Epargne des enfants mineurs : choisir l’assurance vie

10/09/2018
Épargner pour son enfant est l’une des premières actions des parents. Reste le choix du produit… Derrière le Livret A, qui demeure incontournable, ou encore le PEL, vient un placement à ne pas négliger, l’assurance vie. Celle-ci peut en effet être ouverte au nom d’un mineur avec des solutions d’investissement aussi variées que pour les contrats classiques.

Ouvrir un livret d’épargne réglementés à son enfant

Livrets, CEL, PEL, les produits d’épargne pour les plus jeunes sont nombreux et largement utilisés par les parents ou grands-parents, afin de constituer une réserve d’argent à leur enfant en prévision de ses études ou de ses projets d’adulte. Les livrets d’épargne réglementés (livret A, LDDS, livret Jeune, CEL ou encore PEL) ont ainsi en commun d’être garantis en capital. En revanche, le rendement n’est jamais au rendez-vous !


Ouvrir une assurance vie à son enfant

Outre les livrets d’épargne, il est tout à fait possible d’ouvrir un contrat d’assurance vie à un mineur. Alternative parfaite à l’épargne réglementée, l’assurance vie offre en plus l’un des rendements les plus élevés du marché. Une façon de faire fructifier efficacement l’épargne sur le long terme. Il est même possible de mettre en place des solutions de blocage permettant d’éviter à l’enfant de toucher à son capital prématurément.


Un contrat ouvert au nom de l’enfant par les représentants légaux

L’ouverture d’une assurance vie pour un mineur s’accompagne des mêmes obligations que celle d’un livret. Ainsi, si le contrat est au nom de l’enfant, ce sont les représentants légaux (le plus souvent les parents) qui en ont la gestion. De ce fait, la signature des deux est nécessaire pour sa validation. À partir de 12 ans, son consentement sera aussi demandé.


Concernant sa gestion, le contrat fonctionne comme les assurances vie classiques, avec les mêmes solutions de placement. Le capital pourra donc être versé sur des fonds en euros, avec ou sans immobilier, et sur des unités de compte. Dans ce dernier cas, le risque de perte de capital est présent, de la même façon que pour les contrats traditionnels.


Une différence apparaît toutefois entre les deux contrats, celle de la clause bénéficiaire. Les assurances vie au nom d’un mineur sont obligatoirement liées aux héritiers naturels, à savoir, en première lignée, les parents.


Plusieurs solutions pour protéger le contrat

Si elle est plus souple que le PEL, notamment dans les possibilités de retraits partiels, l’assurance vie peut aussi être bloquée dès son ouverture. C’est le cas avec la mise en place d’un pacte adjoint. Celui-ci permet de définir les conditions d’utilisation des sommes en supprimant les possibilités de retrait jusqu’à un âge précis qui peut être, au maximum, de 25 ans.


L’autre choix est l’ouverture d’un contrat à terme fixe. Le souscripteur/assuré peut par exemple être un grand-parent, et le bénéficiaire un ou plusieurs petits enfants. Si l’assuré vient à décéder, les sommes déjà versées continuent à fructifier jusqu’au terme de l’assurance vie, généralement établi à la majorité des descendants notés au contrat.


L’assurance vie se révèle plus intéressante que d’autres placements pour mineurs. Elle se distingue plus précisément sur deux points : les sommes que l’on peut y verser, plus importantes que pour un Livret A, et le rendement. En outre, elle offre une totale sécurité dans l’usage des fonds, pour éviter leur dilapidation prématurée, notamment lorsqu’elle sert d’appui à un héritage.


L’avis de LINXEA


Ouvrir un livret A pour son enfant relève aujourd’hui de la tradition populaire. Malheureusement, le taux de rendement du livret a été ramené à 0,75 % par an et ce, jusqu’en 2020. Après cette date, il pourrait même être baissé à 0,50 %...


Il n’a donc plus aucun intérêt lorsque les fonds euros des contrats d’assurance vie rémunèrent l’épargne sans risque jusqu’à 3 % nets de frais de gestion.


Prendre date sur un contrat d’assurance vie pour un enfant c’est lui permettre de préparer son avenir dans un contexte sécurisé.