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LE MEILLEUR DE L'ASSURANCE VIE EN LIGNE !






Rechercher une assurance-vie oubliée ou un compte bancaire inactif


Si vous avez reçu un courrier de votre banque ou de votre assureur vous informant du transfert de votre argent à la Caisse des Dépôts ou si vous recherchez un compte ou un contrat d’assurance-vie sur lequel aucune opération n’a été effectuée depuis longtemps, vous pouvez effectuer une recherche sur le site officiel www.ciclade.fr




Une épargne en légère hausse


La Banque de France constate une hausse du taux d'épargne en France, où il s'élevait, au cours du 3ème trimestre 2016, à 15% du revenu disponible brut. Elle constate également une stabilisation en Allemagne (où ce taux est supérieur à la France et s'élevait à plus de 17%), une baisse au Royaume-Uni (6%) et en Espagne (8%) et nouvelle augmentation en Italie (11%). (Tableau de bord des ménages Banque de France, février 2017)


 
ARTICLE DU MOIS - MARS 2017


Des modes de gestion pluriels pour les contrats d'assurance vie

La gestion d’une assurance vie conditionne en grande partie son rendement. Plusieurs options sont disponibles pour répondre aux besoins de chaque investisseur et tenir compte de sa volonté de suivre et orienter son contrat.

 

Avec la souscription à un contrat d’assurance vie vient un autre choix à réaliser, celui de sa gestion. Cela est d’autant plus vrai avec la multiplication des placements en unités de compte. L’intérêt est à la fois de limiter les risques de perte de capital et d’obtenir le meilleur rendement. Plusieurs offres sont désormais proposées aux investisseurs, afin de répondre aux souhaits d’autonomie comme à la volonté de déléguer cette opération.

 

La gestion libre, pour organiser seul son assurance vie

 

Les assurances vie en ligne proposent ce choix, garantissant une grande liberté d’action aux investisseurs. Elles prévoient aussi plusieurs arbitrages gratuits, en simplifiant la prise de décision. Les épargnants doivent sélectionner leurs supports en unités de compte parmi tous ceux disponibles. Cette solution nécessite toutefois de suivre régulièrement les marchés pour réagir à leur évolution et s’assurer de bons rendements.

 

La gestion libre est conseillée aux personnes ayant une bonne connaissance du fonctionnement des marchés et pouvant facilement interagir. Elle peut aussi être assortie de différentes options pour protéger les placements. C’est le cas, par exemple, avec la sécurisation des plus-values ou la limitation des moins-values.

 

La gestion sous mandat pour vivre sereinement son épargne

 

Autrement appelée gestion pilotée, la gestion sous mandat consiste à confier toutes les opérations d’arbitrage et de choix de placement à une entreprise experte. La première étape tient dans la définition du profil d’investisseur pour mesurer les risques que l’épargnant accepte de prendre. Cette orientation est ensuite utilisée par le professionnel pour sélectionner les supports.

 

Longtemps accessible à partir d’un montant d’investissement conséquent, l’offre tend désormais à se généraliser en même temps que le développement des unités de compte. Aujourd’hui, cette solution est disponible pour tous les épargnants, à partir de sommes modestes. Elle permet de se libérer totalement du suivi de son contrat.

 

La gestion conseillée, pour garder un œil sur son épargne

 

Bon compromis entre les gestions libre et pilotée, la gestion conseillée permet de bénéficier de préconisations de professionnels pour orienter son épargne en fonction de la situation des marchés, en tenant compte du profil prédéfini. Des avis sont transmis plusieurs fois par an, tout en laissant l’épargnant libre de suivre ou non ces recommandations.

 

Ce choix peut s’accompagner d’une autre option, celle du rééquilibrage automatique. Lorsque les placements réalisés ne respectent plus le profil enregistré, des arbitrages peuvent être effectués automatiquement pour retrouver une répartition adaptée à la prise de risque acceptée. Une bonne façon de suivre son épargne, tout en bénéficiant d’une aide à la gestion.

 
LES NEWS DE L'ASSURANCE VIE - AVRIL 2017


Toujours le chouchou des Français

Comme chaque année, la FFA (fédération française de l’assurance) a publié son rapport annuel sur les activités du secteur assurance.
Elle rappelle que l’assurance vie est le placement préféré des Français avec 54 millions de contrats souscrits, 37 millions de bénéficiaires, 44% des ménages ont au moins un contrat. La durée moyenne des contrats est de 11 ans.









Collecte positive en janvier 2017

Le montant des cotisations collectées par les sociétés d'assurances en janvier 2017 est de 11,4 milliards d'euros (12,5 milliards d'euros sur la même période en 2016). Les versements sur les supports unités de compte représentent 2,8 milliards d’euros depuis le début de l’année, soit 24 % des cotisations versées.

Rendement moyen de 1,80% selon la FFA

Selon les estimations provisoires de la FFA, le rendement moyen des fonds en euros a été en 2016 de 1,80%. Quant au rendement moyen des unités de compte il s’est élevé, toujours, selon la FFA, en 2016 à 3,90%. Rappelons que pour les UC la FFA calcule un rendement prenant en compte à la fois les fonds obligataires, actions et l’immobilier, rendement qui est donc assez éloigné de la performance réelle des seuls marchés boursiers.

En faveur des contrats Internet

La newsletter publiée en mars 2017 par Good Value for Money conseille aux épargnants de souscrire des contrats via Internet pour épargner les frais sur versements qui plombent de plus en plus la rentabilité laquelle a beaucoup diminué ces dernières années. Voici ses réflexions :
« Les contrats Internet délivrent des taux (à nouveau) parmi les meilleurs du marché. En outre, ils se combinent avec une absence de frais d’entrée sur les versements pour l’épargnant.
La baisse des taux servis donne une acuité particulière à l’existence et au niveau des frais payés à l’entrée par l’épargnant sur ses versements. Pour l’épargnant, il y a clairement une « fenêtre d’opportunité» avec tous les contrats Internet existants sur le marché fonctionnant avec une pratique de «zéro frais sur versements». Dans ces conditions, tout rachat partiel sur le fonds en euros permettra toujours de dégager un rendement positif, alors que c’est loin d’être le cas lorsqu’on paie des frais d’entrée.»
Tout est dit !

Les assureurs Français en bonne place

Au troisième trimestre 2016, le total des actifs des sociétés d’assurance de la zone Euro s’élevait à 7 878 milliards d’euros et celui des fonds de pension à 2 446 milliards selon la Banque centrale européenne (BCE).
Rappelons que l’encours des contrats d’assurance vie français s’élevait à fin 2016 à 1 632 milliards d’euros, soit plus de 20% des actifs des assureurs de la zone Euro.

Contrat d'assurance-vie ouvert à l'étranger : déclarez-le !

Un nouvel article 1729-0 A du Code Général des Impôts prévoit l'application d'une majoration de 80 % à tous les rappels effectués en relation avec un compte, un contrat d'assurance-vie ou un trust à l'étranger n'ayant pas été régulièrement déclaré. Cette majoration concerne l'impôt sur le revenu, l'impôt de solidarité sur la fortune et les droits de mutation à titre gratuit.
Parallèlement, les amendes proportionnelles de 5 % et 12,5 % sanctionnant l'absence de déclaration de contrat d'assurance-vie ou de trust respectivement prévues par l'article 1766 du CGI et le IV bis de l'article 1736 du CGI ont été supprimées.

Les banques haut de gamme peuvent se tromper …

Plusieurs personnes souscrivent, entre 1994 et 2005 par l'intermédiaire d’une banque privée plusieurs contrats d'assurance-vie en unités de compte composés de parts de différents fonds de placement.
Le 21 décembre 2005, à la suite de propositions de la banque, chacun des assurés a modifié la composition de ses unités de compte et acquis des parts d’un seul fonds commun de placement mis en avant par la banque : Indosuez Alpha long terme.
Il s’agit d’un fonds d’arbitrages alternatifs qui n’a pas réalisé une bonne performance puisqu’en 2014 et 2016 il était négatif alors que la moyenne de sa catégorie ne l’était pas. En 2015, notre fonds gagne à peine 1,6%. Aussi bien sur 3 ans, que 5 ans et 10 ans, selon Morningstar, les performances annualisées de ce fonds sont négatives (performances calculées au 20.03.2017).
A l'automne 2008, la banque a recommandé aux assurés de procéder à un désinvestissement et de céder la totalité des parts du fonds Alpha.
Mais il était déjà trop tard … Nos assurés avaient déjà subi des pertes en capital à la suite des investissements puis du désinvestissement dans le fonds Alpha, en suivant les recommandations de la banque. (Cour de cassation, chambre commerciale, 22 février 2017, pourvoi n° 15-18371).
Rappelons qu’il faut diversifier ses placements et éviter de se concentrer sur un seul fonds.

Même à un ami, on ne peut pas donner ce que l’on veut

Une libéralité (donation d’une somme d’argent), même consentie à un tiers (ami du défunt), qui porte atteinte à la réserve héréditaire des enfants (partie minimale de la succession réservée aux proches), est réductible à la quotité disponible (partie de la succession que l’on peut attribuer librement), rappelle la Cour de cassation, 1ère chambre civile, 9 novembre 2016, pourvoi n° 15-27064.
En l’espèce, le défunt aurait sans doute été plus avisé de désigner son ami comme bénéficiaire d’une partie de son assurance-vie.



 
LES NEWS DE VOTRE ÉPARGNE - AVRIL 2017

Le crowdfunding : rentable ou pas ?

Pour l’UFC-Que Choisir le financement participatif dont le modèle le plus connu est le crowdfunding serait moins rentable que le livret A, à 0.33%.  «  Cette étude appelle plusieurs commentaires », souligne Stéphanie Savel, présidente de WiSEED et vice -présidente de l'association FPF, « pour commencer elle porte exclusivement sur le secteur du prêt, très récent sur le marché. La méthodologie révèle des inexactitudes sur plusieurs points. Enfin elle met en cause de façon un peu globale les pratiques des plateformes ».

Changer de banque plus facilement


Une loi de juillet 2015, instaure une nouvelle procédure pour faciliter la mobilité bancaire et le transfert des comptes d’une banque à une autre. Compte tenu des différents délais, le transfert doit être réalisé dans un délai maximum de 22 jours ouvrés.

Un nouveau billet de 50 €

Vingt-cinq ans après le traité de Maastricht, et quinze ans après le passage du franc à l’euro, le nouveau billet de 50 €, de la série « Europe », est mis en circulation sur l’ensemble du territoire par la Banque de France le 4 avril prochain.
Des informations sur le nouveau billet sont également disponibles sur le site internet de la BCE : « Les nouveaux billets euro »
Les vieux billets seront retirés
Les nouveaux billets coexisteront tout d’abord avec ceux de la première série, qui seront ensuite retirés progressivement de la circulation, avant de cesser d’avoir cours légal. Ils ne pourront donc plus être utilisés comme moyens de paiement, à une date qui sera communiquée ultérieurement. Ils conserveront néanmoins leur valeur, sans limite de temps, et pourront être échangés aux guichets de la Banque de France et dans les banques centrales nationales de l’Eurosystème.



Hausse de l’inflation

En zone Euro, l’inflation s’établirait, en glissement annuel, en février 2017, à 2,0 %, après 1,8 % en janvier 2017. L’inflation hors énergie et alimentation s’établirait à 0,9 % en janvier, comme le mois précédent (Selon la Banque de France). De quoi amputer l’épargne !

Epargne salariale : des cas de sortie différents

Si la cessation du contrat de travail constitue effectivement un motif de déblocage du Plan d’Epargne Entreprise (PEE), tel n’est pas le cas pour le Plan d’Epargne pour la Retraite Collectif (PERCO), rappelle le médiateur de l’AMF. 
Les possibilités de déblocage anticipé sont plus restreintes pour le PERCO que le PEE ; la règlementation ne permet seulement que de 5 cas de déblocage anticipé pour le PERCO contre 9 pour le PEE.

Epargne salariale : ne confondez pas PEE et PERCO

Le PERCO (plan d’épargne retraite collectif) - à la différence du PEE (plan d’épargne entreprise) - permet la constitution d’une épargne longue mais, en contrepartie, le PERCO est bloqué jusqu’à la retraite et non pas seulement pendant 5 ans, comme l’est le PEE.

En 2016, les fonds obligataires étaient les plus souscrits

Au niveau mondial, Morningstar a constaté  dans son 5 ème rapport annuel sur les flux de souscription au niveau mondial des fonds d'investissement (Sicav, Fcp, mutual funds…) et des produits indiciels cotés (ETP) que  les catégories qui ont le plus collecté l’an dernier sont les obligations et le monétaire avec respectivement 412 et 196 milliards de dollars. En 2015, la catégorie qui avait le plus collecté était les actions (346 milliards de dollars), devant les fonds d’allocation (167 milliards).

La performance annuelle des fonds actions rebondit en 2017

La performance annuelle des OPC non monétaires progresse (5,6% en janvier contre 3,0% à fin décembre). Cette hausse concerne toutes les catégories de fonds à l’exception des fonds obligations dont la performance diminue (2,1% après 2,7%).
Notamment, la performance des fonds actions rebondit (10,2% après 3,6%) en lien avec les indices boursiers.
Les fonds monétaires enregistrent un léger fléchissement de leur performance (0,00% après 0,02%), indique STAT INFO du 17 mars 2017 de la Banque de France.

Phishing (ou hameçonnage) : pour s’exonérer de sa responsabilité la banque doit prouver que le client a été négligent

L'article L. 133-15 du code monétaire et financier rappelle que la banque ou le prestataire de services de paiement qui délivre un instrument de paiement doit s'assurer que les dispositifs de sécurité personnalisés ne sont pas accessibles à d'autres personnes que l'utilisateur autorisé.
Dans cette affaire, la banque laissait supposer que son client avait été victime d’un Phishing (ou hameçonnage) et donc qu’elle n’était pas responsable.
« La Caisse de Crédit Mutuel se bornait à évoquer l'hypothèse d'un « hameçonnage », en prétendant que M. X. avait certainement répondu à un courriel frauduleux qu'il pensait émaner de la Caisse lui demandant de renseigner un certain nombre de points dont les identifiants, mots de passe et codes de clefs qui permettent de réaliser les opérations à distance ». La banque n’apportait pas pour autant la preuve de ce soit disant Phishing (ou hameçonnage).
Les juges ont ordonné à la banque de rembourser le client des trois opérations de paiement effectuées frauduleusement sur son compte bancaire. (Cour de cassation, chambre commerciale, 18 janvier 2017, pourvoi n° 15-18102).

Bonne collecte pour les FIP

La collecte globale 2016 s’élève à 967 millions € contre 861 millions € en 2015 (+12%) et 1 180 millions € en 2008 (-18%).
Ce sont les FIP qui ont levé 557 millions € et les FCPI 410 millions €.
En 2016, 114 000 particuliers ont souscrit à des FCPI et/ou à des FIP. Le
montant moyen des souscriptions affiche une relative stabilité à 8 500 €, indiquent l’AFG (Association Française de la Gestion financière) et l’AFIC (Association Française des Investisseurs pour la Croissance).

Analyse financière en ligne pour les TPE

La Banque de France lance Opale (Outil de Positionnement et d’Analyse en Ligne des Entreprises), une offre d’analyse financière en ligne, destinée aux chefs d’entreprises dont le chiffre d’affaires est supérieur à 750 000 euros. Opale propose un diagnostic financier complet de l’entreprise et une comparaison de ses performances avec le secteur d’activité, via une connexion sécurisée à un portail internet. Cet outil a vocation à aider les chefs d’entreprises à identifier leurs points forts et les points de vigilance. À l’issue du diagnostic, un rapport détaillé, présentant les résultats, ratios, synthèses et graphiques, est mis à disposition, en toute confidentialité.
Opale est facturé de 200 euros HT.
Pour plus de renseignements, rendez-vous sur le site de la Banque de France, onglet « Entreprises », rubrique « Diagnostics financiers ».

Des questions fondamentales sur l’épargne

La fédération d’associations FAIDER qui représente 1 500 000 épargnants, à travers ses associations membres a envoyé aux candidats à l’élection présidentielle 15 questions sur l’assurance-vie et les produits de placement :

1. L’épargne est un élément essentiel de toute politique économique et donc d’une
politique de plein emploi. Considérez-vous l’épargne comme une priorité de votre action ?

2. Seule la petite rétroactivité fiscale est admise aujourd’hui. Etes-vous prêt(e) à vous
engager sur une vraie non rétroactivité fiscale pour les produits d’épargne ?

3. L’inflation réduit fortement la rentabilité réelle des actifs financiers. Etes-vous d’accord pour prendre en compte l’inflation dans le calcul des plus-values mobilières ?

4. Les revenus du capital sont soumis à des prélèvements sociaux presque deux fois plus élevés que les revenus du travail (15,5% contre 8%). Comptez-vous rétablir l’égalité ?

5. Depuis quatre ans les revenus du capital sont imposés comme ceux du travail. Etes-vous prêt à revenir sur cette mesure qui n’a aucun fondement économique et à remettre en place une fiscalité de l’épargne qui tienne compte de sa spécificité ?

6. La constitution d’une retraite est un enjeu sociétal très important : elle bénéficie d’une fiscalité relativement avantageuse pour encourager les Français à épargner en vue de leur retraite. Etes-vous disposé(e) à rendre cette fiscalité encore plus attractive ?

7. Les contrats Madelin ne bénéficient pas des mêmes modalités de sortie en capital que les PERP alors que leurs objectifs sont similaires. Seriez-vous d’accord pour aligner les modalités de sortie en capital des Madelin sur celles des PERP ?

8. La constitution d’une retraite supplémentaire va devenir encore plus nécessaire pour les générations futures et pourrait être facilitée par l’entraide générationnelle. Seriez vous d’accord pour concevoir des aides fiscales pour la constitution d’une retraite supplémentaire en faveur de ses descendants ?

9. Le vieillissement général de la population, qui se traduit par une transmission du patrimoine de plus en plus tardive, devrait conduire à encourager les donations des grands-parents aux descendants. Reverrez-vous les abattements fiscaux sur ces
donations ?

10. De même, seriez-vous prêt(e) à faciliter la constitution d’une épargne pour les jeunes générations en créant un contrat d’assurance-vie « jeune », bloqué jusqu’à la majorité, et dont l’abondement par les parents bénéficierait d’un avantage fiscal ?

11. L’assurance vie finance en grande partie l’économie française. Les avantages fiscaux contribuent à l’attractivité de ce produit d’assurance auprès des épargnants. Prenez-vous l’engagement de maintenir la fiscalité de l’assurance vie stable pendant tout le quinquennat ?

12. Etes-vous disposé(e) à revaloriser, pour les contrats d’assurance vie, les seuils de déclenchement des différentes impositions, qui sont restés inchangés, en fonction de l’inflation ?

13. L’application de la directive Solvabilité 2 a conduit les assureurs à réduire fortement la part des actions dans leur actif général. A vos yeux, la France ne devrait-elle pas peser de tout son poids dans la renégociation de la directive Solvabilité 2 pour obtenir une meilleure prise en compte des spécificités de l’assurance vie et une réduction des coefficients imposés aux différents types d’investissement à long terme et en particulier aux actions ?

14. La mise en place du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu, avec l’année blanche 2017, conduit à ne pas bénéficier d’une déduction fiscale sur les cotisations des produits Madelin et Perp versées en 2017. Outre la perte de l’avantage fiscal sur une année, la situation est aggravée par le fait que les rentes versées seront soumises en intégralité à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux (en contrepartie normalement de la déductibilité des sommes versées). Avez-vous l’intention de remédier à cette situation, pour que l’année blanche fiscale n’affecte pas la capacité des Français à se constituer une protection sociale dans des conditions normales en 2017 ?

15. L’application du règlement PRIIPS, telle qu’elle est actuellement prévue, risque de conduire à la publication d’un document trompeur incompréhensible par le client destinataire. Comptez-vous oeuvrer au niveau européen pour qu’une nouvelle rédaction du règlement PRIIPS soit proposée ?

Voici réellement les questions auxquelles devraient répondre les candidats à l’élection présidentielle et les sujets à traiter en priorité dans un futur proche.


 
PROFITEZ D'UNE MESURE TEMPORAIRE EXCEPTIONNELLE

Fonds monétaires : vos plus-values exonérées si vous investissez dans un PEA PME

Du 1er avril 2016 au 31 mars 2017 les gains réalisés lors de la vente de vos Sicav et FCP « monétaires » et « monétaires court terme » sont exonérés d’imposition si vous réinvestissez tout ou partie du montant des ventes de ces Sicav et fonds dans un PEA PME.

Mais à certaines conditions :
Cette mesure temporaire favorable a été introduite par la loi l’article 20 de la loi n° 2015-1786 du 29 décembre 2015 de finances rectificative pour 2015  et elle a été codifiée à l’article  150-0 B quater du code général des impôts.

Voici le mode d’emploi :


1. Vérifiez que les SICAV ou FCP que vous cédez sont bien répertoriés comme « monétaires » ou «  monétaires à court terme » par l’AMF. Cette information est indiquée sur le prospectus ou le Document d’information (DICI) du fonds.

2. Préparez tout à l’avance et souscrivez au plus vite un PEA PME pour être prêt le jour J. En effet, le réinvestissement des sommes issues de la vente de vos Sicav ou FCP doit avoir lieu dans un délai d’un mois à compter de la cession.
Le PEA PME de LINXEA (Linxea Avenir PEA PME) peut être ouvert à partir de  500 € et même 100€ si vous mettez en place des versements programmés.

3. Demandez le report sur votre déclaration de revenus. Il s’agira de la déclaration que vous ferez en mai 2017 (revenus de l’année 2016) ou en mai 2018 (revenus de l’année 2017) puisque les ventes de vos Sicav et FCP doivent intervenir impérativement entre le 1er avril 2016 et le 31 mars 2017.

Si vous ne respectez pas ces conditions vous perdrez l'avantage du dispositif. L'impôt sur la plus-value sera alors d'exigibilité immédiate et il sera majoré des intérêts de retard.

4. Pour bénéficier de l’exonération définitive, il vous faudra attendre cinq ans.
Toutefois, est exonéré d’imposition le retrait ou le rachat résultant du résultant du licenciement, de l'invalidité correspondant au classement dans les deuxième ou troisième catégories de la sécurité sociale ou de décès du contribuable ou de l'un des époux ou partenaires liés par un pacte civil de solidarité soumis à imposition commune.
Dans tous les cas, les prélèvements sociaux (15,5%) sont déduits de la plus-value réalisée.

Voici un exemple :

Cession de Sicav monétaires et monétaires court terme détenus depuis 2001 pour un montant de 80 000 euros comprenant une plus value de 18 000 euros, soit un investissement de départ de 62 000 euros.

Un épargnant ayant placé il y a 15 ans 62 000 euros en Sicav monétaires et monétaires à court terme de capitalisation bénéficie aujourd’hui d’une plus value de 18 000 euros. Sans le dispositif d’exonération exceptionnelle, cette plus value est imposable à sa tranche marginale d’imposition de 41% et aux prélèvements sociaux.

Imposition de la plus value au taux de 41% = 18 000 X 41% =  7 380 €
Prélèvements sociaux = 18 000 X 15,5% = 2 790 €

Somme restante pouvant être investie =  80 000 – 2 790 =  77 210 €

Plafond d’investissement du PEA PME limité à 75 000 €

Investissement de 75 000 € dans le PEA PME

Gain fiscal sur le report de plus value :
75 000 X 18 000 / 80 000 X Taux d’imposition =  6 918 €
(plafond du PEA PME X plus value / investissement de départ X taux d’imposition)

En résumé, pour notre épargnant investir 75 000 € dans un PEA PME lui permet d’éviter près de 7 000 € d’impôt. De plus, il bénéficiera aussi des gains qu’il réalisera en 5 ans sur son PEA PME qui seront eux aussi exonérés d’imposition au terme des 5 ans.

Vos questions :


Que se passe t il en cas de réinvestissement partiel ?
Le report d’imposition sera limité à la quote-part de plus-value correspondante.

Qu’arrive- t -il si on ferme son PEA PME avant la période de 5 ans ?
Il est mis fin au report d'imposition en cas de retrait de titres ou de liquidités ou de rachat effectué sur le PEA PME avant l'expiration de la cinquième année suivant la date du versement.
Mais en cas de force majeure (licenciement, invalidité, décès) l’exonération reste acquise.

Chaque membre d’un couple peut -il bénéficier du dispositif ?

Oui. Chacun des époux ou partenaire de PACS peut en bénéficier, ce qui double ainsi l’avantage.

Afin de drainer plus de capitaux vers l’investissement dans les PME la loi de finances rectificative pour 2015 prévoit une exonération temporaire et conditionnelle d’impôt sur le revenu des plus-values réalisées lors de la cession à titre onéreux de titres des Sicav et FCP « monétaires » suivie de leur réinvestissement dans des PEA PME.

 
LES NEWS FAMILLE - AVRIL 2017

Surendettement des ménages : des dossiers moins nombreux, mais plus lourds

Le nombre de dossiers de surendettement déposés en 2016 à la Banque de France s’est élevé à 194194 (-10,6 % sur un an), selon l’enquête 2016 relative à la typologie des ménages surendettés.
Une grande tendance se dégage : la diminution des crédits à la consommation. En contrepartie, cette enquête révèle une augmentation des arriérés de charges courantes (logement, énergie, transports…) et des autres dettes (dettes familiales, cautions …), ainsi qu’une hausse de l’endettement au titre des dettes immobilières.
Rappelons que l’État a confié depuis 1989 à la Banque de France le secrétariat des commissions départementales de surendettement, dont le rôle consiste à apporter des solutions aux importantes difficultés financières auxquelles sont confrontés certains particuliers. Entre 2011 et 2016, la Banque de France a contribué à résoudre les problèmes d’endettement de plus de 830 000 ménages.

Augmentation de l’endettement à cause des prêts immobiliers

La part de l’endettement immobilier dans l’endettement global s’élève à 35,3 % en 2016 (22,6 % en 2011). L’endettement moyen par dossier se chiffre à 107 987 €, en augmentation de 12 735 € en cinq ans. Cette évolution est à mettre en relation avec les réformes législatives de 2010 et de 2013 qui permettent aux propriétaires et aux accédants à la propriété de bénéficier de la procédure de surendettement.
 
Qui sont les surendettés ?

La population des ménages surendettés demeure caractérisée par la prédominance de personnes vivant seules – célibataires, séparés, divorcés ou veufs (66,1 %) et n’ayant pas de personne à charge (53,9 %). La classe d’âge des « 45-54 ans » est la plus représentée (26,8 %), et la tranche d’âge des « 65 ans et plus » représente une part de 9,1 %. Au regard de l’emploi, il ressort qu’en 2016, 28,7 % des surendettés sont au chômage (25,6 % en 2011) ; 12,4 % n’ont pas de profession (11,7 % en 2011) et 10,1 % se trouvent sans activité (invalidité, congé maladie de longue durée, congé parental), comme en 2011.

Un prêt familial peut être requalifié en donation déguisée

Entre 1989 et 2003, par six actes sous seing privé, Mme Arlette Y a prêté des fonds à son fils, M. Z. Ce dernier a mentionné les dettes au passif de son patrimoine dans ses déclarations d'impôt de solidarité sur la fortune (ISF).
En 2009, l'administration fiscale, sans doute insatisfaite de voir le montant de l’ISF réduit par ces dettes, a notifié à Z. une proposition de rectification de son ISF pour les années 2003 à 2008, au motif que les sommes portées au passif n'étaient pas déductibles, s'agissant de donations déguisées.
Les juges ont été saisis. Ils ont décidé : « en l'absence de stipulation d'intérêt et compte tenu du lien de parenté liant les parties, de l'âge du prêteur, de la succession des prêts et de l'absence de tout remboursement, l'intention libérale de Mme Y était démontrée ». Selon les magistrats « les actes en cause constituaient des donations et non des prêts, l'âge de 99 ans de celle-ci, lors du terme du premier prêt, rendant aléatoire l'obligation de remboursement ». (Cour de cassation, chambre commerciale, 8 février 2017, pourvoi n° 15-21366). Précisons que le montant total prêté par la mère s’élevait à plusieurs millions d’euros.

Rancoeurs familiales

Des époux font par un acte du 15 juin 2000 une donation d'un immeuble à leur fille, Sylvie. L’un des époux décède en 2000, l’autre en 2009. Ils laissent pour leur succéder leur fille Sylvie et leur fils Yvan.
En novembre 2010, Yvan assigne sa soeur pour obtenir l'annulation de la donation de l’immeuble en alléguant l'insanité d'esprit de leur père.
Le débat portera sur le délai de prescription.
Pour le fils la prescription de l'action en nullité d'un acte à titre gratuit pour insanité d'esprit, engagée par un héritier, ne court que du jour où il en a eu connaissance. Le fils affirme de façon péremptoire, mais sans en apporter la preuve, n'en avoir eu connaissance que le 7 février 2010, et soutient que son action n'est donc pas prescrite.
Les magistrats en décideront autrement :
« La prescription de l'action en nullité d'un acte à titre gratuit pour insanité d'esprit court, à l'égard de l'héritier, à compter du décès du disposant…/… l'action de Yvan introduite plus de cinq ans après le décès de son père, était prescrite par application des dispositions de l'article 1304 du code civil, dans sa rédaction antérieure à celle issue de la loi n° 2007-308 du 5 mars 2007 ». (Cour de cassation, 1 ère chambre civile, 8 mars 2017, pourvoi n° 16-12607)

Chômage persistant

Le taux de chômage en France, selon l’Insee  est resté stable au 4e trimestre 2016, à 10,0 %, après 10,1 % au 3e trimestre 2016.
Selon Eurostat, en janvier 2017, le taux de chômage était de10 %, comme en décembre 2016 (on constate une très faible baisse de 0,2 point sur un an).

Les particuliers recourent aux crédits à la consommation

La croissance des crédits à la consommation aux ménages (particuliers et entrepreneurs individuels) accélère en France à +5,0 % en décembre 2016, après +4,5 % en septembre. Depuis le 2ème trimestre, cette progression est supérieure à celle de la zone euro (+3,9 % au 4ème trimestre). Pour les seuls particuliers, l’accélération est forte : +5,1 % contre +3,8 % fin septembre 2016. Elle est portée par les prêts amortissables (+6,8 %) et les crédits-bails (+29,6 %). À l’inverse, les crédits renouvelables continuent de baisser, quoique moins fortement que dans le passé. (STAT INFO « Les crédits à la consommation - France » paru le 22 mars 2017).




  LES NEWS FISCALITÉ - AVRIL 2017

Estimer ses impôts 2017

Pour calculer son impôt 2017 sur ses revenus de 2016 un calculateur est possible sur le site des impôts :
‪www3.impots.gouv.fr/simulateur/calcul_impot/2017/

Que risquez-vous en cas de dépôt tardif de votre déclaration ?

Le dépôt tardif spontané d'une déclaration d’impôt sur le revenu est passible d’une majoration de 10 %, le dépôt tardif dans les trente jours d'une mise en demeure est passible d’une majoration de 20 %. Si la déclaration n'est pas déposée après une mise en demeure du fisc ou si elle est déposée plus de trente jours après la mise en demeure, la majoration passe à 40 %.

Réduction d’impôt de 38% pour les FIP des DOM


La loi n° 2017-256 du 28 février 2017 de programmation relative à l'égalité réelle outre-mer et portant autres dispositions en matière sociale et économique (publiée au journal Officiel du 1er mars 2017) ouvre les fonds d’investissement de proximité (FIP) ultramarins à tous les contribuables français et non plus seulement aux résidents fiscaux des DOM COM (qui jusqu’à présent étaient les seuls à pouvoir obtenir une réduction d’impôt de 42%).
Les contribuables domiciliés dans l’Hexagone peuvent désormais investir dans les fonds d’investissements de proximité qui s’adressent à des entreprises implantées dans les DOM. Ces investissements bénéficient d’un taux d’avantage fiscal de 38% alors qu’il est de 18% pour les FIP métropolitains. Seuls les FIP corses offrent le même taux de réduction d’impôt (38%).

Investissements outre-mer : nouveaux plafonds pour 2017


Les plafonds de loyers, de ressources et d'investissements applicables aux investissements outre-mer viennent d’être actualisés pour 2017.
Pour les baux conclus en 2017 avec un nouveau locataire ou faisant l'objet en 2017 d'un renouvellement exprès, le loyer annuel par mètre carré de surface habitable, charges non comprises, ne doit pas excéder :
- 171 € dans les départements d'outre-mer, à Saint-Barthélemy et à Saint-Martin ;
- 212 € à Saint-Pierre-et-Miquelon, en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française, dans les îles Wallis et Futuna et les Terres australes et antarctiques françaises.
Le plafond d'investissement, servant de base aux réductions d'impôt, est fixé à 2 449 € hors taxes par m2 de surface habitable en 2017

Nouveautés pour l’imposition 2018

Pour tout savoir sur le futur prélèvement à la source en fonction de votre situation (salarié, retraité, indépendant, chômeur, entreprise...), rendez-vous sur le site dédié : prelevementalasource.gouv.fr


LOI DE FINANCES POUR 2017 : L'ESSENTIEL DES NOUVELLES MESURES FISCALES POUR 2017

Les grandes lignes du projet de loi de finances pour 2017 viennent d’être annoncées par le ministère de l’Economie et des Finances. Il sera discuté à l’Assemblée Nationale et au Sénat avant de paraître au Journal Officiel dans les derniers jours de décembre 2016. Voici les principales mesures pour les particuliers :

1. – La baisse d’impôt sur le revenu pour certains contribuables

C’est une baisse qui touche uniquement les contribuables modestes et moyens.
Cette mesure concernera tous les célibataires, divorcés et veufs ayant un salaire inférieur à 1 700 euros nets par mois. Ce seuil sera doublé pour les couples et majoré en fonction des charges de famille. Le gain moyen sera de près de 200 euros par foyer fiscal et par an (soit environ 16 euros par mois), selon les estimations de Bercy.


Les exemples de réduction d’impôts donnés par le gouvernement :

Bercy présente quelques exemples de la baisse d’impôt annuelle obtenue avec cette mesure :
- 465 € d’impôt en moins pour un couple sans enfant ayant un revenu net de 3 400 €/mois
- 423 € d’impôt en moins pour un couple avec un enfant ayant un revenu net de 3 770€/mois
- 360 € d’impôt en moins pour un couple avec deux enfants ayant un revenu net de 4 100 €/mois
- 87 € d’impôt en moins pour une mère seule avec un enfant à charge et 2 400 € de revenu net/mois
- 249 € d’impôt en moins pour un couple avec 3 enfants ayant un revenu net de 4 790€/mois
- 191 € d’impôt en moins pour un célibataire sans enfant ayant un revenu net de 1 700 €/mois.





2-  La généralisation du crédit d’impôt pour les emplois à la personne

Les services à la personne apportent un avantage fiscal égal à 50 % des dépenses engagées (avec un plafond annuel de 12 000 à 20 000 euros selon les cas).
Mais jusqu’à présent en fonction de la catégorie du contribuable, cet avantage fiscal pouvait être soit une réduction d’impôt, soit un crédit d’impôt.
Or la distinction entre réduction d’impôt et crédit d’impôt est importante. En effet, une réduction d’impôt réduit le montant de l’impôt à payer, mais si la réduction d’impôt obtenue est supérieure au montant de l’impôt la partie au delà du montant d’impôt à payer est perdue. De même, une réduction d’impôt pour une personne qui ne paie pas d’impôt n’a aucun intérêt.
En revanche, un crédit d’impôt est tout à fait différent : le crédit d’impôt bénéficie toujours au contribuable, qu’il paie des impôts ou qu’il n’en paie pas. Si le crédit d’impôt dépasse le montant de l’impôt à payer, la différence est remboursée au contribuable. Si le contribuable ne paie pas d’impôt, le crédit d’impôt est totalement versé à la personne qui ne paie pas d’impôt.
A partir de 2017, l’avantage fiscal obtenu est un crédit d’impôt. Exemple : une personne âgée non imposable dépense 3 000 euros par an pour des aides à la personne ou des heures de ménage, cette personne bénéficiera d’un crédit d’impôt de 1 500 euros.

3 - Prorogation du dispositif Pinel d'un an

Il est proposé de prolonger le dispositif « Pinel » d'une année, soit jusqu'au 31 décembre 2017.
Rappelons que cette réduction d’impôt sur le revenu (12% ou 18% ou 21% selon la durée d’engagement de la location) concerne les contribuables domiciliés en France qui acquièrent ou font construire des logements neufs ou assimilés et qui s’engagent à les donner en location nue à usage d’habitation principale du locataire, dans le respect de plafonds de loyers et de plafonds de ressources.


4  - Prolongation d’un an pour la réduction d’impôt Censi-Bouvard  de 11%

Afin de continuer à soutenir les investissements dans les résidences avec services, il est prévu de proroger jusqu’au 31 décembre 2017 la réduction d’impôt de 11% qui devait prendre fin cette année. Cette réduction peut s’appliquer à l’achat d’un ou plusieurs logements avec un maximum d’investissement de 300 000 euros par an, soit une réduction maximale de 33 000 euros.
Ce dispositif « Censi-Bouvard » serait réservé à l’acquisition de résidences pour étudiants et pour personnes âgées ou handicapées. Les résidences de tourisme, de loisirs ou d’affaires seraient exclues de cet avantage en 2017.

5- Création d’une nouvelle réduction d'impôt pour réhabiliter les résidences de tourisme anciennes

Afin de relancer l'attractivité des résidences de tourisme de plus de 15 ans, un nouvel avantage fiscal destiné à soutenir la réhabilitation des résidences de tourisme serait mis en place au profit des propriétaires de logements situés dans ces résidences de tourisme. Cet avantage serait centré sur des travaux de grande ampleur portant sur l'ensemble de la résidence et adoptés en assemblée générale de copropriété.
Cette réduction d'impôt - dont le taux serait de 20% - s'appliquerait aux travaux adoptés en assemblée générale de copropriété entre le 1er janvier 2017 et le 31 décembre 2019, dans la limite d'un plafond de dépenses de 22 000 € par logement, soit une réduction maximale de 4 400 € sur la période de trois ans (2017 à 2019).

6 – Mesures pour les victimes d'actes de terrorisme

La loi de finances pour 2017 devrait pérenniser une mesure temporaire prise après les attentats et qui exonère du paiement d’impôt sur le revenu les revenus perçus par les personnes décédées et un dégrèvement de taxe d'habitation et de la contribution à l’audiovisuel public.
Sont également concernées les familles des militaires décédés pendant ou à la suite d’une opération extérieure ou de sécurité intérieure ainsi que les sapeurs-pompiers, policiers, gendarmes et agents des douanes décédés dans l’accomplissement de leur mission ou des suites de leurs blessures et qui sont cités à l’ordre de la Nation. Cette dispense s’appliquerait rétroactivement à compter du 1er janvier 2015.


7 - Limitation du système de plafonnement de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF)


Il est proposé d’introduire un mécanisme pour lutter contre les pratiques de contournement de la loi afin d’annuler ou réduire l’ISF. Le projet de loi de finances précise ainsi ces nouvelles mesures :  « Il a été constaté parmi les bénéficiaires du plafonnement de l'impôt sur la fortune (ISF), des stratégies d'optimisation fiscale abusive détournant le dispositif de sa finalité. Certains redevables diminuent leurs facultés contributives (revenus imposables) par capitalisation des revenus de capitaux mobiliers dans une société holding patrimoniale interposée (« cash box »). Leur train de vie courant peut alors être assuré par l'utilisation des liquidités ou de l'épargne disponible, ou encore en ayant recours à l'emprunt.
Certains redevables peuvent également faire financer par la holding des dépenses se rattachant à leur train de vie.
Les revenus du contribuable artificiellement minorés par le recours à la société holding pourront être, quand de telles pratiques sont avérées, réintégrés dans le calcul du plafonnement. »


8 - Suppression d’un avantage pour les propriétaires-bailleurs

Il est proposé de supprimer le crédit d'impôt pour les primes payées au titre des assurances contre les impayés de loyers, prévu à l'article 200 nonies du code général des impôts.

9 - Un bonus pour les véhicules à deux roues

Le barème du bonus/ malus pour les automobiles non polluantes (bonus) ou polluantes (malus) serait aménagé. Un bonus pourrait être créé pour les deux roues motorisées, notamment les deux roues électriques, les précisions seront apportées par un décret.

10 - Un an de plus pour les économies d’énergie


 Le crédit d’impôt en faveur des dépenses de transition énergétique (CITE), autrement dit, pour les économies d’énergie, réalisées dans l’habitation principale serait prorogé d’un an.

11 - Fin du prélèvement fiscal libératoire pour les élus locaux


Les indemnités de fonction des élus locaux seraient d’office imposées comme des salaires, alors qu’aujourd’hui ces élus ont le choix entre un prélèvement libératoire ou l‘imposition selon le barème de l’impôt sur le revenu.

BAREME 2017 DE l’IMPÔT SUR LE REVENU :

Voici les taux et tranches d‘imposition :

L'impôt est calculé en appliquant à la fraction de chaque part de revenu qui excède 9 710 € le taux de :
14 % pour la fraction supérieure à 9 710 € et inférieure ou égale à 26 818 € ;
30 % pour la fraction supérieure à 26 818 € et inférieure ou égale à 71 898 € ;
41 % pour la fraction supérieure à 71 898 € et inférieure ou égale à 152 260 € ;
45 % pour la fraction supérieure à 152 260 €.

Bonne nouvelle pour les chefs d’entreprise : diminution du taux d'impôt sur les sociétés

Alors que le taux normal de l'impôt sur les sociétés est aujourd'hui de 33,33 %, la mise en place progressive (sur 4 ans selon le montant du bénéfice) d'un taux à 28 % pour toutes les entreprises d'ici 2020 sera proposée dans le projet de loi de finances pour 2017.




REFORME DE L’IMPOT SUR LE REVENU EN 2018


Comment cela va-t-il se passer?

La retenue à la source se mettra en place de manière automatique :
Au second semestre 2017, l’administration fiscale communiquera à l’employeur (ou aux autres verseurs de revenus) le taux de prélèvement. Ce taux sera calculé avec les revenus 2016 déclarés au printemps 2017.
Le contribuable connaîtra également ce taux, puisqu’il figurera sur son avis d’imposition adressé à l’été 2017. Il pourra à ce moment là opter pour un taux individualisé au sein du couple ou pour ne pas transmettre de taux à son employeur s’il est salarié. Dès le premier revenu versé en 2018, ce taux de prélèvement sera appliqué au salaire, à la pension ou au revenu de remplacement : le prélèvement à la source sera automatique, et apparaîtra clairement sur la fiche de paie.
Le taux de prélèvement sera actualisé en septembre 2018 pour tenir compte des changements éventuels consécutifs à la déclaration des revenus de 2017 effectuée au printemps 2018. C’est ce taux qui sera utilisé à partir de janvier 2019 et qui sera, ensuite, à nouveau actualisé, chaque année, en septembre. Ce taux s’appliquera chaque mois au revenu perçu.

Les salariés pourront-ils modifier leur taux de prélèvement à la source ?

Si le revenu diminue, le montant du prélèvement diminuera dans la même proportion. Inversement, si le revenu augmente, le montant du prélèvement augmentera dans la même proportion.
Le montant du prélèvement variera donc automatiquement en cours d’année en fonction de l’évolution des revenus.
En cas de changement de situation conduisant à une variation prévisible de l’impôt significative, le contribuable pourra, s’il le souhaite, demander une mise à jour en cours d’année du taux de prélèvement à la source. Le site impots.gouv.fr permettra à chaque contribuable de simuler la possibilité de modulation et d’en valider la demande auprès de l’administration fiscale.

Les salariés pourront opter pour l’application d’un taux « neutre »

Les salariés qui le souhaitent pourront refuser que l’administration fiscale transmette leur taux personnalisé à leur employeur. Dans ce cas, l’employeur appliquera alors un taux « neutre », calculé sur la base du montant de la rémunération versée par l’employeur.
Ce taux « neutre » sera également appliqué si l’administration fiscale n’est pas en mesure de communiquer un taux au collecteur, par exemple en cas de début d’activité ainsi qu’aux personnes encore à la charge de leurs parents, afin qu’elles ne subissent pas un prélèvement excessif.
La grande majorité des contribuables (90%) auront un taux de prélèvement à la source compris entre 0 et 10%.

Petits salaires : exonérés du prélèvement

Jusqu’à un salaire mensuel net de 1361 € par mois, il n’y aura pas de taux de prélèvement à la source, pour tenir compte du fait que ces personnes ne sont en général pas imposables.

Répartition du prélèvement entre conjoints

Afin de prendre en compte les disparités de revenus au sein du couple, les conjoints pourront, s’ils le souhaitent, opter pour un taux de prélèvement fonction de leurs revenus respectifs, calculé par l’administration, au lieu d’un taux unique pour les deux conjoints.
Il ne s’agit pas d’une individualisation de l’impôt, mais d’une simple répartition différente du paiement de l’impôt entre les conjoints ; cela n’aura pas d’incidence sur le montant total d’impôt dû par le couple qui restera calculé sur la somme des revenus et en fonction du nombre de parts de quotient familial dont il dispose.

L’employeur ne devra pas divulguer les taux de prélèvements de ses salariés

Le taux du prélèvement à la source de chaque contribuable sera soumis au secret professionnel. Les personnes qui contreviennent intentionnellement à l’obligation de secret professionnel pourront être sanctionnées.

 
LES NEWS DE L'IMMOBILIER - AVRIL 2017

Légère remontée des taux des prêts immobiliers

Les taux des crédits immobiliers remontent. En effet, les taux de crédits immobiliers suivent l’évolution de l'OAT, laquelle a augmenté, en moyenne du 4 ème trimestre 2016 au 1 er trimestre 2017 de 0,20 point. De fait, les crédits subissent une hausse qui, selon les durées, va de l’ordre de 0,20 à 0,40.

En mars, on pouvait encore emprunter à moins de 1%

En mars 2017, il était possible d’emprunter dans les meilleures conditions, hors assurances, à 0,90% pour un prêt immobilier d’une durée inférieure à 15 ans … à St Etienne, Dijon, Grenoble et Lyon, villes les moins chères selon Meilleurtaux.com. Pour la même durée d’emprunt à Paris et à Nice, on empruntait à 1,15% dans les meilleures conditions. Pour un prêt immobilier d’une durée longue, par exemple, 25 ans, le taux se situait à 1,25% dans les villes les moins chères et à 1,62% dans les villes les plus chères (Paris, Le Mans, Le Havre, Rennes, Nantes, Angers) et même à 1,65% à Strasbourg.

L’exploitant d’une résidence de tourisme ne peut résilier le bail tous les 3 ans

Dans une décision du 9 février 2017, la 3 ème chambre civile de la Cour de cassation (pourvoi n° 16-10350) rappelle que l’exploitant d’une résidence de tourisme ne peut résilier le bail commercial à la fin de la seconde période triennale, ceci dans l’intérêt des particuliers loueurs en meublés. Ces derniers sont engagés, en effet, pour une période minimale de 9 ans.

4,63% c’est le rendement moyen des SCPI

Le rendement moyen des SCPI a été de 4,63% sur l’année 2016. Ce rendement s’étend, suivant les catégories de sociétés, de 4,56 % (SCPI « Bureaux ») à 5,07 % (SCPI « spécialisées »).
La diminution mesurée par rapport à l’exercice 2015 s’explique concomitamment par le léger retrait des revenus distribués (- 2,63%) et la hausse de 2,34% de la moyenne pondérée des prix de parts.
(Statistiques ASPIM-IEIF pour l’exercice 2016, publiées le 6 mars 2017)

La rentabilité des bureaux et commerces en baisse en 2017

Loin de nous l‘idée de penser que l’immobilier de bureaux ne rapportera plus grand’ chose dans quelques années, mais il faut tout de même prendre en compte la tendance des entreprises à restreindre le nombre de m2 attribué à chaque salarié. Les plateaux dits « open space » en sont une preuve.
Dans ces conditions on comprend que les gérants d’immobilier locatif cherchent d’autres sources de revenus que les bureaux.
Même si certains gestionnaires font état de baux rapportant 7% bruts (par exemple à la Défense), la moyenne des rendements est bien différente.
La dernière note de conjoncture PREIM intitulée  « Convictions immobilières » (achevée de rédiger le 1er février 2017 et diffusée le 2 mars 2017) indique :
- Pour les bureaux à Paris, « un rendement de 3 % pour les actifs prime pour les bureaux et de 4 % pour les actifs core (par exemple : locaux dans un immeuble haussmannien du 8 ème arrondissement»
- Pour les commerces « Les rendements sont orientés à la baisse pour tous les formats commerciaux. Cependant, contrairement à la moyenne historique, le rendement des actifs en commerce délivre aujourd’hui une prime par rapport au bureau. L’étude un taux de rendement pieds d’immeuble (boutiques classiques au rez –de- chaussée des immeubles) de 2,25%, taux de rendement en centre commercial de 3,65%, taux de rendement en parc d’activités de 5%.
Heureusement, le secteur de la santé vient au secours de la rentabilité. Le taux de rendement prime en EHPAD (hébergement des personnes âgées dépendantes) est de 4,5 à 5,5%, le taux de rendement prime en murs de clinique MCO (médical, chirurgical et obstétrical) est de 5,5 à 6,5%.
Supposons une SCI ou SCPI ou un OPCI dont le portefeuille est composé d’un tiers de bureaux, d’un tiers de commerces, d’un tiers de cliniques et en ne retenant que le taux moyen de rentabilité le plus élevé on obtient ainsi : 4% (bureaux) + 3,65% (centre commerciaux) + 6,5% (cliniques), soit une rentabilité brute  - sans aucune vacance, ce qui est impossible en pratique - qui s’établit à 4,71%.
Enlevez un bon 1,5 point de frais de gestion et de vacance et il vous reste dans le meilleur des cas de 3,20% nets, ce qui est encore raisonnable… Certes, les gestionnaires vont aussi chercher de la rentabilité à l’étranger, notamment en Allemagne, aux Pays Bas et parfois dans le pays de l’Est européen.

41% des jeunes Français propriétaires de leur logement

En moyenne, 40% des Millenials  (encore appelés « génération Y», ce sont les personnes nées entre 1981 et 1998) à travers le monde sont propriétaires de leur logement, avec des écarts significatifs selon les pays avec 70% de Millenials propriétaires en Chine et à l’autre bout du spectre les Emirats Arabes Unis à 26%.
La France se place très légèrement au-dessus de la moyenne mondiale avec 41% de Millenials propriétaires.
L’enquête « Avoir un toit à soi », reflète l’opinion de 9 009 personnes à travers le monde, la synthèse France tient compte de l’opinion de 1 000 personnes en France.

 

 
LES NEWS - RETRAITE - AVRIL 2017

Les PERP complètent les retraites

15,8 millions de personnes, vivant en France ou à l’étranger, sont retraitées d’au moins un régime français dont le montant moyen s'élève, en décembre 2014, à 1 007 euros mensuels pour les femmes et 1 660 euros pour les hommes.
En complément des régimes obligatoires par répartition, une retraite supplémentaire facultative permet à certains retraités de compléter leurs revenus. En 2014, les produits d’épargne retraite individuels souscrits hors du cadre professionnel représentent 913 000 bénéficiaires d’une rente et 3,1 millions d’adhérents dont 2,3 millions pour les seuls plans d’épargne retraite populaire (PERP). (Tableaux de l'économie française, Insee Références - Édition 2017).

Un nouveau contrat pour compléter sa retraite ?

L’Association française de la gestion financière (AFG) qui a publié un « Livre Blanc » sur l’épargne retraite propose de créer un nouveau produit d’épargne retraite.
Il s’inspire largement du projet européen de Pan European Personal Pension (PEPP) porté par la Commission Européenne qui devrait faire l’objet prochainement d’une proposition législative. Il ne donnerait pas de déduction fiscale des versements à l’entrée, mais la sortie se ferait au choix en capital et / ou en rente avec possibilité de faire des retraits partiels au fil de l’eau.

Le Livre Blanc sur l’épargne retraite est téléchargeable sur le site de l’AFG ASSFI : ‪www.afg.asso.fr ‬ou juste ici


 

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