«Je ne suis pas favorable à ce qu’il y ait une transférabilité de l’assurance-vie comme celle que nous avons prévue pour l’épargne retraite » a fait savoir Bruno Lemaire jeudi 13 septembre.
Pour le ministre, la transférabilité des produits d’épargne retraite (PERP, Madelin) est la « contrepartie du blocage de l’épargne ». Or, l’assurance vie est un placement disponible, permettant aux épargnants de récupérer tout ou partie de leur épargne à tout moment.
La conséquence de la transférabilité des contrats d’assurance vie serait « d’accroître de façon exponentielle la liquidité des contrats » a ajouté le ministre et in fine, de dissuader les assureurs d’investir en actions. Ce qui irait à l’encontre du projet de loi Pacte dont l’objectif est justement de développer l’investissement en actions des assureurs.
Résultat : Joël Giraud a retiré ces amendements. Il a par ailleurs été invité à réfléchir au plafonnement de certains frais liés à l’assurance vie, à la transparence des rétrocommissions ou encore à la transférabilité des contrats d’assurance vie vers des produits d’épargne retraite. En d’autres termes, circulez y’a rien à voir.