Elle peut couvrir la chaudière à changer en plein hiver, une réparation sur la voiture, un dégât des eaux que l’assurance remboursera avec un décalage… mais aussi des étourderies : la taxe d’habitation fait souvent partie des taxes que l’on oublie si l’on ne l’a pas mensualisée !
En général, 3 à 6 mois de salaire. Ce montant est à ajuster selon votre situation personnelle : un fonctionnaire aura sans doute moins d’aléas sur ses revenus qu’un intermittent du spectacle…
Plutôt que le salaire, certains visent un nombre de mois de dépenses en ajoutant des provisions spécifiques si la voiture est en panne ou si elle montre des signes de faiblesse, ou encore s’il faut renouveler l’électroménager.
En réalité, le bon montant est vraiment une affaire personnelle, un travailleur indépendant devra peut-être disposer de plus. L’essentiel est de trouver le niveau qui vous sécurise !
L’épargne de précaution doit rester disponible en cas de coup dur et sans risque.
L’argent doit être assez proche du compte courant pour pouvoir réaliser des virements instantanément… mais physiquement distinct du compte courant pour ne pas être tenté de l’utiliser pour faire les soldes !
Le support idéal, malgré son faible rendement, reste un livret réglementé (Livret A, LDDS ou, si vous y êtes éligible, le Livret d’Épargne Populaire) et en particulier le Livret A qui ne comporte pas de risque de perte en capital et qui n’est soumis ni à l’impôt sur le revenu ni aux prélèvements sociaux. Plafonné à 22 950 euros de versement, le Livret A vous laisse en principe une bonne marge de manœuvre pour y héberger plusieurs mois de salaire.
Mais le taux de rémunération du Livret préféré des Français n’est pas très élevé et les intérêts produits sont donc faibles !
Malheureusement oui… Le Livret A rapporte actuellement 3 % par an, un taux inférieur à l’inflation. L’épargne qui y est placée perd du pouvoir d’achat chaque jour puisque les rendements réels sont négatifs.
Mais l’épargne de précaution ne sert pas à obtenir un rendement financier.
Elle sert à :
Ce qui est déjà très bien… mais pour avoir un rendement un peu plus tangible, il faut éviter de trop placer en épargne de précaution : le manque à gagner grimpe vite et peut atteindre plusieurs milliers d’euros si vous avez tendance à oublier que vos livrets sont au plafond.
Alors dirigez vos excédents vers des placements à plus long terme : assurance vie avec son fonds en euros pour sécuriser votre argent et ses unités de compte pour le faire fructifier, SCPI… vous seront bien plus utiles qu’un Livret A pour financer vos projets !
En effet, il faut distinguer épargne de précaution – votre matelas de sécurité – et épargne financière – la concrétisation de vos projets. Cette dernière est une épargne de moyen-long terme qui sert à réaliser des projets (achat de la résidence principale, financement des études des enfants, préparation de la retraite…). L’objectif est de séparer les deux types d’épargne et de puiser dans la première pour éviter de toucher à la seconde.
Le placement le plus adapté à l’épargne financière est l’assurance vie qui offre plusieurs avantages :
Nous avons tenté de regrouper ici les questions les plus fréquemment posées par les épargnants sur l’épargne de précaution afin de vous délivrer quelques conseils :
En fonction de vos moyens, il est judicieux d’épargner régulièrement pour mettre de l’argent de côté. Sans mobiliser de sommes conséquentes, mettre en place des virements automatiques mensuels depuis votre compte bancaire vers un livret d’épargne reste le meilleur moyen de vous constituer une épargne indolore.
On l’a dit et on le répète, le montant de votre réserve d’argent pour faire face aux aléas est une affaire personnelle. Il est généralement recommandé de disposer de quelques mois de salaire – 3 à 6 – ce qui équivaudrait à une fourchette comprise entre 5 000 et 15 000 euros. Mais ce n’est évidemment qu’une estimation.
Parce qu’elle implique d’avoir une discipline. Mais là encore, il s’agit d’épargner à hauteur de ses moyens afin que l’effort d’épargne ne soit pas démesuré.
À 40 ans, nous vous conseillons – si ce n’est pas déjà fait – d’ouvrir un contrat d’assurance vie. Vous pourrez choisir une allocation équilibrée avec 50% de votre épargne placée sur le fonds en euros et 50% investie en unités de compte, non garanties en capital.
Vous pouvez également mettre de l’argent de côté en vue de la préparation de votre retraite, sur des supports types plan d’épargne retraite (PER).