Préparer sa retraite avec un contrat d'assurance-vie

11/09/2018
Avec sa fiscalité favorable à compter de 8 ans de détention et la disponibilité du capital en cas de besoin, l’assurance-vie est un produit d’épargne adapté à la préparation de la retraite. Mais la dose de risque doit être conforme à votre profil d’épargnant et à votre stratégie patrimoniale.

Pourquoi souscrire un contrat d’assurance-vie avant la retraite ?

Souscrire une assurance-vie avant le départ à la retraite permet de constituer un complément de revenu, de bénéficier d’une rente viagère au dénouement du contrat ou encore de protéger vos proches en leur transmettant un capital à des conditions fiscales avantageuses.


Il est possible de souscrire un contrat sans limite d’âge, d’en détenir plusieurs et de transmettre les capitaux à un bénéficiaire avec ou sans lien de parenté, tant que les primes ne sont pas « manifestement exagérées » au regard de vos ayants-droits.


A noter : Bien qu’il n’existe pas de limite d’âge pour la souscription d’un contrat d’assurance vie, la Fédération Française de l’Assurance (FFA) recommande aux assureurs de « mettre en place une procédure d’examen systématique pour les demandes de souscription au-delà d’un certain âge et, en tout état de cause, à partir de 85 ans, afin de vérifier l’opportunité, pour le souscripteur, de l’opération d’assurance vie envisagée. »


Une souplesse qui permet de bénéficier du potentiel de l’assurance-vie en matière d’épargne-retraite. Vous pouvez notamment programmer des rachats sans clôturer le contrat, avec accord préalable du bénéficiaire s’il a accepté le bénéfice du contrat.


Il est également possible d’arbitrer l’allocation des actifs entre les supports financiers pour trouver le juste équilibre entre la nécessaire sécurité d’un placement épargne-retraite et une part de risque via des investissements à potentiel de rendement supérieur :


  • Unités de compte, actions ou obligations placées sur les marchés financiers, parts de SICAV et FCP

  • Parts de sociétés collectives de placement immobilier (OPCI, SCPI)

  • Fonds diversifiés

Les fonds accessibles à l’assurance-vie sont nombreux et leur diversification s’inscrit dans une stratégie de placement sur le long terme. Les unités de compte n’étant garanties ni en rendement ni en capital, des options de gestion permettent d’adapter la vie du contrat à votre profil d’épargnant :


  • Rééquilibrage automatique, en maintenant un équilibre constant entre les supports financiers

  • Sécurisation des plus-values, en dirigeant les gains vers le compartiment en euros sécurisé du contrat ou limitation des moins-values

  • Dynamisation de l’épargne : dynamisation des plus-values en euros, investissement progressif

Différents modes de gestion du contrat permettent également de sécuriser votre épargne. Ainsi, la gestion à horizon prévoit une évolution des actifs sur la durée, avec une allocation progressive vers un support sécurisé au fil du temps.


Il est possible d’opter pour la gestion libre, mais une gestion déléguée et prudente est souvent d’usage pour préparer sa retraite.


Soyez également vigilant quant aux frais occasionnés par le contrat :


  • Frais d’entrée : à la souscription ou lors des versements

  • Frais de gestion : facturés chaque année pour rémunérer l’assureur

  • Frais d’arbitrage sur les contrats multisupports

  • Le cas échéant, frais de gestion supplémentaire propres aux OPCVM

A noter : Les frais doivent être clairement indiqués sur votre contrat. Les distributeurs de contrats en ligne proposent des contrats d’assurance-vie à frais réduits avec notamment la gratuité des frais d’entrée et des arbitrages illimités.


Les avantages fiscaux

En tant que placement de long terme, l’assurance-vie prend son plein bénéfice fiscal au bout de 8 ans. Si les revenus ne sont pas intégrés au revenu imposable, ils sont soumis à un prélèvement forfaitaire unique (PFU ou « flat tax ») depuis le 27 septembre 2017 :


  • pour les contrats de moins de 8 ans : 12,8 %

  • pour les contrats de plus de 8 ans : 7,5 % jusqu’à 150 000 € après un abattement de 4 600 € (9 200 € pour un couple) et 12,8 % au-delà

Dans tous les cas, les prélèvements sociaux sont dus : 17,2 % depuis le 1er janvier 2018.


Pour les contrats alimentés avant le 27 septembre 2017, intégration dans le revenu imposable ou au prélèvement libératoire à un taux de :


  • 35 % pour un rachat avant 4 ans
  • 15 % pour un rachat entre 4 et 8 ans
  • 7,5 % au-delà de 8 ans après un abattement de 4 600 € ou 9 200 € pour un couple

A noter : Les contrats souscrits entre le 1er janvier 1983 et le 25 septembre 1997 sont exonérés d’impôt sur le revenu pour la part des intérêts correspondants aux versements effectués avant le 26 septembre 1997.


Un outil efficace pour préparer sa succession

L’assurance-vie est aussi le meilleur outil de transmission du patrimoine. Si le bénéficiaire du contrat est le conjoint ou partenaire de Pacs, le capital est exonéré de droits de succession. Pour les autres bénéficiaires, c’est la date de souscription du contrat et le montant du capital transmis qui sont pris en compte :


  • Pour les versements effectués avant 70 ans : abattement de 152 500 € par bénéficiaire, puis taux forfaitaire de 20 % jusqu’à 852 500 € et 31,25 % au-delà

  • Pour les versements effectués après 70 ans : abattement unique de 30 500 € quel que soit le nombre de bénéficiaires, puis intégration du solde dans l’actif successoral

En cas de sortie en rente viagère, le montant de la rente s’ajoute au revenu imposable pour une fraction de sa valeur, selon l’âge de l’assuré. Dans ce cas, les prélèvements sociaux annuels ne s’appliquent qu’au montant imposable de la rente.


L’avis de LINXEA


Plus simple et offrant plus d’avantages, l’assurance vie est souvent souscrite pour préparer sa retraite, loin devant les produits d’épargne retraite (PERP, Madelin…) pourtant dédiés à cet objectif. Et pour cause, en plus de prévoir la possibilité d’une sortie en rente viagère, l’assurance vie permet de procéder à des rachats à tout moment ou même de les programmer !