Demande de documentationSouscription en ligne
01 45 67 34 22
LE MEILLEUR DE L'ASSURANCE VIE EN LIGNE !

 

 

ID FRANCE SMIDCAPS C - TWENTY FIRST CAPITAL

FÉVRIER 2017

Un fonds actions spécialisé sur les petites et moyennes valeurs françaises

ID France Smidcaps C de Twenty First Capital est proposé dans plusieurs contrats de LinXea. C’est un fonds de petites et moyennes capitalisations qui a d'excellentes performances.

ID France Smidcaps est selon la classification AMF un fonds « Actions Françaises ». L’Autorité des Marchés Financiers ne distingue pas de sous-catégories selon la taille des valeurs composant le portefeuille.
L’objectif du fonds ID France Smidcaps est de réaliser une performance supérieure à celle de l’indice CAC Mid & Small Dividendes Nets Réinvestis sur la durée de placement recommandée par une approche « stock picking » de l’investissement en actions.





Petites valeurs en tête

L’indice CAC Mid & Small représente la réunion des indices CAC Mid 60 (60 valeurs selon la capitalisation flottante et les capitaux échangés) et CAC Small (composé des valeurs du CAC All-Tradable n'appartenant pas à l'indice SBF 120). L’indice est composé de 190 valeurs de PME et il comprend des entreprises bien connues.
Les petites valeurs surperforment depuis plusieurs années. ID France Smidcaps C de Twenty First capital est bien dans cette ligne directrice. En l’espace de 7 ans le fonds a fait gagner + 233% à ses souscripteurs, tout en conservant une volatilité très maîtrisée. La société de gestion travaille avec un « conseil », bureau d’analyse indépendant français qui lui apporte des éléments de recherche et d’identification des valeurs.


Conseil en investissements + Gérant


France Actionnaire (également connue sous la marque « IDMidCaps ») fournit à Twenty First Capital des recommandations ainsi que des conseils en investissement et des services de recherche et d'analyse. Le conseiller n’est pas amené à prendre des décisions pour le compte du fonds. La sélection et le choix des valeurs relèvent de la compétence et de la responsabilité de la société de gestion de portefeuille du fonds.

Actions françaises

En raison de son éligibilité au régime fiscal du PEA-PME, le fonds ID France Smidcaps est à tout moment investi à 75% en titres éligibles au PEA- PME émis par des petites et moyennes entreprises (PME) ou des établissements de taille intermédiaire (ETI) dont le siège social est situé dans l'Union Européenne ou dans l’Espace Economique Européen.
Son degrè d’exposition en actions françaises est de 60% minimum.


Une préférence pour les critères ESG


La sélection d’actions cotées est fondée sur l’analyse de multiples éléments complétée par une analyse fondamentale.
La sélection finale intègre une dimension Investisement Socialement Responsable sur la base de critères ESG (Environnement, Social et Gouvernance) qui vise, à travers une étude extra financière réalisée concomitamment à l’analyse fondamentale, à éliminer les titres présentant des risques spécifiques notamment en termes de gouvernance, de qualité de management, de qualité du modèle économique, ou de qualité de la structure financière.
Les sociétés ne présentant pas une information exhaustive sur les critères ESG ne sont pour autant pas écartées de l’univers d’investissement.


Stratégie d'investissement sélective et pilotée


L’expertise clé de Twenty Fisrt Capital est d’identifier des sociétés qui vont  savoir tirer parti de la croissance, grâce à un levier opérationnel fort, une avancée technologique particulière, un potentiel pour devenir un grand acteur…
Ainsi, Le processus d’investissement se décompose en deux étapes complémentaires :
Une analyse quantitative : une sélection de titres présentant une forte décote par rapport aux multiples historiques et aux titres comparables en terme de modèle économique et de niveau de marge. La valeur fondamentale de chaque titre de l’univers est comparée à son prix affiché sur le marché.
La construction de portefeuille recherche une diversification optimale, ce qui ne veut pas dire une neutralité sectorielle relativement à la composition de l’indice CACMS. L’allocation sectorielle est une résultante du choix des titres issu du processus d’investissement qui est purement Bottom Up.
Une analyse qualitative : Le partenariat avec ID Midcaps (qui participe à plus de 1000 rendez-vous par an dans le secteur des petites et moyennes capitalisations françaises) permet au gérant du fonds d’être informé et de suivre au plus près les sociétés sélectionnées au sein du portefeuille ou susceptibles de le devenir…
Une gestion active : La ligne directrice de ID France Smidcaps C est d’équipondérer le portefeuille. Chaque valeur représente environ 2% des actifs, ce qui se justifie pour Twenty First Capital, dans la mesure où « l’équipondération ne veut pas dire absence de convictions mais simplement que nous souhaitons nous prémunir de tout risque d’accident et gérer la volatilité… ».


Volatilité maîtrisée

La volatilité du fonds est également maîtrisée grâce à une discipline « stricte » de revente dès lors que le « Target Price » d’une valeur est atteint. Le fonds évite certains secteurs : il ne comporte pas de foncières, pas de biotechnologies et pas de financières. Mais il possède en portefeuille des technologies, des valeurs industrielles et de consommation.
A fin novembre 2016, 52 titres composaient le portefeuille.


De très belles performances

ID France Smidcaps C est classé 5 étoiles Mornigstar depuis plusieurs années ; en 2016 il remporte la 1er place au grand prix de l’Agefi Actif (pour la 2ème année consécutive) et aux Globes de la gestion (Gestion de Fortune) dans sa catégorie.
Il bénéficie de performances élevées. Depuis sa création (décembre 2009) en 7 ans il a gagné + 233%.
Sur l’échelle de risque et de performance (qui va de 1 à 7) le fonds est au niveau 5. La volatilité annualisée sur 3 ans (au 31/12/2016) d’ ID France Smidcaps C est de 10,79% tandis que celle de son indice de référence sur la même période est de 15,49%.

Selon Morningstar, les performances arrêtées au 23 janvier 2017 sont les suivantes :

Depuis le début de l’année (YTD) : 2.58%
3 ans (annualisée) :    22.73%   
5 ans (annualisée) :    25.37%   



Une société de gestion indépendante

Twenty First Capital est une société de gestion indépendante, fédératrice de talents qui dispose d’une équipe de 25 professionnels des marchés financiers. La société dispose d’une gamme de fonds performants et spécialisés dans chaque domaine d’expertise : le crédit coté/non coté, le stock picking, les marchés émergents et commodities, ainsi que la gestion alternative.
Au-delà de ces champs d’expertises qui constituent le socle de son activité, la société a développé une activité de gestion sous mandat et de conseil, à destination d’une clientèle institutionnelle et privée. Cette dernière activité s’appuie sur une allocation d’actifs stratégique et tactique dans une optique patrimoniale.
La gestion de Twenty First Capital est animée par :
- la recherche structurelle de rendement ;
 - la réduction de la volatilité au sein des portefeuilles ;
 - la volonté d’investir de manière plus responsable.
Twenty First Capital comptait fin 2016 plus de 700 millions d’euros d’actifs sous gestion, 5 ans après sa création. Sa clientèle est diversifiée entre investisseurs institutionnels de référence, clients privés, CGP et compagnie d’assurance vie.


TWENTY FIRST CAPITAL
53 Quai d’Orsay
75007 Paris
Tél : 01 70 37 80 83
nicolas.mahe@twentyfirstcapital.com

 
   LES MARCHES FINANCIERS - FÉVRIER 2017

Des prises de positions tactiques en ce début d’année

Dans un environnement qui pourrait se montrer favorable tout en présentant des signes de nervosité, les gérants devront déployer en 2017 tout leur savoir-faire et se concentrer sur leur métier.

Dans l’ensemble les gérants sont optimistes pour plusieurs raisons :
-    Le cycle économique et l’environnement semblent favorables, certes l’évolution de la croissance ne sera pas exceptionnelle, mais  néanmoins positive.
- Les résultats financiers et comptables des entreprises sont, dans l’ensemble, satisfaisants.
-    - Les taux d’intérêts sont maîtrisés.
Pour autant, les aspects négatifs sont eux aussi présents : A commencer par le prix du pétrole qui reste correct, mais n’est pas aussi bas qu’il y a un an  (il a pratiquement doublé) et les prix des matières premières qui ont augmenté. Cette hausse des prix des matières premières est positive pour les pays producteurs, notamment les pays émergents, mais les pays développés dépensent plus pour les matières premières qu’ils importent, de fait les pays développés produisent à un coût plus élevé.
Ensuite, les tensions géo-politiques, les incertitudes, les risques d’attentats, les problèmes migratoires sont omniprésents.
Cependant, on peut penser que « Les facteurs fondamentaux devraient jouer un rôle aussi important que la (géo) politique, l’activité économique mondiale et la politique monétaire », rappelle Ann-Katrin Petersen, Vice President Global Capital Markets & Thematic Research chez Allianz Global investors.

Les risques toujours présents

« La volatilité de l’environnement politique actuel ne montre aucun signe d’accalmie » écrivait Franck Dixmier, Directeur des gestions obligataires chez Allianz Global Investors, dans un commentaire du 6 décembre 2016.
Eric Lefèvre-Pontalis, Responsable de la Gestion de la banque privée Degroof Petercam estime pour sa part qu’« une forte volatilité est à craindre même si l’amorce d’une hausse des taux durable mais raisonnable devrait favoriser les marchés actions en raison des flux sortants des marchés obligataires. Les perspectives des marchés américains sont plus faibles à cause de valorisations élevées, mais encore un bon potentiel pour les marchés de la zone euro, des pays émergents et du Japon dont les valorisations sont encore très faibles ».

Préférence pour l’Europe

Dans une analyse sur les perspectives 2017 publiée le 12 janvier 2017, Degroof Petercam se positionne comme suit : « La combinaison entre croissance économique modérée et crédits bon marché a créé ces dernières années un climat favorable pour les investissements en actions, qui devrait selon toute vraisemblance persister. L’accentuation du momentum autour d’une politique de relance par les pays occidentaux pourrait stimuler cette croissance, ce qui est positif pour les bénéfices des entreprises. Les actions restent donc la classe d’actif d’investissement préférée de Banque Degroof Petercam pour 2017.

Davantage d’enthousiasme pour les Etats-Unis

La banque Degroof Petercam a aussi relevé récemment sa position en actions américaines, aux dépens des pays émergents. Les valorisations des actions américaines sont relativement élevées, mais cela est compensé par l’ampleur des investissements que propose Trump. Les pays émergents sortent d’une excellente année et la prime de risque est désormais plus faible ».
De son côté, La Française dans sa lettre mensuelle de janvier 2017 résume ainsi sa politique : « Nous abordons 2017 avec un poids non négligeable d’actions internationales centrées sur les Etats-Unis et l’Europe. »

Encore la zone Euro


Pour sa politique d’allocation Aviva Investors « continue de privilégier les actions. Celles-ci bénéficieront de la poursuite de la croissance bénéficiaire des entreprises. …/… Nous restons positifs sur les actions de la zone euro même si leur niveau de valorisation se rapproche des moyennes de long terme. Il nous semble que la dynamique des résultats des entreprises reste positive et que la baisse de l'euro ne peut que renforcer leurs performances à l'exportation pour les mois à venir. Les résultats des sociétés au titre du troisième trimestre ont été plutôt de bonne facture en zone euro. Pour la première fois depuis longtemps, on a assisté à de légères révisions en hausse des perspectives bénéficiaires des entreprises au titre de 2016. Le message envoyé par les managements est encourageant pour l’avenir. Le niveau très bas des taux d’intérêt est de plus de nature à favoriser l’activité des fusions-acquisitions, ce qui devrait animer les marchés actions.»
Dans « Perspective », la newsletter de Rothschild Asset Management de janvier 2017, Didier Bouvignies, Associé-Gérant et Responsable de la gestion, Rothschild & Cie Gestion n’hésite pas à parler de « surperformance de la Zone euro ». Pour lui, « plusieurs éléments plaideraient en ce sens, comme notamment une valorisation beaucoup plus attractive, un potentiel de rattrapage de croissance des bénéfices, ainsi que la fin de l’appréciation du dollar par rapport à l’euro du fait d’excédents externes importants dégagés par la Zone euro (près de 3% PIB) et de la normalisation progressive de la politique monétaire de la BCE. Les marchés d’actions s’inscriveraient donc en surperformance par rapport aux obligations, pénalisées par une normalisation des taux d’intérêt et donc cette fois, une hausse des taux core et une baisse des marchés obligataires redonnant une prime à l’investissement risqué contrairement à ce qu’il s’est produit en 2016. »
Et d’ajouter : « Enfin, ajoutons également la correction de la sous-évaluation du marché de la Zone euro par l’appréciation des valeurs cycliques et financières qui restent décotées au regard des incertitudes planant encore sur le potentiel de croissance de la Zone. Les flux qui se sont massivement détournés de la Zone euro en raison de la sous-performance et au regard des incertitudes politiques, à savoir plus de 100 milliards de rachats nets sur les ETF et fonds en euros en 2016,
pourraient s’inverser dans un momentum plus favorable aux bénéfices ».

Améliorations pour les marchés émergents

« La nette amélioration des chiffres macroéconomiques chinois, le changement de gouvernement au Brésil ont également joué dans le bon sens. Dans ce contexte, nous maintenons notre politique de surpondération des actions émergentes. L’importance et la structure des exportations, d’une part, et la dépendance des importations d'énergie, d’autre part, constitueront les principaux critères de différenciation entre les marchés émergents en 2017», recommande Aviva Investors.

Avantage aux obligations d’entreprises

«  Nous maintenons notre positionnement sur les obligations d’entreprises. Toutefois, il convient de rester très sélectif car leur valorisation commence à être chère. Elles offrent néanmoins un surcroît de rendement appréciable dans un environnement de taux très bas. Nous gardons une approche prudente en début d’année, en raison du calendrier politique et des interventions des banques centrales. …/… Au-delà de la zone euro, nous restons positifs sur les marchés émergents par le biais de l’exposition à la dette émergente en devise locale, qui présente des niveaux attractifs de valorisation à long terme. Une grande sélectivité s’impose toutefois en raison d’un niveau élevé de volatilité et de risque idiosyncratiques. Nous privilégions également le marché Global High Yield (Haut rendement international) dans le cadre de notre recherche de rendement et de diversification », résume Aviva Investors.

La remontée des taux longs sous surveillance

« Nous sommes optimistes en ce début d’année en raison de la dynamique économique mondiale. Nous gardons une préférence pour les actions, avec un biais positif sur l’Europe et sur les petites et moyennes valeurs …./… Le tableau économique est donc favorable et pourrait contribuer à faire de 2017 une bonne année pour les investisseurs. Cependant, le principal risque qui pourrait contrecarrer ce scénario de base serait une hausse trop rapide des taux d’intérêt longs en Amérique et, par contagion, dans le reste du monde. Une remontée mesurée des taux longs n’est pas forcément une mauvaise nouvelle, permettant une reconstitution de la courbe des taux, favorable notamment au secteur bancaire. Mais si ce mouvement accélérait et si les taux longs dépassaient les 4% aux USA, cela provoquerait alors la peur des investisseurs et leur retrait probable des actifs risqués. Nous serons donc très attentifs à l’évolution des taux longs dans le monde. Le second risque provient de la valorisation élevée des marchés actions, aux Etats-Unis principalement. Seule une hausse franche des bénéfices des sociétés justifierait à nos yeux une progression notable des indices boursiers. Nous pensons ce scénario probable mais resterons vigilants sur les annonces des entreprises et sur les résultats trimestriels. Enfin, n’occultons pas le fait qu’en 2017, comme en 2016, les échéances politiques seront nombreuses : prise de fonction de Donald Trump, mise en place du Brexit, élections en France puis en Allemagne. Les risques évoqués devront cependant nous inciter à la mobilité pour saisir les opportunités.» expliquent Emmanuel Auboyneau et Xavier d’Ornellas, tous les deux sont gérants associés chez Amplegest. 
                                                                                                                              
Symphonie de croissance

Pour David Ganozzi,, gérant de Fidelity Patrimoine, dans son Hebdo des marchés, relève que tout va bien (no 239)  pour l’économie américaine. « Trop bien peut être ?
L’économie américaine qui ne manquera pas d’être au centre de l’attention cette année avec l’entrée en scène de Donald Trump, fait décidément preuve d’un incroyable dynamisme.
Cette santé de fer serait, dans l’absolu, de nature à faire des envieux. Mais la réalité économique exhale depuis peu le parfum du changement. Le déclenchement de la crise financière en 2008 avait, en effet, marqué le point de départ d’une décorrélation des cycles entre les différentes zones économiques. Or les chiffres publiés la semaine dernière traduisent un inversement de tendance. L’augure d’une symphonie de croissance (enfin) retrouvée après tant d’années de désynchronisation. Premier signe de cette évolution, les indicateurs européens qui confortent le sentiment toujours plus tangible de reprise. L’activité manufacturière (54,9 pts) et dans le services (53,7 pts) y reste soutenue, faisant progresser le PMI composite à 54,4 points sur décembre. Mais la reprise n’est plus l’apanage des seules économies développées. La Chine qui polarisait l’an dernier à la même époque les craintes les plus irrationnelles, participe désormais aussi de cette impression. La semaine dernière, le PMI manufacturier (Caixin) est en effet ressorti à 51,9 points en nette progression (50,7 pts) et au-dessus des attentes (50,9 pts).»

Retrouvez les 10 tendances à surveiller en 2017 sur les perspectives mondiales d'investissement ici

Les portefeuilles modèles de Amundi Asset Management

Portefeuilles modèles

Prudent

Equilibre

Dynamique

Offensif

Actions

20%

40%

70%

100% dont:

40% US

20% Europe

15% Marchés émergents

10% Asie

10% Monde

5% Aurifères

Obligations

40%

30%

10%

Performance absolue

15%

10%

5%

Diversifié

10%

5%

5%

Monétaire

15%

15%

10%

Echelle de risque (de 1 à 7)

3

4

5

6


Quelques repères économiques

Les entreprises affectées par un environnement macro-économique et financier instable

Selon Euler Hermes, le leader mondial de l’assurance-crédit, les défaillances d’entreprises devraient afficher un repli limité de -2% en 2016 dans le monde, et croître de +1% en 2017.
« La tendance baissière des défaillances d’entreprises touche à sa fin », explique Ludovic Subran, Chef économiste d’Euler Hermes : « En cause, la croissance mondiale qui n’arrive plus à accélérer, et devrait rester bloquée sous les +3% pendant encore plusieurs années, ce qui rend les entreprises plus vulnérables aux chocs externes.»

Les faillites de grandes entreprises, source d’effet domino

La forte augmentation (+45%) des défaillances de grandes entreprises enregistrées sur les trois premiers trimestres de 2016 sera à l’origine de nouvelles turbulences. Ces grandes défaillances pourraient provoquer un effet domino, en affaiblissant davantage les fournisseurs déjà fragilisés.

Recrudescence généralisée des défaillances d’entreprises en 2017 ?

La plupart des régions seront touchées, seule l’Europe semble tirer son épingle du jeu
« En 2017, le nombre de défaillances devrait croître en Amérique Latine, en Afrique, en Asie-Pacifique et en Amérique du Nord. Parmi les pays les plus touchés dans ces régions, on retrouve le Brésil (+15%), la Chine (+10%) et les Etats-Unis (+1%). Seule l’Europe sera épargnée, mais le repli des défaillances perdra de la vitesse cette année », développe Ludovic Subran.
«  L’Europe est à contre-courant de la tendance qui frappe le reste du monde. Le recul des défaillances d’entreprises reste de mise en Europe de l’Ouest et en Europe Centrale et Orientale (-4% et -1% respectivement en 2017). Toutefois, ce repli perd de la vitesse et  les défaillances demeurent 27% supérieures à leur moyenne d’avant-crise en Europe de l’Ouest (31% en Europe Centrale et Orientale). De plus, ce tableau régional masque encore des situations hétérogènes selon les secteurs et les pays : les défaillances vont se stabiliser dans 5 des 17 pays  d’Europe de l’Ouest en 2017, et augmenter dans quelques grandes économies comme la Pologne, la Russie et le Royaume-Uni.»

En France, le repli des défaillances est visible, mais les niveaux restent alarmants.

« Dans l’Hexagone, les défaillances d’entreprises ont baissé de -5% en 2016 et devraient reculer de -7% en 2017. Les perspectives de croissance se sont améliorées depuis 2015 (+1,3% en 2016), idem pour les marges des entreprises (de 29,8% à fin 2013 à 31,6% au deuxième trimestre 2016) qui ont été soutenues par des réductions d’impôts ciblées et de meilleures conditions de crédit – notamment dans le secteur de la construction, où les défaillances ont diminué de -10% en 2016. Mais, le nombre total de défaillances est cependant toujours 25% plus élevé que le niveau d’avant-crise et les disparités régionales et sectorielles subsistent. Les secteurs liés au tourisme (transports, hébergement) ne bénéficient pas pleinement des bonnes nouvelles, notamment en Ile-de- France ».


Top 10 des défaillances d'entreprises en France selon Euler Hermes

Nom entreprise

Chiffre d'affaires
(Millions EUR)

Secteur

Groupe Cauval

380

Electronique grand public

Oger International

104

Construction

Société Aveyronnaise
de Metallurgie

101

Métallurgie

Continentale Nutrition

96

Agroalimentaire

Avenir Telecom

88

Informatique et télécoms

Altis Semiconductor

78

Composants électroniques

Ets Zilli

62

Textile

Van Hulle Agro-Distribution

57

Agroalimentaire

Ste Approval

55

Agroalimentaire

Hibiki

55

Agroalimentaire


Les crédits à l’équipement aux sociétés non financières s’accélèrent.

Après une légère décélération des crédits à l’investissement au cours des deux derniers mois, leur taux de croissance progresse à nouveau en novembre (+ 4,1 %, après + 4,0 % en octobre) sous l’impulsion des crédits à l’équipement (+ 4,4 %, après + 4,2 %), tandis que la croissance des crédits immobiliers ne faiblit pas (+ 3,7 %). A l’inverse, les crédits de trésorerie ralentissent (+ 6,5 %, après + 6,9 %), leur évolution restant souvent liée à des opérations exceptionnelles. Au total, le taux de croissance annuel des crédits aux sociétés non financières augmente très légèrement en novembre (+ 4,8 %, après + 4,7 %).

Moral  des ménages : pas trop dans les chaussettes

En décembre 2016, la confiance des ménages est stable : l'indicateur qui la synthétise se situe à 99, juste au-dessous de sa moyenne de longue période (100).

Capacité d'épargne des ménages : quasi stable

L’opinion des ménages sur leur capacité d'épargne future est quasi stable, et se maintient depuis quatre mois légèrement au-dessus de sa moyenne de longue période.
 
Chômage : des craintes sur la baisse

Selon Eurostat et la Banque de France (Principaux indicateurs publiés le 9 janvier 2017) alors que fin novembre 2016, le taux de chômage s’élève à 4% de la population active en Allemagne, la France est toujours à près de 10%.
(Sources : INSEE  Informations rapides – No 2 paru le : 04/01/2017 et Banque de France Stat Info)

DNCA
FÉVRIER 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Les statistiques économiques montrent toujours une belle dynamique aux Etats-Unis. Après un Empire Manufacturing de bonne facture, l'indice Fed Philadelphia est ressorti au plus haut depuis trente quatre ans (43,3). L'accélération du cycle américain tirée par l'industrie semble donc se confirmer de jour en jour, ce que la bourse américaine salue elle aussi de jour en jour malgré les facéties de Donald Trump et les rumeurs de collusion de son équipe de campagne avec la Russie.

En Europe, les questions politiques continuent de dissuader l'investisseur de regarder l'économie et d'investir ! L'évolution institutionnelle et politique de la zone euro suscite toujours les mêmes interrogations...depuis 2011 maintenant. Alors que le chômage est de nouveau en baisse en France et que les données globales (distribution de crédit, immatriculations automobiles...) s'avèrent bien orientées, les flux demeurent anémiques sur les actions européennes. Le risque d'une élection française folklorique avec un pouvoir dénué de tout bon sens économique tétanise les pays voisins de l'Hexagone et également leurs épargnants. Certains doivent vraiment se demander comment le pays qui a vu naître Louis XIV, les Philosophes des Lumières, Napoléon et Charles de Gaulle peut aujourd'hui paraitre si fragile, si divisé, si schizophrène et si proche de thèses économiques absurdes qui ont déjà débouché sur des résultats calamiteux (Argentine, Venezuela).

Le pire n'est toutefois jamais certain mais ce sont bien les politiques qui vont influencer les marchés financiers cette année plus que les Banques centrales.

Texte achevé de rédiger le 17 février 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
FÉVRIER 2017


Plus dure sera la chute

Il ne se passe plus un jour sans un nouveau record sur les marchés américains. La semaine dernière, le Dow Jones et le S&P 500 ont une nouvelle fois côtoyé des niveaux sans précédent à respectivement 20.639,87 points et 2351,31 points. Après une phase de circonspection en janvier, les investisseurs ont repris leur marche en avant initiée début novembre. Rassurés sur l’intention de Donald Trump de tenir ses promesses de campagne, ils valorisent de plus bel les retombées de son programme économique. Ce marché d’anticipation explique en grande partie la navigation des indices américains en zone stratosphérique. Reste que depuis son entrée en fonction, le maître de la Maison Blanche a certes avancé sur tous les fronts, mais pas sur celui qui alimente l’improbable hausse des marchés. Et pour cause. Contrairement aux décrets pris jusqu’ici, les réductions d’impôts et la relance budgétaire promises par le candidat Républicain devront faire un passage obligé par la case « Capitole ». Or s’il y a fort à parier que la majorité Républicaine approuve les premières, rien n’indique qu’elle donnera son feu vert à la seconde. Dès lors, les attentes des investisseurs paraissent un tantinet exagérées et le risque de déception d’autant plus grand…

 

Lire la suite

DNCA
FÉVRIER 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Les marchés actions continuent d'osciller entre bonnes publications annuelles des sociétés, résurgence du risque de sortie de la zone euro de la Grèce et perspectives angoissantes des échéances électorales futures. Ainsi, l'écart entre le taux dix ans français et le taux dix ans allemand a atteint son plus grand écart depuis la fin de l'année 2012 (environ 70 points de base). Les grands investisseurs internationaux ont d'ailleurs commencé à vendre leurs obligations souveraines françaises au profit des titres allemands.
A titre d'illustration, on remarque que les investisseurs japonais ont vendu en novembre dernier 161,8 milliards de yens d'obligations françaises, soit le premier solde négatif depuis décembre 2015. Les investisseurs obligataires ne sont probablement pas confortables avec les résultats de l'élection présidentielle française, perçue comme étant de plus en plus génératrice de stress et d'inconnu, mélange détonant pour tout épargnant obnubilé par la sécurité et la visibilité.

Pour l'instant, l'économie française tient bon : l'investissement industriel y frémit et la demande d'achat de biens immobiliers accélère, deux signaux économiques qui contredisent pour l'instant les théories messianiques les plus noires sur le résultat de cette élection, si important pour la France, pour la zone euro et pour l'Europe. Gustave Flaubert, écrivain français que nous aimons bien citer, écrivait à une romancière de son époque, George Sand, "l'homme n'est rien, l'œuvre est tout".

A l'heure où les batailles électorales font rage, où les promesses de campagne se transforment en oukases ou disparaissent dans les limbes diaphanes de l'irréel, où les personnalités politiques font l'objet d'une attention maladive des réseaux sociaux (dont ils abusent d'ailleurs eux-mêmes), il faut souhaiter que derrière les femmes et les hommes qui gouverneront ce monde, les actes et les faits soient plus importants que les opinions, les tirades à effets de manche voire les calomnies insidieuses.

Texte achevé de rédiger le 10 février 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
FÉVRIER 2017


Taux d'intérêt, miroir du risque politique

200 milliards d’euros. C’est ce que la France devrait emprunter en 2017. Toute la question est de savoir à quel taux d’intérêt l’Etat français va se financer. Il y a six mois, elle n’avait pas lieu d’être. Les taux à 10 ans français et allemands étaient quasiment identiques et faibles. Mais depuis, les choses ont bien changé. Dès l’élection de Donald Trump, apparaît une prime spécifique en France traduisant la défiance des investisseurs face à un vote populiste lors de l’élection présidentielle de mai prochain. Une prime qui s’est renforcée ces dernières semaines, matérialisée par un élargissement des spreads entre l’OAT français et le Bund allemand. Cette remontée des taux est en partie le miroir du risque politique. Avec les révélations du « Penelope gate », les marchés réévaluent les chances de victoire de Marine Le Pen, la seule à prôner la sortie de la zone euro, synonyme de perte pour les créanciers de l’Hexagone notamment les internationaux, peu familiers avec le système électoral français. La perspective d’un « Frexit » pèse sur la zone euro. Ainsi, les taux italiens - autre pays à fort risque politique - se sont nettement tendus en raison des interrogations sur la qualité et la notation de la dette publique. De même, la crise grecque est de retour, et avec elle la question du Grexit. S’ajoutent des paris tactiques contre la dette française de la part de spéculateurs tentés de déstabiliser le marché pour gagner de l’argent.

 

Lire la suite

DNCA
FÉVRIER 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

La tendance des indices de confiance des consommateurs est toujours bonne en zone euro.

Aux Etats-Unis, plus de la moitié des entreprises du S&P 500 ont déjà publié leurs résultats annuels et leurs bénéfices sont en hausse de 4.5% en moyenne sur le quatrième trimestre. Si la croissance américaine a été décevante en 2016 (1,6%, soit un niveau proche de la croissance européenne), on peut y noter néanmoins de nouveau de bons signaux (inscriptions hebdomadaires au chômage en baisse...) en attendant la fameuse relance budgétaire promise à travers les baisses d'impôts et la hausse des dépenses publiques (Trumpflation).

En zone euro, la situation obligataire se complique. Les taux longs, notamment sur la France et l'Italie, continuent d'être sous pression indiquant le retour du risque politique dans une perspective pré-électorale dans ces deux pays. Les marchés actions demeurent donc dans leur phase de digestion du nouvel ordre monétaire et économique mondial orchestré par la tonitruance de Donald Trump. Ce dernier s'évertue d'ailleurs à appliquer à la lettre son programme radical, et quelque peu idéologique, à travers des mesures qui désarçonnent même ses plus fidèles alliés (Theresa May et ses concitoyens britanniques).

Pour conclure cette lettre hebdomadaire, après le décret américain interdisant aux Etats-Unis l'entrée de ressortissants de certains pays, nous vous livrons, sans arrière-pensée, ces quelques vers du célèbre sonnet, Le Nouveau Colosse, de la grande poétesse américaine Emma Lazarus. Ce poème est gravé et visible au sein du monument de la Statue de la Liberté depuis 1903 :
 
Garde, Vieux Monde, tes fastes d’un autre âge !’’ proclame-t-elle.
De ses lèvres closes. ‘’Donne-moi tes pauvres, tes exténués, Tes masses innombrables aspirant à vivre libres, Le rebus de tes rivages surpeuplés, Envoie-les moi, les déshérités, que la tempête me les rapporte.
Je dresse ma lumière au-dessus de la porte d’or !"


Texte achevé de rédiger le 3 février 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
FÉVRIER 2017


Des jours meilleurs

Tandis que les investisseurs prennent un peu plus la mesure du contexte politique imposé par le nouvel occupant du Bureau ovale, l’amélioration continue de la conjoncture mondiale tend à passer inaperçue. Pourtant les constantes économiques délivrées la semaine dernière confirment une nouvelle fois que la tendance amorcée en fin d’année est bel et bien en accélération. En zone euro, la croissance a atteint 1,8 % en rythme annuel l’an dernier, selon Eurostat, tandis que le chômage s’est établi à 9,6 % de la population active en décembre - un plus bas depuis mai 2009. Parallèlement, l’inflation ressort à 1,8 % sur le premier mois de l’année - un plus haut depuis mars 2013. Le PMI manufacturier s’établit à 55,2 points tandis que le composite (Markit) progresse à 54,4 points. Bien entendu, le même constat prédomine aussi de l’autre côté de l’Atlantique où l’activité industrielle américaine reste soutenue en janvier avec un ISM à 56 points. Surtout, les souscomposantes emplois (56,1 pts) et particulièrement celle des prix (69 pts) progressent fortement. Cette dynamique se fait clairement ressentir sur le marché du travail. Selon le dernier rapport NFP, 227 000 créations de postes sur le mois de janvier. Même l’économie chinoise se prend aussi à rêver de jours meilleurs avec un PMI manufacturier à 51,3 points, légèrement au-dessus des attentes.

 

Lire la suite

GEMWAY
DÉCEMBRE 2016


"America first" sur Twitter, marchés émergents first en bourse

Les marchés émergents commencent l’année sur une note positive, en dépit des risques associés à la future politique économique du président Trump. En janvier, l’indice MSCI Emergents gagne 2,9% en €, surperformant les grands marchés mondiaux (-0,5% pour le S&P, -2,3% sur le CAC40, -0,4% pour les actions européennes et -1,2% pour le Topix en €). Au regard du déficit commercial américain, il semble que la Chine et le Mexique soient les pays les plus à même de souffrir de la tentation isolationniste américaine. C’est pourquoi nous nous y sommes déplacés au cours du mois. En ce qui concerne la Chine, nous ne sommes pas très inquiets. L’économie est de plus en plus domestique et les exportations vers les Etats Unis représentent aujourd’hui environ 4% du PIB. Nous concentrons nos investissements sur des thématiques internes (développement d’internet, assurance vie et santé – voir notre carnet de voyage). Le Mexique est dans une situation plus délicate (80% de ses exportations sont à destination des USA) et nos interlocuteurs locaux sont perplexes sur l’éventuelle renégociation du NAFTA et sur la future BAT (Border Adjustment Tax). Le Peso, revenu à son niveau de 1995 (crise Téquila), reflète cette incertitude mais le marché boursier ne semble pas encore être à un niveau d’achat.

Lire la suite

Carnet de voyage : CES Las Vegas
Carnet de voyage : Pékin
Carnet de voyage : Mexique
Le portrait du mois : Jia Yueting, à la tête du Netflix Chinois

FIDELITY
FÉVRIER 2017


La Trump Touch

Souhaitant marquer les esprits et mettre, sans plus attendre, des actes derrière ses paroles de campagnes, Donald Trump s’est engagé sur tous les fronts lors de sa première semaine de présidence. L’occasion d’imprimer sa marque de fabrique - « Trump Touch » - et d’estampiller d’emblée son mandat du sceau de l’action. Sabre au clair, le maître de la Maison Blanche est donc monté au créneau sur ses sujets de prédilections. L’Obamacare, l’IVG, le Traité transpacifique, l’Alena, les pipelines, l’immigration, le mur frontalier avec le Mexique… Sans plus de circonvolutions, l’hyper-président s’est mis au travail avec le souci de donner rapidement des gages de sa détermination. Il n’en fallait pas plus aux investisseurs pour se pâmer devant tant d’opiniâtreté et pousser, dans un élan de reconnaissance, le Dow Jones a un record historique de 20.125,58 points. Ainsi rassérénés, les marchés créditent un peu plus le scénario « pricé » depuis novembre. Même si le flou demeure sur les conditions de leurs mises en place, les mesures annoncées par le candidat seront donc actées par le président. Pour l’heure, en toute méconnaissance d’éventuels effets indésirables. 

 

Lire la suite

DNCA
FÉVRIER 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Alors que les décrets de la nouvelle administration américaine pleuvent sur les promesses de campagne (annulation de l'accord commercial Trans-Pacific Partnership, construction du mur à la frontière mexicaine...), les Européens ont eu l'agréable surprise de voir la Cour Suprême britannique imposer au gouvernement de Theresa May l'autorisation du Parlement pour lancer la procédure de Brexit.

Toutefois malgré cet obstacle, cela ne devrait pas remettre en cause sa volonté d'activer l'article 50. Les premières publications annuelles traduisent pour l'instant un environnement de nouveau porteur notamment en Chine (cf LVMH). En effet, les ventes de spiritueux et de produits de mode (maroquinerie et horlogerie) affichent de nouveau des taux de croissance en accélération sur le continent chinois.

Au niveau mondial, la situation des taux d'intérêt demeure instable notamment à la suite de  prétendues déclarations de responsables des autorités monétaires européennes. Selon celles-ci, le programme quantitatif de la BCE pourrait arriver plus vite à son terme. La hausse des rendements à dix ans (l'OAT 10 ans a dépassé la barre psychologique de 1%) a secoué les investisseurs et leur rappelle que le gisement obligataire a vu sa duration moyenne s'allonger pendant que sa rémunération s'effondrait : une situation de plus en plus intenable.

Toutefois, les rendements réels sont toujours négatifs et offrent un terrain de jeu idéal pour les opérations de fusions & acquisitions. Le secteur de la bancassurance bruisse ainsi de toutes les rumeurs autour d'une transaction Intesa-Generali tandis que l'américain Johnson & Johnson vient d'annoncer le rachat du suisse Actélion dans le domaine des biotechnologies. Les marchés sont entrés dans une phase tactiquement houleuse à court terme. Alors que la volatilité des actions est au plus bas (VIX) depuis l'élection de Donald Trump, celle des taux (MOVE) n'a cessé de progresser depuis la fin octobre. C'est paradoxal et probablement peu durable. Les futurs épisodes de volatilité vont probablement donner de bons points d'entrée à tous ceux qui croient toujours à l'embellie du cycle économique mondial et européen.

Texte achevé de rédiger le 27 janvier 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

CARMIGNAC
JANVIER 2017


2017 : Attention à ce que vous souhaitez

Comme nous l’indiquions le mois passé (« Le vent se lève », décembre 2016), le cycle économique global qui avait touché un point bas au premier trimestre 2016 s’est progressivement renforcé au fil de l’année, pour dernièrement recevoir en novembre un soutien éloquent de l’élection inattendue de Donald Trump à la présidence des États-Unis. Le début de cette année 2017 se présente donc sous ces auspices et justifie, pour l’instant, une performance toujours positive des marchés actions, tirés par leurs compartiments cycliques. Plutôt que de redouter une énième déception sur la croissance, ou se focaliser sur les multiples risques politiques en Europe déjà maintes fois évoqués, peut-être faudrait-il donc se poser cette fois la question décisive des ramifications de cette accélération du cycle. En effet, cette embellie économique s’accompagne de deux corollaires majeurs déjà soulignés : une reprise de l’inflation, cyclique également, et un renforcement du dollar. À force de souhaiter que l’amélioration des perspectives économiques se confirme, les marchés en oublieraient presque d’en examiner les conséquences sur la fragilité des marchés obligataires et, en retour, sur les valorisations des marchés actions. Cela serait très imprudent.

Lire la suite

FIDELITY
JANVIER 2017


Le patient anglais

Difficile de se bercer plus longtemps d’illusions. Tout porte à croire que l’année qui s’ouvre sera marquée par un environnement politique et économique plus radical. En attendant d’en prendre la pleine mesure outre-Atlantique, les investisseurs ont déjà pu goûter la température du bain qui attend les négociations entourant le Brexit. « Hard » ou « soft » ? Le doute n’est plus permis après le discours de Lancaster House donné la semaine passée par Theresa May. En substance, le Brexit sera dur ou ne sera pas, a fait savoir la Première ministre britannique qui a affirmé son choix pour une sortie du marché commun avec un accord commercial et douanier « audacieux et ambitieux ». En somme, avoir tous les bienfaits économiques de l’Europe sans en partager les inconvénients migratoires. Ce n’est pas tant le désir d’une Europe à la carte – réalité effective depuis longtemps – qui interpelle ici, que les moyens dont dispose aujourd’hui la Grande-Bretagne pour y parvenir. Sur la forme, le ton des négociations futures a certes été donné. Sur le fond, on ne peut s’empêcher de constater que depuis le triste référendum de juin, Londres n’est malheureusement plus en position de dicter ses revendications.

 

Lire la suite

DNCA
JANVIER 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Le 20 janvier, Donald Trump a été investi comme 45ème Président des Etats-Unis "pour le meilleur et pour le pire", serait-on tenté de dire comme le veut la sacro-sainte formule du mariage.
Le meilleur réside probablement dans sa capacité par un simple tweet à rappeler à l'ordre les entreprises nationales (Ford, Lockheed Martin...) pour réinvestir sur le sol américain et à participer ainsi à la prolongation du cycle économique.
Le pire, ce sont des propos trop spontanés, parfois déplacés et souvent acerbes contre toute forme de résistance au nouveau modèle du capitalisme anglo-saxon qui a choisi la voie du protectionnisme.
Néanmoins, le personnage a pour l'instant toujours surpris positivement et représente en réalité, malgré le déni médiatique, une certaine forme de rêve américain et une analyse bien plus profonde des méfaits de la globalisation à outrance. Les marchés financiers ne retiennent d'ailleurs pour l'instant que les bonnes données macro-économiques. Ils sont aussi portés par les annonces de fusion géante en zone euro (Essilor/Luxottica, Safran/Zodiac). D'autres opérations pourraient suivre en Europe dans les secteurs des télécoms (Telecom Italia, Bouygues, Orange...), dans celui des médias (Vivendi, Havas, Mediaset...) ou dans les câbles industriels (Prysmian, Nexans, General Cable...).

Les investisseurs américains voudront sûrement attendre le résultat des élections présidentielles françaises avant de revenir massivement sur les actions européennes. Les investisseurs de la zone euro sont, quant à eux, invités à déplacer progressivement leur épargne des supports obligataires vers les supports actions. Déjà, le régime français favorisant fiscalement la détention d'actions small & midcaps (PEA PME) a profité de flux entrants d'environ 500 millions d'euros en 2016.

En Italie, le gouvernement vient lui aussi d'offrir un cadre défiscalisé pour la détention d'actions small & midcaps italiennes, le  Piani Individuali di Risparmio (PIR), comparable au système Investment ISA en Grande-Bretagne. Dans un environnement de taux réels toujours négatifs avec une légère résurgence de l'inflation, le pari obligataire sur des maturités longues en zone euro s'avère audacieux.

Tant que le cycle économique tient, tant que les bilans des entreprises sont aussi bien gérés, tant que les dividendes sont aussi généreux, il paraît toujours inconcevable de se passer pour une partie de son épargne d'un placement dans des actions européennes.


Texte achevé de rédiger le 20 janvier 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
JANVIER 2017


Trumponomics

Comme le dit si bien l’adage, le naturel revient immanquablement au galop. La première conférence de presse de Donald Trump depuis son élection en a été un exemple saisissant, la semaine dernière. Celui qui s’apprête à prendre vendredi les clés de la Maison Blanche s’est davantage concentré sur un exercice de style oratoire dont il a la maîtrise, en laissant les investisseurs en attente d’annonces de réelles mesures économiques concrètes. Ceux qui s’attendaient à de plus amples précisions en matière de Trumponomics, devront encore patienter, au moins jusqu’au 20 janvier. Les attentes sont d’autant plus fortes que ses premières annonces en matière d’économie et de politiques budgétaires avaient tout de même initié en novembre la procession haussière des indices.

Une attente qui, espérons-le, ne soit pas de nature à refreiner l’enthousiasme des investisseurs et les espoirs de voir le cycle à l’œuvre depuis huit ans - une improbable longévité - se prolonger davantage.

 


Lire la suite

FIDELITY
JANVIER 2017


Fin d'année 2016 en fanfare

Dans le prolongement de novembre, les actifs risqués ont poursuivi leur rallye le mois dernier, soutenus par l’amélioration continue de l’environnement économique. Ce contexte conforte logiquement notre positionnement en faveur des actions.

Récidive. Un an après un premier tour de vis monétaire – le premier en plus de neuf ans – la Réserve fédérale américaine est une nouvelle fois passée à l’acte en décembre. Elle a en effet relevé ses taux directeurs dans une fourchette de 0,5 % à 0,75 %. Plus encore que l’an dernier, cette récidive n’a été qu’une formalité. Depuis plusieurs mois maintenant, les fondamentaux économiques plaidaient en effet dans ce sens. Par ailleurs, l’élection de Donald Trump en novembre avait donné lieu à une soudaine envolée des taux réels ainsi qu’une réappréciation du dollar. Les taux directeurs sont à ce point déconnectés de la réalité économique que Janet Yellen, la présidente de la Fed, anticipe d’ores et déjà trois nouvelles opérations du genre cette année. Mais la vraie surprise de décembre est surtout venue de la BCE. Une semaine plus tôt, celle-ci annonçait le prolongement de son programme de rachat d’actifs jusqu’à la fin 2017 tout en réduisant son montant à 60 milliards d’euros par mois. Un début de tapering qui ne dit pas son nom mais qui acte, comme aux États-Unis trois ans et demi auparavant, une reprise économique qui se dessine toujours plus précisément au fil des indicateurs.

Fanfare. En dépit d’une année souvent consternante sur le front politique et parfois houleuse pour les indices, l’embellie conjoncturelle actée par les banques centrales est une compensation de taille. Car elle est désormais tangible notamment en zone euro. Les premières estimations du PMI composite (Markit) sur décembre font état d’une activité stable mais soutenue à 53,9 points dans le secteur privé. Parallèlement, alors que le chômage est repassé sous la barre des 10 % en octobre, le dernier bulletin économique de la BCE prévoit une inflation au-dessus de 1 % sur l’ensemble de 2016. Plus avancée, la reprise outre-Atlantique n’en reste pas moins appréciable. Alors que l’économie américaine continue de créer des emplois (178.000 en novembre), elle a traversé le troisième trimestre à la cadence de 3,2 % de croissance. Confiance des consommateurs, évolution des prix … tous les indicateurs sont au vert aux États-Unis et se conjuguent avec des projections extatiques de ce que sera la politique du prochain locataire de la Maison Blanche à compter du 20 janvier prochain. Autant de facteurs qui ont assuré aux investisseurs une fin d’année en fanfare tant sur les marchés qu’au niveau macro-économique.


Lire la suite

DNCA
JANVIER 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Les promesses n'engagent que celles et ceux qui les écoutent. Ainsi peut-on résumer cette deuxième semaine de janvier sur les marchés. Ces promesses (la reflation fiscale et budgétaire), ce sont celles de Donald Trump et de son administration que les investisseurs ont achetées sans trembler tout au long du mois de décembre. Dans la foulée de bons indicateurs économiques partout dans le monde, chaque investisseur tente de se forger une opinion sur la poursuite du cycle économique, sur son ampleur et sur sa vélocité.

Comme dans le fameux ballet du Lac des Cygnes de Tchaïkovski, il y a ceux qui croient aux cygnes blancs, c'est-à-dire à l'accélération de la croissance mondiale dans un univers un peu plus inflationniste, favorable aux entreprises et donc au placement actions.
A l'opposé, il y a ceux qui croient aux cygnes noirs, qui hantent les esprits depuis 2008. Leur scepticisme est pour l'instant déjoué par les performances positives continues des marchés actions américains mais aussi européens (quoiqu'encore bien en retard).

En Chine, ce ne sera pas l'année du cygne mais celle d'un autre volatile : le coq. Souvenons-nous des dernières années du coq dans le zodiac chinois : 2005 et 1993, deux années avec des performances supérieures à 20% pour le CAC 40. Toutefois, 1933 fut aussi une année du coq tout comme 1945. Les  messages déduits des analogies de l'astrologie chinoise ne sont donc pas facilement interprétables tout comme les sondages avant les élections.

Enfin, au Brésil, la banque centrale a abaissé son taux directeur (SELIC) de 0,75 pb pour stimuler l'économie. Le nouveau taux de référence (13%) est le plus bas depuis deux ans.

Ce début d'année se place aussi sous le signe des adieux, ceux de Barack Obama, premier Président noir des Etats-Unis, dont la sympathie et la popularité (notamment en dehors des Etats-Unis) ne peuvent être contestées. Il aura commencé son premier mandat par le fameux slogan YES WE CAN et terminé le second par la conclusion YES WE DID, deux incantations que, somme toute, tout gérant aimerait pouvoir prononcer au début et à la fin de chaque année boursière.

Texte achevé de rédiger le 13 janvier 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FRANKLIN TEMPLETON INVESTMENTS
JANVIER 2017


Performances de la société de gestion Franklin Templeton Investments, calculées en Euros au 30/12/2016


FIDELITY
JANVIER 2017


Symphonie de croissance

L’économie américaine qui ne manquera pas d’être au centre de l’attention cette année avec l’entrée en scène de Donald Trump, fait décidément preuve d’un incroyable dynamisme. Dans la continuité des derniers mois, les premiers indicateurs de 2017 délivrés la semaine passée n’ont fait que confirmer cette insolente santé. L’ISM manufacturier est ainsi ressorti à 54,7 points sur décembre marquant l’accélération continue de l’activité industrielle qui cristallisait encore les inquiétudes il y a six mois. Le constat est un peu différent dans les services où l’activité reste stable mais particulièrement soutenue (57,2pts). Certes, avec 156.000 créations de postes en décembre, le dernier rapport NFP contraste nettement avec le précédent qui en recensait 204.000 sur novembre. Mais la première économie mondiale confirme malgré tout qu’elle est en ce moment une pourvoyeuse régulière d’emplois (2,2 millions en 2016). Au-delà des chiffres, le plus étonnant tient surtout à l’occurrence de cette accélération qui intervient dans un cycle économique entamé il y a presque huit ans maintenant. Une pareille longévité est, en termes de croissance, un phénomène assez rare pour être souligné.


Lire la suite

DNCA
JANVIER 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Si l'année 2016 a bien été celle du retour de la guerre froide entre les Etats-Unis et la Russie, 2017 pourrait bien être aussi l'année de la CIA. Cet acronyme qui décrit normalement l'agence des services secrets américains signifie pour nous : Croissance, Inflation et Actions (CIA). Ce triptyque est la clé du succès et de la performance pour l'investisseur prêt à prendre des risques notamment sur l'Europe et plus particulièrement sur la zone euro. Les rencontres récentes avec les sociétés européennes se soldent toutes par un constat saisissant : bien gérées, restructurées, bénéficiant de coût de financement historiquement bas, les entreprises ont grandement amélioré leurs leviers financier et opérationnel. Elles n'attendent plus qu'une chose : la croissance des chiffres d'affaires soit par le volume soit par les prix.

Les derniers indices de confiance tant en France qu'aux Etats-Unis ont affiché des santés éclatantes. Les indices d'inflation notamment en Allemagne se rapprochent petit à petit de l'objectif de la BCE (2%). Évidemment des risques sur le cycle économique existent : efficacité des mesures de l'administration Trump, évolution des taux de change vis-à-vis du dollar, fuite des capitaux en Chine, réformes structurelles à mener en Europe.... Certains secteurs souffrent encore (les services pétroliers par exemple).

Pour autant, l'alternative aux actions européennes se raréfient à un moment où le cycle se raffermit. La France fait figure de zone à fort potentiel si des réformes intelligentes y sont menées. Disposant d'un tissu d'entreprises aussi mondiales qu'innovantes (cf la présence de la FrenchTech au CES de Las Vegas), la qualité du secteur privé tranche avec le discours décliniste ambiant et le poids étouffant du secteur public.

Les Allemands, nos plus fidèles admirateurs malgré parfois certaines apparences trompeuses, utilisent cette douce expression "Leben wie Gott in Frankreich ("Heureux comme Dieu en France)". Prions ensemble pour que la bourse française soit en 2017 le paradis tant vanté chez les Germains.

Texte achevé de rédiger le 6 janvier 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

DNCA
DÉCEMBRE 2016

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Les volumes sur les transactions boursières commencent à baisser partout dans le monde. Les investisseurs se plaisent à imaginer ce qui les attendra au pied du sapin après ces semaines de rebond des marchés actions. Malheureusement, les nouvelles incessantes d'attentats en Europe et ailleurs rappellent à chacun(e) la fragilité et la richesse de nos démocraties.

L'année 2016 aura bien été celle de tous les dangers et de tous les dragons. De multiples séances de panique boursière ont été vécues tout au long de l'année sans que l'économie mondiale ne déraille pour autant. Il reste encore une semaine avant de tirer des conclusions définitives et se projeter vers 2017. Pour l'instant, les positions sectorielles continuent de privilégier les valeurs qui avaient été délaissées par les investisseurs depuis le début de la crise financière en 2008.

Ainsi, aux États-Unis, c'est le "Bank trade" qui l'emporte sur le "Fang trade", FANG étant l'acronyme pour les valeurs technologiques de croissance les plus connues (Facebook, Apple, Netflix, Google). En Europe aussi, les valeurs bancaires ont superformé les valeurs technologiques ce dernier mois. BANK contre FANG, voilà le pari qu'il fallait prendre en cette fin d'année pour assurer le YING YANG de son allocation de portefeuille en espérant tout de même que tout cela ne finisse pas en gigantesque BIG BANG si la recapitalisation du secteur bancaire italien devait finalement prendre une mauvaise tournure.

D'ici là, les investisseurs pourront remercier l'étonnant Donald, désormais élu par les grands électeurs, qui aura été bien plus généreux que l'oncle Picsou en déclenchant un puissant rallye (value) de fin d'année sur les actions européennes et des records historiques pour la bourse américaine. Il en faudra bien plus pour emmener les marchés actions toujours plus hauts l'année prochaine mais accordons-nous donc une légère pause en ces moments de fêtes de Noël pour ne penser qu'aux bonnes choses, forcément éphémères, et oublier (un peu) nos angoisses toujours persistantes.

Texte achevé de rédiger le 22 décembre 2016 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
DÉCEMBRE 2016


FED de Noël

Comme l’an dernier à la même époque, la Réserve fédérale américaine a donc procédé mercredi à un second tour de vis monétaire. Les taux directeurs de la Fed ont été relevés de 25 points de base pour désormais s’établir dans une fourchette de 0,5 % et 0,75 %. Comme l’année précédente, l’opération préparée de longue date par l’instance monétaire n’a été qu’une formalité. En soi, elle n’a pas suscité de réaction particulière. L’amélioration des fondamentaux macro-économiques depuis plusieurs mois maintenant ainsi que la  forte remontée des taux réels au-dessus des 2,5 % outre-Atlantique, expliquent en grande partie cette absence de réaction. Les taux directeurs étant encore très éloignés de la réalité économique, il était difficile d’envisager qu’une hausse d’un quart de point allait changer la face des marchés. D’ailleurs, le principal intérêt de ce rendez-vous ne portait pas tant sur ce relèvement que sur la cadence à laquelle vont s’enchaîner les suivants. Sur ce point, Janet Yellen a indiqué tabler sur trois nouvelles opérations du genre (de 25 points de base) l’an prochain … Tout en précisant que ce rythme serait ajusté en fonction de l’inflation qui va caractériser la politique économique du prochain locataire de la Maison Blanche.

 


Lire la suite

DNCA
DÉCEMBRE 2016

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Avec le lancement des opérations de recapitalisation des banques italiennes (Monte Paschi et Unicredito), la semaine a démarré sur un rythme euphorique. La confiance revient sur les marchés dopés également par les annonces d'opérations de fusion & acquisitions qui sont nombreuses (Imerys/Kerneos, Gemalto/Biométrie 3M, rachat des radios RTL par M6 et prise de participation de Vivendi dans Mediaset).

La Fed n'a pas surpris les marchés avec sa deuxième hausse des taux en un an mais a tracé le chemin de trois futures hausses des taux en 2017. Janet Yellen emboîte donc le pas au discours de Donald Trump qui avait endossé les habits de "cow boy monétaire" depuis son élection. Le scénario monétaire et financier se met donc doucement en place; il reste désormais aux dirigeants politiques d'enclencher l'accélérateur du tracteur économique. La croissance européenne continue de dépasser chaque année son potentiel de long terme (1%) et ce depuis 2014. Les divers scrutins, les vagues migratoires et les attentats n'ont, pour l'instant, eu qu'un impact limité. On observe par ailleurs déjà quelques révisions en hausse de bénéfices.

A l'inverse, les Etats-Unis évoluent en dessous de leur potentiel long terme (2,5%). Le dollar s'apprécie dans la foulée d'une politique monétaire qui se durcit visant désormais la parité. A ces niveaux, il paraîtrait sage d'arrêter de jouer la réappréciation de la monnaie américaine face à l'euro. Les indices actions français sont bien orientés depuis déjà quelques mois malgré toutes les critiques. La perspective des élections présidentielles en 2017 pourrait d'ailleurs donner un nouvel éclairage sur le potentiel de l'hexagone si les réformes étaient faites par le nouveau gouvernement.

Forts de l'expérience de 2016, il ne faudra pas tomber dans les mêmes erreurs et surjouer les résultats des urnes. Toutefois, la zone euro et l'Europe auront besoin d'un nouveau processus de transformation autour d'un couple franco-allemand renforcé et cohérent pour convaincre les investisseurs internationaux de revenir massivement sur les actions européennes.

Texte achevé de rédiger le 16 décembre 2016 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

CARMIGNAC
DÉCEMBRE 2016


"Il ne faut pas sous-estimer l'impact sur des marchés qui vont devoir s'ajuster à ce paradigme nouveau"


Didier Saint-Georges revient sur l’année de transition que nous venons de traverser puis décrypte la nouvelle donne pour les marchés en 2017 et la manière dont ils vont devoir s’articuler avec les nouvelles politiques économiques et monétaires.


 

DNCA
DÉCEMBRE 2016

DNCA

Commentaire de marché du mois de Décembre

Le "non" au référendum italien ne signifie pas la sortie de l'Italie de la zone €

Les marchés ont fait des échéances électorales des angoisses surdimensionnées qu’il faut savoir utiliser. L’économie va, comme toujours, vite reprendre ses droits et imposer ses contraintes. Comme prévu par les nombreux sondages, les Italiens ont répondu négativement à la proposition de modification du rôle du Sénat par Matteo Renzi. Après la démission de ce dernier, le résultat ouvre une période d’incertitudes assez courante dans la vie politique italienne. Les élections anticipées seront probablement prévues d’ici 2018 et il n’est pas sûr que le parti populiste Cinq Etoiles puisse bénéficier d’une majorité pour gouverner. Par ailleurs, la sortie de la zone € devra, si elle est proposée, elle aussi, se faire par référendum. L’exemple grec montre que les populations ne sont pas forcément convaincues des bienfaits d’une sortie de la zone €. L’impact sur les taux italiens est pour l’instant limité. L’écart avec les obligations souveraines allemandes s’est stabilisé pour atteindre 170 points de base. Il faut tout de même constater que les obligations souveraines italiennes à dix ans affichent un rendement proche de 2,0% contre 2,4% pour les obligations souveraines américaines à dix ans. C’est une situation paradoxale pour celles et ceux qui prétendent que l’Italie est au bord du gouffre.


Lire la suite

FIDELITY
DÉCEMBRE 2016


Tapering mais pas trop

Il y a encore quelques temps, l’annonce aurait mis les marchés en émoi. Mercredi, elle n’a même pas suscité un battement de cils des indices tout employés à mener à bien leur rally de fin d’année. Pourtant, les décisions annoncées par la BCE la semaine dernière ne vont pas sans soulever certaines questions. En substance, l’instance monétaire entend réduire son programme de rachat d’actifs… Tout en le prolongeant dans la durée. Il va ainsi être ramené de 80 à 60 milliards d’euros par mois mais sera maintenu en place jusqu’à la fin 2017. Faut-il y voir une bonne ou une mauvaise nouvelle ? Est-ce que le prolongement du programme est destiné à compenser sa réduction ? Dans quelle mesure, Mario Draghi a-t-il voulu (ou non) rassurer les marchés ? La réduction du montant ne tient-elle pas à la pénurie d’actifs sur le marché ? En quatre mots comme en cent : tapering ou pas tapering ? Les interrogations ne manquent donc pas. Et pourtant, preuve concrète du récent bouleversement de l’environnement de marché, elles n’ont pas mobilisé l’attention des investisseurs. En tout état de cause, la perspective d’un retrait progressif des perfusions monétaires n’est plus de nature à déclencher une réaction épileptique de leur part. Et on ne peut que se réjouir de ce retour à la normale.


Lire la suite

DNCA
DÉCEMBRE 2016

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Impossible de ne pas reparler de celui qui a été élu récemment "homme de l'année" par Time Magazine : le Président Trump. Car avec Donald, les investisseurs (surtout actions) sont, comme Alice, au pays des merveilles. Les indices américains volent de record en record et les indices européens ont démarré leur rallye de fin d'année dans le sillage de la démission du tempétueux Matteo Renzi qui a surestimé son aura chez ses concitoyens en liant son avenir au résultat d'un référendum d'ordre pourtant plutôt technique.

Sans échéance électorale, les épargnants semblent redécouvrir l'intérêt d'un placement actions et l'utilité d'inclure dans un portefeuille certaines entreprises vouées aux pires gémonies dans le passé (les valeurs pétrolières et les valeurs bancaires). La rotation entre classes d'actifs et secteurs se poursuit donc dans une joyeuse ambiance de marché de Noël à la Saint-Nicolas. Avec leur poids dans les indices, les financières et les matières premières lancent un vrai défi pour les gestions non indicielles qui seraient restées trop longtemps éloignées de ces thèmes value.

Sur le front économique, pour l'instant, les intentions et le programme de Trump aux Etats-Unis ont convaincu les investisseurs sur la prolongation du cycle américain. Mais il restera à prouver que redynamiser toutes les économies du monde avec la relance budgétaire constitue une solution viable et idoine et que l'inflation bénéficiera aussi aux salariés.

Dans la zone euro, la BCE a annoncé le rallongement de son programme de rachat d'actifs tout en diminuant les montants mensuels achetés (de 80 md€ à 60 md€) et en modifiant les modalités d'achat rendues désormais plus souples (notamment sur les critères du rendement et de la maturité). De manière déguisée, ces annonces ressemblent plus à une forme de "tapering" et le marché obligataire ne s'y est pas trompé puisque les taux souverains européens ont tous progressé le jour de l'annonce. Ainsi, la divergence monétaire entre les Etats-Unis et la zone euro pourrait ne plus perdurer. Laisser les taux américains trop monter et ne pas accompagner la politique monétaire américaine pourrait conduire à diriger la majorité des flux mondiaux vers la zone dollar et ainsi pénaliser l'Europe. Il est encore temps de recharger les portefeuilles en valeurs bancaires et en thématiques value. Depuis 2008, il a été quasiment impossible de convaincre un investisseur européen de se tourner vers les actions européennes et vers ce type de secteurs. Ces investissements "maudits" pourraient bien redevenir (un peu plus) à la mode.

Texte achevé de rédiger le 9 décembre 2016 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

CARMIGNAC
DÉCEMBRE 2016


Le vent se lève

Il fallait une fois encore ignorer le consensus : l’aléa Donald Trump s’est produit le 8 novembre. Mais la frayeur initiale des investisseurs s’est très rapidement convertie en une ovation générale. La théorie des jeux s’est imposée de nouveau aux marchés : le consensus était tellement pessimiste sur les conséquences d’une élection de Donald Trump qu’il ne pouvait que se rassurer. Probablement faut-il voir aussi dans cet optimisme soudain le changement de prisme des investisseurs, qui s'étaient d'abord focalisés sur les outrances du candidat, avant de soudain percevoir certaines vertus de son programme économique. L’important néanmoins pour comprendre l’ampleur de la réaction des marchés est de garder à l’esprit que ce programme d’investissements, de réduction de la pression fiscale, et de promesses protectionnistes, ne constitue nullement un coup de tonnerre dans un ciel bleu.

Lire la suite

DNCA
DÉCEMBRE 2016

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Comme prévu par les nombreux sondages, les Italiens ont répondu négativement à la proposition de modification du rôle du Sénat par Matteo Renzi. Après la démission de ce dernier, le résultat ouvre une période d’incertitudes assez courante dans la vie politique italienne. Les élections anticipées seront probablement prévues d’ici 2018 et il n’est pas sûr que le parti populiste Cinq Etoiles puisse bénéficier d’une majorité pour gouverner. Par ailleurs, la sortie de la zone euro devra, si elle est proposée, elle aussi, se faire par référendum. L’exemple grec montre que les populations ne sont pas forcément convaincues des bienfaits d’une sortie de la zone euro.

L’impact sur les taux italiens est pour l’instant limité. L’écart avec les obligations souveraines allemandes s’est stabilisé pour atteindre 170 points de base. Il faut tout de même constater que les obligations souveraines italiennes à dix ans affichent un rendement proche de 2,0% contre 2,4% pour les obligations souveraines américaines à dix ans. C’est une situation paradoxale pour celles et ceux qui prétendent que l’Italie est au bord du gouffre. La recapitalisation du système bancaire italien est certes rendu plus complexe par cette instabilité politique chronique mais les mécanismes de sauvetage mis en place par la zone euro et l’Union bancaire permettent au moins de dessiner une solution qui n’était pas possible avant la crise de 2011.

Le « non » au référendum italien ne signifie pas la sortie de l’Italie de la zone euro. Les marchés ont fait des échéances électorales des angoisses surdimensionnées qu’il faut savoir utiliser. Après ces trois «chocs» politiques (Brexit, Donald Trump et référendum italien), l’économie va, comme toujours, reprendre ses droits et imposer ses contraintes. Pour l’instant, l’économie européenne continue de croître sur les bases d’une demande stabilisée, d’un coût du crédit toujours bas et d’un euro faible. Il est trop tôt pour se projeter vers 2017 mais les événements de volatilité plaident pour des renforcements tactiques sur les classes d’actifs les plus délaissées comme les actions values européennes. 

Texte achevé de rédiger le 5 décembre 2016 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
DÉCEMBRE 2016


Préliminaires

La victoire de Donald Trump aux présidentielles aurait-elle donné en l’espace d’un mois un coup de fouet à l’économie américaine ? C’est la question qui se pose au terme d’une semaine marquée par la multiplication d’indicateurs particulièrement bons de l’autre côté de l’Atlantique. A commencer par le rapport NFP sur l’emploi qui a fait ressortir, vendredi, pas moins de 178.000 créations de postes sur le mois de novembre. Parallèlement, le taux de chômage est revenu à 4,6 % de la population active, soit son plus bas niveau depuis neuf ans ! Et s’il n’y avait que cela. La veille, l’indice PMI manufacturier de l’ISM était ressorti sur la même période à 53,2 points - contre 51,9 pts auparavant. Plutôt dans la semaine, c’est la confiance des consommateurs (Conference Board) qui avait fait un bond de plus de six points pour atteindre 107,1 points en novembre. Cela va bien sûr sans compter sur la croissance de 3,2 % du PIB au troisième trimestre, ressortie lundi dernier au-delà des attentes du marché. Si jusqu’ici la dynamique américaine manquait de panache, ces chiffres tendent à confirmer que le cycle économique est arrivé à maturité aux États-Unis. En tout état de cause, la Fed elle-même ne pouvait pas rêver mieux comme préliminaires à sa remontée des taux, la semaine prochaine.


Lire la suite

GEMWAY
DÉCEMBRE 2016


Retour de la prime de risque sur les émergents

Suite à l’élection de M. Trump et à la hausse des taux longs US, les marchés émergents se sont brutalement retournés au cours du mois. L’indice MSCI Emergents perd 4,6% en $ (seulement 1,5% en € du fait de la hausse du dollar). Il sous performe les grands marchés mondiaux (+6,9% pour le S&P, +1,5% sur le CAC40, +0,9% pour les actions européennes et +0,4% pour le Topix en €). L’élection du leader républicain fait craindre un retour du protectionnisme aux Etats-Unis, son programme ambitieux de dépenses d’infrastructure fait remonter les taux d’intérêt ainsi que le dollar, et le monde émergent semble être le perdant de ce nouvel ordre mondial. Nous ne souscrivons pas à ce tableau trop simpliste. Certes, le risque que le commerce mondial ralentisse est présent, mais la facture économique et financière d’un tel scénario serait inacceptable, notamment pour la classe moyenne américaine. Nous estimons qu’en bons pragmatiques, Trump et notamment son homologue chinois Xi Jinping savent qu’il y aurait trop à perdre. Par ailleurs, n’oublions pas que le commerce intra émergent a beaucoup grossi avec l’avènement du consommateur chinois. A moyen terme, nous restons positifs sur la classe d’actifs (retournement bénéficiaire, meilleure rentabilité potentielle). L’implémentation du « Shenzhen Hong Kong Connect » prévue le 5 décembre prochain est un pas supplémentaire vers l’intégration des marchés chinois ce qui est positif pour Hong Kong. En Inde, la démonétisation va favoriser les perspectives de croissance des leaders locaux (voir notre carnet de voyage sur l’Inde). A court terme néanmoins, les marchés ont besoin de digérer la nouvelle donne américaine et se rassurer sur les orientations politiques en Europe (référendum italien). Forts de ce constat, nous avons infléchi notre stratégie d’investissement en sortant de l’Asean (risque toujours présent sur les devises), en reportant nos investissements sur le Mexique malgré un Peso revenu au niveau de la crise Tequila de 1995 et en privilégiant la Russie (voir notre carnet de voyage).

Lire la suite

Carnet de voyage : Russie
Carnet de voyage : Inde

FIDELITY
NOVEMBRE 2016


Relents de Brexit

Les élections américaines, la victoire de Donald Trump et la lame de fond qu’elle a provoquée sur les marchés ces dernières semaines auraient presque fait oublier les fondamentaux. Car au-delà des effets sporadiques des échéances politiques sur les marchés, l’essentiel n’en reste pas moins les indicateurs économiques. La parenthèse médiatico-américaine refermée, l’amélioration conjoncturelle qui prévaut depuis plusieurs mois tend à consoler des évènements qui ont jalonné cette année. Tout ne va pas si mal en effet. Notamment en Europe qui a fait état, la semaine dernière, d’un PMI dans les services en progression à 54,1 points (contre 53 pts prévus) sur novembre et, dans le secteur manufacturier, à 53,7 points. Au final, le PMI composite (Markit) s’établit à 54,1 points (contre 53,3 pts en octobre et attendus) et conforte un peu plus le sentiment d’un redressement en Europe. Un facteur d’autant plus important qu’il commence clairement à mettre en évidence un retard de valorisation des marchés actions européens, surtout après le rebond des indices américains depuis trois semaines.


Lire la suite

DNCA
NOVEMBRE 2016

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Cela fera désormais trois semaines sur les quatre dernières que les investisseurs ont commencé à revenir sur les actions européennes pour un montant proche de 1 milliard d’euros au détriment des obligations et des marchés émergents. Après la hausse récente, les taux longs se sont stabilisés dans la plupart des pays sauf en Italie. Évidemment, les marchés vont continuer à rester focalisés sur le résultat du référendum italien.

Pour les marchés et les sondages, la messe est dite et le corbillard des futures réformes transalpines attend devant le parvis du Duomo. Les marchés ont déjà attribué une décote à tous les actifs italiens. Le MIB 30 a perdu environ 23% depuis le début de l'année et l'écart des taux dix ans italiens et des taux dix ans allemands s'est élargi pour atteindre près de 190 points de base. Pourtant depuis le début de l'année, les électeurs ont déjoué tous les pronostics des sondeurs et des investisseurs. L'Italie surprendra-t-elle ? Difficile à dire tant les peuples veulent désormais rejeter toute adhésion à un projet politique positif et raisonné (i.e: la simplification du système électoral). L'avenir de l'Italie dans l'Europe et dans la zone euro passera par des réformes à un moment ou à un autre. Le fait que l'instabilité des gouvernements italiens perdure n'est pas un saut dans l'inconnu. C'est une situation au contraire bien connue. On peut cependant comprendre l'inquiétude des investisseurs mais anticiper un scénario politique et ses conséquences à deux, trois ou quatre ans s’avèrent aléatoire et inefficace en 2016.

Ainsi, il semblait impossible de vouloir sortir de l'Europe et pourtant le Brexit a prouvé qu'on pouvait l'envisager sans toutefois pouvoir encore le réaliser à ce stade. Il semblait impossible de sortir de la zone euro et pourtant les Grecs ont bien essayé avec leur propre référendum tout en appliquant finalement toutes les réformes exigées par les créanciers et en restant dans la zone euro. Il semblait impossible que Donald Trump soit élu et finalement il l'a été et propose désormais un cadre économique porteur pour les Etats-Unis et pour le consommateur américain. A ce titre, les premiers retours du Black Friday dans un contexte de dollar fort seront riches d'enseignement.

Les échéances électorales françaises et allemandes sont aussi importantes mais il s'agit de ne pas céder à la panique non plus. Les démocraties ne sont peut-être pas aussi faibles qu'on ne le pense médiatiquement ou devant les écrans Bloomberg. Aristote, grand penseur grec de la démocratie, disait que "lorsqu'un homme songe à son passé, il baisse les yeux vers la terre et lorsqu'il songe à son futur, il les lève vers le ciel".

Pour l'électeur, l'épargnant et le citoyen européen, il s'agit maintenant de songer au présent et de fixer ce qui sépare la terre du ciel...c'est-à-dire l'horizon.

Texte achevé de rédiger le 25 novembre 2016 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.


FRANKLIN TEMPLETON INVESTMENTS
NOVEMBRE 2016


Pourquoi les marchés sont plus méfiants vis-à-vis de la politique

 

La victoire de Donald Trump a pris les marchés par surprise, comme ils l’avaient déjà été avec le Brexit au mois de juin. À quelques semaines du référendum constitutionnel italien, David Zahn, Responsable Taux Europe du Franklin Templeton Fixed Income Group, explique que les marchés semblent plus circonspects vis-à-vis des prochains événements politiques comme les élections de l’année prochaine en Autriche, aux Pays-Bas, en France et en Allemagne.

Pour l’Europe, la victoire de Donald Trump aux présidentielles américaines a des allures d’avertissement : le populisme peut se manifester à grande échelle. Globalement, cette tendance se confine encore à des pays de petite taille sur le Vieux Continent, mais on la voit gagner du terrain, et les responsables politiques européens vont devoir s’y confronter sans plus attendre. Nous ne pensons pas que ces mouvements prendront tout de suite le pouvoir ; toutefois, les sondages témoignent d’un malaise parmi de nombreux citoyens, ce qui signifie que ce qu’on appelle « l’élite politique européenne » va devoir tendre l’oreille aux électeurs.

Lire la suite

DNCA
NOVEMBRE 2016

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

La plupart des investisseurs se pose désormais la question de la pérennité de la nouvelle tendance initiée par les marchés depuis l'élection américaine. Avec quelques jours de recul, nous pouvons en tirer quelques enseignements. La phase de marché qui se déroule sous nos yeux actuellement ressemble d'abord à un ajustement caractérisé par des réactions violentes sur les différentes classes d’actifs qui avaient perçu les flux des investisseurs ces derniers mois et ces dernières années : obligations souveraines, or, marchés émergents, actions chères de style croissance ont été vendus au profit des actions décotées de style value et de paris sectoriels (banques, assurance, pharmacie). Ces mouvements ont été réalisés dans de forts volumes car I/ certains thèmes d'investissement étaient beaucoup trop consensuels voire naïfs et II/ l’élection de Trump était loin d’être anticipée tout comme son impact sur les marchés de taux. Cette élection a servi de déclencheur pour les investisseurs obligataires installés dans une situation (in)confortable depuis trop longtemps.

Cet événement et ses conséquences justifieront d'autant plus la prochaine hausse des taux de la Fed en décembre. Les marchés des taux, souvent directeurs, montrent donc une nouvelle voie en enterrant provisoirement le scénario déflationniste. La stratégie de reflation aux Etats-Unis sera favorable aux actions mais il faudra qu'elle se propage aussi en Europe où les problèmes ne sont pas uniquement monétaires et économiques.

Enfin, il ne faut pas oublier que sans croissance du PIB réelle, une inflation n'est pas non plus la panacée pour les consommateurs et pour les entreprises. Aux Etats-Unis, il est encore trop tôt pour conclure ou miser sur l'efficacité de la politique de l'équipe Trump. En Europe, la revitalisation de la croissance économique demeure toujours l'objectif prioritaire avec comme épée de Damoclès des agendas électoraux chargés.

Il faudra donc encore une fois être patient mais si la patience a souvent un goût amer, son fruit est toujours doux.

Texte achevé de rédiger le 18 novembre 2016 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
NOVEMBRE 2016


Les paroles et les actes

Les outrances de la campagne électorale américaine ont désormais laissé place à celles des marchés. Maintenant fixés sur l’identité du prochain locataire de la Maison Blanche, les investisseurs ont, sans plus tarder, reconsidéré leurs anticipations à la lumière de son programme économique. En substance, les années Trump devraient certes être marquées par un supplément de croissance économique mais au prix d’un accroissement conséquent de la dette. Le plan de relance budgétaire ne pourra en effet être compensé par des rentrées fiscales puisque le candidat républicain s’est engagé à réduire les impôts. Par ailleurs, en matière de commerce extérieur, les velléités protectionnistes du nouveau président américain laissent entrevoir une poussée inflationniste au-delà des vœux de la Fed. Sur la base de ces projections, les marchés ont du jour au lendemain tourné la page d’une trame écrite soigneusement au fil des mois par des banques centrales toujours soucieuses de ne pas les froisser. Les investisseurs en ont ouvert une nouvelle avec un pitch relativement simple : si les États-Unis comptent financer la croissance par l’endettement, cela ne se fera pas gratuitement.


Lire la suite

DNCA
NOVEMBRE 2016

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Le peuple qui a inventé Mickey Mouse a finalement élu Donald à la surprise générale de toutes les élites financières, politiques et médiatiques de la planète (sauf peut-être en Russie). La première des grandes échéances politiques est donc passée. Elle débouche sur une période d’incertitudes. Ce résultat devait faire trembler les marchés actions américains et européens pendant quelque temps avec une volatilité accrue. Pour l’instant, c'est tout le contraire, de manière contre-intuitive pour les mêmes élites, qui se produit. Les bourses et les taux longs américains montent comme le dollar. Après le florilège d'inepties entendues pendant la campagne, les questions économiques, monétaires et les mesures pour relancer la croissance reprendront rapidement le dessus aux Etats-Unis comme ailleurs.
Pour l’instant, le programme économique de Trump est inflationniste et protectionniste (augmentation des droits de douane, renégociation des accords commerciaux, sauvegarde de l'emploi sur le sol américain et relance des programmes d’infrastructures). Il se concentre surtout sur des baisses d’impôt généralisées qu’il faudra tout de même financer (ce n’est pas le cas aujourd’hui) soit par du déficit supplémentaire soit par des réductions de dépenses publiques ou de subventions. Il est destiné à revitaliser une croissance inégalitaire qui s’essouffle et qui a été artificiellement gonflée par une politique monétaire pervertie par les marchés financiers. Ce sera d'ailleurs un des premiers chantiers de l'administration Trump : remettre un peu d'orthodoxie financière et de clarté à la Fed.

Quant au programme politique et géostratégique, il faut espérer qu’il n’appliquera pas toutes les idées saugrenues vociférées avant le vote. Déjà, le nouveau Président a envoyé dans son discours de victoire un message plus conciliant à l’égard des autres nations, adoucissant le ton de sa campagne. Avec l’élection du Président et la conquête des deux chambres du Congrès, les Républicains disposent désormais de tous les pouvoirs institutionnels. Sauront-ils vraiment en faire bon usage pour MAKE AMERICA GREAT (and RICH?) AGAIN… ? C’est tout le débat mais à y regarder de plus près, la nouvelle direction économique et monétaire des Etats-Unis est loin d'être 1/ stupide 2/ néfaste pour le monde.

Pour celles et ceux qui voudraient profiter de la volatilité actuelle ou future, racheter des actions européennes, notamment dans les secteurs value (pharmacie, matières premières, banques) à bon compte devrait s’avérer payant sur le long terme. Les obligations longues nous paraissent toujours trop chères et particulièrement à risque si les tensions inflationnistes devaient se matérialiser et se combiner avec un déficit budgétaire qui se creuse sous la mandature Trump.

Texte achevé de rédiger le 10 novembre 2016 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion

FIDELITY
NOVEMBRE 2016


Les paroles et les actes

A l’approche du scrutin présidentiel et de la remontée de Donald Trump dans les sondages, les marchés n’avaient pas caché leur nervosité. S’il ne faisait aucun doute que l’élection du candidat républicain allait générer de la volatilité sur les marchés, le scénario qui s’est finalement joué à l’annonce de sa victoire n’a pas manqué de surprendre. Suivant les zones observées, les indices boursiers ont oscillé entre plongeon et rebond. Difficile de parler de déprime ou de soulagement, tant la tendance manquait de lisibilité. Cela va bien sûr sans parler du marché des changes et notamment de la tenue du peso mexicain, véritable baromètre de cette période électorale. Au regard du ton de la campagne américaine - qui n’est pas sans faire écho à la violence toute démagogique de celle du Brexit -, la victoire du milliardaire américain soulève un grand nombre de questions en matière économique. Et donc d’incertitudes. Avec en toile de fond, une question : les paroles de campagne seront-elles converties en actes ? Sur ce point, il apparaît que le discours du vainqueur a permis d’apaiser les esprits. Il semble, en effet, que la raison présidentielle l’emporte sur le « lyrisme » électoral. Qu’au risque de mettre en péril la cohésion - plus fragile que jamais – de la société américaine, l’exubérant 45ème président des États-Unis devra mettre de l’eau dans son vin.

Lire la suite

MORNINGSTAR
NOVEMBRE 2016


Donald Trump devient l'homme le plus puissant du monde : regardons au-delà du court terme

Les marchés financiers ont été secoués par la victoire de Donald Trump, ce qui s’est traduit par un regain de volatilité. Ce genre d’épisode crée toujours des opportunités pour les investisseurs qui sont capables de prendre du recul, et d’adopter une vue ancrée sur la valorisation. Mais il peut aussi être source de dangers. Le premier d’entre eux consisterait à réagir dans la précipitation.

Lire la suite

JP MORGAN
NOVEMBRE 2016


Élections américaines : une victoire populiste

À l'issue d'une campagne électorale longue et violente pour la présidence américaine, Donald Trump a remporté la victoire. Hillary Clinton a accepté la défaite au petit matin, et D. Trump l'a félicité pour une campagne au cours de laquelle elle aura durement combattu. En outre, le changement de camp se fait également avec le maintien des Républicains au Sénat. Résultat plus attendu, les Républicains ont conservé leur confortable majorité à la Chambre des Représentants.

Lire la suite

FIDELITY
NOVEMBRE 2016


Quelles sont les conséquences de la victoire de Donald Trump pour les investisseurs ?

Les résultats de l’élection présidentielle américaine sont désormais connus, le candidat républicain Donald Trump a remporté la victoire. Quelles seront les conséquences pour les économies américaine et mondiale et quel sera l’impact sur les investisseurs ? Nos experts nous livrent leurs analyses et évoquent les opportunités d'investissement à la suite de ce scrutin.

Lire la suite

DNCA
NOVEMBRE 2016

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Malgré une actualité riche en publications trimestrielles, il était difficile de ne pas parler des élections américaines. Cette lettre hebdomadaire sera la dernière rédigée sous la Présidence de Barack Obama. Sans tirer tout de suite le bilan de ces huit années de mandature, les observateurs salueront tout de même les sept années de croissance consécutives, l’avance technologique et la domination d’une cyberpuissance avec ses entreprises internet, la baisse du chômage ainsi que la mise en place de l’Obamacare. Comme en son temps Bill Clinton mais de manière moins spectaculaire, la Présidence démocrate aura su démontrer qu’elle était capable de stimuler l’économie et la création d’emplois, bien aidée, certes, par une politique monétaire plus qu’accommodante.

Le prochain Président et le prochain Congrès (Sénat et Chambre des représentants) ne seront pas encore connus lors de la publication de cette lettre mais celle ou celui qui sera élu(e) aura fort à faire. Réduire des inégalités sociales sans précédent, baisser l’endettement des étudiants lié aux frais universitaires astronomiques, augmenter les salaires sans trop rogner les marges des entreprises, prolonger le cycle économique et assurer une relative stabilité au dollar tout en modifiant une politique monétaire désormais jugée trop laxiste et pervertie par les marchés financiers. Donald Trump fait figure d’épouvantail populiste pour les investisseurs. Les marchés ont d’ailleurs pris peur et la volatilité s’est envolée puisque l’indice VIX est passé de 13 à 20 en dix jours.

Le monde ne s’écroulera cependant pas après sa possible élection comme la terre est restée ronde après le référendum sur le Brexit le 23 juin. A ce titre, la Haute Cour de Londres a annoncé avoir imposé au gouvernement britannique, qui entend contester cette décision devant la Cour Suprême, de passer devant le Parlement pour lancer la procédure de Brexit. Ce n’est donc pas si facile de divorcer avec l’Union Européenne. Bref, toutes les angoisses des épargnants se concentrent avant le verdict des urnes américaines ; le référendum italien semble déjà perdu (le « non » est en avance dans les sondages récents) et nos dernières rencontres avec les entreprises italiennes nous font penser que le résultat ne changera pas forcément la façon de conduire le pays à court terme.

Ainsi, un dirigeant d’une société transalpine nous faisait remarquer avec humour et autodérision, « que quelque soit le système institutionnel en Italie avec une ou deux chambres parlementaires, elles seront de toute façon toujours gérées par des Italiens…».

Alors pouvons-nous tout de même retrouver un peu de sérénité avec tous ces risques ? YES WE CAN car la semaine passée est la première semaine de collecte positive sur les actions européennes après une série de 38 semaines de flux négatifs d’affilée.

Texte achevé de rédiger le 4 novembre 2016 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
NOVEMBRE 2016


Trouble-fête

Dans l’indifférence générale, la Fed a donc passé une nouvelle fois son tour mercredi dernier. Sa présidente, Janet Yellen ne s’est même pas embarrassée d’un commentaire de texte. Un simple communiqué a suffi.A six jours de la présidentielle américaine, il ne pouvait en être autrement. Ce nouveau statu-quo ne fait bien sûr que renforcer la probabilité d’un resserrement monétaire en décembre, un an après le premier relèvement de taux de la Réserve fédérale depuis dix ans. Malgré le renforcement des arguments en faveur d’une telle opération, l’instance de Washington indique attendre « des preuves supplémentaires » de l’embellie actuelle. En particulier en matière d’inflation et d’emplois. Sur ce dernier point, les chiffres publiés vendredi n’ont pas été aussi bons que prévus. Avec seulement 161.000 créations de postes en octobre (contre 175.000 attendus), le rapport NFP n’a certes pas soulevé l’enthousiasme des investisseurs. Mais il n’a pas remis en cause un passage à l’acte en fin d’année. Surtout si l’on sait que, parallèlement, l’évolution des salaires - l’un des principaux indicateurs surveillé par la Fed - est une nouvelle fois en hausse (0,4%) faisant ressortir une progression de 2,8 % sur un an.

Lire la suite

GEMWAY
NOVEMBRE 2016


Consolidation sur les marchés - les flux restent positifs

Faisant suite à la forte hausse des mois précédents, les marchés émergents consolident en octobre. L’indice MSCI Emergents est stable en $, mais monte de 2,8% en € du fait de la hausse du dollar. Il continue de surperformer les grands marchés mondiaux (-1,1% pour les actions européennes, +0,5% pour le S&P). Le marché japonais monte davantage avec un Topix à +4,2% en €. Au niveau régional, l’Asie marque le pas, l’Amérique Latine repart à la hausse tandis que l’Europe émergente et l’Afrique montent légèrement. Les flux vers les actifs émergents continuent d’être favorables (environ 35 Md$ de rentrée sur la classe d’actif depuis juin dernier). Il semble que les investisseurs globaux, encore sous-pondérés profitent de l’actuel repli pour constituer leurs positions, et ce malgré le risque des élections américaines et celui d’une probable hausse des taux d’intérêts américains en décembre prochain. Les entreprises quant à elles nous livrent leurs résultats du 3ème trimestre. A quelques exceptions près, ceux-ci restent bien orientés en dépit d’un contexte macro-économique toujours délicat. Cela nous rend optimistes pour 2017.

Lire la suite

DNCA
NOVEMBRE 2016

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

La saison de publication des résultats trimestriels s’avère plutôt mitigée sans pourtant que les dirigeants d’entreprises ne véhiculent un discours véritablement négatif sur le déroulement des affaires courantes. Si certaines sociétés ont publié de solides résultats (Sanofi, Total, BNP Paribas, STM, LVMH, Volkswagen), d’autres ont plutôt déçu (Capgemini, Publicis) ou révisé en baisse leurs objectifs (Ryan Air, Gemalto, Ericsson).

Dans un marché technique sans volume avec des flux toujours sortants (38ème semaine consécutive), les sanctions boursières peuvent parfois paraître trop sévères. C’est normalement au mois de novembre que le consensus d’analystes réalise ses dernières révisions de bénéfices pour l’année en cours. Ces derniers sont pour l’instant attendus plus ou moins stables tant aux Etats-Unis qu’en Europe.

Pour 2017, la croissance des résultats est anticipée à respectivement +12% et +14% pour les deux zones, soit un niveau comparable à celui des cinq dernières années. Ainsi, pourrait-on légitimement douter des prévisions 2017 et craindre qu’eux aussi seront révisés en baisse au cours de l’année prochaine. Mais « l’histoire ne se répète jamais, elle rime » disait Mark Twain. L’autre rime de ce poème écrit par les marchés se lit dans la situation du marché obligataire. Depuis quelques semaines, les taux d’intérêt se tendent. Ainsi, le Bund 10 ans s’élève maintenant à 16 points de base s’éloignant ainsi de son niveau historique le plus bas atteint au cours de cette année. Cet environnement n’est pas favorable aux placements obligataires à longue duration. Il traduit les tensions inflationnistes et la probable remontée des taux en décembre aux Etats-Unis.

Les actions européennes, quant à elles, continuent de procurer un rendement attractif et une base d’actifs nominaux (indexés sur l’inflation). Comme dans la peinture du grand maître hollandais Rembrandt, les marchés financiers offrent actuellement l’image du clair-obscur dans son fameux chef d’œuvre la Ronde de Nuit. L’investisseur déambule ainsi entre ombres (Brexit, échéances électorales, manque de croissance mondiale) et lumières (entreprises bien gérées, dividendes plantureux, valorisations raisonnables pour certaines). La lunimosité salvatrice peut parfois jaillir de l’osbcurité maléfique.

C’est sûrement dans ces fugaces instants qu’il aura fallu trouver des opportunités d’investissement en 2016  pour aller chercher la performance.

Texte achevé de rédiger le 28 octobre 2016 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
NOVEMBRE 2016


Coupe-faim

Rarement depuis longtemps, les bonnes nouvelles ne s’étaient autant cumulées sur le front conjoncturel. Vouée à une apoplexie post-Brexit, l’économie européenne qui a tout de même essuyé un choc de confiance en juillet, semble en voie de résurrection. Les PMI publiés en début de semaine dernière sont clairement venus confirmer cette amélioration. En Allemagne, le PMI composite est ressorti à 55,1 points en octobre contre 52,8 points en septembre tandis que l’Ifo sur le climat des affaires s’est établi sur la même période à 110,5 points (+1pt). Plus généralement, la même tendance prévaut en zone euro qui a fait état d’un PMI composite (Markit) à 53,7 points (contre 52,6 pts auparavant). Outre-Manche, le PIB s’inscrit en hausse de 0,5 % au troisième trimestre faisant ressortir une hausse de 2,5 % sur un an. Enfin, aux États-Unis, bien qu’en baisse, le PIB s’est établi sur la même période à 1,5 % (et 2,9 % sur un an). 

Lire la suite

DNCA
OCTOBRE 2016

DNCA
La vie des marchés
"Banques, pétrole, distribution sont les secteurs que nous privilégions en Europe"

La réunion de la BCE de cette semaine n'a finalement rien donné comme attendu. La situation actuelle ne pouvait justifier une accélération ou un arrêt de sa politique monétaire accommodante. Il eut été trop dangereux également de précéder par une décision surprise le geste de la FED sur les taux en décembre ou les échéances politiques.

La Chine, quant à elle, n'a pas déçu sur son fameux chiffre de croissance du PIB. Au troisième trimestre, celle-ci s'élève à 6.7% sur un an, comme sur les deux trimestres précédents. Un point intéressant à noter dans cette statistique réside dans la bonne dynamique du secteur immobilier et des investisseurs publics, secteurs soutenus par les caciques du pouvoir pékinois. On peut toujours critiquer les statistiques et leur véracité mais en dynamique on peut affirmer que les chiffres ne se dégradent pas. Les publications des sociétés du luxe évoquent même une amélioration.


Pour plus d'informations, nous vous invitons à regarder l'interview de Mr Igor de Maack, Gérant et porte-parole de la Gestion.

"Banques, pétrole, distribution sont les secteurs que nous privilégions en Europe"
 

FIDELITY
OCTOBRE 2016


Entre les lignes

Entre les banques centrales et les marchés, les relations sont devenues à ce point complexes qu’il est parfois difficile de tirer une lecture limpide du discours des grands argentiers. C’est un peu le sentiment qui ressort de la dernière conférence de la BCE, la semaine dernière. Faut-il prendre les mots de Mario Draghi au pied de la lettre ou tenter de lire entre les lignes? En apparence, ce rendez-vous n’a délivré aucune surprise. L’instance monétaire européenne maintient son statuquo : taux directeur à 0 %, taux de dépôt à -0,4 %. Mais alors que les investisseurs avaient eu en guise de préliminaire le bruissement d’un tapering, le président de la BCE laissait entendre jeudi que le programme de rachat de dette pourrait être prolongé au-delà de mars prochain. Ce, tout en reprécisant le caractère non-conventionnel des mesures de facilité monétaire… Difficile d’en tirer une conclusion. Au mieux, une interprétation : désormais sceptique quant à l’efficacité de sa politique ou, plus encore, à la pertinence de la renforcer, l’institution ne serait-elle pas tentée d’abuser d’un ton conciliant pour - à nouveau - agir indirectement sur la courbe de l’euro ? Car c’est bien l’effet le plus notable de l’intervention du président de la BCE. A 1,0855 dollar, la monnaie unique est tombée vendredi à son plus bas niveau depuis février dernier.

Lire la suite

DNCA
OCTOBRE 2016

DNCA
La vie des marchés
La prudence au service de la performance

L'abus économique est comme l'abus d'alcool, il a son lendemain inévitable, disait John Kenneth Galbraith, ce grand économiste qui fut également ambassadeur des Etats-Unis en Inde de 1961 à 1963. L'abus financier aussi ou plutôt devrait-on dire l'abus obligataire aura son lendemain inévitable. En effet, les épargnants continuent de plébisciter cette classe d'actifs puisqu'ils ont investi cette année plus de 33 md$ soit un total de 158 md$ dans des ETFs obligataires de qualité investment grade. Peur d'une récession, peur de mauvais chiffres sur l'économie chinoise, peur d'une déflation permanente, peur d'un effondrement des bourses, peur des échéances politiques, peur des conflits militaires, tout semble justifier à l'heure actuelle ce mouvement inexorable.

Pour plus d'informations, nous vous invitons à regarder l'interview de Mr Igor de Maack, Gérant et porte-parole de la Gestion.

Igor de Maack,
Gérant et Porte-parole de la Gestion

"La prudence au service de la performance"
 

FIDELITY
OCTOBRE 2016


Formalité

Si l’on en doutait encore, les « Minutes » de la Fed sont venues, la semaine passée, conforter les marchés dans l’idée que le prochain tour de vis monétaire n’était désormais plus qu’une formalité. Le compte-rendu du FOMC des 20 et 21 septembre derniers a en effet confirmé que si la Réserve fédérale n’était pas passée à l’acte le mois dernier, cela n’a tenu qu’à peu de chose. Trois des dix membres du comité de politique monétaire ont en effet voté en faveur d’une hausse des taux dès le 21 septembre. Certains membres n’ont, par ailleurs, pas caché leurs craintes de voir de telles facilités prolongées

Lire la suite

DNCA
OCTOBRE 2016

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Les atermoiements des banques centrales, les échéances électorales et le Brexit alimentent toujours les craintes des marchés; la livre continue de s'affaisser en se rapprochant de la parité avec l'euro et les taux longs sont sous pression. Notons toutefois que malgré cela, le Trésor italien a émis une obligation à 50 ans avec un taux proche de 2,85% pour un montant de 5 Md€ et une demande supposée de 18,5 Md€ de la part des investisseurs ! Mais l'emprunt perd déjà trois points sur les premières cotations...

Une lueur d'espoir est apparue dans le ciel macro-économique. Les indices PMI-Manufacturier se redressent dans la plupart des pays industrialisés. Après avoir connu un point bas (50) en début d'année, le PMI manufacturier global tangente désormais le niveau de 52 grâce notamment à la fin de la réduction des surcapacités industrielles en Chine. Dans les économies développés et/ou fortement digitalisées, les services sont désormais majoritaires dans la contribution au PIB. Pourtant, l’industrie draine encore une masse importante de capitaux et d’investissements comme dans le cas du secteur pétrolier. Ainsi, cette amélioration de la composante industrielle pourrait-elle raffermir les perspectives de croissance dans le monde et éloigner le spectre de la baisse généralisée des prix. En effet, depuis les deux grandes crises 2008-2011, les thèmes de la déflation globale permanente et de la sénescence inexorable de l’espace économique européen dominent les débats.

En zone euro, les chiffres d’inflation sont encore bas (0,4% pour le mois de septembre) mais c’est le niveau le plus élevé depuis juillet 2014.
Aux Etats-Unis, de premières tensions salariales sont palpables et l'inflation sous-jacente se rapproche du niveau de 2% (1,7%). Avec le rebond du baril, les pays producteurs de pétrole (Russie, Brésil et Arabie Saoudite) vont dès lors retrouver une marge de manœuvre budgétaire. Les grandes compagnies pétrolières, après avoir réduit drastiquement leur programme d’investissement, devront les reprendre pour contrebalancer l’extinction de leurs réserves. Ce cercle inflationniste vertueux prendra bien sûr quelques années et il suppose qu’il n’y ait pas de crise économique majeure dans l’intervalle. Mais tout comme dans les années 1980 au cours desquelles aucun investisseur ne pouvait imaginer une inflation à 0% trente ans après, en 2016, beaucoup d’investisseurs estiment son retour comme irréaliste…

Texte achevé de rédiger le 7 octobre 2016 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.


FIDELITY
OCTOBRE 2016


Peur sur la livre

« Flash crash » ou vent de panique ? Au final, le résultat ne change rien pour la livre qui a touché vendredi un plus bas de trente et un ans face au dollar et de sept ans face à l’euro. Un épisode qui inhume un problème un peu trop vite enterré par les investisseurs au fil d’indicateurs toujours plus rassurants. En effet, au-delà du choc de confiance enregistré en juillet, aucun effet récessif ne s’est jusqu’ici fait sentir outre-Manche. Or cette absence de stigmate post-Brexit tend à déboussoler les observateurs avisés … Au point d’imaginer qu’un mouvement d’aile de papillon en France – référence faite aux propos du Président français en faveur d’une position ferme dans les égociations avec Londres – puisse motiver, en Asie, une peur panique sur la livre et la précipiter dans une chute libre de 6 % en deux minutes. Faut-il le rappeler, si l’économie anglaise fait en ce moment état d’un bon bilan de santé, il serait illusoire de penser que le Brexit a finalement des vertus bienfaitrices … Si ce n’est, précisément, la faiblesse de la livre qui rend les entreprises anglaises beaucoup plus compétitives, ce qui profite à leur activité. Cette baisse en forme de dévaluation aura, en effet, une autre saveur une fois la procédure de divorce enclenchée – vraisemblablement au premier trimestre 2017. Le vrai choc reste donc à venir.

Lire la suite

CARMIGNAC
OCTOBRE 2016


Veillée d'armes

Les marchés se sont visiblement habitués à l’idée d’un régime stabilisé de croissance économique faible mais durable, et de taux bas, que rien ne saurait perturber. Leur absorption rapide du choc créé par le vote en faveur du Brexit en juin dernier les a confortés dans cette quiétude. Grâce à l’appui des
Banques centrales, ce régime leur a même permis des performances très honorables sur les dernières années. Dans cet esprit, les investisseurs semblent se soucier assez peu du fait que se tiendront d’ici la fin de l’année les élections américaines, le 8 novembre, suivies de très près par le référendum italien, le 4 décembre, et enfin le 14 décembre le comité monétaire de la Fed, dernière occasion pour elle de relever ses taux directeurs au
moins une fois en 2016 (en faisant l’hypothèse qu’une telle initiative le 2 novembre, une semaine avant le scrutin présidentiel, sera évitée). Pour ce qui nous concerne, il nous semble justifié, à l’aube de ce calendrier de fin d’année, de relever tactiquement notre niveau de vigilance à l’égard des risques de marchés.


Lire la suite

DNCA
OCTOBRE 2016

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

La semaine a encore été perturbée par les nouvelles émanant du secteur bancaire en Allemagne. La pénalité infligée à la Deutsche Bank (14 md$) rappelle aux investisseurs le danger représenté par l'exercice des activités de banque d'investissement sur le territoire américain. Par ailleurs, elle remet aussi en cause le concept de "Deutsche Qualität" déjà écorné par l'affaire du Dieselgate chez Volkswagen. Cette situation pourrait paradoxalement aider à la résolution pacifique des soucis des banques italiennes au sein de la zone euro. Matteo Renzi avait, à juste titre, déjà fait remarquer que les banques transalpines n'étaient pas forcément les moins solides et les moins vertueuses. Mais la semaine passée n'a pas été négative pour tous les secteurs.

La décision surprise de l'OPEP de réduire la production de 750 000 barils/jour à la suite de la réunion d'Alger a porté les valeurs pétrolières (majors et services pétroliers). Après les banques durant l'été, c'est donc un nouveau secteur "value" qui pourrait retrouver quelque peu les faveurs des investisseurs dans leur allocation. De même, les pays producteurs de matières premières pourraient profiter de ce meilleur momentum. En effet, les prix de plusieurs matières premières étaient, dans le sillage du rebond du pétrole depuis février, déjà repartis à la hausse (charbon, palladium, nickel ou métaux - indice LME). Comme la croissance mondiale n'est pas aujourd'hui flamboyante, certaines surcapacités de production ont donc été réduites, notamment en Chine. Le redémarrage d'un mini-cycle haussier sur les matières premières pourrait ainsi alimenter les tensions inflationnistes déjà perceptibles aux Etats-Unis.

Cet environnement serait aussi favorable à l'investissement des entreprises (notamment dans le secteur de l'énergie) en berne depuis plusieurs mois aux Etats-Unis. Sur le marché obligataire, les banques centrales ont installé les investisseurs dans un état cataleptique dont il est aujourd'hui difficile de sortir. La prochaine échéance à viser sera en décembre quand la Fed décidera de relever ses taux. Jusqu'à cette date, les investisseurs trembleront avec les urnes.

Texte achevé de rédiger le 30 septembre 2016 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.


GEMWAY
OCTOBRE 2016


Plus de visibilité pour les entreprises émergentes

Au cours du mois de septembre, les marchés émergents consolident leur mouvement haussier des mois précédents. L’indice MSCI Emergents
gagne 0,4% en €, et continue de surperformer les grands marchés mondiaux (-2,1% pour les actions européennes et pour le CAC, -0,7% pour le
S&P et +0,6% pour le Topix). Les flux vers les actifs émergents continuent d’être favorables, mais sur des volumes légèrement plus faibles. Les
investisseurs globaux sont encore sous-pondérés sur la classe d’actifs et attendent pour beaucoup d’entre eux un repli boursier pour s’y investir.
Alors que la hausse des taux américains est repoussée, l’incertitude sur les élections américaines pourrait fournir cette opportunité. C’est en tout
cas le risque le plus souvent évoqué par les 75 entreprises que nous avons rencontrées au cours du mois (voir notre carnet de voyage). En dépit
de ce risque, la plupart semble afficher une attitude sereine. Leurs résultats s’améliorent malgré un contexte macro-économique toujours délicat
et les perspectives 2017–2018 semblent plus favorables.


Lire la suite

FIDELITY
OCTOBRE 2016


Effet de surprise

A plus d’un titre, l’accord trouvé entre les membres de l’Opep en milieu de semaine dernière n’a pas manqué de surprendre.
Sur la forme tout d’abord, l’événement qui a rompu avec la monotonie monétariste de l’actualité des dernières semaines, a pris de cours les marchés. Car, en réalité, c’est l’existence même d’un accord dans les rangs d’une organisation ayant perdu tout espoir de consensus ces dernières années, qui est le plus étonnant. Les positions des différents protagonistes, à commencer par celle de l’Arabie Saoudite, étaient depuis longtemps inconciliables. Finalement, la concession faite par le royaume wahhabite, exemptant notamment l’Iran de cette réduction, sort les pays membres de l’impasse et lui permet d’abandonner une posture devenue intenable financièrement.

Sur le fond ensuite, l’accord – le premier en ce sens depuis 2008 et le déclenchement de la crise financière – porte sur une réduction marginale, voire insignifiante de la production. Celle-ci va, en effet, être ramenée d’un peu plus de 33 millions de barils par jour actuellement à une fourchette comprise entre 32 à 33 millions de bpj. Autant dire que le robinet pétrolier va continuer de couler et que si l’annonce a provoqué un vif rebond des cours mercredi dernier, cela tient plus à l’effet de surprise qu’aux potentielles conséquences haussières de cette réduction sur les cours à court terme.

Lire la suite

DNCA
SEPTEMBRE 2016

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

"Si nous voulons que tout reste tel que c'est, il faut que tout change". Cette phrase célèbre prononcée par Tancredi le neveu du prince Salina dans le livre intitulé "Le Guépard" de Giuseppe Tomasi di Lampedusa, pourrait s'appliquer aux banques centrales et à leurs thuriféraires. En effet, elles font semblant de vouloir changer leur politique monétaire sans réellement les normaliser. Et la BoJ et la Fed ont finalement décidé de temporiser lors de leurs dernières réunions ce qui a encore donné lieu à un rebond technique des marchés actions européens. Doit-on pour autant se réjouir de taux indéfiniment bas et d'une croissance mondiale plus faible que lors des cycles précédents ? La réponse est non. Les politiques monétaires sont arrivées au bout de leur utilité puisqu'elles ne semblent plus que servir à rassurer des investisseurs qui achètent toujours plus d'obligations pour soigner leur angoisse maladive de future fin du monde.

Les taux courts risquent de monter toutefois aux Etats-Unis (en décembre de cette année comme en 2015 d'ailleurs) mais il n'est pas assuré que la courbe des taux se pentifie pour autant. Les actions européennes subissent toujours les sorties de la part des investisseurs mais la semaine passée n'a vu que 1,8 md$ fuir l'Europe contre 2,5 md$ la semaine précédente. Les obstacles politiques sont encore nombreux et les incertitudes ne parviennent pas pour l'instant à être dissipées par la logorrhée des dirigeants politiques.

Les échéances électorales et leur lot de commentaires prémonitoires pourraient bien encore une fois servir de points d'entrée car comme en février ou comme en juin lors du Brexit, les pics de stress et les mouvements de volatilité seront toujours de bonnes opportunités pour racheter des actions européennes à bon compte.

Texte achevé de rédiger le 23 septembre 2016 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
SEPTEMBRE 2016


A la manoeuvre

A l’approche de la réunion du Comité de politique monétaire de la Fed (FOMC) mardi et mercredi derniers, les marchés exhalaient un parfum de fébrilité. Pourtant, bien qu’implicite, le message de Janet Yellen à l’issue du rendez-vous de Jackson Hole, fin août, ne laissait pas de place au doute. La hausse des taux américains pouvait encore attendre. Pourtant, les marchés n’en restaient pas moins sur leur garde. Finalement, et sans surprise, le statu quo de mercredi n’a fait que valider un scénario largement « spoilé » depuis plusieurs semaines. En définitive, la poussée haussière que l’annonce a suscitée tient surtout du soulagement … Ce qui en dit long sur l’état psychologique des investisseurs ! D’autant qu’elle tient en partie aussi à la concomitance de l’annonce de la BoJ, le matin même.

Quelques heures plus tôt, l’instance nippone déclarait substituer son objectif de base monétaire par un contrôle de la courbe des taux long afin de maintenir les rendements à 10 ans autour de 0 %. De fait, si l’institution se donne la liberté de faire évoluer le montant de ses rachats d’actifs à sa guise, elle normalise ad vitam des mesures jusqu’alors « non-conventionnelles » tant que les 2 % d’inflation ne seront pas atteints. A ceux qui attendaient un élargissement de l’assouplissement monétaire, la BoJ leur offre en réalité sa pérennité, son intemporalité. 


Lire la suite

DNCA
SEPTEMBRE 2016

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Trente deuxième semaine consécutive de sortie des actions européennes...et ce mouvement semble s'amplifier sur cette semaine puisque ce sont 2,5 md$ qui ont encore fui les actions européennes contre 1,2 md$ la semaine dernière.

Les grands vainqueurs de la collecte des flux en 2016 ont été pour l'instant la dette émergente, l'immobilier et les obligations investment grade. Pour preuve, une obligation récemment émise par Saint-Gobain (noté BBB) à maturité 3 ans s'est placée pour un milliard d'euro à un taux proche de 0% avec un taux de couverture de 2,6x. Pourtant, cette période pourrait s'avérer révolue. La remontée des taux longs commence à prendre forme partout dans le monde du Japon aux Etats-Unis en passant par l'Europe. Ainsi, le taux trente ans japonais est passé de 0,05% en juillet à 0,55% aujourd'hui, ce qu'on peut presque qualifier de mini krack obligataire. Le Bund 10 ans est de nouveau en territoire positif et le taux 10 ans américain s'élève désormais à quasiment 1,7%. L'action des banques centrales serait désormais jugée moins efficace ou moins nécessaire par les investisseurs. La prochaine réunion de la Fed devrait confirmer la date de la prochaine hausse des taux. Les marchés actions n'aiment pas beaucoup ces phases de retournement sur les marchés de taux et ils ont d'ailleurs perdu un peu de terrain cette semaine.
Pourtant, la remontée des taux, si elle est progressive, sera bénéfique pour un certain nombre de secteurs : banques, assurances, sociétés avec des engagements lourds de fonds de pensions américains ou anglais et toutes les sociétés qui disposent d'une trésorerie confortable qui ne rapporte plus rien aujourd'hui. Ce sera aussi bon pour les sociétés les moins chères (dites "value") par rapport au titres "super growth" surcotés.

Enfin, les sociétés capables de produire des cash flows opérationnels récurrents avec un bilan solide seront-elles aussi dans de bonnes dispositions pour affronter le cycle de remontée de taux. Le scénario des taux n'est pas écrit d'avance tant le coma artificiel des taux bas aura duré et laissé certaines séquelles cérébrales chez les investisseurs. Les anticipations d'inflation sont encore basses et les perspectives de croissance toujours ternies par les mauvais génies politiques (Brexit, élections à répétition). Si toutefois les investisseurs pouvaient de nouveau mettre un prix correct à leurs créances, ils s'apercevraient soudainement qu'ils ont financé un transfert de valeur historique entre les créanciers et les actionnaires.

Texte achevé de rédiger le 16 septembre 2016 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

DNCA
SEPTEMBRE 2016

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

La situation des taux d'intérêt et du marché obligataire en général continue d'interpeller d'autant que, contrairement aux idées reçues, le ratio de défauts d'entreprise augmente notamment aux Etats-Unis. Ainsi, ce ratio est passé de 1,43% en 2014 pour les émetteurs de catégorie spéculative à 2,75% en 2015 et à 3,64% sur douze mois glissants au 30 juin 2016. Certes, ces défauts se concentrent sur l'industrie gazière et pétrolière et les prix du baril sont fortement remontés depuis leur point bas. La faiblesse des stocks américains et le possible accord russo-saoudien devraient d'ailleurs soutenir la tendance haussière. Le compartiment du high yield en général aux Etats-Unis, comme en Europe pourrait souffrir en cas de tension sur les taux. Devant la béance de la rémunération obligataire, les investisseurs se retrouvent acculés à devoir embrasser les scénarios déflationnistes et récessifs les pires pour justifier leur goût immodéré pour les créances d'Etat et d'entreprises. Pourtant, les politiques monétaires sont bien arrivées à leurs limites. D'ailleurs, la BCE a fait ce qu'elle devait faire dans sa dernière conférence, c'est-à-dire "rien".

De l'autre côté de l'Atlantique, la politique monétaire américaine est de plus en plus intenable et la prochaine hausse des taux se rapproche. Le dollar pourrait d’ailleurs se renforcer à moyen terme même si la relation hausse du dollar et hausse des taux n'a pas toujours été automatique dans le passé.

La BCE, elle aussi, va être confrontée au dilemme de remontée des taux si et quand l’inflation devait se redresser. Les marchés scrutent notamment les statistiques de l’emploi américain pour déceler les indices qui déclencheraient les prochaines hausses de taux. Les difficultés de la Fed à sortir d’une politique monétaire permissive et trop accommodante serviront de leçon aux équipes de Mario Draghi. Par ailleurs, la BCE doit jongler entre son rôle de banquier central et celui d’intégrateur de la zone euro. La gouvernance de la zone euro et de l'Union européenne en général est aussi plus complexe que celle de la zone dollar. Il ne faut donc pas toujours raisonner de façon homothétique entre les deux politiques monétaires.
Néanmoins, une divergence trop longue et trop forte entre les deux politiques monétaires créerait des effets de distorsion et des effets d’aubaine sur les marchés financiers internationaux. Le secteur bancaire sera le grand gagnant de la sortie de ces politiques monétaires et de la fin des taux bas qui amputent leur profitabilité alors que le montant des capitaux propres a été doublé dans les bilans bancaires européens. D'ailleurs, sa performance relative positive est notable dans des marchés actions européens plutôt en baisse ces derniers jours.

C'est désormais aux gouvernements de prendre le relais des banques centrales car les agents économiques, ménages comme entreprises, redoutent de plus en plus de l’incertitude politique dans les démocraties modernes.

Texte achevé de rédiger le 9 septembre 2016 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
SEPTEMBRE 2016


Enfants gâtés

En matière de politique accommodante, les investisseurs n’en ont jamais assez. Il leur en faut toujours plus. La journée de jeudi en a encore été une bonne illustration. Il n’y avait pourtant rien, ou pas grand-chose, à attendre de la réunion de rentrée de la BCE. Tout au plus, des prévisions pour la dernière ligne droite de 2016. Après l’artillerie lourde dégainée par la Banque d’Angleterre (BoE) début août et la quasi garantie de ne pas voir la Fed relever ses taux avant décembre, on aurait pu croire les marchés, une bonne fois pour toute, rassurés sur le sujet. En réalité, la déception suscitée par le statu-quo de Francfort en dit long sur l’état psychologique des investisseurs.

Trop longtemps bercés par le ton complaisant des banques centrales, ces derniers se comportent aujourd’hui comme des d’enfants gâtés en manque de cadeau monétaire. Une assuétude qui ne va pas sans soulever certaines questions à l’approche d’un probable relèvement des taux américains en fin d’année. Pour l’heure, en l’absence d’impact économique lié au Brexit, le maintien en l’état de la politique de la BCE est, selon nous, justifié. En effet, pour quelle raison devrait-on surmédicamenter un patient dont les constantes sont stables ? Dès lors, le statu-quo de jeudi pourrait presque passer pour une bonne nouvelle conjoncturelle … Et appréciée comme telle.


Lire la suite

FIDELITY
SEPTEMBRE 2016


Terre ferme

A peine la rentrée passée, il n’aura pas fallu longtemps aux investisseurs pour retrouver le sens des réalités. Et tourner, par la même occasion, la page estivale dorée à l’excès. Après la déception suscitée par le statu quo de la BCE, les marchés ont, en effet, continué de sombrer la semaine passée. Et ce n’est pas celui de la BoE qui est cette fois à l’origine de cet accès de déprime mais à un autre statu quo, celui tant attendu de la Fed cette semaine. Cependant la tendance clairement baissière semble également dictée par une prise de conscience, un besoin impérieux d’opérer un retour à la terre ferme.

L’absence jusqu’ici d’impact post-Brexit et, parallèlement, le renforcement d’un cadre monétaire accommodant au moins jusqu’à la fin de l’année, ont largement altéré la perception des investisseurs durant l’été. Signe de cette distorsion, le plus haut historique touché par le S&P 500 quelques semaines seulement après le Brexit dans un contexte orné essentiellement d’incertitudes. Une irrationalité qui pouvait difficilement perdurer dès lors que les banques centrales balisaient le terrain pour les mois à venir en assurant les marchés de leur bienveillance. Car, paradoxalement et au-delà de la semaine à venir, en fixant un cadre monétaire clair, les grands argentiers ont ainsi enlevé tout nouveau prétexte d’appréciation aux marchés.    


Lire la suite

FIDELITY
SEPTEMBRE 2016


Cocktail de rentrée
Après la conférence de Jackson Hole, s’il restait ne serait-ce que l’ombre d’un doute sur l’éventualité d’une remontée imminente des taux, les derniers chiffres américains de l’emploi ont définitivement enterré cette hypothèse. Très attendu par les investisseurs, le rapport NFP publié vendredi a fait état de 151.000 créations de postes sur le mois d’août, soit 30.000 de moins que les attentes du consensus. Parallèlement, le taux de chômage est resté stable à 4,9 % de la population active. Une tendance qui contraste fortement avec les chiffres enregistrés les mois précédents où les créations d’emplois se situaient plutôt dans une fourchette comprise entre 275.000 et 280.000 emplois. Lors de son dernier discours la semaine précédente, Janet Yellen n’hésitait d’ailleurs pas à dire que l’économie américaine était désormais proche d’une situation de plein emploi. L’embellie constatée depuis plusieurs mois maintenant sur le marché du travail plaidait jusqu’alors en faveur d’une remontée des taux. Autant dire que la petite déception suscitée par le rapport NFP arrange les affaires de la Fed. En effet, dans le cas inverse, l’instance monétaire aurait été bien en peine de justifier un statu-quo traditionnellement d’usage à la veille d’un scrutin présidentiel américain. Vendredi, les marchés ne s’y sont pas trompés en saluant d’une tendance clairement haussière, un rapport sur l’emploi sans grande saveur.    

A l’image de l’emploi américain, les chiffres publiés la semaine dernière ont été sans grand relief. Dans l’ensemble, ils témoignent une fois encore de la stabilité de l’environnement économique. En Europe, les publications pourraient presque laisser à penser que le Brexit n’a pas eu lieu ! Certes les indicateurs de confiance (consommateurs, entreprises, climat des affaires) continuent de s’effriter mais très légèrement. Au-delà, ceux relatifs à l’activité n’en restent pas moins encourageants. En Chine (non Caixin), en zone euro ou aux États-Unis (non ISM) les PMI manufacturiers sont respectivement ressortis à 50,4 points, 51,7 points et 52 points, témoignant soit d’une expansion continue, soit d’un rebond de l’activité industrielle dans les trois grandes zones économiques mondiales. Entre la perspective du maintien à court terme de politiques accommodantes et une conjoncture – notamment en Europe – qui ne souffre toujours pas des stigmates du Brexit, le cocktail de rentrée se veut plus que jamais au goût des investisseurs.

DNCA
SEPTEMBRE 2016

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La vie des marchés

Dans la torpeur d'un été chaud et ensoleillé, les investisseurs ont profité d'un marché actions calme avec des tendances sectorielles étonnantes qui méritent d'être signalées. Malgré les incertitudes autour du plan de sauvetage des banques italiennes, les valeurs bancaires européennes font partie des meilleures performances sur le mois dernier (presque 13% pour l'indice DJ Stoxx Banks). Après des années de pression réglementaire et de vindicte populiste de la part des gouvernants, les contraintes imposées aux banques pourraient diminuer à moyen terme. En effet, les responsables politiques souhaitent désormais que les banques soutiennent la croissance. Elles pourraient donc être à l'abri des injonctions émises par les experts du comité de Bâle.

Autre tendance forte de cet été, les petites et moyennes capitalisations ont surperformé les grandes capitalisations boursières. Une des raisons s'explique d'une part par la qualité de leur publication de résultats mais aussi par les dispositifs fiscaux annoncés (notamment en France). Peu présentes dans les ETF, les petites et moyennes capitalisations sont en dehors des radars des flux sortants de la gestion passive. Si les tendances macro-économiques de la zone euro se sont un peu affaissées au mois d'août, les discours des managements rencontrés depuis une semaine s'avèrent toujours rassurants.

Sur le front international, les pays émergents entament une vraie résurrection. La destitution de Dilma Rousseff a une nouvelle fois été salué par l'indice brésilien Bovespa. L'Amérique Latine et l'Amérique Centrale se convertissent à la globalisation et à une politique plus ouverte. Seul le Venezuela résiste encore mais les dernières manifestations en faveur d'un référendum révocatoire du gouvernement Maduro laisse augurer une alternance dans le futur. Enfin, le premier vol commercial entre Cuba et les Etats-Unis s'est posé sur l'île castriste.

Aux Etats-Unis, tous les opérateurs de marché scrutent les données de l'emploi pour tenter de donner une date à la future hausse des taux décidée par la Fed.

En Europe, les marchés actions demeurent malheureusement encore trop dépendants de l'agenda politique et pourraient être sensibles aux nombreuses calembredaines proférées habituellement dans les périodes pré-électorales.

Texte achevé de rédiger le 2 septembre 2016 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

GEMWAY
SEPTEMBRE 2016


Enfin un bel été sur les émergents !

 Au cours du mois d’août, les marchés émergents ont continué sur leur mouvement haussier. L’indice MSCI Emergents gagne 2,9% en €, surperformant les grands marchés mondiaux (+0,5% pour les actions européennes, 0% pour le CAC, pour le S&P et pour le Topix). Les flux vers les actifs émergents continuent d’être favorables (+40Md$ en deux mois). La dette émergente étant déjà à +41Md$ depuis le début de l’année, nous nous attendons à ce que les rentrées continuent dans les mois à venir sur les actions émergentes (seulement +9Md$ YTD). En effet, les investisseurs globaux sont encore sous-pondérés sur la classe d’actifs et peinent à clôturer cette sous-pondération. Le discours de Mme Yellen à Jackson Hole vendredi 26 août pourrait signaler un durcissement prochain de la politique monétaire américaine mais rassure sur l’état de la 1ère économie mondiale. Les derniers chiffres de l’emploi US plaident en revanche pour une souplesse plus longue. Dans ce contexte, les marchés émergents et leurs devises pourraient, à court terme et après 3 mois de hausse, marquer le pas. Une occasion pour renforcer les positions dans la mesure où les perspectives à moyen terme continuent de s’améliorer. 

Lire la suite

CARMIGNAC
SEPTEMBRE 2016


All you need is growth
Malgré des années d’assouplissement quantitatif et de taux d’intérêt plus bas que jamais, les politiques monétaires ne sont pas parvenues à empêcher que la croissance économique, presque partout, continue de décevoir chaque année depuis huit ans. Ce constat d’échec entraine trois conséquences. La première est la plus bénigne : ce qui devait être un traitement de la grande crise financière exceptionnel et temporaire est en train de devenir permanent.
Les Banques centrales sont acculées à maintenir des politiques monétaires hyper-accommodantes.

Les marchés s’en réjouissent, mais le problème pour l’économie réelle est que ces politiques butent de plus en plus sur la loi des rendements décroissants : leur impact s’épuise au fur et à mesure que les taux d’intérêt atteignent des niveaux extrêmement bas. La seconde conséquence est une augmentation du risque économique : même avec des taux qui demeureraient éternellement bas, le manque de croissance nominale ne permet pas de réduire les déséquilibres financiers des États. Dans le même temps, le modèle économique du secteur bancaire est ébranlé. La question de la soutenabilité de la dette et de la faiblesse du secteur bancaire dans un contexte de croissance trop faible constitue un risque important à terme pour la stabilité financière globale. La menace sur la crédibilité des Banques centrales, embarquées dans une fuite en avant mal contrôlée, ajoute à ce risque.


Lire la suite

PRÉVISIONS 2017, 2018 POUR L’EUROPE

 

Une croissance modeste dans des temps difficiles

Dans ses toutes dernières prévisions macroéconomiques pour l'Union Européenne et les États membres, la Commission Européenne a choisi comme l’intitulé : « Modest growth in challenging times » que nous avons traduit par le titre ci-dessus.  Les prévisions macroéconomiques de la Commission sont établies par la direction générale des affaires économiques et financières (DG ECFIN) et publiées trois fois par an: au printemps (mai), en automne (novembre) et en hiver (février). Celles de novembre 2016 s’annoncent en léger retrait par rapport aux prévisions précédentes. Les prévisions concernent 2016, 2017 et 2018.


Une croissance modérée dans une période complexe

Pierre Moscovici, commissaire chargé des affaires économiques et financières, de la fiscalité et des douanes, en commentant les prévisions de la Commission a utilisé la formule suivante : « Si je devais définir ces prévisions, je dirais que ce sont celles d'une croissance modérée dans une période complexe ».

On s’attend à ce que la croissance économique en Europe continue à une allure modérée, d’autant que les améliorations récentes du marché du travail et le léger réveil de la consommation privée risquent d’être contrebalancés par un certain nombre d'entraves à la croissance (la faiblesse du commerce mondial, la détérioration des facteurs favorables tels que les prix bas du pétrole ou la dépréciation de la monnaie; et des niveaux élevés d'incertitude, en Europe et aussi au-delà) et l'affaiblissement de facteurs économiques de soutien (la dette privée et publique toujours élevée, le manque de dynamisme de l'investissement ces dernières années, le nombre total d'emplois dans nos économies est encore inférieur à celui qui prévalait il y a dix ans).

La consommation privée devrait rester le principal moteur de croissance soutenue par des perspectives d'accroissement de l'emploi et un léger relèvement des salaires.


Révisions des prévisions de croissance

Dans sa prévision d'automne 2016 (publiée le 10 novembre), la Commission Européenne prédit, pour la zone Euro (1), une croissance du PIB de 1,7 % en 2016, de 1,5 % en 2017 et de 1,7 % en 2018.

A noter : Si 2016 apparaît légèrement mieux que lors des prévisions précédentes du printemps 2016, en revanche, 2017 s’en sort moins bien.

La croissance de PIB dans l'Union Européenne (2) devrait dans l'ensemble suivre un modèle semblable. La prévision s’élève à 1,8 % pour l’ année 2016, à 1,6 % en 2017 et à 1,8 % en 2018.

A noter : Si 2016 apparaît encore légèrement mieux que dans les prévisions précédentes faites au printemps 2016, en revanche, l’année 2017 apparaît légèrement moins bien.

 

Les prévisions pour la zone Euro, l’UE et la France :

Prévisions : Zone Euro UE France

2016

2017

2018

Croissance du PIB
(%, glissement annuel)

1,7

1,8

1,3

1,5

1,6

1,4

1,7

1,8

1,7

Inflation
(%, glissement annuel)

0,3

0,3

0,3

1,4

1,6

1,3

1,4

1,7

1,4

Chômage
(%)

10,1

8,6

10,0

9,7

8,3

9,9

9,2

7,9

9,6

Déficit
(% du PIB)

1,8

2,0

3,3

1,5

1,7

2,9

1,5

1,6

3,1

Dette publique brute
(% du PIB)

91,8

86,0

96,4

90,6

85,1

96,8

89,4

83,9

97,1

Légende: première ligne = valeur Zone Euro, seconde ligne = valeur Union Européenne, troisième ligne = valeur France.

Exemple: en 2017, le chômage devrait être de 9,7% en zone Euro, de 8,3% dans l’Union Européenne et de 9,9% en France.

 

Zoom sur la France

La Commission avait adressé en mai 2016 six recommandations à la France pour l'aider à améliorer sa situation économique. Ces recommandations concernaient les domaines suivants: finances publiques; finances publiques et retraites des collectivités locales; marché du travail et fixation des salaires; PME; fiscalité; marché du travail et temps de travail.

Selon les dernières prévisions de la Commission, en France, le chômage resterait plus élevé en 2017 et en 2018 que dans la moyenne des 19 pays de la zone Euro et la moyenne des 28 pays de l’Union Européenne. L’état des finances publiques continuerait de s’améliorer dans la plupart des pays, mais la France resterait à la traîne…

 

Retrouvez un point sur l’évolution de la situation française vue par la Commission Européenne, en cliquant ici

 

Pour aller plus loin :

Les données de la Commission Européenne peuvent être consultées à l’adresse suivante, certaines sont uniquement en Anglais :

http://ec.europa.eu/economy_finance/publications/.


*****************************************************

Rappel : Les pays de la zone Euro et les pays de l’UE :

(1) : La Zone Euro comprend 19 pays = Allemagne  Autriche  Belgique   Chypre  Espagne   Estonie   Finlande  France  Grèce  Irlande   Italie  Lettonie Lituanie  Luxembourg  Malte  Pays-Bas  Portugal  Slovaquie  Slovénie

(2) : L’Union Européenne comprend 28 pays = Les 19 pays précédents + 9 pays non membres de la zone Euro =  Danemark  Hongrie Royaume-Uni  Suède  Pologne  République tchèque  Roumanie Bulgarie  Croatie.

 

Les prochaines prévisions économiques détaillées de la Commission Européenne seront publiées en février 2017.

PRÉVISIONS 2017, 2018 et 2019 POUR LA FRANCE


Tout ceci manque de vigueur !

Selon les projections macroéconomiques pour la France effectuées dans le cadre de l’Eurosystème (ensemble réunissant la Banque centrale européenne et les banques centrales nationales des pays de l’Euro) et publiées par la Banque de France, les « choses » devraient continuer à peu près à leur rythme actuel : légère croissance, faible inflation, petite baisse du chômage, ralentissement de la consommation interne relayée en partie par de meilleures exportations, amélioration progressive des finances publiques.

La synthèse des projections macroéconomiques pour la France pour les trois années à venir (2017,2018 et 2019) fait ressortir une évolution bien pâlotte. Les adjectifs « vigoureux », « dynamique », « robuste » semblent avoir été mis à l’index. Les élections présidentielles et législatives de 2017 modifieront-elles la donne ?

Une croissance encore poussive

Après près de 1,3 % en 2016 (chiffre provisoire, à confirmer), la croissance du PIB atteindrait, en moyenne annuelle, 1,3 % en 2017 et s’élèverait ensuite à 1,4 % en 2018, puis à 1,5 % en 2019.

En dessous du niveau moyen de la croissance mondiale
Rappelons que la croissance du PIB mondial passerait de 2,9% en 2016 à 3,5% et que la croissance du PIB mondial hors zone Euro passerait de 3% en 2016 à 3,8%. Autrement dit, le PIB mondial et le PIB mondial hors zone Euro progresseraient de plus de 20% sur la période 2016/2019, alors que le PIB français augmenterait sur la même période de 15%.
Ce sont les exportations qui tendraient la croissance en France et non pas la demande intérieure et la consommation nationale.

Les échanges extérieurs prendraient le relais d’une demande intérieure moins dynamique
L’activité en France a été portée en 2015 et 2016 par la demande intérieure (consommation et investissement), tandis que le commerce extérieur pesait nettement sur la croissance du PIB (contributions de – 0,3 pp en 2015 et – 0,6 pp en 2016). A partir de 2017, tout en restant le principal moteur de l’activité en France, la demande intérieure devrait ralentir tandis que le commerce extérieur deviendrait meilleur. La progression des exportations évoluerait, ensuite, en ligne avec la demande extérieure. Les parts de marché fin 2017 seraient marginalement au‑dessus de celles de 2015 et bien supérieures à celles de 2010.

Après le pic enregistré de 2015 à 2016, la croissance de la consommation des ménages fléchirait en 2017
La consommation des ménages devrait progresser en 2016 au même rythme qu’en 2015 (1,5 % en moyenne annuelle), soutenue par des gains de pouvoir d’achat substantiels, largement expliqués par la faible inflation induite par le contre choc pétrolier.
Les effets de ce gain de pouvoir d’achat disparaîtront et la consommation ne progresserait que de 1,2 % en 2017, avant de repartir à 1,5 % en 2018, puis 1,6 % en 2019.
Ainsi, en 2017, la consommation des ménages marquerait le pas par rapport aux deux années précédentes. Au bénéfice du redressement de l’activité, le revenu disponible brut nominal des ménages progresserait
nettement (2 %), mais le pouvoir d’achat des ménages serait affecté par la nette remontée de l’inflation et le revenu disponible brut réel ne progresserait que modérément (1,2 %). En 2018 et 2019, l’accélération de la consommation des ménages serait favorisée par celle des revenus nominaux et en particulier celle des salaires nominaux.

Retour d’une inflation modérée

Après un niveau faible en 2016, à 0,3 % en moyenne annuelle, l’inflation se redresserait progressivement, à 1,2 % en 2017, 1,4 % en 2018 et 1,5 % en 2019. L’inflation des prix des services, après avoir atteint des niveaux historiquement bas, repartirait progressivement à la hausse dès la fin 2016 dans le sillage, notamment, de l’accélération des salaires nominaux. Elle atteindrait 1,9 % en glissement annuel au quatrième trimestre 2019, un niveau toutefois encore faible en perspective historique.
Parallèlement, la politique monétaire accommodante continuerait à maintenir les taux d’intérêt à des niveaux bas. Le taux d’intérêt des obligations d’État à 10 ans amorcerait une remontée pour atteindre 1,4 % en 2019, après un minimum à 0,5 % en 2016.

Pétrole, en légère hausse

Le prix du baril de Brent (le Brent est un mélange des pétroles bruts issus de diverses exploitations en Mer du Nord) a atteint en janvier 2016 son point le plus bas depuis 2009, à 29 euros. Il a depuis rebondi pour s’établir à 45,3 euros en octobre 2016. En moyenne annuelle, le prix du baril de Brent progresserait de plus de 6 euros en 2017, puis l’augmentation se ferait plus légère en 2018 et 2019. Au final le Brent tournerait toujours dans les trois années à venir autour de 45 euros le baril, à 5 ou 10% près.

Le taux de chômage devrait diminuer (un peu)

L’effet des mesures de politique économique se renforcerait légèrement sur l’horizon 2017/2019, avec la hausse du taux du CICE (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi). Le taux de chômage par rapport à la population active diminuerait simplement de 10% en 2016 à 9,5% en 2019.

Finances publiques : légère amélioration

L’amélioration progressive des finances publiques se poursuivrait en 2016, avec un solde public nominal qui atteindrait – 3,3 % du PIB, après – 3,5 % du PIB en 2015. En 2017, cependant, l’évolution des dépenses ne permettrait pas d’atteindre un déficit de – 3,0 %.

Taux d’épargne des ménages inchangé

Autour de 14,5%, ce taux resterait globalement au niveau actuel. L’épargne financière des ménages, qui rapporte leur capacité de financement à leur revenu disponible brut, déclinerait très légèrement de 5,7 % en 2016 à 5,5 % en 2019, soit un niveau inférieur à celui observé en moyenne de 2009 à 2012 (6,3 %).

L’investissement des entreprises favorisé par les taux bas

Soutenu par la mesure d’incitation fiscale de suramortissement, l’investissement des entreprises a fortement accéléré au quatrième trimestre 2015 (variation trimestrielle de 1,4 %) puis au premier trimestre 2016 (1,9 %), avant de subir un contrecoup marqué les deux trimestres suivants (– 0,3 % au deuxième trimestre, puis – 0,2 % au troisième trimestre 2016). Bien qu’à un niveau moindre qu’en 2016, l’effet de la mesure de suramortissement sur l’investissement devrait être encore sensible au quatrième trimestre 2016 et au premier trimestre 2017. Passés ces soutiens temporaires, l’investissement des entreprises retrouverait à partir de 2017 un rythme plus faible qu’en 2016. Il progresserait ainsi de 1,8 % en 2017, après 3,3 % en 2016, puis de 2,5 % en 2018 et 2,7 % en 2019.

Synthèse des projections pour la France


Prévisions France
2016
2017
2018
2019
 Croissance du PIB (%, glissement annuel)
1.3 1.3 1.4 1.5
Inflation (%, glissement annuel)
0.3 1.2 1.4 1.5
Pétrole (cours du baril de Brent en euros)
38.8
45.3 48.3 50.1
Chômage (% de la population active)
10 9.9 9.7 9.5
Exportations
1.2 4.3 3.8 3.9
Consommation des ménages
1.5
1.2 1.5  1.6

Toutes les données et informations ci-dessus proviennent de : « Banque de France. PROJECTIONS MACROECONOMIQUES PLURIANNUELLES France, décembre 2016 ».

La Banque de France diffuse, deux fois par an, en juin et en décembre, des prévisions économiques portant sur l’année en cours et sur les années suivantes.


LA PRESSE EN PARLE

LinXea est plébiscité par la presse
économique et financière depuis 2005 !
Découvrez nos derniers articles de presse
en ligne.

La presse en parle

GOODMORNING LINXEA

Toutes les news de vos placements à
portée de clic !
Découvrez nos interviews de gérants
et informez vous sur l'assurance vie !

Le journal de LinXea

LE BLOG DE LINXEA

Vous souhaitez ne rien rater de
l’actualité de Linxea, connectez vous
dès maintenant à notre blog, c’est
simple, rapide et sympa !

Le blog