L’équipe LinxeaPublié le 17 JUILLET 2026

Avenue des Investisseurs : « investir n’est pas réservé aux experts : comment l’éducation financière transforme les épargnants en investisseurs »

L’investissement est aujourd’hui plus accessible que jamais, mais de nombreux Français restent réticents à franchir le pas.

Nous avons interrogé Ludovic Chaput, cofondateur d’Avenue des Investisseurs, sur les freins à l’investissement, le rôle de l’éducation financière et les clés pour investir sereinement sur le long terme.

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Pourquoi tant de Français hésitent encore à investir ?

Pendant longtemps, les Français ont été encouragés à privilégier les placements garantis : Livret A, fonds en euros, épargne bancaire... Ce sont des produits rassurants, mais ils ne suffisent plus toujours à préserver le pouvoir d’achat sur le long terme

Le principal frein est un mélange d’appréhension du risque et de manque d’éducation financière. Beaucoup associent encore l’investissement à la spéculation ou au risque de tout perdre. Les crises financières ont marqué les esprits, alors que l’on parle finalement assez peu des risques de ne pas investir : inflation, érosion du capital ou difficulté à préparer sa retraite. 

À cela s’ajoute un manque d’éducation financière. On apprend très peu à gérer son patrimoine à l’école, si bien que beaucoup de particuliers ne connaissent ni les mécanismes des marchés financiers, ni les outils aujourd’hui disponibles. 

Notre conviction chez Avenue des Investisseurs est que le risque ne vient pas de l’investissement lui-même, mais surtout de la méconnaissance. Lorsque l’on comprend ce dans quoi l’on investit, que l’on diversifie et que l’on adopte une vision de long terme, l’investissement devient un outil de construction patrimoniale plutôt qu’un pari.

Les 3 erreurs que l’on retrouve chez la plupart des débutants

  • La première erreur est d’attendre le « bon moment ». Beaucoup repoussent leur premier investissement en espérant une baisse des marchés ou des conditions idéales. Or, personne n’est capable de prévoir les marchés avec régularité. Le temps passé investi est généralement plus déterminant que le timing d’entrée.
  • La deuxième erreur consiste à rechercher les performances passées ou les produits à la mode. On voit régulièrement des investisseurs acheter ce qui a déjà beaucoup monté, sans véritable stratégie. Une allocation cohérente vaut bien mieux qu’une succession de paris.   
  • Enfin, la troisième erreur est de sous-estimer les frais. Quelques dixièmes de pourcentage paraissent insignifiants sur une année, mais sur vingt ou trente ans, ils peuvent représenter plusieurs dizaines de milliers d’euros. C’est probablement l’erreur la moins visible... mais l’une des plus coûteuses.

La pédagogie financière comme accélérateur de patrimoine

La différence entre un épargnant bien informé et un autre ne se mesure pas uniquement en rendement. Elle se mesure surtout dans les décisions prises au fil des années. 

Une personne qui comprend les principes de diversification, l’effet des intérêts composés ou qui connaît l’historique des marchés financiers, sera beaucoup moins susceptible de céder à la panique lors d’une baisse des marchés. Elle investira avec davantage de régularité et conservera une stratégie cohérente. 

L’éducation financière permet également de mieux choisir ses enveloppes fiscales (assurance-vie, PEA ou PER), selon ses objectifs. Ce sont parfois ces décisions qui créent le plus de valeur sur le long terme. 

Notre objectif n’a jamais été de dire aux lecteurs quoi acheter, mais de leur donner les connaissances nécessaires pour prendre eux-mêmes de meilleures décisions.

Pourquoi les frais restent le facteur le plus sous-estimé

Parce qu’ils sont peu visibles. Un rendement attire immédiatement l’attention, alors que les frais sont souvent prélevés discrètement chaque année. 

Pourtant, les frais sont l’un des rares paramètres qu’un investisseur peut réellement maîtriser. Personne ne connaît les performances futures des marchés, mais chacun peut choisir des solutions plus efficientes. 

Prenons un exemple simple : entre un portefeuille qui supporte 1 % de frais annuels et un autre à 0,50 % (comme c’est le cas pour l’assurance vie Linxea Spirit 2 que nous apprécions tout particulièrement), l’écart de capital après trente ans peut représenter plusieurs dizaines de milliers d’euros, alors même que les performances brutes sont identiques. Les frais ont un effet cumulatif extrêmement puissant. 

C’est pourquoi, chez Avenue des Investisseurs, nous analysons systématiquement les frais des contrats que nous recommandons. C’est notamment une des raisons pour lesquelles nous mettons en avant des contrats d’assurance-vie en ligne comme ceux de Linxea, qui offrent des frais compétitifs, un large choix de placements de qualité (notamment des ETF) et une grande souplesse de gestion. À long terme, quelques dixièmes de pourcentage économisés chaque année peuvent faire une différence considérable sur le patrimoine final.

Assurance-vie, ETF, PER : les enveloppes et supports qui ont démocratisé l’investissement

L’investissement est devenu beaucoup plus accessible ces quinze dernières années, non pas parce que les produits sont nouveaux, mais parce que leur distribution a profondément évolué. 

L’assurance-vie en est le meilleur exemple. Cette enveloppe existe depuis longtemps, mais l’arrivée des contrats en ligne a changé la donne. Les investisseurs peuvent désormais accéder à des contrats proposant des frais bien plus compétitifs que ceux des réseaux bancaires traditionnels, un vaste choix de fonds et d’ETF pour investir sur les grandes classes d’actifs, le tout avec des tickets d’entrée souvent limités à quelques centaines d’euros. 

Les ETF ont également joué un rôle majeur. Ils permettent d’investir simplement dans des centaines, voire des milliers d’entreprises à travers le monde avec des frais très faibles. Là où il fallait autrefois sélectionner de nombreux fonds, un seul ETF mondial peut aujourd’hui offrir une diversification très large. 

Enfin, le PER a modernisé l’épargne retraite en proposant un cadre fiscal attractif et une plus grande liberté dans le choix des placements. 

Au fond, la véritable démocratisation de l’investissement ne vient pas d’un produit en particulier, mais de la combinaison de plusieurs évolutions : des courtiers et assureurs en ligne plus compétitifs, des ETF à faibles frais, une offre beaucoup plus transparente et un accès à des solutions auparavant réservées à une clientèle patrimoniale. C’est précisément cette philosophie que nous défendons chez Avenue des Investisseurs : rendre accessibles au plus grand nombre des solutions performantes, simples à comprendre et peu coûteuses.

Comment construire une stratégie simple et durable ?

La première étape consiste à définir ses objectifs et son horizon de placement. On n’investit pas de la même manière pour préparer sa retraite dans trente ans que pour financer un projet immobilier dans cinq ans. Cette réflexion permet de déterminer l’horizon de placement de chaque poche d’épargne et la répartition entre les actifs sécurisés et les actifs plus dynamiques. 

Avant d’investir, il est également essentiel de constituer une épargne de précaution, disponible à tout moment pour faire face aux imprévus. Cela évite d’avoir à vendre ses placements dans de mauvaises conditions en cas de besoin de liquidités. 

Vient ensuite le choix des enveloppes d’investissement. L’assurance-vie constitue généralement le socle d’une stratégie patrimoniale. C’est une enveloppe particulièrement polyvalente, qui permet d’investir aussi bien sur des supports sécurisés comme le fonds en euros que sur les principales classes d’actifs (ETF, OPCVM, SCPI...). Elle offre également une grande souplesse, puisque l’épargne reste disponible à tout moment, tout en bénéficiant d’une fiscalité attractive à long terme. 

Selon les objectifs de chacun, cette assurance-vie peut ensuite être complétée par d’autres enveloppes. Ainsi, le PEA est une excellente solution pour les investisseurs qui souhaitent renforcer leur exposition aux actions dans un cadre fiscal avantageux. Le PER, quant à lui, prend tout son sens pour préparer la retraite, notamment lorsque l’économie d’impôt à l’entrée constitue un levier intéressant. Ces dispositifs viennent compléter l’assurance-vie, sans nécessairement s’y substituer. 

Pour la majorité des particuliers, il est inutile de sélectionner des dizaines d’actions ou d’essayer d’anticiper les marchés. Quelques ETF bien diversifiés permettent aujourd’hui d’investir dans plusieurs centaines, voire plusieurs milliers d’entreprises à travers le monde, avec des frais très faibles. Pour la plupart des épargnants, c’est une solution simple, efficace et largement suffisante pour construire un portefeuille performant sur le long terme. 

La régularité est également un facteur clé. Mettre en place des versements programmés permet d’investir progressivement, de lisser les points d’entrée sur les marchés et d’éviter que les émotions dictent les décisions. C’est souvent la meilleure façon de construire son patrimoine sereinement. 

Enfin, il ne faut pas négliger le choix des contrats et des intermédiaires. À performances identiques, des frais plus faibles permettent de conserver une plus grande part de la performance année après année. Sur vingt ou trente ans, cet écart peut représenter plusieurs dizaines de milliers d’euros. C’est pourquoi nous recommandons de privilégier des contrats de qualité, offrant un large choix de supports d’investissement et des frais compétitifs.

Une stratégie durable repose sur quelques principes simples : définir ses objectifs, utiliser les enveloppes les plus adaptées, investir régulièrement sans céder à l’euphorie ou à la panique, diversifier largement son patrimoine, maîtriser les frais et conserver une vision de long terme. Il n’est pas nécessaire de construire un portefeuille complexe pour obtenir de bons résultats. Au fond, investir ne devrait pas être compliqué. Les meilleurs résultats sont souvent obtenus grâce à une stratégie simple, diversifiée, peu coûteuse et appliquée avec constance pendant de nombreuses années.

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