L’immobilier ancien en région parisienne : Baisse des ventes, légère érosion des prix

Tour Eiffel, Paris

Les notaires du Grand Paris viennent de rendre compte des prix de l’immobilier ancien dans Paris et la région parisienne pour l’année 2020. Le nombre des ventes a diminué et les prix au m2 sont légèrement baissiers.

Moins de ventes

Dans tous les différents marchés immobiliers de la région parisienne, le nombre des transactions a reculé.

Dans l’ensemble de l’agglomération, les notaires du Grand Paris ont enregistré des volumes des ventes en 2020 inférieurs à ce qu’ils étaient en 2019.

A Paris intra muros, la baisse des ventes sur un an a été de 16%.

Pour les appartements anciens en petite couronne, les volumes de ventes sont en retrait de 11% comparés à l’année 2019.

Les transactions concernant les maisons en petite couronne ont connu une baisse de 19%.

En ce qui concerne les appartements en grande couronne, la diminution des ventes a été de 9%. Pour le marché des maisons en grande couronne la baisse des transactions a été de 9% sur un an.

Si l’on globalise les ventes de l’ensemble de la région parisienne, la baisse des transactions avoisine les 13% sur un an.

Dans une autre analyse intitulée «  Marché immobilier : tendance et évolution des prix de l’immobilier » (29 janvier 2021) les notaires relevaient que : « Les grands absents de la carte nationale sont les étrangers. Élément déclencheur de lieux d’investissement et moteur à la hausse des prix immobiliers, la part des investisseurs étrangers non-résidents est proche de son niveau le plus bas depuis 10 ans (1,5 % en 2019 pour la France entière) …. / …. à Paris, leur part de marché est ainsi nettement en décrue notamment dans le 6e arrondissement : alors qu’ils y représentaient 17 % des acquéreurs en 2015, ils n’y représentent plus que 9,4 % au 3e trimestre 2020 ».

On rappelle que la Petite Couronne comprend les départements  92, 93, 94, soit :   Hauts -de- Seine, Seine-St -Denis, Val -de- Marne et que la Grande Couronne comprend les départements 77, 91, 78, 95, soit :  Seine- et-Marne, Essonne Yvelines, Val -d’Oise.

Les volumes de ventes et les prix moyens constatés concernent les biens immobiliers anciens, c’est-à-dire des logements qui ont déjà fait l’objet d’un premier transfert de propriété par leur premier propriétaire, que ce soit à titre onéreux ou gratuit (vente, donation, succession). Ces biens sont soumis aux droits d’enregistrement et non pas à la TVA immobilière. Les ventes de logements neufs par les promoteurs immobiliers sont donc exclues de ces chiffres.

Paris a touché son point culminant en novembre 2020

Dans Paris intra muros, le point des prix le plus haut était celui de novembre 2020 à 10 850 € le m².

Dans Paris, les prix ont fait une pause du 3e au 4e trimestre 2020 en passant à 10 770 € le m² à la fin décembre 2020.

Sur un an, les hausses de prix s’étalent néanmoins entre + 5 et +9% pour l’ensemble des marchés de la région parisienne.

Hausses moyennes des prix sur un an (Décembre 2020/ Décembre 2019) :

  • appartements Paris intra muros + 5,4%
  • appartements petite couronne + 7,5%
  • maisons petite couronne + 9%
  • appartements grande couronne + 5,2%
  • maisons grande couronne + 6,2%

Une baisse diffuse par rapport au plus haut point

D’après les avant-contrats (promesses de ventes, compromis), le ralentissement déjà observé dans Paris se confirmerait et se diffuserait à l’ensemble des secteurs géographiques de la région parisienne, même si des contrastes notables demeurent. « D’après nos indicateurs avancés sur les avant-contrats, dans Paris, le mouvement légèrement baissier se prolongerait début 2021 pour laisser un prix au m² attendu à 10 600 € à fin avril 2021, en baisse de 0,4% en 3 mois.

Ce ralentissement graduel se généraliserait en Ile-de-France, avec des prévisions de baisses trimestrielles des prix de vente de 0,5% pour les appartements et de 1% pour les maisons, en 3 mois, de janvier à avril 2021. De ce fait, à l’avenir, la hausse annuelle des prix est appelée à se modérer progressivement, parallèlement au ralentissement de l’activité.

Sur la même lancée …

Un freinage sur les prix, initié dans Paris, se dessine et se diffuse progressivement vers la proche périphérie, d’après les indicateurs avancés sur les promesses de ventes.

Les notaires concluent que « Les prochains mois seront la résultante, complexe et incertaine, d’un contexte économique qui pourrait se durcir pour les ménages et d’une situation sanitaire toujours très fragile, sans que les fondamentaux du marché immobilier et ses moteurs (désir d’accession et taux d’intérêt toujours attractifs) ne soient remis en cause ».

(Source ADSN-BIEN – Notaires du Grand Paris • www.notairesdugrandparis.fr – Twitter : @GdParisNotaires).

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