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M&G DYNAMIC ALLOCATION A EUR Acc

JANVIER/FÉVRIER 2018


 
Une flexibilité à toute épreuve pour ce fonds patrimonial équilibré

M&G Dynamic Allocation est un fonds flexible qui est proposé dans neuf contrats de LinXea. Il a servi de sympathiques performances.

M&G Dynamic Allocation A EUR Acc est classé dans la catégorie « Allocation Flexible - International en euros » par Morningstar. Son objectif est d’obtenir un rendement total positif sur un horizon de trois ans en gérant de manière souple un portefeuille d’actifs internationaux.

Une approche d’investissement « hautement flexible »

Depuis son lancement en décembre 2009, le fonds a su prouver sa capacité à générer des performances positives ajustées du risque dans différentes conditions de marché.
Juan Nevado et Tony Finding, les gérants de M&G Dynamic Allocation ont la liberté de répartir le capital entre les différents types d’actifs en réaction aux changements des conditions économiques et des prix des actifs.

La préservation du capital avant tout

« Le fonds M&G Dynamic Allocation investit dans de multiples classes d’actifs. En outre, il est géré en répartissant le capital en fonction de la perspective macroéconomique du gestionnaire, des évaluations des classes d’actifs et de la gestion active des risques lors de la construction du portefeuille. Le fonds n’est pas géré par rapport à un indice de marché », c’est le prospectus du fonds qui l’indique et il ajoute même : « en cas de grave incertitude sur le marché, la préservation du capital sera cependant la pierre angulaire de la stratégie du fonds.».

Conçu pour performer dans diverses conditions de marché


M&G Dynamic Allocation vise à générer une performance totale positive (les revenus plus l’appréciation du capital) sur toute période de 3 ans grâce à un portefeuille d’actifs internationaux géré avec flexibilité. Il peut être composé de 20% à 60% d’actions, 0% à 80% d’obligations (cash inclus) et jusqu’à 20% d’autres classes d’actifs (principalement des actions immobilières et des obligations convertibles).
Les gérants jouent activement les expositions aux devises dans le but d’améliorer le rendement, avec un minimum de 30% du fonds exposé à l’euro.

A la fin du mois de décembre 2015, l’allocation principale du M&G Dynamic Allocation était la suivante :
Actions : 40,47 %
Obligations gouvernementales : 7,65 %
Crédits d'entreprises : 25,14 %
Obligations convertibles : 3,16 %

Comparée à son allocation à la fin du mois d’octobre 2017, on constate que M&G a augmenté son exposition aux actions, mais que le fonds a choisi de conserver beaucoup de liquidités ;
Actions : 46,8%
Obligations internationales et obligations d’entreprises : 5,8%
Obligations convertibles : 1,90%
Reste : liquidités



Toujours dans le premier quartile

Le fonds M&G Dynamic Allocation a toujours été classé depuis sa création dans le premier quartile.
Selon la base de données Morningstar « Les quartiles divisent les données en quatre groupes de tailles égales. Exprimée en termes de rang (1, 2, 3 ou 4), la mesure du quartile vous indique quel genre de performance un fonds a connu comparativement à tous les autres fonds de sa catégorie…/… Les premiers 25 % des fonds (ceux qui ont connu les meilleurs rendements) composent le premier quartile, les prochains 25 % des fonds représentent le deuxième quartile,  etc .../ … Si l'on comparait 100 fonds, il y aurait quatre quartiles de 25 fonds chacun. La médiane serait le cinquantième fonds. Bien qu'un gestionnaire de fonds souhaite produire des rendements de premier quartile chaque année, très rares sont ceux qui y parviennent.»

Les gérants du fonds sont Juan Nevado et Tony Finding



Des performances convaincantes
Ce fonds s’adresse aux épargnants cherchant à concilier le potentiel d’appréciation des actions avec une approche diversifiée en matière de gestion des risques. Depuis son lancement en décembre 2009, le fonds connaît un gros succès auprès des investisseurs européens avec des encours sous gestion qui dépassent les 7,2 milliards d’euros et une performance annualisée de +6,6% (au 20/12/2017).
Depuis début 2012, soit au cours des six dernières années, sa performance annuelle a toujours été positive :

Performances annuelles (arrêtées au 20 décembre 2017)
  YTD
2017
2016
2015
2014
2013
2012
M&G Dynamic Allocation Funds €A
 
+8,4%

+8,8%

+2,0%

+9,8%

+6,5%

+9,5%
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures

M&G Dynamic Allocation qui dispose de plus de 8 ans d’expérience offre un rendement supérieur à la moyenne de sa catégorie Morningstar pour un risque dans la moyenne de cette même catégorie. Ce fonds est noté 4 étoiles Morningstar et son échelle de risque (qui va de 1 à 7) est au niveau 4, c’est-à-dire juste au milieu de l’échelle de risque.
A fin novembre 2017, son écart-type sur 3 ans est de 7,94 %.Le fonds a pour objectif de gérer une volatilité oscillant entre 5% et 12% par an sur le moyen terme.

A la date du  20 décembre 2017, le fonds présente les performances suivantes :
Depuis le début d'année 2017 :    8,36 %
Perf. annualisée sur 3 ans :    6,61 %
Perf. annualisée sur 5 ans :     6,98 %
(Source: Morningstar)

 

Quid de l'année 2018 ?


Voici en résumé, les perspectives de marché 2018 de l’équipe « Gestion Diversifiée » de M&G :

« La période de croissance mondiale généralisée nous semble devoir se poursuivre et devrait se traduire, in fine, par une progression des bénéfices des entreprises et l’appréciation des actions. Un aspect important à prendre en considération sera la normalisation attendue de la politique monétaire de la Banque centrale européenne et de la Réserve fédérale américaine. La prudence commande de se préparer à une hausse des taux d’intérêt. Selon nous, 2018 devrait présenter de nouvelles opportunités pour les investisseurs qui, à l’instar de l’équipe Gestion Diversifiée de M&G, font abstraction de l’actualité et se concentrent sur le long terme».

M&G Investments

Avec plus de 320 milliards d’euros d’encours (au 30.06.17), M&G
Investments est l’une des plus importantes sociétés de gestion d’actifs européennes. Son principal objectif est de faire fructifier l’épargne de ses clients par le biais d’une gestion de conviction.
La société dispose d’une forte expertise en gestion obligataire, actions et diversifiée.
M&G a ouvert son bureau à Paris en septembre 2007 avec l’objectif de devenir l’un des principaux acteurs en matière de gestion d’actifs. M&G
privilégie les produits simples que ses clients peuvent aisément comprendre et envers lesquels ils peuvent avoir confiance.

Chiffres au niveau mondial
Plus de 320 milliards de dollars US d’actifs
Plus de 2 000 collaborateurs
Présent dans 16 pays
(au 30.06.2017)


 
LES NEWS DES MARCHÉS - JANVIER 2018


On attend un bon début d’année, mais attention aux dents de scie…

L’année 2018 devrait commencer sous de bons augures. Il reste à savoir combien de temps cela durera. « L’incertitude est une composante permanente de l’environnement boursier », rappelle l'équipe Gestion Diversifiée de M&G dans son bilan 2017. Une règle qu’il ne faut pas perdre de vue !

Sur le papier, les voyants économiques de l’Europe et de la zone Euro sont au vert … grâce à la politique de la Banque Centrale Européenne (BCE) toujours accommodante. Les dernières prévisions économiques pour la France publiées le 14 décembre 2017 sont encourageantes. Mais au delà des chiffres, un regain d’incertitude géo-politique peut toujours entraîner une augmentation des risques.
« Alors que le moteur de performance des marchés de taux au sein des portefeuilles s’éteint doucement, celui des marchés actions continue, quant à lui, de fonctionner à plein régime, mais offre désormais des valorisations trop élevées pour espérer des gains mirifiques au cours des prochains trimestres » (SwissLife Asset Managers, commentaire d’allocation d’actifs du 13 décembre 2017).


Que la fête continue !

Pour beaucoup de sociétés de gestion, l’année 2018 devrait commencer dans la bonne humeur. « Tout d’abord, sur les marchés actions, tout concourt à une poursuite de la hausse : une croissance économique persistante et non inflationniste, des bénéfices bien orientés et des flux de capitaux au rendez-vous.
Sur les marchés obligataires, le consensus a annoncé une hausse des taux longs depuis des années…/… Sans se positionner sur des stratégies particulièrement complexes ou exotiques, le simple investissement en emprunts d’Etat de la zone euro, ou des Etats-Unis, a pu rapporter près de 5% par an depuis le début du siècle. Même si ce rythme d’appréciation s’est ralenti ces dernières années, la progression se poursuit : +2,4% par an pour la zone euro et +1,5% pour les Etats-Unis », résume Bernard Aybran, Directeur de la multigestion chez Invesco Asset Management (Tendance et Allocation, décembre 2017).
Pour sa part, Deutsche Asset Management dans un « Chart of the week » de fin novembre 2017 intitulé «Les pays de la zone euro ont rétabli leurs balances courantes » constate une amélioration de certaines économies européennes. Notre « graphique de la semaine » révèle une amélioration spectaculaire : l’Espagne, qui affichait un déficit de sa balance courante à plus de 110 milliards d’euros par an avant la crise, enregistre maintenant un excédent d’environ 20 milliards d’euros. Le Portugal a également réussi à remettre en bon ordre sa balance courante. Même l’Italie est parvenue à générer un excédent de plus de 45 milliards d’euros. Par conséquent, nous en conclurons que la zone euro a en effet réussi à stabiliser sa situation financière. Pour encore longtemps ? Continuons de regarder attentivement les balances des comptes courants ».
« Nous attendons une neuvième année consécutive de reprise. Le rallye des marchés n’est pas encore terminé”, résumait Stefan Kreuzkamp, Directeur des Gestions de Deutsche Asset Management, le mardi 28 novembre, à Francfort, en donnant ses anticipations pour 2018. “Bien que le cycle que nous connaissons actuellement soit déjà bien avancé, il reste encore un potentiel de hausse sur les marchés d’actions alors que l’économie mondiale continue de croître ”, a-t-il ajouté. 


Des perspectives positives pour les marchés d’actions (américains et européens)

Benjamin Philippe, responsable de la gestion action chez Degroof Petercam Gestion, est très positif sur les actions américaines qui malgré leur prix d’achat moyen élevé recèlent encore du potentiel. Pour les actions européennes, leur hausse ne fait pas de doute pour lui en raison des bonnes nouvelles économiques :
« Les prévisions de croissance pour 2018 et l’effet de la réforme fiscale aux Etats-Unis devraient continuer de soutenir les indices boursiers l’an prochain. Les marchés européens offrent de belles opportunités à saisir.
Les marchés ont salué, début décembre, le vote par le Sénat de la réforme fiscale aux Etats-Unis. Certains analystes estiment que cette réforme devrait entraîner une révision à la hausse de 10% des bénéfices par action (BPA) des entreprises américaines l’an prochain. Ainsi, les indices boursiers américains, qui affichaient des PER élevés (NDLR : cours divisé par le bénéfice par action, exemple : une société cote 100 €, le bénéfice par action est de 5 €, le PER est de 20), se retrouvent mécaniquement moins fortement valorisés. Avec un indice S&P qui se négocie à 16 fois les bénéfices 2017 contre près de 20 fois en 2002, les actions américaines ne sont pas si « chères » et les investisseurs peuvent envisager l’année 2018 avec une certaine sérénité. D’autant que 75% des entreprises américaines ont battu le consensus lors de la publication de leurs derniers résultats trimestriels.
De leur côté, les marchés européens ont déçu les investisseurs, au cours du mois écoulé, avec seulement 45% d’entreprises du STOXX Europe 600 ayant battu le consensus. Les valeurs européennes conservent, malgré tout, un potentiel de hausse réel en 2018. Le PER moyen des actions européennes ressort à 13,8 fois les bénéfices 2017 contre une moyenne historique de 13,2. Par ailleurs, le retour du risque politique (problème catalan, élections allemandes, négociations difficiles sur le Brexit) s’atténue semaine après semaine. Or, le scénario économique pour l’année qui vient s’avère positif avec une croissance attendue de la zone euro de 2% et un taux d’inflation de 1,4% » (Degroof Petercam Gestion, publié le 12 décembre 2017).


Les petites et moyennes entreprises françaises sont à privilégier

« Au regard des perspectives de croissance des bénéfices (+8.9% attendus en 2018 après +13% en 2017 sur le Stoxx 600, consensus Factset), les niveaux de valorisation des actions européennes ne semblent pas excessifs surtout que l’environnement économique reste favorable » estime Fabrice Masson, directeur de la Gestion Actions et gérant du fonds BFT France Futur.
Les petites et moyennes valeurs françaises figurent parmi les plus fortes convictions pour 2018. « Leur activité est plus fortement exposée à la conjoncture européenne et française, l’environnement de liquidité reste favorable, ce sont deux facteurs positifs pour soutenir encore le rebond des bénéfices initié en 2017 ». Les sociétés françaises profiteront par ailleurs des effets des premières mesures mises en place par le gouvernement « Macron » pour renforcer la compétitivité des entreprises mais aussi stimuler l’investissement. « C’est la raison pour laquelle nous privilégions le secteur industriel et celui de la technologie qui tous deux devraient profiter d’une amélioration de l’investissement » précise Fabrice Masson dans un document diffusé le 15 décembre 2017 par BFT Investment Managers.

Marchés européens d’actions
Points positifs :
• Bonne croissance de l’Europe et du chiffre d’affaires des entreprises.
• Les valorisations des actions sont toujours attrayantes.
• L’environnement macroéconomique demeure robuste.
Points négatifs
• L’euro fort pourrait peser sur les carnets de commandes des entreprises.
• Hausse du pétrole et des matières premières





A peine commencée, la fête est-elle déjà finie ?

« La croissance mondiale et européenne accélère progressivement mais repose sur des fondements, en partie, artificiels » explique Degroof Petarcam dans ses « Perspectives macro & allocations d’actifs pour 2018 » et poursuit : « L’économie européenne bénéficie de taux d’intérêt historiquement bas grâce à une politique monétaire exceptionnellement accommodante, mais le chômage structurel reste élevé. Si, au terme de 10 ans de crise, le capital s’est apprécié, le travail s’est quant à lui déprécié, et il le sera d’autant plus à l’avenir sous l’effet de la digitalisation ». 


Les marchés sont fragiles


Les impulsions clés pour la classe d’actifs actions en 2018 devraient venir de la technologie, mais aussi des marchés émergents, du Japon et de l’Europe.
Outre-Atlantique, au-delà de l’appétence pour les valeurs technologiques, le secteur financier pourrait même être en passe de devenir le second secteur fort de la classe d’actifs l’année prochaine. Aux États-Unis, les attentes sont fortes en matière de dérégulation ou de simplification réglementaire pour l’année qui s’ouvre. Les marchés se sont par ailleurs préparés à voir intervenir une hausse des taux directeurs de la Fed et anticipent des dividendes plus élevés outre-Atlantique. En Europe, la consolidation se poursuit et les efforts de restructuration porteront leurs fruits. Bien que confiant, Andre Köttner, co-Directeur de la Gestion Actions chez Deutsche AM, ne s’attend toutefois pas à voir les places boursières offrir une performance identique à celle de 2017 avec une volatilité aussi faible. Le point d’arrêt de l’actuel rallye pourrait bien arriver du côté de l’inflation si celle-ci redémarre plus vite que prévu, de chiffres décevants sur la croissance chinoise ou de l’échec du plan de réforme fiscal tant attendu aux États-Unis. Pour le moment néanmoins, les investisseurs font toujours preuve d’un fort appétit pour le risque. De fait, il n’est pas exclu d’assister à certaines liquidations des positions risquées en 2018 » (Deutsche AM,  Information Média, 7 décembre 2017).

La flexibilité est l’avenir de la gestion diversifiée …

Pour Michaël Fay, Directeur des Gestions Diversifiées chez OFI AM «  La gestion diversifiée va gagner en complexité au cours des prochaines années. L’investisseur doit passer d’une classe d’actifs à une autre et d’une zone géographique à une autre dans des temps beaucoup plus restreints.  Depuis la crise financière de 2008/2009, les fonds multi-asset diversifiés ont connu un succès croissant. La volatilité des marchés actions et la chute des taux à des niveaux historiquement bas incitent, en effet, les investisseurs à recourir davantage à ces stratégies pour obtenir le meilleur couple rendement/risque. Pour autant, malgré l’engouement pour ces fonds, il n’était pas trop préjudiciable de surpondérer l’une ou l’autre des deux grandes classes d’actifs, les performances comparées entre les actions et les obligations restant globalement comparables. La quête de performance et la réduction du risque offertes par la gestion diversifiée séduisaient le client mais le facteur allocation s’avérait moins crucial. Avec la remontée prévisible des taux, les profils prudents encore largement investis en obligations ne vont plus pouvoir reproduire le même niveau de performance généré au cours de la dernière décennie. De facto, l’allocation d’actifs devient un facteur discriminant de la performance des fonds diversifiés multi-asset et le phénomène va s’amplifier au cours des cinq prochaines années. En effet, ce type de gestion va gagner en complexité, obligeant l’investisseur de ce type de fonds à passer d’une classe d’actifs à une autre et d’une zone géographique à une autre, dans des temps beaucoup plus restreints. Certains profils de portefeuilles réputés « prudents » vont devenir plus risqués, puisque davantage exposés aux marchés obligataires, tandis que d’autres réputés « dynamiques », en raison de leur exposition aux marchés actions, présenteront un risque plus faible. » (OFI Focus Gestion Diversifiée, 23 novembre 2017)





Bonne dynamique en Chine !

Pour Invesco, les actions H chinoises cotées à Hong Kong offrent de réelles opportunités du fait de l’intérêt porté sur ces titres par les investisseurs de Chine continentale. Les flux importants de capitaux via le Southbound Trading Link, de Shanghai vers Hong Kong, ont été l'un des moteurs de la solide performance enregistrée depuis janvier par la
bourse de Hong Kong. Les investisseurs chinois effectuent désormais des placements sur ce marché, auparavant recherché presque exclusivement par des investisseurs institutionnels étrangers.
 « Les investisseurs internationaux pourraient avoir intérêt à reconsidérer leur allocation stratégique en faveur des actions chinoises. Associer des actions chinoises A et des actions H cotées à Hong Kong est un bon moyen de renforcer et d’élargir un univers d’investissement. De nombreuses possibilités de placement alignées sur les moteurs de la
croissance structurelle de l’économie chinoise s’offrent ainsi aux investisseurs », souligne Mike Shiao, Directeur des investissements pour la région Asie hors Japon chez Invesco Hong Kong.

Sentiment global sur les marchés pour le début 2018 :

Actions  européennes : positif
Actions japonaises : positif
Actions émergentes : positif
Actions américaines : stable
Obligations européennes : négatif
Obligations internationales : négatif
Obligations émergentes : positif

Le rallye des pays émergents devrait se poursuivre

« Les marchés d’actions ont poursuivi leur ascension au cours de ces dernières semaines, tirés à la hausse par le dynamisme des marchés émergents » analyse Didier Bouvignies  Rothschild  AM (Focus Marchés).
« Les marchés d'actions des pays émergents ont connu un redressement spectaculaire depuis leur point bas de 2016, et conservent un potentiel d'appréciation substantiel à moyen terme », estime Nordéa Asset Management et dans un commentaire du 16 novembre 2017 rappelle que « La croissance économique des pays émergents devrait avoisiner 4,5% en 2017 selon les estimations, un niveau supérieur de 100 points de base à la croissance estimée à l’échelle globale. Les fondamentaux des marchés émergents se sont renforcés, entre l’amélioration continue des balances courantes de ces pays depuis 2013 et l’apaisement des excès inflationnistes, qui pénalisaient fortement certaines économies ces dernières années, notamment le Brésil et l’Inde.».
Quant à Gemway Assets, dans un reporting du 30 novembre 2017, elle estimait à cette époque que nous étions à mi-parcours du « bull market émergent 2016-2020 ». A bon entendeur …

Scénarios économiques
CPRM AM publiait le 8 décembre 2017 ses scénarios arrêtés à fin novembre pour les mois de décembre 2017, janvier 2018 et février 2018 :
Scénario central : Poursuite de la bonne dynamique de la croissance mondiale
Scénario alternatif 1 : Montée de l’aversion aux risques avec des tensions géopolitiques et des tensions politiques internes aux États-Unis
Scénario alternatif 2 : Tensions politiques marquées en zone euro.


 
ÉCONOMIE DE LA FRANCE - JANVIER 2018


Encore trop d’instabilité sur la balance des paiements extérieurs


Malgré une « amélioration des transactions courantes en octobre », le solde des transactions courantes reste déficitaire au mois d’octobre mais s’améliore, à –2,2 milliards, après -3,3 milliards en septembre.
Le déficit des biens se réduit principalement du fait de l’amélioration des échanges hors douanes, notamment le négoce international. L’excédent des services se redresse légèrement mais demeure faible, à 0,3 milliard. Les revenus restent excédentaires (0,8 milliard).
Au compte financier, les investissements directs ressortent à l’équilibre du fait d’une diminution des investissements français à l’étranger (3,1 milliards après 6,2 milliards en septembre). Les investissements de portefeuille se soldent par des sorties nettes de 33,7 milliards, avec des achats nets de titres étrangers pour 24,3 milliards après les ventes nettes enregistrées en septembre. Les prêts et emprunts (« autres investissements ») enregistrent des entrées nettes de 47,3 milliards.  (STAT INFO « La Balance des paiements – France – Octobre 2017 »).

Selon l’enquête mensuelle de conjoncture de la Banque de France, publiée le 11 décembre 2017. Conjoncture à fin novembre 2017 Industrie, services marchands et bâtiment :


• En novembre, la production industrielle poursuit sa progression

L’agro-alimentaire, l’aéronautique, la pharmacie ainsi que les équipements et machines sont particulièrement dynamiques.
Les carnets de commandes se garnissent encore et sont au plus haut depuis début 2008. Les effectifs continuent de s’étoffer.

• L’activité accélère dans les services, grâce à l’intérim, au transport et aux activités informatiques
La situation de trésorerie s’améliore. Les chefs d’entreprise prévoient une moindre hausse de l’activité en décembre.
• L’activité dans le bâtiment progresse vivement, notamment dans le second oeuvre
Les carnets de commandes sont à leur plus haut niveau depuis décembre 2007. Selon les chefs d’entreprise, l’activité devrait croître un peu moins vite en décembre.
Le climat des affaires s’améliore
Dans l’industrie, l’indice du climat des affaires s’établit à 106 en novembre, comme en octobre. Dans les services, l’indice du climat des affaires s’établit à 102 en novembre, comme en octobre. Dans le bâtiment, l’indice du climat des affaires s’établit à 104 en novembre, après 103 en octobre. Il est au plus haut depuis décembre 2007. Selon l’indicateur synthétique mensuel d’activité (ISMA), le produit intérieur brut progresserait de 0,5 % au quatrième trimestre 2017 (deuxième estimation, inchangée).

Des résultats semestriels 2017 très solides pour les principaux groupes industriels et commerciaux français


Les quatre-vingts principaux groupes industriels et commerciaux français ont réalisé un très bon premier semestre 2017. Comparées au premier semestre 2016, l’activité est en croissance de près de 7 % et la profitabilité de 10 %. Ces groupes bénéficient de la confiance des investisseurs comme en témoigne la hausse de leurs capitalisations boursières (+ 21 % par rapport à juin 2016). (Source : Banque de France, Bulletin n°214, novembre-décembre 2017).

Le nombre de défaillances d’entreprises diminue de 7,3 %


À fin septembre 2017, le nombre de défaillances enregistrées sur les douze derniers mois diminue de 7,3 %
À fin septembre, le cumul sur 12 mois du nombre de défaillances s’élève à 59 402, soit une baisse de 7,3 % par rapport à septembre 2016. Selon des données encore provisoires, le cumul des défaillances diminuerait à fin octobre 2017 de 7,6 %.
Le recul des défaillances cumulées concerne la majorité des secteurs.
Les secteurs de la construction et des activités immobilières enregistrent les plus forts reculs du nombre de défaillances cumulées sur 12 mois (-14 % chacun). Le cumul des défaillances diminue également dans d’autres secteurs, notamment celui de l’hébergement et restauration (-8,6 %) et des conseils et services aux entreprises (-7,5 %).
En revanche, les défaillances progressent sur douze mois dans le secteur de l’agriculture, sylviculture et pêche (+7,8 %) et dans une moindre mesure dans les transports et entreposage (+4,5 %).

Les défaillances des PME en baisse

Les défaillances cumulées reculent pour l’ensemble des PME (-7,4 %), et augmentent sur le segment des ETI - grandes entreprises, avec 14 défaillances de plus, sur un an. Les encours de crédits portés par les entreprises défaillantes sur les douze derniers mois représentent 0,4 % du total des encours de crédit déclarés au Service Central des Risques de la Banque de France. (Banque de France STAT INFO concernant « Les défaillances d’entreprises en France » paru le 8 décembre 2017).

Les crédits à l'équipement des entreprises s’accélèrent

Ø  À fin octobre 2017, les crédits mobilisés par les entreprises atteignent 935,4 milliards d’euros, en augmentation de 5,2 % sur un an, au lieu de 5,0 % en septembre.
Ø  Cette progression concerne toutes les catégories d’entreprises : +3,6 % pour les PME, +5,4 % pour les entreprises de taille intermédiaire (ETI) et +4,1 % pour les Grandes E.ntreprises
Ø  L’augmentation de l’encours des crédits mobilisés concerne la majorité des secteurs. Elle s’élève sur un an à 9,8 % dans l’industrie, à 4,1 % dans les services aux entreprises et à 4,0 % dans le commerce. En revanche, l’encours des crédits mobilisés recule de 3,1 % dans le secteur de l’information et de la communication et de 1,2 % dans la construction.
Ø  Le taux d’intérêt moyen des crédits nouveaux augmente en octobre pour les prêts d’un montant unitaire supérieur à 1 million d’euros (1,44 %, après 1,38 % en septembre) et diminue pour ceux d’un montant inférieur (1,71 %, après 1,75 %).
(Banque de France Stat Info « Crédits par taille d'entreprises – Octobre 2017 » paru le 8 décembre 2017).
Au mois de novembre, les établissements bancaires font état d’une très légère baisse de la demande de crédits des grandes entreprises et d’une stabilité de celle en provenance des PME. (STAT INFO –BLS-Enquête sur la distribution de crédits publié le 13 décembre 2017)


 
ÉCONOMIE DE LA ZONE EURO - JANVIER 2018


Une croissance meilleure que prévu


La Commission européenne a publié le 9 novembre 2017 ses prévisions d’automne pour les années 2017, 2018 et 2019.
L'économie de la zone euro est en bonne voie pour croître cette année à son rythme le plus rapide depuis dix ans, la croissance du produit intérieur brut (PIB) réel devant atteindre 2,2 % selon les prévisions. Ce chiffre est nettement plus élevé que celui annoncé au printemps (1,7 %).
Avec une croissance de 2,3 %, l'économie de l'ensemble de l'UE devrait elle aussi dépasser largement les prévisions (qui étaient de 1,9 % au printemps dernier).


Baisse du taux d’endettement privé dans la zone euro


Au 2ème trimestre 2017, le taux d’endettement des agents non financiers privés de la zone euro continue de baisser (- 0,6 point, après - 0,9 point). Il atteint 121,6 % du PIB. Le ratio de dette privée continue de diminuer en Italie et en Espagne (respectivement - 0,7 point et - 1,9 point). À l’inverse, ce ratio est stable en Allemagne et en France.
Le ratio d’endettement des agents non financiers privés fléchit au Japon au T2 2017 (- 0,6 point), après plusieurs trimestres de hausse. À l’inverse, il croît modérément aux États-Unis et au Royaume-Uni (respectivement + 0,3 point et + 0,2 point au T2 2017).
Le ratio de dette des administrations publiques de la zone euro est stable autour de 89 % du PIB au T1 et T2 2017. Le ratio de dette publique augmente au T2 2017 en France (+ 0,4 point par rapport au T1 2017) et en Italie (+ 0,7 point) ; il est stable en Espagne et en Allemagne.
Au second trimestre 2017, le taux d’endettement des administrations publiques augmente au Japon (+ 0,8 point), est stable au Royaume-Uni et recule aux États-Unis (- 1,3 point).
(STAT INFO paru le 14 novembre 2017 « Taux d’endettement des agents non financiers - Comparaisons internationales » (2ème trimestre 2017).


La balance des paiements de la zone euro est excédentaire

● En octobre 2017, le compte des transactions courantes de la zone euro a enregistré un excédent de 30,8 milliards d’euros (après un excédent de 37,8 milliards d’euros en septembre 2017). Ce solde reflète des excédents au titre des biens (26,2 milliards d’euros), du revenu primaire (9,8 milliards) et des services (7,3 milliards), qui ont été partiellement contrebalancés par un déficit au titre du revenu secondaire (12,5 milliards). Sur la période de douze mois cumulés s’achevant en octobre 2017, le compte des transactions courantes a affiché un excédent de 349,6 milliards d’euros (3,2 % du PIB de la zone euro), contre 363,4 milliards (3,4 % du PIB de la zone) sur la période de douze mois s’achevant en octobre 2016.
● Dans le compte financier, les investissements directs et de portefeuille cumulés ont donné lieu à des acquisitions nettes d’actifs à hauteur de 61 milliards d’euros et à des cessions nettes de passifs de 18 milliards. (BCE, communiqué de presse du 20 décembre 2017).


Les risques
La croissance économique soutient les marchés financiers mais gare à la volatilité !


Selon la Banque centrale européenne, communiqué de presse du 29 novembre 2017 : « Le risque d’une correction rapide sur les marchés mondiaux persiste toutefois. La poursuite de la réduction des primes de risque, la faible volatilité et les signes d’un comportement de prise de risque accrue sur les marchés financiers mondiaux sont autant de sources de préoccupations, car ils pourraient constituer les prémices de fortes corrections des prix des actifs dans le futur.
Les banques de la zone euro continuent d’être confrontées aux défis de la rentabilité. La pression des marchés sur les banques de la zone euro s’est encore atténuée depuis mai, bien que pour un grand nombre de banques les valorisations restent faibles par rapport à leurs homologues mondiales…/… Un certain nombre de difficultés structurelles pèsent également sur les perspectives de rentabilité des banques, notamment des capacités excédentaires, une diversification insuffisante des revenus et un manque d’efficience en matière de coûts…/… Les risques pesant sur la stabilité financière de la zone euro pourraient également provenir du secteur des fonds d’investissement. Ce secteur a continué d’accentuer sa prise de risque au cours des dernières années ».



DNCA
FÉVRIER 2018

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

Les marchés accueillent calmement le retour de l'inflation aux États-Unis

Les investisseurs ont eu la joie de pouvoir dîner en tête à tête avec la dulcinée Inflation le jour de la Saint-Valentin.
 
En effet, la publication des chiffres d'inflation aux Etats-Unis le 14 février, traditionnelle fête des amoureux, a ancré encore un peu plus les futures anticipations inflationnistes. L'indice CPI (consumer price index), qui est celui que le commun des mortels observe, s'est affiché à 2,1% (contre 2,5% un an plus tôt). C'est toutefois plutôt l'indice PCE (personal consumer expenditure) qui doit être analysé car c'est lui qui sert de base pour la fixation de l'objectif de 2% de la Fed depuis 2012. Ce dernier est ressorti à 1,8% (contre 2,1% un an plus tôt). C'est donc plutôt un juste retour à la normale qu'une résurgence subite et ou un dérapage incontrôlé de l'inflation mais il faut le reconnaitre dans un contexte de taux d'intérêt très particulier. Le taux dix ans semble lorgner le niveau des 3% désormais. Ce renouveau inflationniste a donné des ailes aux marchés actions (des deux côtés de l'Atlantique) dans le sillage de bons résultats annuels et de discours optimistes pour 2018. Ca a beaucoup plus perturbé le marché des changes.
 
Ainsi, le dollar contre euro semble avoir franchi la barrière des 1,25 pour rester un peu plus durablement dans la bande de fluctuation 1,25-1,30. Le yen s'est renforcé contre l'euro après avoir enfoncé des niveaux spectaculaires (137). Des doutes subsistent en effet sur l'économie américaine. Le consommateur et l'investisseur immobilier seront sous pression avec la remontée des taux et la faiblesse du dollar. Les programmes de Trump vont mettre du temps à se diffuser dans l'économie et sont porteurs de déséquilibres budgétaires notoires.
 
A côté, la zone euro fait figure d'élève "presque" modèle : déficits budgétaires en forte réduction, excédent commercial, politique monétaire prévisible et accommodante, baisse généralisée du chômage (même en France!). Même l'euro fort ne semble pas alerter les investisseurs ou les dirigeants, pour l'instant tout au moins. Il se peut donc que le rebond des marchés perdure encore mais les défis sur les prochains mois demeurent les mêmes quand il s'agit d'absorber une hausse d'intérêt trop rapide.
 
Profitons en toutefois pour souhaiter (une nouvelle fois) bonne année à l'occasion du nouvel an chinois (année du Chien) et rappelons nous avec malice que 1994 (année difficile sur le marché obligataire) était aussi une année du Chien.

Texte achevé de rédiger le 16 février 2018 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
FÉVRIER 2018


Normalité conjoncturelle  

L’inflation n’a pas fini d’agiter les marchés cette année. Après les deux coups de grisou qu’il a provoqué sur les actions, le phénomène était une nouvelle fois au centre de l’attention la semaine dernière. Dans la foulée des chiffres de l’emploi et de l’inflation salariale, la publication de l’indice des prix à la consommation (IPC), mercredi dernier, pouvait difficilement passer inaperçue. D’autant qu’il n’a fait que confirmer la perspective d’un rebond de l’inflation.   

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DNCA
FÉVRIER 2018

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

Coup de froid sur les marchés

La semaine a été marquée par un coup de froid sur les marchés financiers qui semblent inexorablement épouser les évolutions climatiques de ces dernières semaines.
 
Les deux fortes corrections journalières du marché américain (supérieures à 4%) constituent une première réponse à ce mouvement rapide de remontée des taux 10 ans (de 2% à 2,8% en quelques mois). Cette normalisation monétaire, engagée d’abord par les banques centrales, ne doit pas être perçue uniquement comme un risque pour les investisseurs bien qu’elle ait poussé l’indice de volatilité (VIX) à un niveau rarement atteint (37 contre 11 en début d’année). En effet, la rentabilité du capital ne correspond plus déjà depuis longtemps à l’évolution des fondamentaux économiques.
 
L’ajustement modéré des marchés actions européens à la suite de ce premier mouvement de panique à Wall Street s’avère une bonne surprise. L’Europe, et plus particulièrement la zone Euro n’a donc pas amplifié le mouvement contrairement au passé. Son retard de performance par rapport aux indices actions américains et sa valorisation moins généreuse peuvent avoir servi d’amortisseurs à la baisse. Le scénario macro-économique n’est aujourd’hui pas remis en cause (croissance mondiale synchronisée) mais certaines entreprises européennes pourraient avoir des difficultés à absorber les effets devises défavorables (dollar faible), l’augmentation des coûts des matières premières et la pénurie de main d’œuvre dans certains secteurs (construction). Avec des croissances de bénéfices attendues autour de 10% cette année, il semble cependant que cet objectif soit accessible.
 
Par ailleurs, le niveau de rendement net à travers les dividendes distribués (>3%) se situe toujours à un niveau bien plus élevé que les rémunérations obligataires. Les phases d’ajustement des taux, même sous contrôle de banques centrales attentives, sont souvent perçues comme des périodes d’instabilité et de perturbation. Les baisses futures potentielles des marchés actions doivent être donc utilisées pour acheter des actions européennes dont le niveau de valorisation les protège contre le scénario de hausse des taux longs qui se profile partout dans le monde.
 
L'investisseur actions peut être comparé aujourd'hui à un alpiniste chevronné grimpant sur un glacier et devant franchir plusieurs crevasses profondes et dangereuses avant d'espérer atteindre le prochain sommet.

Texte achevé de rédiger le 9 février 2018 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
FÉVRIER 2018


Passage de témoin  

Comme la majorité des Comités de politique monétaire qui ont jalonné son mandat, le dernier de Janet Yellen n’aura réservé aucune surprise. Celui-ci s’est soldé par un statu-quo, la Fed ayant laissé ses taux directeurs inchangés entre 1,25 % et 1,50 %. Loin d’incarner une quelconque forme de neurasthénie, cette absence intentionnelle de surprise relève en réalité du prodige. La désormais ex-présidente-de-la-Fed a, en effet, su faire preuve de patience et de doigté pour ramener la politique monétaire américaine dans un cadre plus conventionnel.  

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FIDELITY
FÉVRIER 2018


Résurrection   

Le phénomène pourrait s’apparenter à un réflexe stéréotypé. Un signe de conscience envoyé par le patient jusqu’alors plongé dans un état végétatif de longue durée. Une forme de résurrection en somme. Sur l’échelle de Glasgow, ce dernier est passé du stade de “coma léger” à celui de “vigile” en répondant aux stimulations répétées depuis plusieurs trimestres. Loin d’être inquiétantes, les convulsions de marché la semaine passée sont donc plutôt encourageantes. Elles témoignent d’un regain progressif de l’activité encéphalique des places financières.   

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FÉVRIER 2018

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Point hebdomadaire sur les marchés

Onde de crue obligataire

Le tapis obligataire, si moelleux et si confortable pour l’investisseur actions, est entrain de se retirer progressivement sous ses pieds. L'objectif de 3% sur les obligations américaines à dix ans ne semble plus hors d'atteinte d'autant que ce niveau n'est pas incompatible avec le momentum économique actuel. Comme une onde de crue, les investisseurs avaient vu venir le risque d'"inondation obligataire potentielle" et devaient s'attendre à un changement de paradigme obligataire. Toutefois, le mouvement peut paraître salutaire tant la situation commençait à devenir insoutenable sur certaines valorisations ou certaines dérives des marchés (le bitcoin par exemple). La correction actuelle sur les marchés actions va donner de bons points d'entrée sur les prochaines semaines voire sur les prochains mois.
 
Les changes constituent aussi une source d'inquiétudes, le marché venant régulièrement tester le seuil technique des 1,25 sur l'euro/dollar. Le yen, quant à lui, poursuit son affaiblissement contre euro et peut propulser les valeurs exportatrices japonaises au firmament. Le dollar demeure bien le problème pour le reste du monde tant les Américains le considèrent finalement comme leur variable d'ajustement. C'est un jeu dangereux mais finalement c'est l'apanage de la puissance économique dominante. La perturbation des changes pourrait coûter quelques pourcentages de progression des bénéfices pour les grandes multinationales européennes.
 
Le déficit budgétaire américain et les perspectives de creusement de ce dernier à la suite de la réforme du code fiscal et du lancement (encore hypothétique) du programme d'infrastructures (1 500 md$) pourraient accentuer le discrédit de la monnaie américaine qui, rappelons le par pure ironie de l'histoire, trouve son étymologie dans le "thaler" germanique, la monnaie de Charles Quint qui domina l'Europe pendant quatre siècles. Le discours protectionniste de Donald Trump ne devrait pas non plus rassurer les investisseurs plutôt habitués à l'idée des bienfaits de la globalisation sur la valorisation des actifs risqués.
 
Avec ce nouveau cadre économico-monétaire qui se met en place, une attention toute particulière doit être portée sur le niveau des valorisations notamment celui des actions. La reprise économique est bien installée en Europe mais il ne faut pas la surpayer. Les déséquilibres mondiaux persistent (déficits jumeaux aux Etats-Unis, excès de liquidités alimentées par certaines banques centrales, niveau de taux incohérent avec les besoins futurs de rentabilité du capital...).
 
Aussi, 2018 doit être abordée comme une année de transition volatile mais propice à certaines prises de risques...calculées.

Texte achevé de rédiger le 2 février 2018 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

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JANVIER 2018


L'enclume et le marteau  

Le message d’octobre dernier était pourtant clair. Tout du moins, il ne semblait pas nécessiter une nouvelle mise au point à laquelle Mario Draghi s’est finalement plié. À ceux qui ne veulent pas s’y résoudre, le président de la BCE a donc réitéré sa volonté de maintenir une politique accommodante jusqu’à nouvel ordre et répété qu’un resserrement monétaire n’était pas d’actualité. Si redondante soit-elle, cette nouvelle clarification semblait pourtant nécessaire au regard des supputations entourant une normalisation avancée de l’instance. 

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JANVIER 2018

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

Guerre des monnaies et Paix fiscale.

Alors que la semaine s’est ouverte sur la fin du « shutdown » de certaines administrations américaines (jusqu'à la prochaine date de revoyure entre les Démocrates et les Républicains fixée au 8 février), ce sont les mouvements de change qui ont alimenté les marchés la semaine dernière.
Les déclarations de Steve Mnuchin sur les bienfaits du dollar faible ont propulsé le billet vert à 1,25 conte euro sans que Mario Draghi s’en inquiète vraiment tant la reprise européenne s’avère robuste.
 
Une position acheteuse sur le yen (une des dernières monnaies les plus faibles contre euro et dollar de tous les grands pays libéraux) pourrait être une idée d’investissement sur un marché des changes qui risque de continuer à perturber la progression des marchés actions et les prévisions de résultats des grandes entreprises. Parallèlement, tous les pays (Etats-Unis en tête mais la France également) se sont lancés dans une paix fiscale avec les entreprises et les ménages les plus fortunés pour attirer les flux de capitaux internationaux et attiser ainsi une concurrence fiscale. Les conséquences positives des baisses massives d'impôt sur l’économie (théorie du ruissellement) pourraient être partiellement annulées par l’effet assez désastreux sur les déficits budgétaires, dérives actuelles caractéristiques des deux modèles capitalistes anglo-saxons (Etats-Unis et Grande-Bretagne).
 
La fiscalité, outil de redistribution et de meilleure efficacité économique n’est pas un thème nouveau. Déjà, le philosophe Voltaire en 1768 dans son livre « l’homme aux quarante écus », en faisait le centre de son ouvrage. Son récit suggérait d’ailleurs que la meilleure taxe qui puisse exister serait celle dont la base serait l’intelligence, car, par vanité, tout être humain accepterait de la payer ! La guerre des monnaies et la paix fiscale posent aujourd’hui les conditions du nouveau danger qui se profile avec les promesses électorales de Donald Trump : la résurgence du protectionnisme.

Texte achevé de rédiger le 26 janvier 2018 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

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JANVIER 2018


Re-corrélation  

L’absence d’actualité forte et d’indicateurs prépondérants laissait a priori entrevoir une semaine particulièrement ennuyeuse sur les marchés. Que ce soit sur les taux, les changes, les actions ou encore les cours du pétrole, c’est finalement tout l’inverse qui s’est passé. Sans être particulièrement marquée par son ampleur, la tendance générale qui en est ressortie était surtout prégnante dans la confirmation – s’il en fallait une – de la reprise actuelle. 

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DNCA
JANVIER 2018

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

2018, accélération de la croissance?

L’année 2018 sera-t-elle aussi bonne que l’année 2017 ? Cette question brûle les lèvres de tous les investisseurs d’autant que ce début d’exercice continue d’être tonitruant tant sur le sens des marchés (records sur les marchés américains et des performances presqu’annuelles sur certains marchés européens) que les volumes traités. Portés par des tendances macroéconomiques fortes (ce qu’on a pu encore voir avec la dernière publication de la croissance du PIB chinois à 6,9%), les marchés actions semblent ignorer les risques potentiels qui pourraient se refermer sur lui comme une souricière : remontée de taux, volatilité des monnaies et prix du pétrole en hausse.
 
Pour l’instant, les prévisions de résultats des entreprises sont solides de part et d’autre de l’Atlantique, surtout aux Etats-Unis puisque les résultats seront dopés par la baisse de l’impôt sur les sociétés.
 
En France, l’optimisme dépasse toutes les attentes. Même le journal anglais The Economist, assez peu réputé pour sa « gallophilie », l’a élu « pays de l’année 2017 ». L’élection d’Emmanuel Macron et les réformes qui s’ensuivent dans un contexte économique porteur donnent peut-être une véritable chance pour corriger les déséquilibres structurels : deficits jumeaux, taux de chômage élevé et niveau disproportionné des dépenses publiques. La France est désormais perçue comme un élément de stabilité à côté de la traditionnelle Allemagne qui a montré des difficultés à trouver de nouveaux leaders derrière l’indéboulonnable Angela Merkel.
 
Enfin, en zone euro, si la même euphorie économique se fait sentir, l’inflation publiée navigue toujours dans des niveaux faibles (1,4%) ou en tout cas peu surprenants pour le marché obligataire. Cet indicateur sera à surveiller en 2018 car c’est probablement lui qui déclenchera la remontée des taux longs à moyen terme.

Texte achevé de rédiger le 19 janvier 2018 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

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JANVIER 2018


Perspectives 2018 : L’heure de faire les bons choix 

Les marchés se sont certes révélés étonnamment résistants en 2017, mais cet environnement sans précédent pourrait désormais compter ses dernières heures. Au cours de l'année à venir, nous pourrions voir l'exceptionnelle tendance haussière des marchés actions et obligations de ces dernières années prendre fin, tout comme les expérimentations monétaires à l’échelle mondiale qui l’ont favorisée. En 2018, comment les investisseurs feront-ils face aux incertitudes? Quels risques et quelles opportunités pourraient émerger ?

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FIDELITY
JANVIER 2018


L'hebdo des marchés - Les taux sur le tard 

Contrastant avec une année sans grand relief, celle qui s’ouvre s’annonce déjà plus animée sur le marché des taux. Ces derniers ont en effet été au centre de l’attention la semaine passée. Un regain d’intérêt qui tient à la brusque poussée de fièvre du T-Bond venu flirter avec son précédent plus haut de 2,58 % de mars dernier, en touchant 2,55 %. À l’origine de cet emballement, une rumeur de marché selon laquelle la Chine s’apprêterait à stopper ses achats d’obligations américaines.

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DNCA
JANVIER 2018

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La BCE fait bondir les taux et l'euro

Cette semaine aura vu le Global Warming sur la croissance économique se transformer en Global Warning sur les taux d’intérêt. A deux reprises cette semaine, des banques centrales ont amorcé par leur discours et leurs annonces la fin de leur politique monétaire accommodante.
 
Tout d’abord, c’est la banque centrale du Japon qui a déclaré vouloir arrêter ses achats sur la partie longue de la courbe des taux. Cela a déclenché la remontée du yen et possiblement enclenché également la fin de la période de glaciation obligataire au pays du soleil levant. Ensuite c’est la BCE qui a envoyé un message sur l’évolution de la sa guidance de taux d’intérêt en raison d’améliorations économiques indéniables. Là encore l’euro a réagi en s’appréciant contre le dollar. Le niveau des taux d’intérêt, longtemps déconnecté de la réalité économique, doit désormais s’ajuster.
 
Aux Etats-Unis, les taux à deux ans sont désormais proches du rendement net des actions composant le S&P 500 alors qu’en Europe le rendement net de l’indice DJ Stoxx 600 atteint 3,4% pour un rendement négatif du Bund à 2 ans. L’anémie du rendement obligataire incite les émetteurs à profiter de cette anomalie. Ainsi, deux grandes entreprises du secteur de l’énergie ont émis des obligations à des taux record. Engie a établi le record mondial pour une émission hybride perpétuelle avec un rendement de 1,5%.
 
Ensuite c’est l’énergéticien italien Enel qui a émis une émission verte (green bond) avec un coupon de 1,23% sur une maturité de huit ans. Ces niveaux de rémunération sont d’autant plus incroyables que les deux actions versent en moyenne un rendement net proche de 5% via leur dividende.
 
Le tableau pour 2018 est donc entrain de se mettre en place. S’il y a plus de croissance (et plus d’inflation), il faudra qu’il y ait plus de rendement obligataire.

Texte achevé de rédiger le 12 janvier 2018 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
JANVIER 2018


2018, année extatique ?

En matière économique, l’exercice des prévisions n’est pas aisé et peut parfois s’avérer périlleux. Après une année 2017 placée sous le signe d’une reprise plus générale de la croissance mondiale, la question qui s’impose désormais est : quid de 2018 ? Phénomène rare ces dernières années, la fenêtre conjoncturelle actuelle s’ouvre sur un horizon relativement dégagé laissant espérer un renforcement de la croissance. 2018, année extatique sur le front économique ? En tout état de cause, les indicateurs publiés la semaine dernière ne font que conforter ce pressentiment. À commencer par l’économie américaine qui s’apprête...

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DNCA
JANVIER 2018

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

2018 démarre dans l’euphorie

Le début d’année démarre en fanfare dans le prolongement d’une année 2017 réussie pour la plupart des grandes classes d’actifs et notamment pour la plus risquée d’entre elles : les actions. Il est en effet difficile de ne pas conseiller une certaine prise de risques dans les allocations. Les conditions macro-économiques s’améliorent partout dans le monde et l’optimisme américain dope le moral des investisseurs de la planète entière. Les banques centrales continuent d’envoyer des messages de resserrement monétaire. Les tensions géopolitiques ne dégénèrent pas. Pourtant, les investisseurs pourraient être punis par un excès de vitesse en ce début d’année. Comme le descendeur en ski, une faute de carre peut entraîner la chute et la disqualification.
 
L’enchaînement des années de performance positive sur les marchés boursiers incite au discernement dans le choix des investissements. La situation des taux d’intérêt ressemble à celle de l’équilibriste sur sa « slack line ». Les flux se déversent sur les actions par défaut et les multiples de valorisation ne se détendent que lentement. Les révisions en hausse des résultats existent mais ne sont pas encore massives. Les comptes de résultats des grandes entreprises sont chahutés par les giboulées des monnaies et leur capricieux taux de change. Si les actions demeurent un vecteur fondamental de création de surperformance dans les portefeuilles, les stratégies alternatives ou convexes (performance absolute actions, performance absolue obligataire, fonds à protection inflation, fonds convertibles) doivent être considérées pour protéger les portefeuilles contre le retour de la volatilité et l’emballement possible sur les taux d’intérêt. La courte duration demeure le maître mot dans des stratégies obligataires classiques directionnelles.
 
Enfin, une attention particulière devra être portée sur le high yield dont la réelle qualité est masquée par le niveau des taux et l’écrasement factice des spreads.
 
Comme l’alpiniste en montagne, l’investisseur en 2018 parviendra sûrement à gravir encore de nouveaux sommets mais il aura besoin de bien s’encorder et d’avoir le matériel adéquat en cas d’avalanche.

Texte achevé de rédiger le 5 janvier 2018 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

CARMIGNAC
JANVIER 2018


Trois réflexions pour 2018 

Les prédictions précises en matière de marchés ont peu d’intérêt. À titre d’exemple, le consensus des analystes il y a un an anticipait une hausse de 6% de l’indice S&P sur l’année, performance qui fut atteinte en six semaines. Les mêmes d’ailleurs anticipaient en moyenne une hausse de l’indice de 10% en 2008, quand il s’effondra finalement de 40%. En 2017, les meilleures performances ont souvent été le fait d’investisseurs qui prévoyaient en début d’année un dollar fort et une remontée des taux d’intérêt. Mais ils ont su changer d’avis, oublier leur analyse et surfer sur les tendances, ou encore avoir l’heur d’être obligatoirement investis en majorité en euros.

L’articulation d’un scénario central est certes un point de départ incontournable (nous présentions le nôtre pour 2018 dans la Carmignac’s Note de décembre dernier « Le supplice des Cassandre »). Mais il doit s’inscrire dans une analyse des risques, positifs comme négatifs, c’est-à-dire dans une compréhension des principaux enjeux, ceux qui pourraient produire en cas d’inflexion importante un effet décisif sur les marchés, à la hausse comme à la baisse.

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DNCA
DÉCEMBRE 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

Gorilles dans la brume.

Pour la première lettre de 2018, nous faisons le choix de vous livrer les résultats d’une étude psychologique datant de 1999 réalisée par deux chercheurs américains (Christopher Chabris et Daniel Simons de l’Université de Harvard). Cette étude consiste à faire visionner une vidéo à un groupe de participants et de regarder une séquence où deux équipes de joueurs de basket, l’une habillée en blanc, l’autre en noir, se lancent un ballon. Les cobayes de cette étude doivent compter le nombre de passes entre les membres de l’équipe des blancs.

Pendant la partie qui dure moins d’une minute, un personnage déguisé en gorille traverse la scène pendant plusieurs secondes. Les participants doivent ensuite indiquer combien de passes ils avaient comptées et s’ils avaient vu se produire un événement insolite au cours de la séquence. Le résultat est surprenant : la majorité d’entre eux ne voient pas passer le gorille.

Cette petite expérience nous enseigne que plus que l’inattention, c’est bien la trop grande attention sur un objet qui nous empêche de détecter l’insolite ou l’inattendu. Alors que notre intuition nous laisse penser que notre attention sera détournée par un événement surprenant, c’est la concentration sur un objectif prédéterminé qui nous empêche d’être alertés. Le test du gorille illustre nos défaillances attentionnelles et une certaine forme de cécité de la perception.

En 2018, les gérants pourraient être confrontés au test du gorille. Le gérant, comme les participants à ces études, est concentré sur un objectif bien précis (la performance). Il peut donc lui arriver de ne pas voir le ou les risques (un ou plusieurs gorilles) apparaître, bien que sa formation et ses compétences techniques le portent naturellement à balayer le champ des surprises possibles.

Espérons donc que pour cette nouvelle année, que nous vous souhaitons heureuse et belle, les gérants de DNCA sauront discerner le gorille même s’il se cache dans la brume des marchés financiers.

Texte achevé de rédiger le 29 décembre 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
DÉCEMBRE 2017


2017, année politique

A bien des égards, 2017 restera une année éminemment politique. Élections en Europe, actions des banques centrales, début du mandat de Donald Trump… Les marchés ont évolué au gré de ces évènements qui, dans l’ensemble, ont été favorables aux actions. Le début de l’année avait, en effet, démarré par la poursuite du rally consécutif à l’élection présidentielle américaine. Les incertitudes relatives aux échéances électorales européennes avaient ouvert au printemps une phase de consolidation en partie contenue par la victoire d’Emmanuel Macron. Par la suite, les interrogations estivales sur l’action des banques centrales et l’impatience des investisseurs à l’égard ...

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DNCA
DÉCEMBRE 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

2018 pourrait être une année plus volatile...

En 2017, les investisseurs auront réalisé des performances positives sur quasiment toutes les classes d'actifs (actions américaines, actions émergentes, actions européennes, obligations souveraines, crédit, high yield, immobilier, matières premières en tout genre, crypto-monnaies...). Quelques exceptions sont à noter toutefois : les actions russes, le caoutchouc et sûrement d'autres classes d'actifs toutefois mineures dans l'allocation du capital mondial circulant à l'heure actuelle.
 
L'euphorie macro-économique est confortée par l'euphorie monétaire abreuvée par une liquidité mondiale qui progresse plus vite que la croissance nominale. Que peut donc demander l'investisseur comme cadeau de Noël au pied du sapin ? Tout d'abord, son plus gros cadeau et le mieux empaqueté serait une poursuite du mouvement macro-économique avec une accélération de la profitabilité des entreprises (surtout en Europe). L'autre beau présent serait une hausse progressive et maîtrisée des taux longs avec un peu plus d'inflation, indolore pour la croissance mais qui resolvabiliserait tous les systèmes de rente du capital (assurances, retraites).
 
Donald Trump a lui déjà offert son cadeau fiscal en fin d'année après moult déboires et discussions. Sa première année de mandat s'achève sur un constat assez troublant : depuis novembre 2016, les marchés financiers mondiaux ne cessent de progresser et les indices américains ont enchaîné soixante-dix records d'affilée. Encore plus étonnant, le contexte géopolitique, dégradé en tout cas dans sa forme par la communication déstructurée de l'administration américaine, n'a pas fondamentalement bougé et le tableau 2018 démarre sous les mêmes contraintes ou sur le même équilibre des forces : le triangle Chine-Corée-Japon, le combat plus ou moins frontal des frères ennemis au Moyen-Orient (Arabie Saoudite et Iran), les relations plus que complexes avec la Russie, l'idylle Merkel-Macron et les risques de fragmentation politique en Europe (Catalogne, Italie). On serait tenté de dire qu'on ne change pas une équipe qui gagne !
 
Pourtant, les investisseurs sentent que 2018 pourrait être une année un peu moins festive et plus volatile où certaines bulles peuvent éclater. Le monde de l'internet commence à percevoir les premiers signes de la prise de conscience des Etats qui ont lancé de vastes chantiers pour reprendre le contrôle de ces outils qui menacent leurs pouvoirs régaliens et exploitent la vie privée des individus : nouvelle régulation fiscale, application de la directive européenne GDPR sur la protection des données, mise en place d'une réglementation plus contraignante pour des modèles socialement disruptifs (Uber, Airbnb). Dans l'attente de vous donner notre vision pour l'année qui s'ouvrira bientôt, toute l'équipe de gestion de DNCA vous souhaite de joyeuses fêtes.

Texte achevé de rédiger le 22 décembre 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
DÉCEMBRE 2017


Prouesse

Largement anticipé par les marchés, la Réserve fédérale a donc relevé mercredi son taux directeur de 25 points de base pour le porter entre 1,25 % et 1,50 %. L’absence de surprise n’est certes pas un sujet qui mérite de s’y appesantir. Mais en la matière, l’exercice relève du prodige. Celui-ci est, sans conteste, à mettre au compte de Janet Yellen qui présidait là son dernier Comité de politique monétaire. Comme nul autre auparavant, la présidente de la Fed...

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DNCA
DÉCEMBRE 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

Accélération économique de la zone euro en attendant la volatilité en 2018...

Depuis maintenant dix ans, le monde entier (et particulièrement le monde anglo-saxon) a promis la fin de la zone euro. Après deux crises macro-économiques, une crise institutionnelle et une quasi-crise monétaire (la Grèce), la zone euro accélère son rythme de croissance (autour de 2,3-2,4%). Elle est aussi la région du monde où les inégalités se sont le moins creusées. Certains pourraient dire qu'il manque de la croissance à la zone euro mais si la croissance ne profite qu'à une trop petite minorité elle entraînera nécessairement des déséquilibres et les systèmes démocratiques seront à la merci des pressions populistes (Brexit, élection de Donald Trump). Galbraith avait écrit que l'abus économique est comme l'abus d'alcool, il a ses lendemains difficiles. Il faudra donc surveiller la montée de l'endettement partout sur la planète.
 
La France et l'Italie sont probablement les deux bonnes surprises de cette année 2017. Sans réforme majeure, l'Italie a conservé son système bicaméral qui a l'avantage d'exclure les extrêmes. Avec un train de réformes ambitieux et sans réelle opposition, la France d'Emmanuel Macron s'offre la chance de revenir sur le devant de la scène économique et politique. Il reste en Europe cependant des échéances électorales (Catalogne, Italie, formation de la coalition en Allemagne). Ce seront sûrement des événements de stress sur les marchés.
 
Les opérations financières sont nombreuses (Disney/Fox, Unibail/Westfield, Atos/Gemalto) et témoignent de l'optimisme des entreprises. Aux Etats-Unis, la décision de relever les taux a donc été prise dans l'indifférence générale. Les perspectives de hausse des taux en 2018 (entre 2 et 3) ne sont pas forcément encore totalement intégrées par les marchés. Les banques centrales du monde entier commencent à s'inquiéter des effets pernicieux d'une politique monétaire trop accommodante pendant trop longtemps. Elles peuvent être sources de corrections et de volatilités passagères en 2018. Il faudra attendre encore un peu (huit jours) pour avoir la photo finish boursière de cette année.
 
Pour que le cliché ou le portrait de cette année soit réussi, les investisseurs devront bien tenir la pose, sourire et regarder l'objectif en espérant enchaîner une septième année positive sur les marchés actions européens.

Texte achevé de rédiger le 15 décembre 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

CARMIGNAC
DÉCEMBRE 2017


Le supplice des Cassandre

Il y a un an, nous présentions notre diagnostic d’une reprise économique globale (Carmignac’s Note de décembre 2016 - « Le Vent se lève »). Ce jugement nous réjouissait pour les perspectives des marchés d’actions, mais nous faisait redouter qu’accompagné d’un premier tour de vis monétaire par la Banque centrale américaine, cette embellie pénalise les marchés obligataires en 2017. Il n’en a rien été. Le cycle économique s’est en effet redressé, davantage encore que nous l’anticipions, et il s’est même propagé à l’ensemble du monde

La présence toujours bienveillante des Banques centrales, en soutien d’une croissance économique globale et sans aucune résurgence inflationniste, a poussé par ailleurs la confiance des investisseurs à des niveaux sans précédent. De ce point de vue, la gestion très indexée, a fortiori avec levier, s’est avérée cette année encore gagnante, et la gestion des risques de marchés superflue. Les Cassandre sont demeurées au supplice. On se souviendra néanmoins que dans la mythologie grecque, le problème n’était pas dans les prévisions que faisait Cassandre, qui s’avéraient malheureusement correctes, mais dans le temps qui précédait leur réalisation, pendant lequel elles ne rencontraient que déni et absence d’anticipation.

L’enjeu pour 2018 réside dans le jugement qu’il faut porter sur l’avenir de la configuration idéale actuelle, confrontée qu’elle sera à l’avancement du cycle économique, ainsi qu’à des politiques monétaires finalement en phase active de normalisation.

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DNCA
DÉCEMBRE 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La rotation sectorielle profite aux valeurs « values ».

La semaine passée fut celle de la rotation : prises de profit sur les valeurs technologiques et retour en grâce des valeurs télécoms, énergies et utilities.
 
L'accord sur le comité Bâle 4 qui ne prévoit finalement qu'une dose légère de besoin de fonds propres pour le système bancaire européen (17,5 milliards d’euros sur une période étalée) a aussi propulsé le secteur bancaire européen. Le style de gestion value peut donc bien finir l'année 2017 comme en 2016...
 
Dans l'euphorie macro-économique généralisée, le Japon continue de surprendre positivement les marchés financiers. En affichant un septième trimestre de croissance et un rythme annuel de 2,5% (contre 1,5% attendus), le pays des samouraïs démontre que son modèle économique soutenu par des réformes ambitieuses et une stabilité politique produit des effets vertueux. Le Japon s'avère un savant mélange d'Etats-Unis (libéralisme), d'Allemagne (industrie et export) et de Chine (discipline collective) relevé par la politique monétaire la plus laxiste au monde avec comme corolaire une monnaie qui se déprécie sans cesse. Certes, les défis sont immenses et notamment celui du vieillissement de la population mais aussi celui de la productivité. Néanmoins, l'archipel sort doucement de sa torpeur.
 
Les marchés américains sont dopés par la perspective de la réforme du code fiscal. Rien ne semble entamer la confiance des investisseurs, pas même les ennuis juridiques des conseillers de Donald Trump avec la justice. Le mois de décembre est traditionnellement un mois de fêtes sur les marchés financiers. L'indice S&P 500 enregistre en moyenne la troisième meilleure surperformance mensuelle après les mois de mars et d'avril. Dans plus de 80% des cas, l'indice américain réalise une progression mensuelle de 2,5% en moyenne. Certains commentateurs commencent à comparer le cycle actuel avec le cycle haussier des années 1982-2002. Cela signifierait, selon eux, qu'il existe encore une dizaine d'années de marchés haussiers devant nous.
 
Cela semble irréel mais beaucoup d'entre nous souscriraient à ce scénario en se frottant les mains sur les performances futures et en chantant en hommage à la Bourse "Que je t'aime !".

Texte achevé de rédiger le 8 décembre 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
DÉCEMBRE 2017


Fumée blanche

L’affaire semblait mal partie. Il y a une semaine, Londres et Bruxelles échouaient à boucler le premier round des négociations, préalable nécessaire à l’ouverture du second sur les accords commerciaux. Les discussions achoppaient alors sur l’épineuse question de la frontière irlandaise, sujet beaucoup plus...

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DNCA
DÉCEMBRE 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

Des marchés qui hésitent malgré un environnement toujours porteur.

L'OPEP a finalement prolongé son gel de production jusqu'à fin 2018. Les Russes pourraient cependant être prêts à revoir l'accord en cours d'année car leurs unités de production sont plus longues à démarrer à la suite d'une longue coupure et après la période hivernale. Il ne faudrait pas non plus que le prix du pétrole monte trop haut car cela rendraient de nouveau le shale oil et le shale gaz américains compétitifs. La demande mondiale est toujours attendue en hausse en progression d'environ 1,5 million de barils jour et il faut noter l'effondrement de la capacité exportatrice vénézuélienne tandis que le pays essaie de restructurer sa dette. Il y aurait d'ailleurs douze tankers en attente de chargement dans les zones de Jose et Puerto La Cruz. Le plancher à 60 dollars par baril semble donc crédible et de bonne augure pour les majors pétroliers.

La publication des chiffres d'inflation en zone euro n'a pas donné d'éléments nouveaux sur la trajectoire des indices des prix sur les prochains mois. Cela n'a pas empêché le marché obligataire d'avoir un petit accès de fièvre au cours de la semaine. Les marchés actions américains enchaînent les records alors que les marchés européens souffrent désormais de prises de bénéfices par à-coups. Les révisions haussières de perspectives de croissance macro-économique dans la zone font actuellement débat car le niveau actuel (supérieur à 2%) est inédit depuis quelques années.

Sur le strict plan de la valorisation, il est toutefois juste de dire que la valorisation des actions européennes est peut-être la plus raisonnable ou la moins déraisonnable de toutes les classes d'actifs. Certains actifs virtuels, comme le bitcoin, atteignent, quant à eux, des sommets (x 10 depuis le début de l'année et x 30 000 depuis 2011) avec des variations journalières proches de 20%. Certains comme Jean Tirole, prix Nobel d'Economie, y voit une réminiscence moderne de la crise de la tulipe à Amsterdam et Harlem en 1637.

Puisqu'on plante les bulbes de tulipe actuellement pour les voir fleurir au printemps prochain, attendons donc de voir l'évolution du cours du bitcoin pour savoir s'il sera notre tulipe digitale.

Texte achevé de rédiger le 1 décembre 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
DÉCEMBRE 2017


Cigale et fourmi

Le scepticisme qui prévalait jusqu’alors ne laissait pas présager d'un dénouement aussi rapide. Et pourtant. Le Sénat a bel et bien adopté samedi la loi de réforme fiscale. Un an après sa victoire et neuf mois après le début de son mandat, Donald Trump tient donc sa première victoire. Le texte qui doit encore être harmonisé avec la version adoptée par la Chambre des représentants...

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PRÉVISIONS 2017, 2018 ET 2019 POUR L’EUROPE (Février 2018)


Aujourd’hui, la croissance est au rendez-vous !
 

Les taux de croissance de la zone euro (comprenant 19 pays) et de l'Union européenne (28 pays au total) ont dépassé les prévisions précédentes. Selon les estimations de la Commission européenne, l'économie de la zone Euro (1) et celle de l'ensemble de l’Union Européenne (2) ont enregistré une progression de 2,4 % en 2017, la plus soutenue depuis dix ans. Pour qualifier l’économie européenne, la Commission européenne utilise les termes : « expansion forte et durable ».

Cette bonne performance devrait se répéter en 2018 et 2019, avec des taux de croissance respectivement de 2,3 % et de 2,0 %, aussi bien dans la zone euro que dans l’Union Européenne (UE). La croissance  espérée, puis attendue, est donc aujourd’hui au rendez-vous, mais sera- t- elle pérenne ?

La Commission européenne a publié le 7 février 2018 ses prévisions dites « intermédiaires de l’hiver 2018 » (3) pour les années 2018 et 2019.


L’amélioration de la croissance est confirmée

M. Pierre Moscovici, commissaire pour les affaires économiques et financières, la fiscalité et les douanes, a déclaré: «L'économie européenne affiche une solide santé en ce début d'année 2018. La zone euro a retrouvé des taux de croissance qu'elle n'avait plus connus depuis la crise financière. Le chômage et les déficits publics continuent de baisser et les investissements augmentent enfin de manière significative. La croissance économique est également plus équilibrée qu'elle ne l'était il y a dix ans et elle pourrait, à condition que nous menions des réformes structurelles intelligentes et des politiques budgétaires responsables, s'avérer aussi plus durable ».

Diminution du chômage dans la zone euro et dans l'UE

Outre l’analyse générale de la Commission européenne, un rapport trimestriel sur l'évolution de l'emploi et de la situation sociale en Europe publié le 12 février 2018, constate une amélioration de l’emploi. Voici quelques extraits de ce rapport:

L'emploi dans l'UE a continué d'augmenter plus fortement que prévu au cours du troisième trimestre de 2017 et s'accompagne toujours d'un chômage en baisse selon le dernier rapport trimestriel sur l'évolution de l'emploi et de la situation sociale en Europe.
Sur un an, l'emploi a augmenté de 1,7 % dans l'UE, ce qui représente 4 millions de personnes, dont 2,7 millions dans la zone euro. Cette hausse est principalement alimentée par des emplois à temps plein et à durée indéterminée. Entre le troisième trimestre 2016 et le troisième trimestre 2017, le nombre de salariés ayant un CDI a augmenté de 2,8 millions, soit trois fois plus que pour les CDD (900 000). Les salariés à temps plein sont maintenant 181 millions, soit environ 3 millions de plus, tandis que les travailleurs à temps partiel sont 42,7 millions, soit une hausse d'environ 300 000 personnes.

Le taux d'emploi des 20-64 ans de l'UE a constamment augmenté ces trois dernières années pour s'établir à 72,3 % au troisième trimestre 2017, soit le plus haut niveau jamais atteint.

Toutefois, de grandes disparités subsistent entre les États membres. Les taux d'emploi nationaux varient de 58 % en Grèce à 82 % en Suède. Le rapport montre aussi que le chômage européen redescend rapidement vers son niveau d'avant la crise. Il a reculé d'environ 8,6 millions de personnes depuis le pic d'avril 2013 et il est resté sous la barre des 18 millions de personnes en décembre 2017, son niveau le plus bas depuis novembre 2008. 


L’inflation devrait rester modérée 
 
L'inflation globale, qui continuera d'être fortement influencée par les prix de l'énergie, devrait augmenter légèrement. Dans la zone euro, le taux d'inflation a atteint 1,5 % en 2017. Il devrait stagner à 1,5 % en 2018, puis augmenter à 1,6 % en 2019. 

Les risques sont équilibrés, mais haussiers à court terme

Les aléas entourant ces prévisions de croissance restent globalement équilibrés. La croissance économique pourrait dépasser les attentes à court terme, comme l'indique le niveau élevé de confiance économique. À moyen terme, les prix élevés des actifs sur les marchés financiers mondiaux pourraient pâtir d'une réévaluation des risques et des fondamentaux. Les aléas baissiers liés à l'incertitude entourant l'issue des négociations sur le Brexit sont toujours présents, ainsi que ceux liés aux tensions géopolitiques et à la tendance au repli sur soi et au protectionnisme.

Prévisions pour 2018 pour la France et 6 pays voisins :

NOTE : Les prévisions ci-dessus de la Commission Européenne reposent sur un ensemble d'hypothèses techniques concernant les taux de change, les taux d'intérêt et les prix des matières premières, arrêtées au 26 janvier 2018 et au plus tard le 30 janvier 2018. Les prévisions sont notamment fondées sur l'hypothèse de "politiques inchangées ".  

*****
Rappel : Les pays de la zone Euro et les pays de l’UE :
(1) : La Zone Euro comprend 19 pays = Allemagne  Autriche  Belgique   Chypre  Espagne   Estonie   Finlande  France  Grèce  Irlande   Italie  Lettonie Lituanie  Luxembourg  Malte  Pays-Bas  Portugal  Slovaquie  Slovénie
(2) : L’Union Européenne comprend 28 pays = Les 19 pays précédents + 8 pays non membres de la zone Euro  =  Danemark  Hongrie Suède  Pologne  République tchèque  Roumanie Bulgarie  Croatie.  + le Royaume-Uni qui est en cours de sortie, mais toujours comptabilisé dans l’UE actuellement. Les négociations relatives aux conditions de retrait du Royaume-Uni de l'UE ne sont pas encore achevées.
(3) : Les prochaines prévisions économiques de la Commission Européenne seront publiées en avril 2018. 

PRÉVISIONS 2017, 2018 et 2019 POUR LA FRANCE
(Décembre 2017, source : Banque de France)


En France, la reprise se confirme

Les prévisions économiques pour les trois années à venir sont assez bonnes : la croissance augmente, la chômage baisse légèrement, le commerce extérieur s’équilibre, et pourrait devenir légèrement positif sur la période. Des efforts sont encore à faire au niveau des finances publiques.

La croissance française du Produit Intérieur Brut (PIB) devrait nettement augmenter en 2017 à 1,8 % en moyenne annuelle, après 1,1 % en 2016. Lors des précédentes prévisions macro-économiques en juin 2017, la Banque de France annonçait des chiffres plus bas : 1,4 % en 2017, puis 1,6 % en 2018 et en 2019.


Certains clignotants passent au vert

La croissance passerait donc pour 2017 à 1,8% et elle évoluerait ensuite sur un rythme proche (1,7 % en 2018, 1,8 % en 2019 et 1,6 % en 2020). Cela dit, il ne faut pas non plus crier trop vite « cocorico ». En effet, la croissance du PIB mondial pour chacune des trois années à venir est de 3,5% par an, soit le double de la croissance prévue en France.

Rééquilibrage du commerce extérieur

La croissance française ne serait plus freinée par le commerce extérieur, après plusieurs années exceptionnellement négatives. En outre, le rattrapage des performances décevantes observées jusqu’au début 2017 contribuerait à un redressement des parts de marché en 2018, malgré les effets défavorables, avec un délai, de l’appréciation du change (hausse de l’euro) qui a eu lieu cet été. La contribution du commerce extérieur net resterait nettement négative en 2017 (– 0,5) mais la moyenne annuelle masque une amélioration qui a déjà commencé. Ainsi, les parts de marché à l’exportation se redressent, après un point bas début 2017. Au total, la contribution nette des échanges extérieurs serait légèrement positive sur l’horizon de projection.

L’investissement des entreprises continuerait à être soutenu par la progression de l’activité économique ainsi que le bas niveau des taux d’intérêt et croîtrait toujours nettement plus vite que le PIB.



Les composantes "énergie" et "alimentaire" pèsent sur l'inflation

Après 0,3 % en 2016, l’inflation est en hausse en 2017 à 1,2 % en moyenne annuelle. L’inflation évoluerait ensuite avec des à-coups, avant d’augmenter plus franchement en 2020 (1,6 % en moyenne annuelle). La hausse constatée fin 2017 du prix du pétrole en euros se cumule en 2018 avec le relèvement de la fiscalité énergétique et du tabac. Ces hausses de taxes indirectes contribuent ainsi pour + 0,5  de révision de l’inflation. En 2019, la hausse du prix du tabac (+ 0,2  à la révision de l’inflation totale) continue de contribuer à augmenter l’inflation mais la hausse de la fiscalité énergétique est compensée par des prix du pétrole moins dynamiques.

Pouvoir d'achat des ménages et taux d'épargne : en légère hausse

Soutenus par la dynamique du marché du travail, les gains de pouvoir d’achat des ménages resteraient élevés à l’horizon 2020. Ils connaîtraient en outre un pic en 2019 (+ 2,5 %) sous l’effet de la baisse des prélèvements obligatoires. Le taux d’épargne des ménages remonterait quelque peu, à 14,3 %, après avoir atteint en 2016 son niveau le plus bas depuis le début des années 1990 (14 %).

Un déficit public qui serait juste à la limite

L’amélioration des finances publiques se poursuit et le déficit des administrations publiques serait ramené à 2,9 % du PIB en 2017, après 3,4 % du PIB en 2016. En 2018, le déficit serait stable en pourcentage du PIB, compte tenu du remboursement de la taxe sur les dividendes à la suite de la décision du Conseil constitutionnel. Le déficit des finances publiques reste toujours élevé et il nécessite un strict pilotage et une analyse des dépense publiques. La Commission européenne a d’ailleurs souligné, dans son avis du 22 novembre 2017, les risques liés à la trajectoire du solde structurel français étant donné les règles communautaires.

Le taux de chômage continuerait de baisser

Le taux de chômage a baissé au cours des deux dernières années, passant de 10,5 % de la population active au deuxième trimestre 2015 à 9,7 % au troisième trimestre 2017. Cette amélioration suit la forte accélération de l’emploi salarié marchand (190 000 en 2016 et 252 000 attendus en 2017). Le dynamisme des créations d’emplois marchands a été favorisée par les mesures de réduction du coût du travail (CICE, pacte de responsabilité et de solidarité – PRS –, dispositif embauche PME) avec notamment un effet plus tardif qu’attendu, mais qui semble finalement important, du CICE.

La progression des salaires réels oscillerait autour de 1% par an

Les salaires nominaux moyens par tête dans le secteur privé (c’est-à-dire les entreprises) accéléreraient nettement en 2017 (1,9 % en moyenne annuelle, après 1,2 % en 2016), en cohérence avec la baisse du taux de chômage. Pour autant, les gains de salaires réels (déflatés par le déflateur de la consommation) seraient inférieurs à ceux de l’année 2016 (1,1 % après 1,3 %), du fait du rebond important du prix du pétrole.


Tous les chiffres, données et informations ci-dessus proviennent de : « Banque de France. Eurosystème. PROJECTIONS MACROECONOMIQUES  FRANCE, décembre 2017 ». La Banque de France diffuse, deux fois par an, en juin et en décembre, des prévisions macro-économiques portant sur l’année en cours et les années suivantes.

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