Florian DarrasPublié le 12 MARS 2026

PEL et clôture automatique en 2026 : où placer votre épargne ?

Le 1er mars marque un tournant pour des millions d’épargnants français. Les Plans Épargne Logement (PEL) ouverts à partir de mars 2011 arrivent à leur échéance maximale de 15 ans et seront automatiquement clôturés par les banques (1).

Cette mesure, issue de la loi de finances rectificative du 29 décembre 2010, concerne 3,2 millions de comptes, soit 36 % de l’ensemble des PEL en circulation, pour un montant total de 93 milliards d’euros.

Si vous êtes concernés par cette clôture, et plutôt que de laisser vos fonds après leur bascule automatique sur un livret bancaire peu rémunérateur, il est temps d’explorer des alternatives plus performantes.

Le PEL en bref : qu’est-ce que le Plan Épargne Logement ?

Le Plan Épargne Logement (PEL) est un produit d’épargne réglementé créé pour aider les Français à financer un projet immobilier.

Son fonctionnement repose sur deux piliers :

  • une phase d’épargne pendant au moins 4 ans, avec un taux d’intérêt fixé à l’ouverture et garanti sur toute la durée.
  • un droit à prêt : en contrepartie de l’effort d’épargne, vous obtenez l’accès à un prêt immobilier à taux préférentiel.

Depuis 2011, la durée maximale d’un PEL est limitée à 15 ans.

Qui est concerné par la fermeture automatique de son PEL ?

La réforme de 2010 a introduit une durée maximale de détention de 15 ans pour tous les PEL souscrits à compter du 1er mars 2011. Ainsi, si vous avez ouvert votre PEL en mars 2011, celui-ci sera clôturé dès mars 2026.

Les ouvertures postérieures suivront le même calendrier progressif : ouverture en avril 2011, clôture automatique en avril 2026, etc.

Les PEL non concernés par cette échéance :

Les plans ouverts avant la réforme conservent une durée de vie illimitée. Toutefois, il ne sera plus possible de les alimenter à partir du 1er mars 2026.

Que deviennent vos fonds à l’échéance ?

Selon les informations du gouvernement, l’épargne accumulée sera automatiquement transférée sur un livret d’épargne classique (livret non réglementé) dont le taux est fixé librement par votre banque.

Dans le contexte actuel de baisse des taux, cette solution par défaut n’est pas la plus adéquate pour continuer de faire fructifier votre capital.

Pourquoi le transfert automatique n’est pas la meilleure option

L’échéance approchant, l’inaction de votre part peut vous porter préjudice.

Voici les inconvénients à rester passif :

Un rendement réel faible voire négatif...

Les rendements des livrets d’épargne non réglementés sont généralement compris entre 0,5 % et 2 %, un niveau amené à baisser dans le contexte de taux actuel.

En tenant compte de l’inflation – son niveau était de 0,8 % en France à fin 2025 (2) – tout livret servant un rendement inférieur à 0,8 % implique que vous perdez de l’argent sur la durée.

Exemple : si le compte de dépôt – sur lequel se retrouve le capital de votre PEL une fois clôturé – verse un rendement de 0,5 %, votre rendement réel est négatif :

0,5 % - 0,8 % = -0,3 %.

Et cela, sans compter la fiscalité !

Une fiscalité défavorable

Contrairement aux livrets réglementés comme le Livret A, le LDDS, le CEL ou le PEL lui-même, les intérêts perçus sur les livrets bancaires classiques n’échappent pas à la fiscalité. Ils sont soumis à la « flat tax » de 31,4 % (3), réduisant d’autant plus la pertinence de cette bascule pour vous.

Une occasion manquée de diversifier son patrimoine

Concentrer plusieurs dizaines de milliers d’euros sur un simple livret, c’est renoncer aux perspectives de rendement offertes par d’autres classes d’actifs… D’autant plus lorsque vous avez déjà constitué une épargne de précaution suffisante.

Repensez votre stratégie selon l’évolution de votre situation

Il y a quinze ans, lorsque vous avez ouvert votre PEL, vos objectifs étaient probablement différents. Le PEL présentait alors deux atouts majeurs : un taux d’intérêt fixe attractif pour faire fructifier votre épargne sur la durée, et surtout, l’accès à un prêt immobilier à taux préférentiel pour financer votre projet d’achat.

Quand les projets évoluent

Si vous n’avez finalement pas utilisé les droits à prêt de votre PEL, c’est que votre situation a évolué. Peut-être avez-vous déjà concrétisé votre projet immobilier par un autre biais, ou vos priorités ont-elles simplement changé au fil des années.

Quelle que soit la raison, le capital accumulé sur votre PEL représente aujourd’hui une somme qui mérite d’être replacée intelligemment.

Adaptez votre placement à vos nouveaux objectifs

La réponse dépend directement de votre situation actuelle et de votre horizon de placement :

  • si vous n’avez pas de projet précis à court terme et souhaitez simplement faire travailler cette épargne de manière plus efficace, vous aurez besoin d’une solution flexible qui s’adapte à vos besoins à venir ;
  • si vous préparez votre retraite ou un projet à moyen-long terme, des placements offrant à la fois des avantages fiscaux et des perspectives de performance seront plus adaptés ;

Explorons les alternatives qui correspondent le mieux à votre profil et à vos objectifs.

Les alternatives performantes pour votre épargne

L’assurance vie : la solution multifonction par excellence

Le contrat d’assurance vie se distingue comme le placement le plus polyvalent pour accueillir le capital issu de votre PEL, quelle que soit votre situation (4).  Sa flexibilité exceptionnelle en fait une enveloppe adaptée aussi bien aux épargnants sans projet défini, qu’à ceux qui préparent un objectif précis à moyen ou à long terme.

Une enveloppe qui s’adapte à tous les profils

Contrairement au PEL qui était conçu pour un usage spécifique (l’immobilier), l’assurance vie vous permet de moduler votre stratégie au fil du temps :

  • Vous n’avez pas de projet immédiat ? Le contrat d’assurance vie reste disponible à tout moment. Vous pouvez effectuer des retraits partiels (rachats) selon vos besoins, sans pénalité ni obligation de tout retirer.
  • Vous préparez un projet à moyen terme (5 à 10 ans) ? Vous pouvez ajuster progressivement la répartition de votre épargne entre sécurité et dynamisme, selon l’échéance de votre objectif.
  • Vous envisagez la transmission de votre patrimoine ? L’assurance vie offre un cadre successoral particulièrement avantageux, avec des abattements spécifiques pour vos bénéficiaires.

Une fiscalité avantageuse dès 8 ans

Après 8 ans de détention de votre contrat, vous bénéficiez d’un abattement annuel sur les gains retirés : de 4 600 € pour une personne seule et de 9 200 € pour un couple marié.

Cette enveloppe permet de récupérer régulièrement des sommes sans fiscalité, idéal pour compléter vos revenus ou financer vos projets sans contrainte.

Des supports adaptés à chaque situation

Le contrat d’assurance vie offre un accès à deux types de supports que vous pouvez combiner selon votre profil :

  • Les fonds en euros : pertinent si vous cherchez la sécurité avant tout, comme c’était le cas avec votre PEL. Le capital est garanti et les intérêts sont définitivement acquis chaque année. En 2025, les offres boostées ont permis d’avoisiner 4 à 5 % de rendement (5), nettement supérieur au Livret A (2,16 % net) et aux taux actuels des PEL récents (1,75 % brut).
  • Les unités de compte (UC) (6) : si vous souhaitez dynamiser votre performance, les UC donnent accès aux marchés financiers – à travers les OPCVM et les ETF notamment – et à l’immobilier via, entre autres, les SCPI.

Et une allocation évolutive selon vos besoins

L’avantage de l’assurance vie, c’est que vous pouvez changer la dynamique de votre stratégie en fonction des évolutions de votre situation, de vos projets et de vos besoins. L’idée ici est de moduler la répartition de votre enveloppe entre fonds en euros et UC, pour apporter plus de sécurité ou au contraire plus de dynamisme.

Le PER : la solution dédiée à la retraite

Le Plan Epargne Retraite (PER) peut également répondre à un repositionnement de votre stratégie à la suite de la clôture de votre PEL (7). Il s’adresse aux épargnants qui n’ont pas besoin de liquidité dans l’immédiat et qui souhaitent optimiser leur fiscalité.

Un outil de défiscalisation immédiate…

Chaque versement sur un PER peut être déduit de vos revenus imposables, dans la limite d’un plafond annuel indiqué sur votre dernier avis d’imposition.

Exemple : si vous êtes dans la tranche d’imposition de 30 % et que vous versez 100 € / mois sur votre PER, votre effort d’épargne ne s’élève en réalité qu’à 70 € après impôt.

… Et bien plus encore !

L’avantage fiscal que le PER peut offrir n’est évidemment pas son seul atout, c’est un produit qui vous donne accès à une large gamme de supports financiers afin de capitaliser sur le long cours.

Une sortie flexible à la retraite

Le PER permet de récupérer son capital en une seule fois au moment de sa retraite, de manière fractionnée, en rente ou encore selon une combinaison entre capital et rente. Certains scénarios permettent toutefois une sortie anticipée, comme l’achat de sa résidence principale.

💡 À la clôture de votre PEL, vous allez potentiellement récupérer des sommes importantes. Pour bénéficier à plein de l’avantage fiscal du PER, vous aurez donc intérêt à lisser les versements sur la durée, en visant à atteindre systématiquement le plafond annuel.

Rien ne vous empêche de combiner PER et assurance vie si ces deux enveloppes répondent aux objectifs de votre stratégie patrimoniale.

Comment organiser le reversement de votre PEL ?

Définir votre épargne de précaution :

Conservez l’équivalent de quelques mois de dépenses courantes sur des supports immédiatement disponibles et sécurisés comme le Livret A. Cette réserve assurera votre tranquillité d’esprit en cas d’imprévu.

Identifier vos objectifs et votre horizon :

  • Horizon court (1 à 3 ans) : privilégiez les fonds en euros en assurance vie ;
  • Horizon moyen (3 à 8 ans) : une allocation mixte entre fonds en euros et unités de compte modérées permet de viser une performance plus dynamique tout en limitant vos risques ;
  • Horizon long (plus de 8 ans) : le PER ou une assurance vie avec une part significative d’UC offrent les meilleures perspectives de valorisation.

Anticiper l’échéance :

N’attendez pas la clôture automatique de votre PEL pour agir. Le temps joue toujours en votre faveur lorsqu’il est question de faire travailler votre épargne.

Les solutions Linxea pour accueillir votre épargne :

Nous proposons une gamme complète de contrats d’assurance vie et de PER parmi les plus compétitifs du marché, avec des frais réduits et un accès à une large palette de supports d’investissement (fonds en euros, unités de compte, SCPI…).

Prenez rendez-vous avec un conseiller pour construire la stratégie la plus adaptée à votre situation.


(1) https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/actualites/A18443 

(2) https://tradingeconomics.com/france/inflation-cpi 

(3) Depuis le 1er janvier 2026, loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2026

(4) Des frais de gestion annuels peuvent s’appliquer ainsi que certains frais de transaction en fonction des supports et des contrats d’assurance vie. L’assurance vie peut comporter un risque de perte en capital en cas d’investissement en unités de compte et la fiscalité est applicable en fonction de la date des versements et de l’âge du contrat.

(5) Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

(6) Les montants investis sur des supports en unités de compte supportent un risque de perte en capital. Ils ne sont pas garantis par l’assureur et sont sujets à des fluctuations à la hausse ou à la baisse dépendant en particulier de l’évolution des marchés financiers.

(7) Le PER ne présente aucune garantie ou protection du capital. Des frais de gestion annuels peuvent s’appliquer ainsi que certains frais de transaction en fonction des supports et des PER. La fiscalité s’applique en fonction du mode de sortie et de la fiscalité appliquée lors des versements.