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« Peu impliqué » ou « volontaire » : quel type d’épargnant êtes-vous ?

08/11/2018

Connaissez-vous les fonds à formule, aussi appelés placements à formules ou encore produits structurés ? Vous savez, ces placements qui combinent plusieurs instruments financiers et dont la valeur découle d ’un sous-jacent.


Avez-vous déjà lu les brochures commerciales et les documents réglementaires relatifs à ces produits ? Si oui, quelle a été votre réaction face à cette documentation ?


Dans le cadre d’une étude qualitative, l’AMF s’est attachée à comprendre les « mécanismes de lecture » des épargnants (détenteurs ou non de placements à formule). En clair, flairant le manque de lisibilité potentiellement préjudiciable des documents d’information liés aux produits structurés, l’AMF a voulu en avoir le cœur net.


Quand la forme nuit au(x) fond(s)

Pour les besoins de l’étude, 16 épargnants ont eu à lire – chez eux – 2 brochures commerciales et 3 documents d’informations clés (DIC). Parmi les 16 épargnants, 8 détenaient des fonds à formule, les 8 autres non. Mais, tous possédaient au moins 15 000 € d’épargne financière.


Une catégorisation des épargnants a ainsi été établie par l’AMF qui distinguait les épargnants « peu impliqués » des épargnants « volontaires ».


Les épargnants « peu impliqués » sont ceux qui – d’ordre général – ne lisent pas les documents liés aux placements. Ils préfèrent écouter leur conseiller bancaire pour obtenir un résumé des avantages et des inconvénients des produits.


A l’opposé, les épargnants « volontaires » sont ceux qui – en toute autonomie - font plein de recherches sur les produits. Ils écoutent avec défiance leur conseiller bancaire.


Deux profils d’épargnants différents mais des attentes similaires

Interrogés sur leur perception des documents, les épargnants « peu impliqués » les ont tout bonnement trouvés anxiogènes. Conséquence directe : ils n’ont formulé aucun intérêt pour le produit.


Ils pensent d’ailleurs que ce type de produits est destiné aux épargnants aguerris.


Résultat : ils souhaitent de la simplification, de la pédagogie et plus de synthèse…


Bien qu’ayant une meilleure compréhension du produit, les épargnants « volontaires » trouvent aussi que les documents manquent de lisibilité.


Résultat : ils attendent plus de clarté, de complétude et de transparence.


Tous les épargnants interrogés ont jugé que les documents contenaient trop d’informations, trop de jargon et manquaient cruellement de « mise en relief, de priorisation et d’aide à la lecture ».

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