter néanmoins de nouveau de bons signaux (inscriptions hebdomadaires au chômage en baisse...) en attendant la fameuse relance budgétaire promise à travers les baisses d'impôts et la hausse des dépenses publiques (Trumpflation).

En zone euro, la situation obligataire se complique. Les taux longs, notamment sur la France et l'Italie, continuent d'être sous pression indiquant le retour du risque politique dans une perspective pré-électorale dans ces deux pays. Les marchés actions demeurent donc dans leur phase de digestion du nouvel ordre monétaire et économique mondial orchestré par la tonitruance de Donald Trump. Ce dernier s'évertue d'ailleurs à appliquer à la lettre son programme radical, et quelque peu idéologique, à travers des mesures qui désarçonnent même ses plus fidèles alliés (Theresa May et ses concitoyens britanniques).

Pour conclure cette lettre hebdomadaire, après le décret américain interdisant aux Etats-Unis l'entrée de ressortissants de certains pays, nous vous livrons, sans arrière-pensée, ces quelques vers du célèbre sonnet, Le Nouveau Colosse, de la grande poétesse américaine Emma Lazarus. Ce poème est gravé et visible au sein du monument de la Statue de la Liberté depuis 1903 :
 
Garde, Vieux Monde, tes fastes d’un autre âge !’’ proclame-t-elle.
De ses lèvres closes. ‘’Donne-moi tes pauvres, tes exténués, Tes masses innombrables aspirant à vivre libres, Le rebus de tes rivages surpeuplés, Envoie-les moi, les déshérités, que la tempête me les rapporte.
Je dresse ma lumière au-dessus de la porte d’or !"


Texte achevé de rédiger le 3 février 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
FÉVRIER 2017


Des jours meilleurs

Tandis que les investisseurs prennent un peu plus la mesure du contexte politique imposé par le nouvel occupant du Bureau ovale, l’amélioration continue de la conjoncture mondiale tend à passer inaperçue. Pourtant les constantes économiques délivrées la semaine dernière confirment une nouvelle fois que la tendance amorcée en fin d’année est bel et bien en accélération. En zone euro, la croissance a atteint 1,8 % en rythme annuel l’an dernier, selon Eurostat, tandis que le chômage s’est établi à 9,6 % de la population active en décembre - un plus bas depuis mai 2009. Parallèlement, l’inflation ressort à 1,8 % sur le premier mois de l’année - un plus haut depuis mars 2013. Le PMI manufacturier s’établit à 55,2 points tandis que le composite (Markit) progresse à 54,4 points. Bien entendu, le même constat prédomine aussi de l’autre côté de l’Atlantique où l’activité industrielle américaine reste soutenue en janvier avec un ISM à 56 points. Surtout, les souscomposantes emplois (56,1 pts) et particulièrement celle des prix (69 pts) progressent fortement. Cette dynamique se fait clairement ressentir sur le marché du travail. Selon le dernier rapport NFP, 227 000 créations de postes sur le mois de janvier. Même l’économie chinoise se prend aussi à rêver de jours meilleurs avec un PMI manufacturier à 51,3 points, légèrement au-dessus des attentes.

 

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GEMWAY
DÉCEMBRE 2016


"America first" sur Twitter, marchés émergents first en bourse

Les marchés émergents commencent l’année sur une note positive, en dépit des risques associés à la future politique économique du président Trump. En janvier, l’indice MSCI Emergents gagne 2,9% en €, surperformant les grands marchés mondiaux (-0,5% pour le S&P, -2,3% sur le CAC40, -0,4% pour les actions européennes et -1,2% pour le Topix en €). Au regard du déficit commercial américain, il semble que la Chine et le Mexique soient les pays les plus à même de souffrir de la tentation isolationniste américaine. C’est pourquoi nous nous y sommes déplacés au cours du mois. En ce qui concerne la Chine, nous ne sommes pas très inquiets. L’économie est de plus en plus domestique et les exportations vers les Etats Unis représentent aujourd’hui environ 4% du PIB. Nous concentrons nos investissements sur des thématiques internes (développement d’internet, assurance vie et santé – voir notre carnet de voyage). Le Mexique est dans une situation plus délicate (80% de ses exportations sont à destination des USA) et nos interlocuteurs locaux sont perplexes sur l’éventuelle renégociation du NAFTA et sur la future BAT (Border Adjustment Tax). Le Peso, revenu à son niveau de 1995 (crise Téquila), reflète cette incertitude mais le marché boursier ne semble pas encore être à un niveau d’achat.

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Carnet de voyage : CES Las Vegas
Carnet de voyage : Pékin
Carnet de voyage : Mexique
Le portrait du mois : Jia Yueting, à la tête du Netflix Chinois

FIDELITY
FÉVRIER 2017


La Trump Touch

Souhaitant marquer les esprits et mettre, sans plus attendre, des actes derrière ses paroles de campagnes, Donald Trump s’est engagé sur tous les fronts lors de sa première semaine de présidence. L’occasion d’imprimer sa marque de fabrique - « Trump Touch » - et d’estampiller d’emblée son mandat du sceau de l’action. Sabre au clair, le maître de la Maison Blanche est donc monté au créneau sur ses sujets de prédilections. L’Obamacare, l’IVG, le Traité transpacifique, l’Alena, les pipelines, l’immigration, le mur frontalier avec le Mexique… Sans plus de circonvolutions, l’hyper-président s’est mis au travail avec le souci de donner rapidement des gages de sa détermination. Il n’en fallait pas plus aux investisseurs pour se pâmer devant tant d’opiniâtreté et pousser, dans un élan de reconnaissance, le Dow Jones a un record historique de 20.125,58 points. Ainsi rassérénés, les marchés créditent un peu plus le scénario « pricé » depuis novembre. Même si le flou demeure sur les conditions de leurs mises en place, les mesures annoncées par le candidat seront donc actées par le président. Pour l’heure, en toute méconnaissance d’éventuels effets indésirables. 

 

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DNCA
FÉVRIER 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Alors que les décrets de la nouvelle administration américaine pleuvent sur les promesses de campagne (annulation de l'accord commercial Trans-Pacific Partnership, construction du mur à la frontière mexicaine...), les Européens ont eu l'agréable surprise de voir la Cour Suprême britannique imposer au gouvernement de Theresa May l'autorisation du Parlement pour lancer la procédure de Brexit.

Toutefois malgré cet obstacle, cela ne devrait pas remettre en cause sa volonté d'activer l'article 50. Les premières publications annuelles traduisent pour l'instant un environnement de nouveau porteur notamment en Chine (cf LVMH). En effet, les ventes de spiritueux et de produits de mode (maroquinerie et horlogerie) affichent de nouveau des taux de croissance en accélération sur le continent chinois.

Au niveau mondial, la situation des taux d'intérêt demeure instable notamment à la suite de  prétendues déclarations de responsables des autorités monétaires européennes. Selon celles-ci, le programme quantitatif de la BCE pourrait arriver plus vite à son terme. La hausse des rendements à dix ans (l'OAT 10 ans a dépassé la barre psychologique de 1%) a secoué les investisseurs et leur rappelle que le gisement obligataire a vu sa duration moyenne s'allonger pendant que sa rémunération s'effondrait : une situation de plus en plus intenable.

Toutefois, les rendements réels sont toujours négatifs et offrent un terrain de jeu idéal pour les opérations de fusions & acquisitions. Le secteur de la bancassurance bruisse ainsi de toutes les rumeurs autour d'une transaction Intesa-Generali tandis que l'américain Johnson & Johnson vient d'annoncer le rachat du suisse Actélion dans le domaine des biotechnologies. Les marchés sont entrés dans une phase tactiquement houleuse à court terme. Alors que la volatilité des actions est au plus bas (VIX) depuis l'élection de Donald Trump, celle des taux (MOVE) n'a cessé de progresser depuis la fin octobre. C'est paradoxal et probablement peu durable. Les futurs épisodes de volatilité vont probablement donner de bons points d'entrée à tous ceux qui croient toujours à l'embellie du cycle économique mondial et européen.

Texte achevé de rédiger le 27 janvier 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

CARMIGNAC
JANVIER 2017


2017 : Attention à ce que vous souhaitez

Comme nous l’indiquions le mois passé (« Le vent se lève », décembre 2016), le cycle économique global qui avait touché un point bas au premier trimestre 2016 s’est progressivement renforcé au fil de l’année, pour dernièrement recevoir en novembre un soutien éloquent de l’élection inattendue de Donald Trump à la présidence des États-Unis. Le début de cette année 2017 se présente donc sous ces auspices et justifie, pour l’instant, une performance toujours positive des marchés actions, tirés par leurs compartiments cycliques. Plutôt que de redouter une énième déception sur la croissance, ou se focaliser sur les multiples risques politiques en Europe déjà maintes fois évoqués, peut-être faudrait-il donc se poser cette fois la question décisive des ramifications de cette accélération du cycle. En effet, cette embellie économique s’accompagne de deux corollaires majeurs déjà soulignés : une reprise de l’inflation, cyclique également, et un renforcement du dollar. À force de souhaiter que l’amélioration des perspectives économiques se confirme, les marchés en oublieraient presque d’en examiner les conséquences sur la fragilité des marchés obligataires et, en retour, sur les valorisations des marchés actions. Cela serait très imprudent.

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FIDELITY
JANVIER 2017


Le patient anglais

Difficile de se bercer plus longtemps d’illusions. Tout porte à croire que l’année qui s’ouvre sera marquée par un environnement politique et économique plus radical. En attendant d’en prendre la pleine mesure outre-Atlantique, les investisseurs ont déjà pu goûter la température du bain qui attend les négociations entourant le Brexit. « Hard » ou « soft » ? Le doute n’est plus permis après le discours de Lancaster House donné la semaine passée par Theresa May. En substance, le Brexit sera dur ou ne sera pas, a fait savoir la Première ministre britannique qui a affirmé son choix pour une sortie du marché commun avec un accord commercial et douanier « audacieux et ambitieux ». En somme, avoir tous les bienfaits économiques de l’Europe sans en partager les inconvénients migratoires. Ce n’est pas tant le désir d’une Europe à la carte – réalité effective depuis longtemps – qui interpelle ici, que les moyens dont dispose aujourd’hui la Grande-Bretagne pour y parvenir. Sur la forme, le ton des négociations futures a certes été donné. Sur le fond, on ne peut s’empêcher de constater que depuis le triste référendum de juin, Londres n’est malheureusement plus en position de dicter ses revendications.

 

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DNCA
JANVIER 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Le 20 janvier, Donald Trump a été investi comme 45ème Président des Etats-Unis "pour le meilleur et pour le pire", serait-on tenté de dire comme le veut la sacro-sainte formule du mariage.
Le meilleur réside probablement dans sa capacité par un simple tweet à rappeler à l'ordre les entreprises nationales (Ford, Lockheed Martin...) pour réinvestir sur le sol américain et à participer ainsi à la prolongation du cycle économique.
Le pire, ce sont des propos trop spontanés, parfois déplacés et souvent acerbes contre toute forme de résistance au nouveau modèle du capitalisme anglo-saxon qui a choisi la voie du protectionnisme.
Néanmoins, le personnage a pour l'instant toujours surpris positivement et représente en réalité, malgré le déni médiatique, une certaine forme de rêve américain et une analyse bien plus profonde des méfaits de la globalisation à outrance. Les marchés financiers ne retiennent d'ailleurs pour l'instant que les bonnes données macro-économiques. Ils sont aussi portés par les annonces de fusion géante en zone euro (Essilor/Luxottica, Safran/Zodiac). D'autres opérations pourraient suivre en Europe dans les secteurs des télécoms (Telecom Italia, Bouygues, Orange...), dans celui des médias (Vivendi, Havas, Mediaset...) ou dans les câbles industriels (Prysmian, Nexans, General Cable...).

Les investisseurs américains voudront sûrement attendre le résultat des élections présidentielles françaises avant de revenir massivement sur les actions européennes. Les investisseurs de la zone euro sont, quant à eux, invités à déplacer progressivement leur épargne des supports obligataires vers les supports actions. Déjà, le régime français favorisant fiscalement la détention d'actions small & midcaps (PEA PME) a profité de flux entrants d'environ 500 millions d'euros en 2016.

En Italie, le gouvernement vient lui aussi d'offrir un cadre défiscalisé pour la détention d'actions small & midcaps italiennes, le  Piani Individuali di Risparmio (PIR), comparable au système Investment ISA en Grande-Bretagne. Dans un environnement de taux réels toujours négatifs avec une légère résurgence de l'inflation, le pari obligataire sur des maturités longues en zone euro s'avère audacieux.

Tant que le cycle économique tient, tant que les bilans des entreprises sont aussi bien gérés, tant que les dividendes sont aussi généreux, il paraît toujours inconcevable de se passer pour une partie de son épargne d'un placement dans des actions européennes.


Texte achevé de rédiger le 20 janvier 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
JANVIER 2017


Trumponomics

Comme le dit si bien l’adage, le naturel revient immanquablement au galop. La première conférence de presse de Donald Trump depuis son élection en a été un exemple saisissant, la semaine dernière. Celui qui s’apprête à prendre vendredi les clés de la Maison Blanche s’est davantage concentré sur un exercice de style oratoire dont il a la maîtrise, en laissant les investisseurs en attente d’annonces de réelles mesures économiques concrètes. Ceux qui s’attendaient à de plus amples précisions en matière de Trumponomics, devront encore patienter, au moins jusqu’au 20 janvier. Les attentes sont d’autant plus fortes que ses premières annonces en matière d’économie et de politiques budgétaires avaient tout de même initié en novembre la procession haussière des indices.

Une attente qui, espérons-le, ne soit pas de nature à refreiner l’enthousiasme des investisseurs et les espoirs de voir le cycle à l’œuvre depuis huit ans - une improbable longévité - se prolonger davantage.

 


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FIDELITY
JANVIER 2017


Fin d'année 2016 en fanfare

Dans le prolongement de novembre, les actifs risqués ont poursuivi leur rallye le mois dernier, soutenus par l’amélioration continue de l’environnement économique. Ce contexte conforte logiquement notre positionnement en faveur des actions.

Récidive. Un an après un premier tour de vis monétaire – le premier en plus de neuf ans – la Réserve fédérale américaine est une nouvelle fois passée à l’acte en décembre. Elle a en effet relevé ses taux directeurs dans une fourchette de 0,5 % à 0,75 %. Plus encore que l’an dernier, cette récidive n’a été qu’une formalité. Depuis plusieurs mois maintenant, les fondamentaux économiques plaidaient en effet dans ce sens. Par ailleurs, l’élection de Donald Trump en novembre avait donné lieu à une soudaine envolée des taux réels ainsi qu’une réappréciation du dollar. Les taux directeurs sont à ce point déconnectés de la réalité économique que Janet Yellen, la présidente de la Fed, anticipe d’ores et déjà trois nouvelles opérations du genre cette année. Mais la vraie surprise de décembre est surtout venue de la BCE. Une semaine plus tôt, celle-ci annonçait le prolongement de son programme de rachat d’actifs jusqu’à la fin 2017 tout en réduisant son montant à 60 milliards d’euros par mois. Un début de tapering qui ne dit pas son nom mais qui acte, comme aux États-Unis trois ans et demi auparavant, une reprise économique qui se dessine toujours plus précisément au fil des indicateurs.

Fanfare. En dépit d’une année souvent consternante sur le front politique et parfois houleuse pour les indices, l’embellie conjoncturelle actée par les banques centrales est une compensation de taille. Car elle est désormais tangible notamment en zone euro. Les premières estimations du PMI composite (Markit) sur décembre font état d’une activité stable mais soutenue à 53,9 points dans le secteur privé. Parallèlement, alors que le chômage est repassé sous la barre des 10 % en octobre, le dernier bulletin économique de la BCE prévoit une inflation au-dessus de 1 % sur l’ensemble de 2016. Plus avancée, la reprise outre-Atlantique n’en reste pas moins appréciable. Alors que l’économie américaine continue de créer des emplois (178.000 en novembre), elle a traversé le troisième trimestre à la cadence de 3,2 % de croissance. Confiance des consommateurs, évolution des prix … tous les indicateurs sont au vert aux États-Unis et se conjuguent avec des projections extatiques de ce que sera la politique du prochain locataire de la Maison Blanche à compter du 20 janvier prochain. Autant de facteurs qui ont assuré aux investisseurs une fin d’année en fanfare tant sur les marchés qu’au niveau macro-économique.


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DNCA
JANVIER 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Les promesses n'engagent que celles et ceux qui les écoutent. Ainsi peut-on résumer cette deuxième semaine de janvier sur les marchés. Ces promesses (la reflation fiscale et budgétaire), ce sont celles de Donald Trump et de son administration que les investisseurs ont achetées sans trembler tout au long du mois de décembre. Dans la foulée de bons indicateurs économiques partout dans le monde, chaque investisseur tente de se forger une opinion sur la poursuite du cycle économique, sur son ampleur et sur sa vélocité.

Comme dans le fameux ballet du Lac des Cygnes de Tchaïkovski, il y a ceux qui croient aux cygnes blancs, c'est-à-dire à l'accélération de la croissance mondiale dans un univers un peu plus inflationniste, favorable aux entreprises et donc au placement actions.
A l'opposé, il y a ceux qui croient aux cygnes noirs, qui hantent les esprits depuis 2008. Leur scepticisme est pour l'instant déjoué par les performances positives continues des marchés actions américains mais aussi européens (quoiqu'encore bien en retard).

En Chine, ce ne sera pas l'année du cygne mais celle d'un autre volatile : le coq. Souvenons-nous des dernières années du coq dans le zodiac chinois : 2005 et 1993, deux années avec des performances supérieures à 20% pour le CAC 40. Toutefois, 1933 fut aussi une année du coq tout comme 1945. Les  messages déduits des analogies de l'astrologie chinoise ne sont donc pas facilement interprétables tout comme les sondages avant les élections.

Enfin, au Brésil, la banque centrale a abaissé son taux directeur (SELIC) de 0,75 pb pour stimuler l'économie. Le nouveau taux de référence (13%) est le plus bas depuis deux ans.

Ce début d'année se place aussi sous le signe des adieux, ceux de Barack Obama, premier Président noir des Etats-Unis, dont la sympathie et la popularité (notamment en dehors des Etats-Unis) ne peuvent être contestées. Il aura commencé son premier mandat par le fameux slogan YES WE CAN et terminé le second par la conclusion YES WE DID, deux incantations que, somme toute, tout gérant aimerait pouvoir prononcer au début et à la fin de chaque année boursière.

Texte achevé de rédiger le 13 janvier 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FRANKLIN TEMPLETON INVESTMENTS
JANVIER 2017


Performances de la société de gestion Franklin Templeton Investments, calculées en Euros au 30/12/2016


FIDELITY
JANVIER 2017


Symphonie de croissance

L’économie américaine qui ne manquera pas d’être au centre de l’attention cette année avec l’entrée en scène de Donald Trump, fait décidément preuve d’un incroyable dynamisme. Dans la continuité des derniers mois, les premiers indicateurs de 2017 délivrés la semaine passée n’ont fait que confirmer cette insolente santé. L’ISM manufacturier est ainsi ressorti à 54,7 points sur décembre marquant l’accélération continue de l’activité industrielle qui cristallisait encore les inquiétudes il y a six mois. Le constat est un peu différent dans les services où l’activité reste stable mais particulièrement soutenue (57,2pts). Certes, avec 156.000 créations de postes en décembre, le dernier rapport NFP contraste nettement avec le précédent qui en recensait 204.000 sur novembre. Mais la première économie mondiale confirme malgré tout qu’elle est en ce moment une pourvoyeuse régulière d’emplois (2,2 millions en 2016). Au-delà des chiffres, le plus étonnant tient surtout à l’occurrence de cette accélération qui intervient dans un cycle économique entamé il y a presque huit ans maintenant. Une pareille longévité est, en termes de croissance, un phénomène assez rare pour être souligné.


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DNCA
JANVIER 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Si l'année 2016 a bien été celle du retour de la guerre froide entre les Etats-Unis et la Russie, 2017 pourrait bien être aussi l'année de la CIA. Cet acronyme qui décrit normalement l'agence des services secrets américains signifie pour nous : Croissance, Inflation et Actions (CIA). Ce triptyque est la clé du succès et de la performance pour l'investisseur prêt à prendre des risques notamment sur l'Europe et plus particulièrement sur la zone euro. Les rencontres récentes avec les sociétés européennes se soldent toutes par un constat saisissant : bien gérées, restructurées, bénéficiant de coût de financement historiquement bas, les entreprises ont grandement amélioré leurs leviers financier et opérationnel. Elles n'attendent plus qu'une chose : la croissance des chiffres d'affaires soit par le volume soit par les prix.

Les derniers indices de confiance tant en France qu'aux Etats-Unis ont affiché des santés éclatantes. Les indices d'inflation notamment en Allemagne se rapprochent petit à petit de l'objectif de la BCE (2%). Évidemment des risques sur le cycle économique existent : efficacité des mesures de l'administration Trump, évolution des taux de change vis-à-vis du dollar, fuite des capitaux en Chine, réformes structurelles à mener en Europe.... Certains secteurs souffrent encore (les services pétroliers par exemple).

Pour autant, l'alternative aux actions européennes se raréfient à un moment où le cycle se raffermit. La France fait figure de zone à fort potentiel si des réformes intelligentes y sont menées. Disposant d'un tissu d'entreprises aussi mondiales qu'innovantes (cf la présence de la FrenchTech au CES de Las Vegas), la qualité du secteur privé tranche avec le discours décliniste ambiant et le poids étouffant du secteur public.

Les Allemands, nos plus fidèles admirateurs malgré parfois certaines apparences trompeuses, utilisent cette douce expression "Leben wie Gott in Frankreich ("Heureux comme Dieu en France)". Prions ensemble pour que la bourse française soit en 2017 le paradis tant vanté chez les Germains.

Texte achevé de rédiger le 6 janvier 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

DNCA
DÉCEMBRE 2016

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Les volumes sur les transactions boursières commencent à baisser partout dans le monde. Les investisseurs se plaisent à imaginer ce qui les attendra au pied du sapin après ces semaines de rebond des marchés actions. Malheureusement, les nouvelles incessantes d'attentats en Europe et ailleurs rappellent à chacun(e) la fragilité et la richesse de nos démocraties.

L'année 2016 aura bien été celle de tous les dangers et de tous les dragons. De multiples séances de panique boursière ont été vécues tout au long de l'année sans que l'économie mondiale ne déraille pour autant. Il reste encore une semaine avant de tirer des conclusions définitives et se projeter vers 2017. Pour l'instant, les positions sectorielles continuent de privilégier les valeurs qui avaient été délaissées par les investisseurs depuis le début de la crise financière en 2008.

Ainsi, aux États-Unis, c'est le "Bank trade" qui l'emporte sur le "Fang trade", FANG étant l'acronyme pour les valeurs technologiques de croissance les plus connues (Facebook, Apple, Netflix, Google). En Europe aussi, les valeurs bancaires ont superformé les valeurs technologiques ce dernier mois. BANK contre FANG, voilà le pari qu'il fallait prendre en cette fin d'année pour assurer le YING YANG de son allocation de portefeuille en espérant tout de même que tout cela ne finisse pas en gigantesque BIG BANG si la recapitalisation du secteur bancaire italien devait finalement prendre une mauvaise tournure.

D'ici là, les investisseurs pourront remercier l'étonnant Donald, désormais élu par les grands électeurs, qui aura été bien plus généreux que l'oncle Picsou en déclenchant un puissant rallye (value) de fin d'année sur les actions européennes et des records historiques pour la bourse américaine. Il en faudra bien plus pour emmener les marchés actions toujours plus hauts l'année prochaine mais accordons-nous donc une légère pause en ces moments de fêtes de Noël pour ne penser qu'aux bonnes choses, forcément éphémères, et oublier (un peu) nos angoisses toujours persistantes.

Texte achevé de rédiger le 22 décembre 2016 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
DÉCEMBRE 2016


FED de Noël

Comme l’an dernier à la même époque, la Réserve fédérale américaine a donc procédé mercredi à un second tour de vis monétaire. Les taux directeurs de la Fed ont été relevés de 25 points de base pour désormais s’établir dans une fourchette de 0,5 % et 0,75 %. Comme l’année précédente, l’opération préparée de longue date par l’instance monétaire n’a été qu’une formalité. En soi, elle n’a pas suscité de réaction particulière. L’amélioration des fondamentaux macro-économiques depuis plusieurs mois maintenant ainsi que la  forte remontée des taux réels au-dessus des 2,5 % outre-Atlantique, expliquent en grande partie cette absence de réaction. Les taux directeurs étant encore très éloignés de la réalité économique, il était difficile d’envisager qu’une hausse d’un quart de point allait changer la face des marchés. D’ailleurs, le principal intérêt de ce rendez-vous ne portait pas tant sur ce relèvement que sur la cadence à laquelle vont s’enchaîner les suivants. Sur ce point, Janet Yellen a indiqué tabler sur trois nouvelles opérations du genre (de 25 points de base) l’an prochain … Tout en précisant que ce rythme serait ajusté en fonction de l’inflation qui va caractériser la politique économique du prochain locataire de la Maison Blanche.

 


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DNCA
DÉCEMBRE 2016

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Avec le lancement des opérations de recapitalisation des banques italiennes (Monte Paschi et Unicredito), la semaine a démarré sur un rythme euphorique. La confiance revient sur les marchés dopés également par les annonces d'opérations de fusion & acquisitions qui sont nombreuses (Imerys/Kerneos, Gemalto/Biométrie 3M, rachat des radios RTL par M6 et prise de participation de Vivendi dans Mediaset).

La Fed n'a pas surpris les marchés avec sa deuxième hausse des taux en un an mais a tracé le chemin de trois futures hausses des taux en 2017. Janet Yellen emboîte donc le pas au discours de Donald Trump qui avait endossé les habits de "cow boy monétaire" depuis son élection. Le scénario monétaire et financier se met donc doucement en place; il reste désormais aux dirigeants politiques d'enclencher l'accélérateur du tracteur économique. La croissance européenne continue de dépasser chaque année son potentiel de long terme (1%) et ce depuis 2014. Les divers scrutins, les vagues migratoires et les attentats n'ont, pour l'instant, eu qu'un impact limité. On observe par ailleurs déjà quelques révisions en hausse de bénéfices.

A l'inverse, les Etats-Unis évoluent en dessous de leur potentiel long terme (2,5%). Le dollar s'apprécie dans la foulée d'une politique monétaire qui se durcit visant désormais la parit&ea