Point Economie France - février 2019 - LINXEA
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Point Economie France – février 2019

Drapeau français

La confiance des ménages a augmenté en janvier 2019 après être tombée sur les deux derniers mois de 2018, cependant, l’indicateur qui la synthétise reste au-dessous de sa moyenne de longue période.

En janvier 2019, la confiance des ménages rebondit

Après s’être nettement dégradée en fin d’année 2018, la confiance des ménages dans la situation économique se redresse en janvier 2019. L’indicateur qui la synthétise gagne 5 points et retrouve son niveau de novembre 2018. À 91, il demeure toutefois bien au-dessous de sa moyenne de longue période (100). (INSEE. Enquête mensuelle de conjoncture auprès des ménages – janvier 2019).

Les PME et TPE accèdent plus largement aux crédits de trésorerie

  • La demande de nouveaux crédits est stable, pour les PME comme pour les TPE. L’anticipation d’un refus des banques est marginale : l’autocensure est signalée par moins de 2 % des entreprises.
  • L’accès des PME aux crédits de trésorerie progresse significativement : 88 % des PME obtiennent totalement ou en grande partie les crédits demandés au quatrième trimestre 2018, contre 84 % au troisième trimestre. L’accès aux crédits d’investissement, encore plus large, est en hausse de 2 points à 97 %. S’agissant plus particulièrement des crédits d’équipement, l’obtention se maintient à un haut niveau également (90 %).
  • Après avoir diminué au troisième trimestre, l’accès des TPE aux crédits de trésorerie progresse à nouveau pour atteindre 70 % d’obtention. L’obtention de crédits d’investissement reste élevée mais diminue par rapport aux trimestres précédents : 82 % des TPE accèdent en totalité ou en grande partie aux financements souhaités, contre 85 % au trimestre précédent. (Service de la Communication externe et digitale de la Banque de France, STAT INFO du 18 janvier 2019 « Enquête trimestrielle auprès des entreprises sur leur accès au crédit en France » – 4ème trimestre 2018).

Stabilité des taux moyens des crédits à l’équipement

Le taux moyen des crédits à l’équipement est stable par rapport au trimestre précédent, à 1,40 %. 50 % des nouvelles lignes de crédits à l’équipement sont octroyées à moins de 1,21 %.

Le taux moyen des crédits de trésorerie augmente légèrement (1,69 % après 1,63 % au 3ème trimestre 2018), ainsi que le taux moyen des découverts utilisés (2,46 % après 2,35 % au 3ème trimestre 2018).

Enfin le taux moyen des crédits immobiliers diminue légèrement au 4ème trimestre 2018, à 1,58 % après 1,61 % au 3ème trimestre 2018. (Stat Info 21 janvier 2019).

Le nombre de créations d’entreprises s’affiche toujours en hausse

En effet, le nombre de créations cumulées d’entreprises sur un an continue d’augmenter avec environ 670 500 entreprises créées à fin septembre 2018, contre 568 600 à un an d’intervalle. Selon l’INSEE, la progression, de l’ordre de 18 %, est surtout tirée par les immatriculations des micro-entreprises (+27,9 %) et des entreprises individuelles (+23,5 %), celles des formes sociétaires étant moins importantes (+ 2 %).

Le nombre croissant de créations d’entreprises au cours des dernières années explique que de plus en plus d’entrepreneurs, et notamment ceux qui créent leur micro-entreprise, expriment le besoin d’être accompagnés durant cette période de vie de l’entreprise. (Banque de France, Eurosystème, La Banque de France aux côtés des TPE, Conférence de presse du 10 janvier 2019).

Moins de défaillances de TPE, sauf au cours des derniers mois

Au plan national, le nombre de défaillances affiche une baisse marquée depuis 2016. Sur la période de douze mois achevée à fin septembre 2018, le nombre de défaillances d’entreprises françaises a diminué de 2,7 %, pour s’établir à 53 496. Les secteurs de l’agriculture, de l’industrie et du commerce enregistrent les plus forts reculs du nombre de défaillances cumulées sur 12 mois (respectivement -7,7 %, -5,6 % et -4,7 %). En revanche, sur les trois derniers mois de la période, les défaillances ont progressé de 4,5 %. Par défaillance d’entreprise, la Banque de France désigne les sociétés concernées par les procédures de redressement judiciaire et liquidation judiciaire. (Banque de France, Eurosystème, La Banque de France aux côtés des TPE, Conférence du 10 janvier 2019).

Les ventes du commerce de détail en baisse à fin décembre 2018

Sur les trois derniers mois, les ventes du commerce de détail diminuent (-0,4 % données en volumes). Le recul des ventes de produits industriels (-1,1 %) n’est pas compensé par la hausse de celles de l’alimentation (+0,4 %). Les plus fortes baisses portent sur les ventes d’automobiles (-5,0 %), de matériel de sport (-3,1 %) et d’optique (-2,7 %). Pour quelques produits, comme l’électronique grand public, le chiffre d’affaires est au contraire en hausse.

Par mode de distribution, la baisse des ventes touche principalement les grands magasins (-1,3 %). Les ventes par correspondance croissent (+3,5 %).

En décembre, les ventes baissent (-1,0 %). La hausse du chiffre d’affaires en produits alimentaires (+0,4 %) ne compense pas la baisse de celui des produits industriels (-2,0 %).

Par mode de distribution, seuls les super et hypermarchés tirent leur épingle du jeu. (Cahier Activité du commerce de détail de l’EMC pour le mois sous revue décembre 2018).

L’inflation française baisse lentement

Sur un an, les prix à la consommation ralentiraient pour le troisième mois consécutif : +1,2 % en janvier 2019 après +1,6 % en décembre, selon l’estimation provisoire réalisée fin janvier 2019. La baisse de l’inflation résulterait d’un ralentissement prononcé des prix de l’énergie. Les prix des services augmenteraient au même rythme qu’en décembre et ceux des produits manufacturés baisseraient à peine moins que le mois précédent. En revanche, les prix de l’alimentation et du tabac accéléreraient (Informations Rapides n° 26 du 31 janvier 2019).

Moins de demandeurs d’emplois

En France métropolitaine, le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A baisse de 1,1 % (–38 200) ce trimestre et de 1,5 % sur un an. Le nombre de personnes exerçant une activité réduite courte (catégorie B) diminue de 2,8 % par rapport au trimestre précédent et celui des personnes en activité réduite longue (catégorie C) croît de 1,1 %. Au total, le nombre de demandeurs d’emploi en catégories A, B, C diminue de 0,8 % sur ce trimestre (–44 600) et de 0,3 % sur un an.

En France (y compris départements-régions d’outre-mer, hors Mayotte), le nombre de demandeurs d’emploi s’élève à 3 676 500 pour la catégorie A. Il diminue de 1,1 % sur le trimestre ( –1,4 % sur un an). Pour les catégories A, B, C, ce nombre s’établit à 5 915 700. Il diminue de 0,8 % sur ce trimestre et recule de 0,2 % sur un an. (Ministère du travail. DARES études et statistiques)

Une fin de cycle financier en dents de scie

C’est le titre de la « Lettre du 1er février 2019 » de Rexecode :

« La baisse des cours des actions est-elle une correction temporaire ou l’amorce d’une crise financière qui va s’amplifier ? L’examen des indicateurs des cycles réel et financier conduit à conclure à une fin de cycle financier en dents de scie plutôt qu’à un grand retournement. »

Rexecode prévoit une diminution de la croissance française qui passerait à 1,3 % en 2019, un niveau inférieur aux prévisions de la Banque de France (1,50%) qui avaient été publiées en décembre 2018.

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