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On ne devient pas « trader » du jour au lendemain, ne rêvez pas !

L’AMF vient de publier une analyse qui rappelle qu’on ne fait pas fortune grâce au trading. En dépit des promesses faites sur les réseaux sociaux et parfois de magnifiques vidéos de présentation, le trading proposé par des sociétés étrangères n’est pas une opportunité exceptionnelle ! Au contraire, comme vous le lirez dans le dernier paragraphe, ce trading se révèle être une arnaque.

Une analyse des problèmes rencontrés par des épargnants français

Fin mars 2021, l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) a fait connaître son bilan synthétique chiffré et objectif des griefs communiqués par les épargnants français à l’encontre des prestataires de services d’investissement (PSI) agissant en libre prestation de service (LPS) sur le territoire national et, dans une moindre mesure, des établissements situés en dehors de l’Espace économique européen. Ce bilan d’une petite dizaine de pages a été publié sous le titre de « Analyse des réclamations 2019- 2020 des épargnants français auprès du centre de relations avec les publics de l’AMF concernant les établissements financiers européens agissant en libre prestation de service ».

Étude AMF

Grâce aux déclarations des épargnants ayant directement pris contact avec ses services, l’AMF a pu dresser des constats sur les activités de ces établissements auprès d’une clientèle française. Les constats sont tirés de 221 signalements et réclamations collectés pendant deux années (2019 et 2020) concernant la fourniture de services d’investissement en France par des établissements étrangers.

Premier enseignement : méfiez-vous de Chypre

Au total, 221 plaintes ont été reçues par la plateforme Épargne Info Service entre le 1er janvier 2019 et le 31 décembre 2020, concernant 30 prestataires de services d’investissement (PSI) provenant de l’Union européenne et 4 établissements de pays tiers.

La grande majorité des réclamations (63%) concerne des entreprises d’investissement établies à Chypre. En deuxième position en volume, 15 % des réclamations concernent des entités britanniques.

Second constat : à l’étranger l’AMF ne veille pas sur vous !

Les établissements européens agréés agissant dans le cadre de la Libre Prestation de Services (LPS) en France ne sont pas soumis à la supervision de l’AMF mais à celle de l’autorité nationale de leur pays d’origine, c’est-à-dire le pays où est implanté leur siège social. Par exemple, un établissement domicilié à Chypre est soumis à la surveillance réglementaire de la Commission de la Bourse de Chypre (CySEC) et non pas à la surveillance de notre AMF nationale.

Troisième précepte : ne devient pas « trader » qui veut !

L’analyse de ces signalements et réclamations met en lumière une forte commercialisation de produits financiers complexes et à haut risque comme les CFD avec de nombreux sous-jacents disponibles. Les épargnants « traders » peuvent négocier les CFD (autrement dit des contrats d’achats et de ventes) sur les devises, des indices de marché boursier, des matières premières, comme le pétrole, l’or et même des crypto-monnaies. Parmi les sous-jacents les plus souvent proposés, les CFD sur le FOREX (le marché des changes des devises) sont les plus représentés.

Les problèmes rencontrés

Les principaux griefs exprimés par les épargnants à l’encontre des PSI concernés sont les suivants :

  • des pratiques commerciales agressives (appels répétés et/ou non sollicités, incitations à investir, promesses de gains rapides…)
  • des problèmes d’exécution d’ordres. Les clients déplorent, par exemple, que leurs ordres d’achat ou de vente ainsi que leurs diverses prises de position n’aient pas été pris en compte ou qu’à l’inverse, des ordres aient été passés en leur nom à leur insu. Ces incidents ont entrainé des investissements non souhaités, d’une part, et des pertes liées à des ordres mal exécutés ou non exécutés, d’autre part.
  • des problèmes liés aux clôtures de compte. Les épargnants dénoncent des difficultés pour clore leurs comptes de trading auprès de leur courtier, voire une impossibilité.
  • les redirections vers des brokers établis en dehors de l’Espace économique européen (EEE) et non autorisés à fournir des services en France représentent 14 % des réclamations.

Une perte moyenne de plus de 33 500 €

L’ensemble des réclamations et signalements reçus par les services de l’AMF entre le 1er janvier 2019 et le 31 décembre 2020 concernant des PSI en LPS portait sur prés de 3,3 millions d’euros de pertes déclarées, soit une perte moyenne par épargnant de 33 548 euros.

Le conseil de LINXEA

Pour devenir un opérateur de marché professionnel (un trader), il faut à la base une formation au moins Bac + 5, la plupart du temps, les traders ont une double formation à la fois scientifique et financière. Les traders professionnels disposent également de logiciels et de programmes adaptés aux prises de décision rapides.

Un particulier ne peut pas s’improviser « trader » en quelques heures de formation ou après avoir visionné quelques vidéos. Croire le contraire peut vous exposer à de lourdes déceptions.

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