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EDMOND DE ROTHSCHILD Fund Income Europe


Ce fonds s’est comporté positivement ces 4 dernières années

Proposé dans plusieurs contrats de LinXea, Edmond de Rothschild Fund Income Europe vise à procurer un revenu régulier grâce à une gestion à la fois discrétionnaire, prudente et flexible. EdR Fund Income Europe est un compartiment de la SICAV luxembourgeoise d’Edmond de Rothschild. L’objectif de gestion est de procurer un revenu régulier de 4 % par an en investissant dans des actions et dans des titres obligataires européens. Il n’a pas d’indice de référence. LOGO Ce fonds cherche à générer un revenu régulier de 4% par an, en investissant dans des obligations privées et des actions européennes. Il privilégie une approche « bottom up » , basée sur une gestion fondamentale.

 
Kris Deblander,
Directeur adjoint des gestions Dette d'entreprises et Actions chez Edmond de Rothschild Asset Management.

Le fonds a une classification officielle  AMF «Obligations et autres titres de créances libellés en euros », Morningstar le classe dans sa catégorie «  Allocation Euro Prudente ». Nous considérons qu’il pourrait être également comparé aux fonds de la catégorie Obligations EUR Diversifiées Court Terme, compte tenu de son orientation résolument court terme et son exposition pure au marché obligataire. Quelle que soit la catégorie retenue, Cogefi Short Term Bond ressort dans les toutes premières positions en terme de performance sur un an ou trois ans.


Politique d’investissement

Le fonds bénéficie d’un vaste univers d’investissement (près de 1000 émetteurs) et privilégie les entreprises offrant des rendements attrayants et des versements de dividendes récurrents dans le temps. Il investit au moins 50 % de son actif net dans des obligations d’entreprises européennes libellées en euros, sans contrainte de notation. Le fonds peut investir sans aucune contrainte dans des titres de notation High Yield et des titres non notés. La part actions sera quant à elle comprise entre 0 et 50% de l’actif. Ces investissements consistent en des actions : - émises par des sociétés, possédant une capitalisation boursière supérieure à 500 millions d’euros au moment de l’investissement - présentant un rendement du dividende attrayant (dividende net par action/cours de l’action) - avec des flux de dividendes récurrents dans le temps - sélectionnés sur le marché de la zone euro ainsi que sur les marchés du Royaume-Uni, de Suisse, du Danemark, de Suède et de Norvège. Les investissements du fonds en titres émis dans des pays émergents, y compris les États non membres de l’OCDE, ne peuvent pas dépasser 10 % de son actif net total. Il est prévu de couvrir les investissements dans des devises autres que l’euro. Le risque de change du portefeuille ne peut pas dépasser 10 % de son actif net total. Le fonds n’investira pas plus de 10 % de son actif net dans des OPCVM et autres fonds de placement.

 % d'obligations et d'actions détenus
Mini
Maxi
Valeur au 28.02.2018
Actions 0% 50% 21%
Obligations 50 %
100% 79%


Profil de L'investisseur type

Le fonds convient aux investisseurs prudents ou moins expérimentés, y compris les investisseurs qui ne s’intéressent pas aux marchés des capitaux et qui ne sont pas informés à leur sujet, mais qui considèrent un fonds de placement comme un produit pratique pour leurs « économies ». Les investisseurs doivent pouvoir accepter des pertes temporaires modérées. Ce fonds s’adresse par conséquent aux investisseurs qui peuvent se permettre de bloquer le capital investi pendant au moins 5 ans.

Des performances positives depuis son lancement

Depuis sa création en décembre 2013, ce fonds a toujours été positif. Voici son historique de performance par année complète :
2014 : 5,49%
2015 : 4,02%
2016 : 5,23%
2017 : 6,01%

A fin février 2018 : Performances cumulées (nettes de frais) depuis sa création : 21.46%. Performances annualisées (nettes de frais) depuis sa création : 4.78%. Au 28 février 2018, le fonds avait un volatilité sur 3 ans de 5,24% et une performance annualisée sur 3 ans de 2.96%.

Dans le peloton de tête sur diverses périodes : sur un total de 318 fonds classés par Morningstar dans la catégorie « Allocation Euro Prudente », il se classe sur 3 ans à la troisième place, à la 10ème place sur 6 mois, et à la 12 ème place sur un an (à la date du 8 mars 2018). A mi-mars 2018, il a cédé un peu de terrain depuis le début de l’année 2018 (-1% depuis le début d’année au 13.03.2018). Le fonds EDR Fund Income Europe est noté 5 étoiles par Morningstar. Sur l’échelle de risque et de rendement (qui va de 1 à 7), il est au niveau 3, en ligne avec la nature des titres et les zones géographiques précisées dans la rubrique « Objectifs et politique d’investissement » du DICI ainsi que la devise propre de la part.


Un gestionnaire de renom

Maison d’investissement audacieuse fondée sur l’idée que la richesse doit servir à construire demain, Edmond de Rothschild est un groupe familial indépendant, spécialisé dans la Banque Privée et la Gestion d’actifs. Dans toutes ses activités, le Groupe privilégie des stratégies audacieuses et des investissements de long terme, ancrés dans l'économie réelle - infrastructure, santé, biotechnologie, investissement à impact. Fondé en 1953, le Groupe est dirigé depuis 2015 par la baronne Ariane de Rothschild en tant que Présidente du Comité Exécutif. Edmond de Rothschild Asset Management se positionne comme un acteur multi-spécialiste. Il s’appuie sur des segments d’expertise reconnus, comme la gestion actions (européennes et américaines), la dette d’entreprises, la multigestion, l’overlay, l’allocation d’actifs ou encore la gestion quantitative. En Asset Management, le groupe Edmond de Rothschild totalise 65 milliards d’euros d’encours sous gestion au 31 décembre 2017 et 440 collaborateurs dont 100 professionnels de l’investissement.

SOCIÉTÉ DE GESTION

EDMOND DE ROTHSCHILD ASSET MANAGEMENT (LUXEMBOURG)
16, Boulevard Emmanuel Servais, L – 2535 Luxembourg

DÉLÉGATAIRE DE LA GESTION FINANCIÈRE EDMOND DE ROTHSCHILD ASSET MANAGEMENT (FRANCE)
47 rue du Faubourg Saint-Honoré
75401 Paris Cedex 08
France
+33 1 40 17 25 25
Site internet : www.edmond-de-rothschild.com

1 La SICAV est agréée par la CSSF (Commission de surveillance du secteur finacier à Luxembourg) et le compartiment est autorisé à la commercialisation en France.
2 La gestion "Bottom-Up", également appelée "stock picking" ou encore méthode ascendante, est un mode de gestion de portefeuille qui privilégie avant tout les caractéristiques des titres avant celles du secteur de la société ou de la conjoncture économique.
3 Obligations d’entreprises présentant un risque de défaut supérieur aux obligations Investment Grade (ou catégorie investissement) et offrant en contrepartie un coupon plus élevé.
4 Part A Euro.

 
LES NEWS DES MARCHÉS - MARS 2018


Les fonds actions pourraient (encore) montrer une certaine fébrilité

En observant les marchés en janvier 2018 et bien avant la rédaction de cette chronique, écrite sur la dernière semaine de février, nous envisagions déjà le titre suivant : « Les fonds actions pourraient montrer une certaine fébrilité ». Il semble que les marchés nous aient donné raison dès le 7 février 2018. Dans ces conditions, nous ne saurions être trop prudent pour la suite …

Les marchés financiers se sont révélés porteurs au début de l’année 2018, ce cycle pourrait continuer, mais avec beaucoup plus de nervosité.

Un démarrage sur les chapeaux de roues en début d’année

Le marché aurait -il été trop vite positif en début d’année ?
Pour Deutsche AM, le marché a baissé, mais c’était normal : « En quelques mots : Une correction du marché était probable depuis quelque temps. Outre les facteurs techniques, la hausse régulière des anticipations d'inflation a probablement joué un rôle. Compte tenu de la bonne conjoncture économique et de la solide croissance des bénéfices, nous restons optimistes sur les actions et n’anticipons pas à une vente massive d'obligations. Le bon début d'année a rendu les marchés plus vulnérables. Nous restons néanmoins confiants en raison des fondamentaux économiques solides.» (communiqué diffusé le 7  février 2018 ). Autrement dit : le marché a monté trop vite au début de 2018.
Ainsi que le rappelle  Swiss Life Asset Managers dans ses Perspectives de février 2018 : « le démarrage boursier a été impressionnant pour 2018. L’indice américain, le SP 500 a enregistré une hausse de plus de 6% entre le 1er janvier et le 25 janvier 2018. Sur la même période, l’euro Stoxx 50 frôle les 4%, mais « sans tendance claire » certainement en raison de l’appréciation de l’Euro face au dollar ». L’indice japonais le Nikkei 225 a gagné +4%.

A chaque année sa crise, quelle sera celle de 2018 ?

Dans un document de présentation de son fonds DNCA Value Europe (que nous analysons en détail), la société de gestion DNCA dresse un graphique de 2005 à 2017. On y constate qu’à l’exception de 2005, 2006, 2009 et 2012 qui semblent avoir été des années « tranquilles », chacune des années comprises entre 2007 et 2016 a été l’année d’une crise qui a eu de fortes répercussions financières :

2007 : Crise des subprimes
2008 : Chute de Lehman Brothers
2010 : Crise de la dette grecque
2011 : Crise de la dette Souveraine
2013 : Crise ukrainienne
2014 : Chute du cours du pétrole
2015 : Crise chinoise
2016 : Brexit.

La croissance économique n’est pas exempte de risques

De son côté la Commission européenne a publié le 7 février 2018 ses prévisions dites « intermédiaires de l’hiver 2018 » pour les années 2018 et 2019. Elles son excellentes, mais la Commission européenne estime que : « La croissance économique pourrait dépasser les attentes à court terme…/... À moyen terme, les prix élevés des actifs sur les marchés financiers mondiaux pourraient pâtir d'une réévaluation des risques et des fondamentaux. Les aléas baissiers liés à l'incertitude entourant l'issue des négociations sur le Brexit sont toujours présents, ainsi que ceux liés aux tensions géopolitiques et à la tendance au repli sur soi et au protectionnisme.»
« Pour ce qui est de 2018, la question qui vient à l’esprit est la suivante : va-t-on s’inscrire dans la continuité de l’an passé ou peut-on au contraire connaître une rupture en matière de comportement boursier ?
Une réponse simpliste mais néanmoins parfaitement fondée consisterait à invoquer des fondamentaux économiques au beau fixe pour envisager la poursuite du mouvement haussier. Nous sommes pour notre part convaincus que, par-delà les aléas ponctuels inévitables, c’est ce à quoi, in fine, nous devrions assister. Car dans l’histoire des marchés, les mouvements de retournement sont dus, soit à des récessions (ou à des craintes récessionnistes), soit à l’avènement de risques prégnants de nature systémique. Hélas privés du don de voyance, nous sommes évidemment incapables de deviner aujourd’hui quel risque systémique pourrait bien surgir à l’improviste et balayer sur-le-champ les anticipations établies », s’interrogeait Joseph Alfonsi, directeur de LGA Investissement Associé.

Faut-il penser «  value » et abandonner toute gestion « growth ?


On a beaucoup de mal à comprendre les allers et retours des grands indices, par exemple, depuis le début 2018, le CAC 40 français qui, grosso modo, bouge nerveusement entre 5200 et 5550 points et le DJ Eurostoxx 50 qui varie entre 3350 et 3650 points.
L’année 2018 pourrait alors marquer une tendance pour la gestion « value » qui permettra de surmonter les nombreuses inquiétudes et la volatilité. Nous recommandons également des stratégies qui permettent une certaine diversification et qui pourraient se révéler positive au delà des agitations …

Ne surtout pas oublier l’Asie !

« Nos stratégistes, économistes et gérants de portefeuille se sont récemment réunis à Hong Kong pour évoquer la santé de l’économie mondiale et ses perspectives pour les 3 à 5 prochaines années », explique Neil Dwane, stratégiste monde chez Allianz GI.
Il rappelle que « Le resserrement progressif de la politique monétaire pourrait déclencher un regain de volatilité, notamment dans les pays développés, mais l’Asie (et la Chine en particulier) continue d’afficher de belles perspectives.…/ …  Les perspectives des marchés chinois et asiatiques restent globalement favorables, à tel point que la sous-pondération « inconsciente » de la Chine pourrait constituer un risque majeur.» (Forum de l’investissement à Hong Kong de Allianz GI, février 2018, synthèse).



Une occasion de renforcer ses actions émergentes

Pour Gemway Assets (Flash Marchés Emergents, 9 février 2018), la correction de milieu de cycle est-elle une opportunité d’achat ?
« Après une très forte performance des marchés émergents en 2017 (+21% pour l’indice MSCI EM en euros), le début de 2018 est quelque peu chaotique. Les marchés ont d’abord monté fortement (MSCI EM +6% au 26 janvier en euros) pour ensuite effacer toute la performance positive en l’espace d’une semaine (-1,6% depuis le début de l’année au 8 février). Dans cet environnement, nous estimons que les fonds globaux pourraient allouer davantage aux actions émergentes (meilleurs bénéfices, valorisation plus basse hors Internet) alors même qu’ils restent actuellement sous pondérés.»
Pour Allianz Global Investors (Revue des marchés – Février 2018  Actions émergentes) : « L’économie brésilienne est en phase de reprise. La Russie est sortie de la récession. La Chine affiche un léger ralentissement de sa croissance économique. Les perspectives de croissance de l’Inde s’améliorent.• En Asie émergente, les indicateurs avancés laissent entrevoir un ralentissement de la dynamique économique, malgré les effets favorables de la vigueur du commerce international. • Depuis 2016, les balances des capitaux des pays émergents se sont améliorées de façon significative…».

Les perspectives en Chine pour l'année du chien

C’est sous l’intitulé ci-dessus que Sean Taylor, CIO APAC, Deutsche Asset Management estime dans un « Focus Chine daté du 15 février 2018 que : « Nous sommes optimistes en ce qui concerne l'économie chinoise et les différentes classes d'actifs pour la nouvelle « Année du Chien ». Les opportunités existent toujours sur les actions chinoises et sur les marchés de dettes…/… La croissance du PIB de 6,9% en 2017 a marqué la première accélération de la croissance chinoise depuis 2011. La plupart des investisseurs en 2017 ne s'y attendaient pas. Nous estimons que cette croissance généralisée se poursuivra en 2018, tout en étant plus modérée que lors des années précédentes. L'activité de crédit devrait connaître une accalmie en raison du désendettement, du renforcement de la régulation et du resserrement des conditions de crédit dans certains cas. Deutsche AM prévoit toujours une croissance de 6,5% du PIB chinois en 2018.»,

Les obligations émergentes gagnantes ?

Le commentaire de Loomis Sayles, affilié de Natixis Investment Managers, sur les marchés émergent diffusé le 12 février 2018 donne les obligations émergentes gagnantes:
« En 2018, malgré des rendements potentiellement plus modestes, nous prévoyons la poursuite des tendances positives sur les marchés émergents. La tendance à la hausse de la croissance observée dans les mondes développé et émergent, conjuguée au maintien de la stabilité de l’économie chinoise, à la stabilité relative des prix des matières premières, à une large amélioration des fondamentaux des pays souverains et des entreprises, et à des indicateurs techniques influant favorablement le marché, sont autant d’éléments qui devraient générer un environnement positif pour la dette et les devises des marchés émergents.
Bien que les crédits souverains et des entreprises offrent une hausse attrayante des rendements par rapport aux autres catégories d’actifs, c’est la dette libellée dans la devise locale qui constitue selon nous le segment le plus attrayant des obligations émergentes. Grâce à une inflation stable ou en ralentissement et des taux d’intérêts réels (rendements nominaux moins l’inflation) relativement élevés, les investisseurs pourraient bénéficier de rendements nominaux élevés et d’une appréciation potentielle du prix des obligations ».

Encore, les obligations émergentes …

Pour Deutsche Asset management Chart ot the week  (2 février 2018) :
« D’étranges phénomènes se produisent sur les marchés obligataires
C’est le monde à l’envers : la volatilité des obligations souveraines de certains pays émergents est devenue inférieure à celle des Bunds allemands et des bons du Trésor américains… /…Toutefois, depuis un certain temps, les investisseurs recherchent des actifs aux rendements plus élevés pour compenser les éventuelles pertes en cas de hausse des taux dans les pays-coeurs. La forte demande pour les obligations des marchés émergents se traduit donc par une volatilité relativement faible. Il est peu probable que cette situation change véritablement tant que la conjoncture économique reste favorable aux actifs risqués.

Les taux sur le tard

Pour Fidelity (Newsletter Hebdo N°287) « Contrastant avec une année sans grand relief, celle qui s’ouvre s’annonce déjà plus animée sur le marché des taux. Ces derniers ont en effet été au centre de l’attention la semaine passée. Un regain d’intérêt qui tient à la brusque poussée de fièvre du T-Bond venu flirter avec son précédent plus haut de 2,58 % de mars dernier, en touchant 2,55 %. À l’origine de cet emballement, une rumeur de marché selon laquelle la Chine s’apprêterait à stopper ses achats d’obligations américaines.»

Remontée des taux : comment s’adapter ?

La remontée des taux s’est déjà concrétisée en ce début d’année sur le segment des taux longs souverains, suscitant quelques inquiétudes. Laurent Gonon, Directeur des Gestions de BFT IM, confirme cette tendance : « Cette année, les taux souverains sont appelés à remonter aux Etats-Unis comme en zone euro, bien que cette hausse devrait rester modérée ». Dans ce contexte, les investisseurs doivent continuer à privilégier en Europe les titres de courtes et moyennes échéances plutôt que les maturités longues dans leurs portefeuilles obligataires, et aller chercher davantage de rendement sur les émissions des pays périphériques. La prudence reste de mise en ce qui concerne les actifs risqués : « Sur le high yield américain, il faut faire attention aux conséquences d’une éventuelle fin de cycle » prévient Fabien Bourguignon, Directeur de la gestion Multi Asset de BFT IM. (BFT Investment Managers .Marchés : « Vers une année en deux temps » diffusé le 29 janvier 2018).

Avantages du haut rendement 

Un avis légèrement différent pour Matthew Eagan, vice -president and portfolio manager, Loomys Sayles and Company : « Les valorisations semblent être à leur juste valeur, et compte tenu de la croissance de l’économie, nous anticipons un recul des taux de défaut dans le secteur du haut rendement (High Yield). Nous pensons que la demande globale pour le crédit de haut rendement américain devrait se maintenir, en grande partie grâce à des rendements relatifs attractifs. Lorsque vous examinez une obligation “ Investment Grade ”, les spreads sont tellement serrés, que le facteur de risque dominant est le risque de structure de durée (le risque lié aux bons du Trésor américain et aux taux d’intérêt). Globalement, dans le secteur des obligations d’entreprise, les titres de haut rendement nous paraissent les plus attractifs, avec un recul des défauts, une hausse des bénéfices et des fondamentaux relativement favorables ».



« Ce début d’année 2018 marque l’entrée dans une phase d’expansion du cycle économique. Cette dynamique est particulièrement perceptible en Amérique du Nord et dans une moindre mesure en Europe, où les marchés sont moins matures. La Chine poursuit quant à elle la transformation de son économie, tout en continuant d’entraîner dans son sillage les marchés asiatiques » (Newsletter de Rothschild Asset Management publiée le 27 février).

Sur les marchés développés, il nous semble judicieux de mettre à profit les corrections des marchés pour se renforcer, mais avec prudence et  discernement. En Europe et en zone Euro, la croissance semble en bonne voie. On peut espérer que les marchés financiers en profiteront, ce qui n’a pas encore réellement été le cas. Sur les marchés émergents, les investissements et les économies repartent, il ne faut pas délaisser ces places financières.


 
ÉCONOMIE DE LA FRANCE - MARS 2018


Des résultats satisfaisants et de bonnes perspectives


Dans un contexte de reprise mondiale (+3,6% en 2017 et +3,7% en 2018 selon le FMI), la croissance économique se renforce en France (selon la Commission européenne : +1,8% pour 2017 et + 2% en 2018).

Bonne conjoncture pour l’industrie, les services marchands et le bâtiment

· En janvier, la production industrielle continue de progresser, à un rythme un peu moins vif (qu’en décembre 2017). L’activité
augmente notamment dans l’aéronautique, l’informatique et l’électronique.
La pharmacie et le caoutchouc-plastique sont en légère baisse.
Les entrées de commandes sont moins dynamiques, les carnets de commandes restent bien fournis.
· L’activité des services reste très dynamique.
L’intérim, le transport, l’hébergement et le conseil en gestion croissent à un rythme élevé. Les effectifs progressent à nouveau. Les chefs d’entreprise prévoient une poursuite de la tendance en février.
· Le bâtiment progresse, à la fois dans le gros oeuvre et le second oeuvre. Les carnets de commandes restent bien garnis.
(Banque de France – Enquête mensuelle de conjoncture publiée le 8 février 2018)

L’activité de l’artisanat du bâtiment est en hausse

En janvier 2018, les artisans du bâtiment sont bien plus nombreux qu'en octobre 2017 à déclarer une hausse de leur activité passée. Le solde correspondant rebondit fortement après un net repli en octobre 2017 et se situe à nouveau au-dessus de sa moyenne de longue période. De même, le solde sur l'activité prévue augmente vivement et excède davantage sa moyenne. Les artisans du bâtiment sont plus optimistes qu'en octobre sur les perspectives générales du secteur : le solde correspondant rebondit en janvier 2018 et se situe largement au-dessus de sa moyenne de longue période. (Informations Rapides No 22  paru le 26/01/2018).

Le climat des affaires est favorable

Dans l’industrie, l’Indice du climat des affaires s’établit à 110 en décembre, après 106 en novembre. Il est au plus haut depuis février 2011.
Dans les services, l’Indice du climat des affaires s’établit à 103 en décembre, après 102 en novembre. Il est au plus haut depuis mai 2011.
Dans le bâtiment, l’ICA* s’établit à 104 en décembre, comme en novembre. (Banque de France – Enquête mensuelle de conjoncture publiée le 11 janvier 2018. Conjoncture à fin décembre 2017)

Les crédits d’équipement augmentent de plus de 8 % en un an

La croissance des crédits à l’investissement aux sociétés non financières est stable à un haut niveau en janvier (+ 6,8 %), la croissance toujours très vive des crédits à l’équipement (+ 8,3 %, après + 8,4 % en décembre),étant accompagnée d’une augmentation plus modérée des crédits immobiliers (+4,7 %, après +4,6 % en décembre).
Les crédits de trésorerie, dont l’évolution est par nature volatile, décélèrent en janvier, leur taux de croissance annuel (+2,3%) étant en outre impacté par un effet de base. Cela influe sur le taux global de croissance des crédits aux sociétés non financières, qui reste cependant très élevé, à 5,4 %. (Stat Info "Crédit aux SNF – France" paru le 27 février 2018).

La hausse des crédits aux TPE reste soutenue

À fin décembre 2017, l’encours de crédits aux TPE (très petites entreprises de moins de 10 salariés) atteint 257,2 milliards d’euros, en hausse de +4,9 % sur un an. Plus particulièrement, les encours des crédits à l’équipement et des crédits immobiliers continuent de progresser à un rythme soutenu (respectivement 4,4 % et 5,9 %). D’un encours très inférieur, les crédits de trésorerie sont stables après une baisse continue observée depuis fin 2016.
Le taux d’intérêt moyen des crédits de montant unitaire inférieur à 250 000 euros reste en deçà de 2 % (1,87 %), à un niveau toujours nettement inférieur à ceux pratiqués dans les autres grands pays de la zone euro. (Stat Info« Financement des TPE – France »  T4 2017).

Les défaillances d’entreprises sont en baisse

À fin octobre 2017, le nombre de défaillances enregistrées sur les douze derniers mois diminue de 7,4 % par rapport à octobre 2016.
Le recul des défaillances cumulées concerne la majorité des secteurs.
Les secteurs de la construction et des activités immobilières enregistrent les plus forts reculs du nombre de défaillances cumulées sur 12 mois (-13,5 % et -15,1 % respectivement). (STAT INFO « Les défaillances d’entreprises en France - Novembre 2017 » paru le 15 janvier 2018).
Le nombre de défaillances enregistrées sur les douze derniers mois diminue de 7,6 % à fin novembre 2017. À fin novembre 2017, le recul des défaillances cumulées concerne la majorité des secteurs.
À fin novembre 2017, les défaillances cumulées diminuent pour les PME
À fin décembre 2017, selon des données encore provisoires, le cumul des défaillances diminuerait de 6,0 % (Stat Info « Les défaillances d’entreprises en France – Décembre 2017 » paru le 9 février 2018).

L’activité économique est en bonne forme

Au quatrième trimestre 2017, le produit intérieur brut (PIB) en volume augmente de nouveau : +0,6 %, après +0,5 %. En moyenne sur l'année, l'activité a nettement accéléré en 2017 : +1,9 % après +1,1 % en 2016.
Au total, la demande intérieure finale (hors stocks) contribue à la croissance du PIB pour +0,5 point au quatrième trimestre 2017 (après +0,6 point).
Le solde extérieur contribue positivement à la croissance du PIB (+0,6 point après −0,5 point) : les exportations accélèrent nettement (+2,6 % après +1,1 %) tandis que les importations ralentissent fortement (+0,7 % après +2,4 %). À l'inverse, la contribution des variations de stocks est négative (−0,5 point après +0,3 point).  (Informations Rapides
no 23  paru le 30/01/2018).

Seule note pessimiste : le commerce ce détail a faibli

Sur les trois derniers mois, les ventes du commerce de détail sont en recul (-1,9 %, données en volumes). Le chiffre d’affaires des produits alimentaires est en baisse, ainsi que celui des produits industriels, freiné par les ventes d’habillement-textiles, de chaussure et d’électronique grand public, malgré un marché automobile dynamique.
Les ventes du petit commerce diminuent (-0,9 %), celles de la grande distribution sont en recul moins marqué (-0,5 %). La baisse du chiffre d’affaires des hypermarchés et grands magasins est partiellement compensée par la hausse de la vente à distance.
En décembre, les ventes décroissent (-2,3 %). Le chiffre d’affaires des produits alimentaires est presque stable (-0,3 %) alors que les produits industriels baissent plus nettement (-2,6 %), notamment pour les meubles, l’électroménager et l’électronique grand public.
Les ventes de la grande distribution diminuent (-1,2 %), en raison de la baisse du chiffre d’affaires des hypermarchés (-1,6 %) et des grands magasins (-1,8 %). (Cahier Activité du commerce de détail de l'EMC pour le mois sous revue décembre 2017 : synthèse et détail sectoriel).


 
ÉCONOMIE DE LA ZONE EURO - MARS 2018


Une expansion forte et durable, estime la Commission Européenne


L'économie de la zone Euro (19 pays) et celle de l’Union Européenne (28 pays dont les 19 pays formant la zone Euro) ont enregistré une progression de 2,4 % en 2017, la plus soutenue depuis 10 ans.
Pour 2018 et 2019, aussi bien pour la zone euro que pour l’Union Européenne, les taux de croissance attendus sont respectivement de 2,3 % et de 2 %  (Prévisions économiques de la Commission Européenne  publiées en février 2018).

La balance des paiements trimestrielle est bien placée

· Le compte des transactions courantes de la zone euro a affiché un excédent de 386,9 milliards d’euros (3,5 % du PIB de la zone) sur la période de quatre trimestres s’achevant au troisième trimestre 2017 1.
· À la fin du troisième trimestre 2017, la position extérieure globale de la zone euro enregistrait des passifs nets de 500 milliards d’euros, soit 5% environ du PIB de la zone. (BCE, communiqué de presse, 11 janvier 2018).

Une bonne dynamique pour les ménages de la zone euro

Les placements financiers des ménages ont augmenté à un rythme plus soutenu (2,1 % après 1,9 %) de même que leurs investissements non financiers (6,2 % après 5,4 %) et leur patrimoine net a augmenté à un rythme globalement inchangé (5 %).
• Le taux de croissance annuel du revenu disponible brut des ménages s’est établi à 3 % au troisième trimestre 2017, après 2,7 % au trimestre précédent. La rémunération des salariés a augmenté à un rythme plus soutenu (3,7 % après 3,5 %). (BCE. Communiqué du 12 janvier 2018).

Le ratio de dette privée baisse à nouveau dans la zone euro

Au troisième trimestre 2017, le taux d'endettement du secteur privé non financier (SPNF) décroît à nouveau et atteint 120,3 % du PIB dans la zone euro. Le ratio de dette privée continue de baisser en Espagne (- 3,2 points au T3 2017) et en Italie (- 1,4 point). Il augmente en Allemagne (+ 0,6 point) en raison de fortes émissions des entreprises sur les marchés, tout en demeurant plus faible que dans les autres grands pays européens. En France, l'endettement du SPNF est quasi stable à 129,6 % du PIB.

L’endettement des administrations publiques (en % du PIB) diminue

Dans la zone euro, le taux d'endettement des administrations publiques diminue davantage au 3 ème trimestre 2017 (- 0,9 point de PIB après - 0,2 point au trimestre précédent), pour atteindre 88,1 % du Produit intérieur Brut (PIB). Cette baisse du ratio de dette publique est commune à l'Espagne (- 1,1 point), la France (- 1 point), l'Allemagne (- 0,8 point) et l'Italie (- 0,6 point).
Le ratio de dette publique augmente aux États-Unis (+ 1,1 point), baisse au Japon (- 0,8 point) et est stable au Royaume-Uni (- 0,1 point).
(STAT INFO paru le 22 février 2018 « Taux d’endettement des agents non financiers - Comparaisons internationales » (3ème  trimestre 2017).


FIDELITY
AVRIL 2018


Retour aux sources          

La période actuelle a beau ne pas être des plus porteuses pour les marchés actions, elle présente au moins un intérêt essentiel. Elle marque pour la première fois depuis longtemps une forme de retour à une normalité de marché. La tendance de la semaine passée en est une manifestation. Elle s’est caractérisée par un rebond technique après quatre semaines de baisse. Le phénomène peut paraître anodin, il témoigne de la résurrection…    

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DNCA
AVRIL 2018

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

Les investisseurs gardent leur sang-froid dans un environnement toujours volatil

Déjà prisonniers de la guerre commerciale, les marchés se retrouvent maintenant prisonniers de l'escalade guerrière à propos de la Syrie. Les propos sur l'imminence d'une frappe militaire sur des infrastructures du régime en place ont fait flamber le pétrole le faisant dépasser la barre des 71 dollars pour le Brent.

Tout le secteur en a profité et certaines sociétés dans les services pétroliers ont lancé des émissions obligataires pour bénéficier du bon momentum des derniers mois sur le prix du baril et des résultats solides publiés par TGS. Ainsi, Vallourec et CGG ont proposé des émissions obligataires simples sur une maturité 2023 pour des coupons nominaux dépassant 6% pour le premier et 8% pour le second. Les promesses du Président chinois Xi Jinping d'ouvrir son économie notamment en augmentant la limite de détention du capital dans le secteur automobile et dans le secteur financier ont un peu rassuré les investisseurs.

Dans cet environnement toujours volatil, les investisseurs gardent cependant un certain sang-froid. L'indice français CAC 40 dividendes réinvestis est désormais en territoire positif tandis que l'indice transalpin Footsie Mib Index approche les 7%. Sur le plan sectoriel, l'intérêt revient sur les utilities portés par le rebond du prix du CO² (quasiment x2 depuis le début de l'année) et des programmes de réduction des coûts qui améliorent la trajectoire des free cash flows.

Certaines, comme l'italien ENEL, se sont lancées dans d'ambitieuses conquêtes notamment dans les domaines des énergies renouvelables, de la digitalisation des réseaux, de l'électrification du parc automobile ou de la distribution en bout de ligne. Sur le plan macroéconomique, on ne signale pas de changement majeur par rapport aux dernières semaines. Le tassement des indices pourrait n'être que passager.
Il faut maintenant espérer que la saison des résultats trimestriels démarre correctement car déjà certains grands groupes européens ont déçu ou averti sur leurs objectifs de résultats (Carrefour, Sodexo). Cette thématique sera comme en 2017 le juge de paix pour le parcours des indices boursiers américains comme européens.

Texte achevé de rédiger le 13 avril 2018 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

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AVRIL 2018


Esbroufe Trumpienne         

A posteriori, le regain de volatilité occasionné par la victoire de Donald Trump à la présidentielle américaine peut aujourd’hui passer pour un signe prémonitoire. Si jusqu’alors ses annonces avaient eu un impact mesuré sur les marchés, le locataire de la Maison Blanche incarne désormais à lui seul les craintes des investisseurs. Depuis plusieurs semaines, son offensive protectionniste tend à faire la pluie et le beau temps sur les places financières.    

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AVRIL 2018

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Point hebdomadaire sur les marchés

Pékin et Washington soufflent le chaud et le froid sur les marchés

Les investisseurs réagissent au souffle chaud et au vent froid des négociations en cours entre les Etats-Unis et la Chine. Dans le fond, la communauté financière espère que les 40% de PIB cumulés entre les deux grandes puissances économiques trouveront un terrain d'entente. La rhétorique guerrière sur les tarifs douaniers, même si les impacts se chiffrent en centaine de milliards de dollars, a en réalité plus un impact psychologique sur la confiance des investisseurs que de conséquences matérielles sur la croissance mondiale.
 
Elle traduit aussi un changement de fonctionnement de l'administration américaine qui estime désormais pouvoir récupérer plus dans des confrontations bilatérales que dans des consensus multilatéraux. Ce contexte survient à un moment où les indicateurs macroéconomiques montrent un léger tassement en mars par rapport au pic de janvier.
 
C'est compréhensible après la phase d'accélération mais cela ne signifie pas que la croissance économique s'avère évanescente. Elle se maintient à des niveaux élevés mais l'Europe devra trouver les ressources internes (les réformes) pour ne pas trop souffrir des relations sino-américaines. La situation des taux d'intérêt (longs) reflète d'ailleurs peut-être cette crainte sur le rythme de croissance. L'inflation n'est pas jugée suffisante non plus et l'aversion au risque a dominé le mois de mars.
 
L'issue des négociations entre les Etats-Unis et la Chine n'est pas connue. Elle demeure le fil conducteur des marchés pour l'instant. Ne négligeons pas la réalité des chiffres toutefois. Lorsque les entreprises publieront leurs résultats, il sera temps de se préoccuper de la santé de la micro-économie, reflet de la macro-économie. Pour les investisseurs, 2018 est assurément une année avec un peu plus d'embûches que 2017 et moins d'éléments contextuels favorables.
 
Mais cela ne veut pas dire que les performances (notamment boursières) ne seront pas au rendez-vous. Elles seront juste plus difficiles à obtenir car les investisseurs disposent de moins de supports. En hindi, on appelle cela le "jugaad" (faire plus avec moins).

Texte achevé de rédiger le 6 avril 2018 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

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AVRIL 2018


Accélérateur de particules inflationnistes        

Voilà une autre variable qui devrait compliquer un peu plus l’action des banques centrales. Le pétrole, qui naviguait sous les 70 dollars le baril (Brent) depuis la fin janvier, vient de faire un retour remarqué au-dessus de ce seuil. En hausse depuis quinze jours, les cours ont en effet touché lundi dernier un plus haut de trois mois à 71,05 dollars, se rapprochant ainsi de leur précédent record de trois ans (à 71,28 dollars), fin janvier. Certes, si dans la vie des cours, les phases d’appréciation précèdent en générale celles de consolidation, il y a cette fois des raisons d’imaginer...    

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AVRIL 2018

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Point hebdomadaire sur les marchés

L'aversion au risque domin?

Les investisseurs sont de nouveau entrés dans une phase d'aversion au risque. Le début d'éclatement de la bulle de valorisation sur les valeurs technologiques américaines, le discours anti-globalisation et le tassement des indicateurs macro-économiques provoquent des remous sur les marchés actions mondiaux et bien évidemment sur les marchés obligataires.
 
 Les taux longs semblent indiquer d'ailleurs un pessimisme ambiant sur l'évolution de la croissance mondiale. Ou alors, ils sont juste le refuge habituel ("fly to quality") des investisseurs en cas de turbulences. En bref, les anticipations de début d'année (poursuite du mouvement haussier des taux longs, rebond de l'inflation, accélération de la croissance) ne se sont pas pour l'instant réellement réalisées. Pour le moment, les prévisions de bénéfices tiennent le choc mais 2018 n'a vu qu'un trimestre. La volatilité des changes n'est pas une bonne nouvelle. Le dollar végète autour de 1,23.-1.24 et les futures hausses de taux de la Fed n'y font rien.
 
Les consensus prédit un dollar qui s'affaiblirait. D'ailleurs, il faut rappeler qu'entre 2004 et 2006, lorsque la Fed avait relevé 17 fois ses taux, le dollar avait baissé. Les mouvements peuvent donc être particulièrement contre-intuitifs et la communication sur les relations commerciales globales (notamment entre la Chine et les Etats-Unis) n'arrangent rien pour apaiser les investisseurs.
 
Par ailleurs, la poursuite de la hausse du prix du pétrole constitue aussi un élément négatif pour la croissance économique dans les pays importateurs. On conseillera dès alors peut-être de privilégier les thèmes domestiques en zone euro. Le premier semestre n'est pas favorable pour le moment.
 
Les marchés actions sont suspendus aux lèvres des dirigeants quant à la guerre commerciale. Pourtant, les relations géostratégiques pourraient, elles, apporter un peu de sérénité avec la prochaine réunion entre les Etats-Unis et la Corée du Nord sous l'égide de la Chine. Les fêtes de Pâques vont marquer une pause dans cette première partie chahutée de l'année mais les sujets de préoccupation vont encore demeurer pendant quelques temps.

Texte achevé de rédiger le 29 mars 2018 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

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MARS 2018


Du temps au temps       

La normalisation monétaire semble enfin effective aux États-Unis. L’annonce d’un relèvement des taux directeurs d’un quart de point de 1,5 % à 1,75 % mercredi aurait pu passer dans l’indifférence générale. Depuis la fin 2017, l’accélération de la croissance américaine ne laissait, en effet, guère de place au doute sur l’issue du Comité de politique monétaire de la Fed. L’intérêt était tout autre : voir Jerome Powell paré de son nouveau costume de président de l’instance. Une première qui n’a pas réservé de surprise. Par sa posture moins « hawkish » que prévue, ce dernier a, tout au plus, suscité quelques haussements de sourcils...    

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MARS 2018


Baptêmes du feu      

A l’instar des derniers bons chiffres américains sur l’emploi et l’inflation salariale, la publication de l’inflation en février n’a pas déçu. En ressortant en hausse de 0,2 %, contre 0,5 % en janvier, les craintes d’une remontée plus rapide que prévue des taux directeurs par la Réserve fédérale (Fed) se sont quelque peu dissipées. Des indicateurs bien orientés qui ont rassuré les marchés et qui justifient le maintien des perspectives actuelles de trois hausses des taux en 2018.    

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MARS 2018

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Point hebdomadaire sur les marchés

Tout ce qui est excessif est-il insignifiant ?

"You are fired". Voilà en substance ce que Donald Trump a dit à son secrétaire d'Etat, Rex Tillerson, un peu à la manière du jeu télévisé The Apprentice que le Président des Etats-Unis animait jadis. L'autorité du Président américain ne se voit pas uniquement à l'aune de sa gestion des ressources humaines.
 
Ainsi, a-t-il bloqué la fusion envisagée par le singapourien Broadcom sur Qualcomm en invoquant l'argument de la sécurité informatique. Partout dans le monde, les Etats commencent à ériger des barrières contre la fuite de leurs pépites ou de leurs technologies. En zone Euro, les pouvoirs en place essaient de créer des champions nationaux ou transeuropéens (Alstom/Siemens Transport) pour faire face à la concurrence internationale. L'Etat finlandais a pris, par ailleurs, 3,3% de l'équipementier télécom Nokia.
 
La Chine veille jalousement à son trésor (les terres rares) dont elle possède près de 90% de l'exploitation mondiale. Le Japon conserve, malgré les critiques, encore les structures actionnariales des keiretsu (conglomérats). Les initiatives protectionnistes sont aujourd'hui analysées comme d'éventuels obstacles à la poursuite de la globalisation. Le Président américain n'en est pas à son premier coup d'essai avec les annonces de droits de douane sur l'aluminium et l'acier. Il avait déjà brandi la menace d'une taxe à la frontière (border tax adjustment) sans réel effet par la suite. L'homme d'Etat français, Charles-Maurice de Talleyrand, avait pour habitude de dire que tout ce qui est excessif est insignifiant. Plus les mots sont durs et forts, plus l'action risque, elle, d'être modérée.
 
Les menaces peuvent parfois suffire à infléchir l'action des concurrents ou des ennemis. Lors de la triple dévaluation du renminbi décidée en août 2015 par les autorités monétaires chinoises, les mêmes peurs de guerre commerciale mondiale sous l'aspect des taux de change avaient resurgi pour finalement disparaître quelques temps après.
 
L'environnement macro et micro économique est bien différent de 2015. Si la progression des bénéfices devait être confirmée et si la rhétorique guerrière s'estompait peu à peu, il faudra donc peut-être s'attendre au deuxième semestre 2018 à un beau rebond des marchés actions, notamment européens (car le Nasdaq, notamment, est déjà loin devant).

Texte achevé de rédiger le 16 mars 2018 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

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MARS 2018


Neuf printemps     

Après l’épisode de février, les chiffres américains de l’emploi et surtout de l’inflation salariale étaient attendus avec fébrilité vendredi. Au final, l’économie américaine qui fête ce mois-ci ses neuf printemps de croissance, a généré 313 000 créations de postes sur février, soit un plus haut depuis janvier 2015. Une bonne nouvelle qui se conjugue au soulagement suscité par la hausse de 2,6 % du salaire horaire moyen.    

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MARS 2018

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

Donald Trump donne le « la » aux marchés financiers

Les résultats des élections italiennes n'ont finalement pas apporté de volatilité à l'instar du référendum de l'année dernière. On peut en déduire de manière ironique que près de trente millions d'Italiens ont voté pour assister à la démission de Matteo Renzi. Pourtant, son parti (PD), comme tous les autres, peut toujours jouer les arbitres dans la formation d'un gouvernement de coalition ou tout simplement dans le soutien législatif à un gouvernement technocratique. Il n'y a, comme d'habitude, aucune certitude sur la gouvernance italienne. Les marchés s'y sont habitués et par ailleurs, la situation économique actuelle de l'Italie n'est pas comparable à celle de 2011. Les excédents commerciaux sont positifs et la croissance est revue en hausse. Les réformes du marché du travail font leurs effets.
 
En zone euro, la BCE a légèrement fléchi sa communication en renonçant dans son discours à une politique toujours plus accommodante. Les montants d'achats mensuels resteront fixés à 30 Md€ jusqu'en septembre 2018. Le prolongement de trois mois demeure possible mais cela dépendra des titres obligataires disponibles.
 
Les mêmes contraintes pèsent sur la Banque du Japon qui, elle aussi, a beaucoup acheté. La première hausse de taux est anticipée en 2019 par les marchés. La question sera de savoir au cours de quel trimestre elle aura lieu. Tout dépendra du niveau de la croissance économique en zone euro et du fameux objectif d'indice d'inflation à 2%.
 
Donald Trump s'avère celui qui donne le véritable mouvement aux marchés financiers. On l'a notamment vu à la suite de l'annonce de ses mesures protectionnistes (qui aura quelques exceptions notamment au regard de ses partenaires de l'ALENA) et de l'annonce de sa possible rencontre avec le dirigeant nord-coréen Kim Jung Un. Durant le premier trimestre, les marchés financiers vont continuer à être tiraillés entre les forces centrifuges et centripètes du capitalisme.
 
Donald Trump, Xi Jinping et les banques centrales seront les arbitres de ce combat. Au milieu de cette virulence verbale et médiatique, l'Europe ou le Japon vont s'efforcer de tenir le cap pour affronter chacun leur propres défis (convergence économique pour la zone Euro et adaptation au phénomène de vieillissement de la population pour l'archipel nippon).

Texte achevé de rédiger le 12 mars 2018 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

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MARS 2018


Une énigme de près de dix ans en voie de résolution  

Depuis les premiers jours de 2009 où les Banques centrales des pays développés commencèrent à se lancer à corps perdu dans des politiques monétaires ultra-accommodantes, la question était posée de l’issue de celles-ci. Une rechute ultime de la croissance et de l’inflation aurait signifié un échec cuisant de ces politiques, et donc certainement une crise de confiance destructrice pour les marchés. Cette option est écartée aujourd’hui. Des niveaux de croissance et d’inflation hors des zones de danger mais toujours trop faibles, justifiant une poursuite à l’infini de politiques monétaires très accommodantes, a constitué le scénario central retenu par les marchés ces dernières années, favorable à tous les actifs financiers. Finalement, 2018 s’ouvre sur un dénouement a priori heureux de l’intrigue : une reprise sensible de la croissance et de l’inflation, qui siffle le succès d’années de volontarisme monétaire, lequel peut donc prendre fin. S’en suit néanmoins une période d’instabilité inévitable pour les marchés, confrontés à la question difficile de l’interprétation qu’il faut faire de cette issue dans ses ramifications sur toutes les classes d’actifs.

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MARS 2018

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Point hebdomadaire sur les marchés

L'Europe à la traîne de Wall Street malgré de bons indicateurs macro-économiques

Le paradoxal Donald Trump a encore frappé la planète Capitalisme en annonçant la mise en place de tarifs douaniers sur les importations d’acier (25%) et d’aluminium (10%) aux Etats-Unis. Ces mesures protectionnistes (déjà perceptibles dans le programme du président américain) ont envoyé les indices boursiers, notamment européens, au purgatoire en ce début de mois de mars.
 
Alors qu’ils avaient résisté lors du « flash crash » de février aux Etats-Unis, l’Europe accuse désormais un retard significatif (si on ne prend que la comparaison en monnaie locale) significatif par rapport aux indices américains. Le DAX 30 est même devancé par le CAC 40. Bref, tout est à refaire pour l’Europe et la zone euro alors même que l’horizon politique se dégage (vote du SPD en faveur de l’accord de coalition et résultat assez anticipé quoique toujours bancal issu des élections législatives italiennes). Les données macroéconomiques y sont excellentes sur la composante réelle (volume). En revanche, les prix n’évoluent toujours pas franchement à la hausse et les indices d’inflation sont positionnés toujours assez loin de la cible des 2% (1,3%). L’omniscience du capitalisme ultra-globalisé est désormais remise en cause par de nombreux pays dans le sillage des Etats-Unis.
 
Les pays émergents ne sont pas en reste puisque l’Inde applique déjà depuis quelques mois des contraintes lourdes aux importateurs. La Chine, qui a toujours bien su défendre ses intérêts économiques sur son sol, change son modèle institutionnel pour donner les pleins pouvoirs à Xi Jinping de manière indéfinie. Ce n’est probablement pas pour répondre de façon molle aux coups de boutoirs de son meilleur ennemi commercial (les Etats-Unis). Le Japon fait figure d’exception en ouvrant petit à petit ses frontières (notamment aux touristes en dérégulant sa politique de visa) dans la perspective des Jeux Olympiques de 2020 (objectif de 40 millions de visiteurs contre 28 millions aujourd’hui). Mais il apparaît bien démuni face aux puissances qui ont contribué à sa fabuleuse capacité exportatrice depuis de nombreuses années. 2018 ne sera pas une année facile pour les gérants car de nombreuses zones de risque sont apparues (volatilité, change, taux d’intérêt).
 
Il faudra donc être aussi agile que la frêle embarcation qui défie la fameuse vague de l’estampe du grand maître nippon Hokusai.

Texte achevé de rédiger le 5 mars 2018 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

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MARS 2018


« Cachez cette inflation que je ne saurais voir »    

L’audition du nouveau président de la Fed devant la commission des services financiers de la Chambre des Représentants la semaine dernière était attendue à plus d’un titre. D’une part, parce qu’elle marquait sa première prise de parole depuis sa nomination. D’autre part, parce qu’elle était la première intervention d’un responsable de l’instance depuis les récents remous de marchés.   

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MARS 2018

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

Des marchés techniques

Depuis la Grande Correction de février, les marchés sont entrés dans une phase technique, volatile et incertaine. Ils viennent régulièrement tester des niveaux et supports dont les chartistes raffolent : 1,25 pour l'euro/dollar, 70 dollars pour le pétrole et 2,9-3% pour les emprunts d'Etat américains à dix ans. Les données fondamentales restent bonnes également aux Etats-Unis où même la Fed a avoué être surprise par l'ampleur de l'effet de la réforme fiscale.
 
La construction résidentielle y affiche en janvier une bonne croissance (+9,7% sur les mises en chantier) et les enquêtes sur le climat des affaires enregistrent aussi des niveaux satisfaisants en février sur les deux composantes (industrie et services). Les chiffres d'inflation très (trop?) longuement commentés ne sont pas encore effrayants mais un peu partout dans le monde les thématiques du pricing power et de la pénurie de matières et de main d'œuvre résonnent de plus en plus. La véritable entrée en piste du banquier central américain Powell alimente les doutes et les questions des investisseurs. Powell est d'abord dans l'imaginaire collectif, le nom du général américain qui remporta la victoire dans la première guerre du Golfe. Le banquier central reprendra-t-il à son compte la doctrine de force écrasante chère à son homonyme en se montrant très agressif ?
 
Sa conférence mercredi prochain pourrait donner une première réponse aux investisseurs sur la vitesse de normalisation et donc des hausses de taux de la Fed : 3 ou 4 sont les chiffres qui circulent actuellement pour 2018. Le premier des risques à contenir pour lui sera celui de la surchauffe potentielle de l'économie américaine. Pour la première fois depuis longtemps, l'Europe fait moins peur que les Etats-Unis. Depuis le début de l'année, les flux son nettement en faveur des actions européennes au détriment des actions américaines. En effet, les investisseurs ont retiré 22 Md$ des actions américaines alors qu'ils ont investi 15 Md$ dans les actions européennes. Souhaitons que la date du 4 mars (élections italiennes et vote interne du SPD en Allemagne sur l'accord de coalition) ne vienne pas inverser cette tendance favorable.

Texte achevé de rédiger le 23 février 2018 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

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MARS 2018


Relativiser   

À ceux qui voyaient l’économie mondiale entrer en surchauffe cette année et rapidement s’exposer à une fièvre inflationniste, les PMI publiés la semaine passée en Europe ont relativisé ce scénario. La version “flash” de l’indice composite est ainsi ressorti en baisse à 57,5 sur février. À ce niveau, la dynamique de la zone euro reste soutenue. En réalité, cette baisse – due à l’appréciation de l’euro – intervient après une accélération de l’activité depuis l’automne qui a vu le PMI Composite culminer à 58,8 en janvier...   

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FÉVRIER 2018

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Point hebdomadaire sur les marchés

Les marchés accueillent calmement le retour de l'inflation aux États-Unis

Les investisseurs ont eu la joie de pouvoir dîner en tête à tête avec la dulcinée Inflation le jour de la Saint-Valentin.
 
En effet, la publication des chiffres d'inflation aux Etats-Unis le 14 février, traditionnelle fête des amoureux, a ancré encore un peu plus les futures anticipations inflationnistes. L'indice CPI (consumer price index), qui est celui que le commun des mortels observe, s'est affiché à 2,1% (contre 2,5% un an plus tôt). C'est toutefois plutôt l'indice PCE (personal consumer expenditure) qui doit être analysé car c'est lui qui sert de base pour la fixation de l'objectif de 2% de la Fed depuis 2012. Ce dernier est ressorti à 1,8% (contre 2,1% un an plus tôt). C'est donc plutôt un juste retour à la normale qu'une résurgence subite et ou un dérapage incontrôlé de l'inflation mais il faut le reconnaitre dans un contexte de taux d'intérêt très particulier. Le taux dix ans semble lorgner le niveau des 3% désormais. Ce renouveau inflationniste a donné des ailes aux marchés actions (des deux côtés de l'Atlantique) dans le sillage de bons résultats annuels et de discours optimistes pour 2018. Ca a beaucoup plus perturbé le marché des changes.
 
Ainsi, le dollar contre euro semble avoir franchi la barrière des 1,25 pour rester un peu plus durablement dans la bande de fluctuation 1,25-1,30. Le yen s'est renforcé contre l'euro après avoir enfoncé des niveaux spectaculaires (137). Des doutes subsistent en effet sur l'économie américaine. Le consommateur et l'investisseur immobilier seront sous pression avec la remontée des taux et la faiblesse du dollar. Les programmes de Trump vont mettre du temps à se diffuser dans l'économie et sont porteurs de déséquilibres budgétaires notoires.
 
A côté, la zone euro fait figure d'élève "presque" modèle : déficits budgétaires en forte réduction, excédent commercial, politique monétaire prévisible et accommodante, baisse généralisée du chômage (même en France!). Même l'euro fort ne semble pas alerter les investisseurs ou les dirigeants, pour l'instant tout au moins. Il se peut donc que le rebond des marchés perdure encore mais les défis sur les prochains mois demeurent les mêmes quand il s'agit d'absorber une hausse d'intérêt trop rapide.
 
Profitons en toutefois pour souhaiter (une nouvelle fois) bonne année à l'occasion du nouvel an chinois (année du Chien) et rappelons nous avec malice que 1994 (année difficile sur le marché obligataire) était aussi une année du Chien.

Texte achevé de rédiger le 16 février 2018 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

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FÉVRIER 2018


Normalité conjoncturelle  

L’inflation n’a pas fini d’agiter les marchés cette année. Après les deux coups de grisou qu’il a provoqué sur les actions, le phénomène était une nouvelle fois au centre de l’attention la semaine dernière. Dans la foulée des chiffres de l’emploi et de l’inflation salariale, la publication de l’indice des prix à la consommation (IPC), mercredi dernier, pouvait difficilement passer inaperçue. D’autant qu’il n’a fait que confirmer la perspective d’un rebond de l’inflation.   

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FÉVRIER 2018

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Point hebdomadaire sur les marchés

Coup de froid sur les marchés

La semaine a été marquée par un coup de froid sur les marchés financiers qui semblent inexorablement épouser les évolutions climatiques de ces dernières semaines.
 
Les deux fortes corrections journalières du marché américain (supérieures à 4%) constituent une première réponse à ce mouvement rapide de remontée des taux 10 ans (de 2% à 2,8% en quelques mois). Cette normalisation monétaire, engagée d’abord par les banques centrales, ne doit pas être perçue uniquement comme un risque pour les investisseurs bien qu’elle ait poussé l’indice de volatilité (VIX) à un niveau rarement atteint (37 contre 11 en début d’année). En effet, la rentabilité du capital ne correspond plus déjà depuis longtemps à l’évolution des fondamentaux économiques.
 
L’ajustement modéré des marchés actions européens à la suite de ce premier mouvement de panique à Wall Street s’avère une bonne surprise. L’Europe, et plus particulièrement la zone Euro n’a donc pas amplifié le mouvement contrairement au passé. Son retard de performance par rapport aux indices actions américains et sa valorisation moins généreuse peuvent avoir servi d’amortisseurs à la baisse. Le scénario macro-économique n’est aujourd’hui pas remis en cause (croissance mondiale synchronisée) mais certaines entreprises européennes pourraient avoir des difficultés à absorber les effets devises défavorables (dollar faible), l’augmentation des coûts des matières premières et la pénurie de main d’œuvre dans certains secteurs (construction). Avec des croissances de bénéfices attendues autour de 10% cette année, il semble cependant que cet objectif soit accessible.
 
Par ailleurs, le niveau de rendement net à travers les dividendes distribués (>3%) se situe toujours à un niveau bien plus élevé que les rémunérations obligataires. Les phases d’ajustement des taux, même sous contrôle de banques centrales attentives, sont souvent perçues comme des périodes d’instabilité et de perturbation. Les baisses futures potentielles des marchés actions doivent être donc utilisées pour acheter des actions européennes dont le niveau de valorisation les protège contre le scénario de hausse des taux longs qui se profile partout dans le monde.
 
L'investisseur actions peut être comparé aujourd'hui à un alpiniste chevronné grimpant sur un glacier et devant franchir plusieurs crevasses profondes et dangereuses avant d'espérer atteindre le prochain sommet.

Texte achevé de rédiger le 9 février 2018 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
FÉVRIER 2018


Passage de témoin  

Comme la majorité des Comités de politique monétaire qui ont jalonné son mandat, le dernier de Janet Yellen n’aura réservé aucune surprise. Celui-ci s’est soldé par un statu-quo, la Fed ayant laissé ses taux directeurs inchangés entre 1,25 % et 1,50 %. Loin d’incarner une quelconque forme de neurasthénie, cette absence intentionnelle de surprise relève en réalité du prodige. La désormais ex-présidente-de-la-Fed a, en effet, su faire preuve de patience et de doigté pour ramener la politique monétaire américaine dans un cadre plus conventionnel.  

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FIDELITY
FÉVRIER 2018


Résurrection   

Le phénomène pourrait s’apparenter à un réflexe stéréotypé. Un signe de conscience envoyé par le patient jusqu’alors plongé dans un état végétatif de longue durée. Une forme de résurrection en somme. Sur l’échelle de Glasgow, ce dernier est passé du stade de “coma léger” à celui de “vigile” en répondant aux stimulations répétées depuis plusieurs trimestres. Loin d’être inquiétantes, les convulsions de marché la semaine passée sont donc plutôt encourageantes. Elles témoignent d’un regain progressif de l’activité encéphalique des places financières.   

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FÉVRIER 2018

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Point hebdomadaire sur les marchés

Onde de crue obligataire

Le tapis obligataire, si moelleux et si confortable pour l’investisseur actions, est entrain de se retirer progressivement sous ses pieds. L'objectif de 3% sur les obligations américaines à dix ans ne semble plus hors d'atteinte d'autant que ce niveau n'est pas incompatible avec le momentum économique actuel. Comme une onde de crue, les investisseurs avaient vu venir le risque d'"inondation obligataire potentielle" et devaient s'attendre à un changement de paradigme obligataire. Toutefois, le mouvement peut paraître salutaire tant la situation commençait à devenir insoutenable sur certaines valorisations ou certaines dérives des marchés (le bitcoin par exemple). La correction actuelle sur les marchés actions va donner de bons points d'entrée sur les prochaines semaines voire sur les prochains mois.
 
Les changes constituent aussi une source d'inquiétudes, le marché venant régulièrement tester le seuil technique des 1,25 sur l'euro/dollar. Le yen, quant à lui, poursuit son affaiblissement contre euro et peut propulser les valeurs exportatrices japonaises au firmament. Le dollar demeure bien le problème pour le reste du monde tant les Américains le considèrent finalement comme leur variable d'ajustement. C'est un jeu dangereux mais finalement c'est l'apanage de la puissance économique dominante. La perturbation des changes pourrait coûter quelques pourcentages de progression des bénéfices pour les grandes multinationales européennes.
 
Le déficit budgétaire américain et les perspectives de creusement de ce dernier à la suite de la réforme du code fiscal et du lancement (encore hypothétique) du programme d'infrastructures (1 500 md$) pourraient accentuer le discrédit de la monnaie américaine qui, rappelons le par pure ironie de l'histoire, trouve son étymologie dans le "thaler" germanique, la monnaie de Charles Quint qui domina l'Europe pendant quatre siècles. Le discours protectionniste de Donald Trump ne devrait pas non plus rassurer les investisseurs plutôt habitués à l'idée des bienfaits de la globalisation sur la valorisation des actifs risqués.
 
Avec ce nouveau cadre économico-monétaire qui se met en place, une attention toute particulière doit être portée sur le niveau des valorisations notamment celui des actions. La reprise économique est bien installée en Europe mais il ne faut pas la surpayer. Les déséquilibres mondiaux persistent (déficits jumeaux aux Etats-Unis, excès de liquidités alimentées par certaines banques centrales, niveau de taux incohérent avec les besoins futurs de rentabilité du capital...).
 
Aussi, 2018 doit être abordée comme une année de transition volatile mais propice à certaines prises de risques...calculées.

Texte achevé de rédiger le 2 février 2018 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
JANVIER 2018


L'enclume et le marteau  

Le message d’octobre dernier était pourtant clair. Tout du moins, il ne semblait pas nécessiter une nouvelle mise au point à laquelle Mario Draghi s’est finalement plié. À ceux qui ne veulent pas s’y résoudre, le président de la BCE a donc réitéré sa volonté de maintenir une politique accommodante jusqu’à nouvel ordre et répété qu’un resserrement monétaire n’était pas d’actualité. Si redondante soit-elle, cette nouvelle clarification semblait pourtant nécessaire au regard des supputations entourant une normalisation avancée de l’instance. 

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DNCA
JANVIER 2018

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

Guerre des monnaies et Paix fiscale.

Alors que la semaine s’est ouverte sur la fin du « shutdown » de certaines administrations américaines (jusqu'à la prochaine date de revoyure entre les Démocrates et les Républicains fixée au 8 février), ce sont les mouvements de change qui ont alimenté les marchés la semaine dernière.
Les déclarations de Steve Mnuchin sur les bienfaits du dollar faible ont propulsé le billet vert à 1,25 conte euro sans que Mario Draghi s’en inquiète vraiment tant la reprise européenne s’avère robuste.
 
Une position acheteuse sur le yen (une des dernières monnaies les plus faibles contre euro et dollar de tous les grands pays libéraux) pourrait être une idée d’investissement sur un marché des changes qui risque de continuer à perturber la progression des marchés actions et les prévisions de résultats des grandes entreprises. Parallèlement, tous les pays (Etats-Unis en tête mais la France également) se sont lancés dans une paix fiscale avec les entreprises et les ménages les plus fortunés pour attirer les flux de capitaux internationaux et attiser ainsi une concurrence fiscale. Les conséquences positives des baisses massives d'impôt sur l’économie (théorie du ruissellement) pourraient être partiellement annulées par l’effet assez désastreux sur les déficits budgétaires, dérives actuelles caractéristiques des deux modèles capitalistes anglo-saxons (Etats-Unis et Grande-Bretagne).
 
La fiscalité, outil de redistribution et de meilleure efficacité économique n’est pas un thème nouveau. Déjà, le philosophe Voltaire en 1768 dans son livre « l’homme aux quarante écus », en faisait le centre de son ouvrage. Son récit suggérait d’ailleurs que la meilleure taxe qui puisse exister serait celle dont la base serait l’intelligence, car, par vanité, tout être humain accepterait de la payer ! La guerre des monnaies et la paix fiscale posent aujourd’hui les conditions du nouveau danger qui se profile avec les promesses électorales de Donald Trump : la résurgence du protectionnisme.

Texte achevé de rédiger le 26 janvier 2018 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
JANVIER 2018


Re-corrélation  

L’absence d’actualité forte et d’indicateurs prépondérants laissait a priori entrevoir une semaine particulièrement ennuyeuse sur les marchés. Que ce soit sur les taux, les changes, les actions ou encore les cours du pétrole, c’est finalement tout l’inverse qui s’est passé. Sans être particulièrement marquée par son ampleur, la tendance générale qui en est ressortie était surtout prégnante dans la confirmation – s’il en fallait une – de la reprise actuelle. 

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DNCA
JANVIER 2018

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

2018, accélération de la croissance?

L’année 2018 sera-t-elle aussi bonne que l’année 2017 ? Cette question brûle les lèvres de tous les investisseurs d’autant que ce début d’exercice continue d’être tonitruant tant sur le sens des marchés (records sur les marchés américains et des performances presqu’annuelles sur certains marchés européens) que les volumes traités. Portés par des tendances macroéconomiques fortes (ce qu’on a pu encore voir avec la dernière publication de la croissance du PIB chinois à 6,9%), les marchés actions semblent ignorer les risques potentiels qui pourraient se refermer sur lui comme une souricière : remontée de taux, volatilité des monnaies et prix du pétrole en hausse.
 
Pour l’instant, les prévisions de résultats des entreprises sont solides de part et d’autre de l’Atlantique, surtout aux Etats-Unis puisque les résultats seront dopés par la baisse de l’impôt sur les sociétés.
 
En France, l’optimisme dépasse toutes les attentes. Même le journal anglais The Economist, assez peu réputé pour sa « gallophilie », l’a élu « pays de l’année 2017 ». L’élection d’Emmanuel Macron et les réformes qui s’ensuivent dans un contexte économique porteur donnent peut-être une véritable chance pour corriger les déséquilibres structurels : deficits jumeaux, taux de chômage élevé et niveau disproportionné des dépenses publiques. La France est désormais perçue comme un élément de stabilité à côté de la traditionnelle Allemagne qui a montré des difficultés à trouver de nouveaux leaders derrière l’indéboulonnable Angela Merkel.
 
Enfin, en zone euro, si la même euphorie économique se fait sentir, l’inflation publiée navigue toujours dans des niveaux faibles (1,4%) ou en tout cas peu surprenants pour le marché obligataire. Cet indicateur sera à surveiller en 2018 car c’est probablement lui qui déclenchera la remontée des taux longs à moyen terme.

Texte achevé de rédiger le 19 janvier 2018 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

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JANVIER 2018


Perspectives 2018 : L’heure de faire les bons choix 

Les marchés se sont certes révélés étonnamment résistants en 2017, mais cet environnement sans précédent pourrait désormais compter ses dernières heures. Au cours de l'année à venir, nous pourrions voir l'exceptionnelle tendance haussière des marchés actions et obligations de ces dernières années prendre fin, tout comme les expérimentations monétaires à l’échelle mondiale qui l’ont favorisée. En 2018, comment les investisseurs feront-ils face aux incertitudes? Quels risques et quelles opportunités pourraient émerger ?

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FIDELITY
JANVIER 2018


L'hebdo des marchés - Les taux sur le tard 

Contrastant avec une année sans grand relief, celle qui s’ouvre s’annonce déjà plus animée sur le marché des taux. Ces derniers ont en effet été au centre de l’attention la semaine passée. Un regain d’intérêt qui tient à la brusque poussée de fièvre du T-Bond venu flirter avec son précédent plus haut de 2,58 % de mars dernier, en touchant 2,55 %. À l’origine de cet emballement, une rumeur de marché selon laquelle la Chine s’apprêterait à stopper ses achats d’obligations américaines.

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DNCA
JANVIER 2018

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La BCE fait bondir les taux et l'euro

Cette semaine aura vu le Global Warming sur la croissance économique se transformer en Global Warning sur les taux d’intérêt. A deux reprises cette semaine, des banques centrales ont amorcé par leur discours et leurs annonces la fin de leur politique monétaire accommodante.
 
Tout d’abord, c’est la banque centrale du Japon qui a déclaré vouloir arrêter ses achats sur la partie longue de la courbe des taux. Cela a déclenché la remontée du yen et possiblement enclenché également la fin de la période de glaciation obligataire au pays du soleil levant. Ensuite c’est la BCE qui a envoyé un message sur l’évolution de la sa guidance de taux d’intérêt en raison d’améliorations économiques indéniables. Là encore l’euro a réagi en s’appréciant contre le dollar. Le niveau des taux d’intérêt, longtemps déconnecté de la réalité économique, doit désormais s’ajuster.
 
Aux Etats-Unis, les taux à deux ans sont désormais proches du rendement net des actions composant le S&P 500 alors qu’en Europe le rendement net de l’indice DJ Stoxx 600 atteint 3,4% pour un rendement négatif du Bund à 2 ans. L’anémie du rendement obligataire incite les émetteurs à profiter de cette anomalie. Ainsi, deux grandes entreprises du secteur de l’énergie ont émis des obligations à des taux record. Engie a établi le record mondial pour une émission hybride perpétuelle avec un rendement de 1,5%.
 
Ensuite c’est l’énergéticien italien Enel qui a émis une émission verte (green bond) avec un coupon de 1,23% sur une maturité de huit ans. Ces niveaux de rémunération sont d’autant plus incroyables que les deux actions versent en moyenne un rendement net proche de 5% via leur dividende.
 
Le tableau pour 2018 est donc entrain de se mettre en place. S’il y a plus de croissance (et plus d’inflation), il faudra qu’il y ait plus de rendement obligataire.

Texte achevé de rédiger le 12 janvier 2018 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
JANVIER 2018


2018, année extatique ?

En matière économique, l’exercice des prévisions n’est pas aisé et peut parfois s’avérer périlleux. Après une année 2017 placée sous le signe d’une reprise plus générale de la croissance mondiale, la question qui s’impose désormais est : quid de 2018 ? Phénomène rare ces dernières années, la fenêtre conjoncturelle actuelle s’ouvre sur un horizon relativement dégagé laissant espérer un renforcement de la croissance. 2018, année extatique sur le front économique ? En tout état de cause, les indicateurs publiés la semaine dernière ne font que conforter ce pressentiment. À commencer par l’économie américaine qui s’apprête...

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DNCA
JANVIER 2018

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

2018 démarre dans l’euphorie

Le début d’année démarre en fanfare dans le prolongement d’une année 2017 réussie pour la plupart des grandes classes d’actifs et notamment pour la plus risquée d’entre elles : les actions. Il est en effet difficile de ne pas conseiller une certaine prise de risques dans les allocations. Les conditions macro-économiques s’améliorent partout dans le monde et l’optimisme américain dope le moral des investisseurs de la planète entière. Les banques centrales continuent d’envoyer des messages de resserrement monétaire. Les tensions géopolitiques ne dégénèrent pas. Pourtant, les investisseurs pourraient être punis par un excès de vitesse en ce début d’année. Comme le descendeur en ski, une faute de carre peut entraîner la chute et la disqualification.
 
L’enchaînement des années de performance positive sur les marchés boursiers incite au discernement dans le choix des investissements. La situation des taux d’intérêt ressemble à celle de l’équilibriste sur sa « slack line ». Les flux se déversent sur les actions par défaut et les multiples de valorisation ne se détendent que lentement. Les révisions en hausse des résultats existent mais ne sont pas encore massives. Les comptes de résultats des grandes entreprises sont chahutés par les giboulées des monnaies et leur capricieux taux de change. Si les actions demeurent un vecteur fondamental de création de surperformance dans les portefeuilles, les stratégies alternatives ou convexes (performance absolute actions, performance absolue obligataire, fonds à protection inflation, fonds convertibles) doivent être considérées pour protéger les portefeuilles contre le retour de la volatilité et l’emballement possible sur les taux d’intérêt. La courte duration demeure le maître mot dans des stratégies obligataires classiques directionnelles.
 
Enfin, une attention particulière devra être portée sur le high yield dont la réelle qualité est masquée par le niveau des taux et l’écrasement factice des spreads.
 
Comme l’alpiniste en montagne, l’investisseur en 2018 parviendra sûrement à gravir encore de nouveaux sommets mais il aura besoin de bien s’encorder et d’avoir le matériel adéquat en cas d’avalanche.

Texte achevé de rédiger le 5 janvier 2018 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

CARMIGNAC
JANVIER 2018


Trois réflexions pour 2018 

Les prédictions précises en matière de marchés ont peu d’intérêt. À titre d’exemple, le consensus des analystes il y a un an anticipait une hausse de 6% de l’indice S&P sur l’année, performance qui fut atteinte en six semaines. Les mêmes d’ailleurs anticipaient en moyenne une hausse de l’indice de 10% en 2008, quand il s’effondra finalement de 40%. En 2017, les meilleures performances ont souvent été le fait d’investisseurs qui prévoyaient en début d’année un dollar fort et une remontée des taux d’intérêt. Mais ils ont su changer d’avis, oublier leur analyse et surfer sur les tendances, ou encore avoir l’heur d’être obligatoirement investis en majorité en euros.

L’articulation d’un scénario central est certes un point de départ incontournable (nous présentions le nôtre pour 2018 dans la Carmignac’s Note de décembre dernier « Le supplice des Cassandre »). Mais il doit s’inscrire dans une analyse des risques, positifs comme négatifs, c’est-à-dire dans une compréhension des principaux enjeux, ceux qui pourraient produire en cas d’inflexion importante un effet décisif sur les marchés, à la hausse comme à la baisse.

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DNCA
DÉCEMBRE 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

Gorilles dans la brume.

Pour la première lettre de 2018, nous faisons le choix de vous livrer les résultats d’une étude psychologique datant de 1999 réalisée par deux chercheurs américains (Christopher Chabris et Daniel Simons de l’Université de Harvard). Cette étude consiste à faire visionner une vidéo à un groupe de participants et de regarder une séquence où deux équipes de joueurs de basket, l’une habillée en blanc, l’autre en noir, se lancent un ballon. Les cobayes de cette étude doivent compter le nombre de passes entre les membres de l’équipe des blancs.

Pendant la partie qui dure moins d’une minute, un personnage déguisé en gorille traverse la scène pendant plusieurs secondes. Les participants doivent ensuite indiquer combien de passes ils avaient comptées et s’ils avaient vu se produire un événement insolite au cours de la séquence. Le résultat est surprenant : la majorité d’entre eux ne voient pas passer le gorille.

Cette petite expérience nous enseigne que plus que l’inattention, c’est bien la trop grande attention sur un objet qui nous empêche de détecter l’insolite ou l’inattendu. Alors que notre intuition nous laisse penser que notre attention sera détournée par un événement surprenant, c’est la concentration sur un objectif prédéterminé qui nous empêche d’être alertés. Le test du gorille illustre nos défaillances attentionnelles et une certaine forme de cécité de la perception.

En 2018, les gérants pourraient être confrontés au test du gorille. Le gérant, comme les participants à ces études, est concentré sur un objectif bien précis (la performance). Il peut donc lui arriver de ne pas voir le ou les risques (un ou plusieurs gorilles) apparaître, bien que sa formation et ses compétences techniques le portent naturellement à balayer le champ des surprises possibles.

Espérons donc que pour cette nouvelle année, que nous vous souhaitons heureuse et belle, les gérants de DNCA sauront discerner le gorille même s’il se cache dans la brume des marchés financiers.

Texte achevé de rédiger le 29 décembre 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
DÉCEMBRE 2017


2017, année politique

A bien des égards, 2017 restera une année éminemment politique. Élections en Europe, actions des banques centrales, début du mandat de Donald Trump… Les marchés ont évolué au gré de ces évènements qui, dans l’ensemble, ont été favorables aux actions. Le début de l’année avait, en effet, démarré par la poursuite du rally consécutif à l’élection présidentielle américaine. Les incertitudes relatives aux échéances électorales européennes avaient ouvert au printemps une phase de consolidation en partie contenue par la victoire d’Emmanuel Macron. Par la suite, les interrogations estivales sur l’action des banques centrales et l’impatience des investisseurs à l’égard ...

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DNCA
DÉCEMBRE 2017

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Point hebdomadaire sur les marchés

2018 pourrait être une année plus volatile...

En 2017, les investisseurs auront réalisé des performances positives sur quasiment toutes les classes d'actifs (actions américaines, actions émergentes, actions européennes, obligations souveraines, crédit, high yield, immobilier, matières premières en tout genre, crypto-monnaies...). Quelques exceptions sont à noter toutefois : les actions russes, le caoutchouc et sûrement d'autres classes d'actifs toutefois mineures dans l'allocation du capital mondial circulant à l'heure actuelle.
 
L'euphorie macro-économique est confortée par l'euphorie monétaire abreuvée par une liquidité mondiale qui progresse plus vite que la croissance nominale. Que peut donc demander l'investisseur comme cadeau de Noël au pied du sapin ? Tout d'abord, son plus gros cadeau et le mieux empaqueté serait une poursuite du mouvement macro-économique avec une accélération de la profitabilité des entreprises (surtout en Europe). L'autre beau présent serait une hausse progressive et maîtrisée des taux longs avec un peu plus d'inflation, indolore pour la croissance mais qui resolvabiliserait tous les systèmes de rente du capital (assurances, retraites).
 
Donald Trump a lui déjà offert son cadeau fiscal en fin d'année après moult déboires et discussions. Sa première année de mandat s'achève sur un constat assez troublant : depuis novembre 2016, les marchés financiers mondiaux ne cessent de progresser et les indices américains ont enchaîné soixante-dix records d'affilée. Encore plus étonnant, le contexte géopolitique, dégradé en tout cas dans sa forme par la communication déstructurée de l'administration américaine, n'a pas fondamentalement bougé et le tableau 2018 démarre sous les mêmes contraintes ou sur le même équilibre des forces : le triangle Chine-Corée-Japon, le combat plus ou moins frontal des frères ennemis au Moyen-Orient (Arabie Saoudite et Iran), les relations plus que complexes avec la Russie, l'idylle Merkel-Macron et les risques de fragmentation politique en Europe (Catalogne, Italie). On serait tenté de dire qu'on ne change pas une équipe qui gagne !
 
Pourtant, les investisseurs sentent que 2018 pourrait être une année un peu moins festive et plus volatile où certaines bulles peuvent éclater. Le monde de l'internet commence à percevoir les premiers signes de la prise de conscience des Etats qui ont lancé de vastes chantiers pour reprendre le contrôle de ces outils qui menacent leurs pouvoirs régaliens et exploitent la vie privée des individus : nouvelle régulation fiscale, application de la directive européenne GDPR sur la protection des données, mise en place d'une réglementation plus contraignante pour des modèles socialement disruptifs (Uber, Airbnb). Dans l'attente de vous donner notre vision pour l'année qui s'ouvrira bientôt, toute l'équipe de gestion de DNCA vous souhaite de joyeuses fêtes.

Texte achevé de rédiger le 22 décembre 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
DÉCEMBRE 2017


Prouesse

Largement anticipé par les marchés, la Réserve fédérale a donc relevé mercredi son taux directeur de 25 points de base pour le porter entre 1,25 % et 1,50 %. L’absence de surprise n’est certes pas un sujet qui mérite de s’y appesantir. Mais en la matière, l’exercice relève du prodige. Celui-ci est, sans conteste, à mettre au compte de Janet Yellen qui présidait là son dernier Comité de politique monétaire. Comme nul autre auparavant, la présidente de la Fed...

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DNCA
DÉCEMBRE 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

Accélération économique de la zone euro en attendant la volatilité en 2018...

Depuis maintenant dix ans, le monde entier (et particulièrement le monde anglo-saxon) a promis la fin de la zone euro. Après deux crises macro-économiques, une crise institutionnelle et une quasi-crise monétaire (la Grèce), la zone euro accélère son rythme de croissance (autour de 2,3-2,4%). Elle est aussi la région du monde où les inégalités se sont le moins creusées. Certains pourraient dire qu'il manque de la croissance à la zone euro mais si la croissance ne profite qu'à une trop petite minorité elle entraînera nécessairement des déséquilibres et les systèmes démocratiques seront à la merci des pressions populistes (Brexit, élection de Donald Trump). Galbraith avait écrit que l'abus économique est comme l'abus d'alcool, il a ses lendemains difficiles. Il faudra donc surveiller la montée de l'endettement partout sur la planète.
 
La France et l'Italie sont probablement les deux bonnes surprises de cette année 2017. Sans réforme majeure, l'Italie a conservé son système bicaméral qui a l'avantage d'exclure les extrêmes. Avec un train de réformes ambitieux et sans réelle opposition, la France d'Emmanuel Macron s'offre la chance de revenir sur le devant de la scène économique et politique. Il reste en Europe cependant des échéances électorales (Catalogne, Italie, formation de la coalition en Allemagne). Ce seront sûrement des événements de stress sur les marchés.
 
Les opérations financières sont nombreuses (Disney/Fox, Unibail/Westfield, Atos/Gemalto) et témoignent de l'optimisme des entreprises. Aux Etats-Unis, la décision de relever les taux a donc été prise dans l'indifférence générale. Les perspectives de hausse des taux en 2018 (entre 2 et 3) ne sont pas forcément encore totalement intégrées par les marchés. Les banques centrales du monde entier commencent à s'inquiéter des effets pernicieux d'une politique monétaire trop accommodante pendant trop longtemps. Elles peuvent être sources de corrections et de volatilités passagères en 2018. Il faudra attendre encore un peu (huit jours) pour avoir la photo finish boursière de cette année.
 
Pour que le cliché ou le portrait de cette année soit réussi, les investisseurs devront bien tenir la pose, sourire et regarder l'objectif en espérant enchaîner une septième année positive sur les marchés actions européens.

Texte achevé de rédiger le 15 décembre 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

CARMIGNAC
DÉCEMBRE 2017


Le supplice des Cassandre

Il y a un an, nous présentions notre diagnostic d’une reprise économique globale (Carmignac’s Note de décembre 2016 - « Le Vent se lève »). Ce jugement nous réjouissait pour les perspectives des marchés d’actions, mais nous faisait redouter qu’accompagné d’un premier tour de vis monétaire par la Banque centrale américaine, cette embellie pénalise les marchés obligataires en 2017. Il n’en a rien été. Le cycle économique s’est en effet redressé, davantage encore que nous l’anticipions, et il s’est même propagé à l’ensemble du monde

La présence toujours bienveillante des Banques centrales, en soutien d’une croissance économique globale et sans aucune résurgence inflationniste, a poussé par ailleurs la confiance des investisseurs à des niveaux sans précédent. De ce point de vue, la gestion très indexée, a fortiori avec levier, s’est avérée cette année encore gagnante, et la gestion des risques de marchés superflue. Les Cassandre sont demeurées au supplice. On se souviendra néanmoins que dans la mythologie grecque, le problème n’était pas dans les prévisions que faisait Cassandre, qui s’avéraient malheureusement correctes, mais dans le temps qui précédait leur réalisation, pendant lequel elles ne rencontraient que déni et absence d’anticipation.

L’enjeu pour 2018 réside dans le jugement qu’il faut porter sur l’avenir de la configuration idéale actuelle, confrontée qu’elle sera à l’avancement du cycle économique, ainsi qu’à des politiques monétaires finalement en phase active de normalisation.

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DNCA
DÉCEMBRE 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

La rotation sectorielle profite aux valeurs « values ».

La semaine passée fut celle de la rotation : prises de profit sur les valeurs technologiques et retour en grâce des valeurs télécoms, énergies et utilities.
 
L'accord sur le comité Bâle 4 qui ne prévoit finalement qu'une dose légère de besoin de fonds propres pour le système bancaire européen (17,5 milliards d’euros sur une période étalée) a aussi propulsé le secteur bancaire européen. Le style de gestion value peut donc bien finir l'année 2017 comme en 2016...
 
Dans l'euphorie macro-économique généralisée, le Japon continue de surprendre positivement les marchés financiers. En affichant un septième trimestre de croissance et un rythme annuel de 2,5% (contre 1,5% attendus), le pays des samouraïs démontre que son modèle économique soutenu par des réformes ambitieuses et une stabilité politique produit des effets vertueux. Le Japon s'avère un savant mélange d'Etats-Unis (libéralisme), d'Allemagne (industrie et export) et de Chine (discipline collective) relevé par la politique monétaire la plus laxiste au monde avec comme corolaire une monnaie qui se déprécie sans cesse. Certes, les défis sont immenses et notamment celui du vieillissement de la population mais aussi celui de la productivité. Néanmoins, l'archipel sort doucement de sa torpeur.
 
Les marchés américains sont dopés par la perspective de la réforme du code fiscal. Rien ne semble entamer la confiance des investisseurs, pas même les ennuis juridiques des conseillers de Donald Trump avec la justice. Le mois de décembre est traditionnellement un mois de fêtes sur les marchés financiers. L'indice S&P 500 enregistre en moyenne la troisième meilleure surperformance mensuelle après les mois de mars et d'avril. Dans plus de 80% des cas, l'indice américain réalise une progression mensuelle de 2,5% en moyenne. Certains commentateurs commencent à comparer le cycle actuel avec le cycle haussier des années 1982-2002. Cela signifierait, selon eux, qu'il existe encore une dizaine d'années de marchés haussiers devant nous.
 
Cela semble irréel mais beaucoup d'entre nous souscriraient à ce scénario en se frottant les mains sur les performances futures et en chantant en hommage à la Bourse "Que je t'aime !".

Texte achevé de rédiger le 8 décembre 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
DÉCEMBRE 2017


Fumée blanche

L’affaire semblait mal partie. Il y a une semaine, Londres et Bruxelles échouaient à boucler le premier round des négociations, préalable nécessaire à l’ouverture du second sur les accords commerciaux. Les discussions achoppaient alors sur l’épineuse question de la frontière irlandaise, sujet beaucoup plus...

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DNCA
DÉCEMBRE 2017

DNCA

Point hebdomadaire sur les marchés

Des marchés qui hésitent malgré un environnement toujours porteur.

L'OPEP a finalement prolongé son gel de production jusqu'à fin 2018. Les Russes pourraient cependant être prêts à revoir l'accord en cours d'année car leurs unités de production sont plus longues à démarrer à la suite d'une longue coupure et après la période hivernale. Il ne faudrait pas non plus que le prix du pétrole monte trop haut car cela rendraient de nouveau le shale oil et le shale gaz américains compétitifs. La demande mondiale est toujours attendue en hausse en progression d'environ 1,5 million de barils jour et il faut noter l'effondrement de la capacité exportatrice vénézuélienne tandis que le pays essaie de restructurer sa dette. Il y aurait d'ailleurs douze tankers en attente de chargement dans les zones de Jose et Puerto La Cruz. Le plancher à 60 dollars par baril semble donc crédible et de bonne augure pour les majors pétroliers.

La publication des chiffres d'inflation en zone euro n'a pas donné d'éléments nouveaux sur la trajectoire des indices des prix sur les prochains mois. Cela n'a pas empêché le marché obligataire d'avoir un petit accès de fièvre au cours de la semaine. Les marchés actions américains enchaînent les records alors que les marchés européens souffrent désormais de prises de bénéfices par à-coups. Les révisions haussières de perspectives de croissance macro-économique dans la zone font actuellement débat car le niveau actuel (supérieur à 2%) est inédit depuis quelques années.

Sur le strict plan de la valorisation, il est toutefois juste de dire que la valorisation des actions européennes est peut-être la plus raisonnable ou la moins déraisonnable de toutes les classes d'actifs. Certains actifs virtuels, comme le bitcoin, atteignent, quant à eux, des sommets (x 10 depuis le début de l'année et x 30 000 depuis 2011) avec des variations journalières proches de 20%. Certains comme Jean Tirole, prix Nobel d'Economie, y voit une réminiscence moderne de la crise de la tulipe à Amsterdam et Harlem en 1637.

Puisqu'on plante les bulbes de tulipe actuellement pour les voir fleurir au printemps prochain, attendons donc de voir l'évolution du cours du bitcoin pour savoir s'il sera notre tulipe digitale.

Texte achevé de rédiger le 1 décembre 2017 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

FIDELITY
DÉCEMBRE 2017


Cigale et fourmi

Le scepticisme qui prévalait jusqu’alors ne laissait pas présager d'un dénouement aussi rapide. Et pourtant. Le Sénat a bel et bien adopté samedi la loi de réforme fiscale. Un an après sa victoire et neuf mois après le début de son mandat, Donald Trump tient donc sa première victoire. Le texte qui doit encore être harmonisé avec la version adoptée par la Chambre des représentants...

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PRÉVISIONS 2017, 2018 ET 2019 POUR L’EUROPE (Février 2018)


Aujourd’hui, la croissance est au rendez-vous !
 

Les taux de croissance de la zone euro (comprenant 19 pays) et de l'Union européenne (28 pays au total) ont dépassé les prévisions précédentes. Selon les estimations de la Commission européenne, l'économie de la zone Euro (1) et celle de l'ensemble de l’Union Européenne (2) ont enregistré une progression de 2,4 % en 2017, la plus soutenue depuis dix ans. Pour qualifier l’économie européenne, la Commission européenne utilise les termes : « expansion forte et durable ».

Cette bonne performance devrait se répéter en 2018 et 2019, avec des taux de croissance respectivement de 2,3 % et de 2,0 %, aussi bien dans la zone euro que dans l’Union Européenne (UE). La croissance  espérée, puis attendue, est donc aujourd’hui au rendez-vous, mais sera- t- elle pérenne ?

La Commission européenne a publié le 7 février 2018 ses prévisions dites « intermédiaires de l’hiver 2018 » (3) pour les années 2018 et 2019.


L’amélioration de la croissance est confirmée

M. Pierre Moscovici, commissaire pour les affaires économiques et financières, la fiscalité et les douanes, a déclaré: «L'économie européenne affiche une solide santé en ce début d'année 2018. La zone euro a retrouvé des taux de croissance qu'elle n'avait plus connus depuis la crise financière. Le chômage et les déficits publics continuent de baisser et les investissements augmentent enfin de manière significative. La croissance économique est également plus équilibrée qu'elle ne l'était il y a dix ans et elle pourrait, à condition que nous menions des réformes structurelles intelligentes et des politiques budgétaires responsables, s'avérer aussi plus durable ».

Diminution du chômage dans la zone euro et dans l'UE

Outre l’analyse générale de la Commission européenne, un rapport trimestriel sur l'évolution de l'emploi et de la situation sociale en Europe publié le 12 février 2018, constate une amélioration de l’emploi. Voici quelques extraits de ce rapport:

L'emploi dans l'UE a continué d'augmenter plus fortement que prévu au cours du troisième trimestre de 2017 et s'accompagne toujours d'un chômage en baisse selon le dernier rapport trimestriel sur l'évolution de l'emploi et de la situation sociale en Europe.
Sur un an, l'emploi a augmenté de 1,7 % dans l'UE, ce qui représente 4 millions de personnes, dont 2,7 millions dans la zone euro. Cette hausse est principalement alimentée par des emplois à temps plein et à durée indéterminée. Entre le troisième trimestre 2016 et le troisième trimestre 2017, le nombre de salariés ayant un CDI a augmenté de 2,8 millions, soit trois fois plus que pour les CDD (900 000). Les salariés à temps plein sont maintenant 181 millions, soit environ 3 millions de plus, tandis que les travailleurs à temps partiel sont 42,7 millions, soit une hausse d'environ 300 000 personnes.

Le taux d'emploi des 20-64 ans de l'UE a constamment augmenté ces trois dernières années pour s'établir à 72,3 % au troisième trimestre 2017, soit le plus haut niveau jamais atteint.

Toutefois, de grandes disparités subsistent entre les États membres. Les taux d'emploi nationaux varient de 58 % en Grèce à 82 % en Suède. Le rapport montre aussi que le chômage européen redescend rapidement vers son niveau d'avant la crise. Il a reculé d'environ 8,6 millions de personnes depuis le pic d'avril 2013 et il est resté sous la barre des 18 millions de personnes en décembre 2017, son niveau le plus bas depuis novembre 2008. 


L’inflation devrait rester modérée 
 
L'inflation globale, qui continuera d'être fortement influencée par les prix de l'énergie, devrait augmenter légèrement. Dans la zone euro, le taux d'inflation a atteint 1,5 % en 2017. Il devrait stagner à 1,5 % en 2018, puis augmenter à 1,6 % en 2019. 

Les risques sont équilibrés, mais haussiers à court terme

Les aléas entourant ces prévisions de croissance restent globalement équilibrés. La croissance économique pourrait dépasser les attentes à court terme, comme l'indique le niveau élevé de confiance économique. À moyen terme, les prix élevés des actifs sur les marchés financiers mondiaux pourraient pâtir d'une réévaluation des risques et des fondamentaux. Les aléas baissiers liés à l'incertitude entourant l'issue des négociations sur le Brexit sont toujours présents, ainsi que ceux liés aux tensions géopolitiques et à la tendance au repli sur soi et au protectionnisme.

Prévisions pour 2018 pour la France et 6 pays voisins :

NOTE : Les prévisions ci-dessus de la Commission Européenne reposent sur un ensemble d'hypothèses techniques concernant les taux de change, les taux d'intérêt et les prix des matières premières, arrêtées au 26 janvier 2018 et au plus tard le 30 janvier 2018. Les prévisions sont notamment fondées sur l'hypothèse de "politiques inchangées ".  

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Rappel : Les pays de la zone Euro et les pays de l’UE :
(1) : La Zone Euro comprend 19 pays = Allemagne  Autriche  Belgique   Chypre  Espagne   Estonie   Finlande  France  Grèce  Irlande   Italie  Lettonie Lituanie  Luxembourg  Malte  Pays-Bas  Portugal  Slovaquie  Slovénie
(2) : L’Union Européenne comprend 28 pays = Les 19 pays précédents + 8 pays non membres de la zone Euro  =  Danemark  Hongrie Suède  Pologne  République tchèque  Roumanie Bulgarie  Croatie.  + le Royaume-Uni qui est en cours de sortie, mais toujours comptabilisé dans l’UE actuellement. Les négociations relatives aux conditions de retrait du Royaume-Uni de l'UE ne sont pas encore achevées.
(3) : Les prochaines prévisions économiques de la Commission Européenne seront publiées en avril 2018. 

PRÉVISIONS 2018 à 2020 POUR LA FRANCE (Mars 2018, source : Banque de France)


La croissance française plus forte que prévue

La croissance du PIB (produit intérieur brut) français devrait être plus robuste en 2018. La Banque de France confirme une embellie économique pour la France dans ses « Projections macroéconomiques pour la France » publiées le 16 mars 2018.

Après que la Commission européenne ait publié en février dernier ses prévisions dites « intermédiaires de l’hiver 2018 », à son tour, la Banque de France, avec des chiffres légèrement différents, mais en allant dans le même sens, prévoit également une croissance forte.


Le PIB à +1,9 %

L’activité économique continuerait de croître à un rythme soutenu en 2018 et la croissance du PIB français serait plus robuste qu’attendu en décembre 2018, à +1,9 %. Depuis la précédente publication de décembre 2017 de la Banque de France, la prévision de croissance pour 2018 est revue en hausse (+ 0,2 pp) pour l’année en cours. Puis elle demeurerait au-dessus de son rythme potentiel actuel, à 1,7 % en 2019 et 1,6 % en 2020.

Inflation en hausse

L’inflation mesurée par l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) passerait en 2018, à 1,6 % en moyenne annuelle, après 1,2 % en 2017, en particulier sous l’effet de la remontée des prix de l’énergie et des hausses de taxes sur le tabac.
Le taux d’inflation évoluerait toutefois avec quelques à-coups, se repliant à 1,4 % en 2019 avant d’augmenter plus franchement en 2020, à 1,8 % en moyenne annuelle.


Rebond des exportations

Après plusieurs années décevantes, et comme le montrent déjà les données disponibles, il est attendu un fort rebond des exportations et une contribution du commerce extérieur nettement positive en 2018.
La croissance française ne serait plus freinée par le commerce extérieur grâce à un fort rebond attendu des exportations en 2018, qui ralentiraient ensuite à l’horizon 2019-2020 du fait d’un environnement extérieur moins favorable (effet retardé de l’appréciation du change, demande mondiale moins vigoureuse).
Les exportations ont nettement accéléré fin 2017 et l’acquis de croissance pour l’année 2018 est déjà élevé. Elles resteraient soutenues par le dynamisme de la demande mondiale, même si celle-ci perdrait progressivement en vigueur d’ici à 2020 ; les effets de l’appréciation du change enregistrée depuis l’été 2017 se feraient également progressivement sentir. La contribution du commerce extérieur redeviendrait ainsi neutre en 2019 et 2020.


La demande intérieure resterait dynamique

L’investissement total demeurerait un moteur de la croissance avec une composition plus équilibrée que ces dernières années.
La consommation des ménages accélérerait quelque peu grâce au dynamisme des revenus d’activité, lié à la bonne tenue de l’emploi et au
redressement des salaires. En outre, les mesures fiscales votées en lois de finances soutiendraient le revenu des ménages à partir de fin 2018. Une partie de ces gains contribuerait toutefois à la remontée du taux d’épargne.
L’investissement des entreprises se modérerait graduellement après sa forte progression de 2016 et 2017. Il resterait néanmoins soutenu par la vigueur de l’activité et le niveau relativement bas des taux d’intérêt et continuerait ainsi à croître nettement plus vite que le PIB.


Le taux de chômage passerait en dessous de 8% fin 2020

Les créations nettes d’emploi ont été très soutenues en 2017 (+ 276 000) et elles resteraient dynamiques sur l’horizon de prévision, en se maintenant sur un rythme de l’ordre de + 180 000 à + 200 000  créations d’emplois par an, malgré la réduction du nombre d’emplois aidés en 2018. En 2019 et 2020, les créations d’emplois marchands seraient soutenues par la transformation du CICE (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi) en allègements de cotisations sociales employeurs, mais elles seraient toutefois un peu moins vigoureuses que les années précédentes, du fait du ralentissement de l’activité.
Le taux de chômage baisserait continûment pour atteindre 7,9 % au dernier trimestre 2020, son plus bas niveau depuis fin 2008.
Par rapport aux prévisions de décembre 2017, la surprise a été particulièrement forte concernant le taux de chômage du quatrième trimestre 2017, qui s’établit à 8,9 % au lieu de 9,6 % attendu. Sous l’hypothèse d’un contrecoup limité début 2018, ceci conduit à réviser nettement en baisse la trajectoire prévue du taux de chômage sur tout l’horizon de prévision.




Ces perspectives restent sujettes à des aléas, qui sont toutefois équilibrés. Cette projection a été finalisée le 9 mars 2018.

Tous les chiffres, données et informations ci-dessus proviennent de  « Projections macroéconomiques pour la France établies par la Banque de France – mars 2018 ».

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