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Jihane BensoudaPublié le 12 DÉCEMBRE 2023Édité le 15 JUIN 2026

Plan d’Épargne en Actions (PEA) : guide 2026

Le Plan d’Épargne en Actions (PEA) est un contrat d’épargne qui permet d’investir en bourse, notamment dans des actions européennes, tout en bénéficiant d’un cadre fiscal avantageux. Son principal atout repose sur l’exonération d’impôt sur les plus-values après 5 ans de détention, sous réserve du paiement des prélèvements sociaux.

Il existe 2 types de Plan d’Épargne en Actions (PEA) :

  • le PEA classique, disponible auprès des banques (PEA bancaire) ou des compagnies d’assurance (PEA assurance ou PEA capitalisation). Le PEA bancaire repose sur un compte-titres associé à un compte espèces, tandis que le PEA assurance prend la forme d’un contrat de capitalisation investi en unités de compte ;
  • le PEA-PME, destiné au financement des Petites et Moyennes Entreprises (PME) et des Entreprises de Taille Intermédiaire (ETI), grâce à l’investissement dans des titres éligibles.

Découvrez dans ce guide tout ce qu’il faut savoir sur le fonctionnement du PEA, ses avantages, ses plafonds, ses frais et sa fiscalité en 2026.

Qu'est-ce qu'un PEA et quel est son intérêt ?

Le Plan d’Épargne en Actions (PEA) est un produit d’épargne qui présente plusieurs avantages. Son intérêt majeur repose sur l’exonération d’impôt sur les plus-values, sous certaines conditions. Cette fiscalité avantageuse est notamment conditionnée par une durée de détention minimale, fixée à 5 ans.

Le PEA vous donne également la possibilité de diversifier vos investissements et d’anticiper votre retraite tout en augmentant votre patrimoine financier. Il est donc particulièrement recommandé aux épargnants qui souhaitent investir en bourse sur le moyen et le long terme.

Qui peut ouvrir un PEA ?

Le Plan d’Épargne en Actions (PEA) est réservé aux personnes physiques majeures ayant leur résidence fiscale en France. Les personnes morales ne peuvent pas ouvrir de PEA, quel que soit leur régime fiscal.

Peuvent notamment en bénéficier :

  • les personnes célibataires, veuves, divorcées ;
  • les couples mariés ou liés par un PACS qu’ils soient soumis à une imposition commune ou distincte ;
  • les enfants majeurs rattachés au foyer fiscal de leurs parents ainsi que les personnes invalides à charge. Ils peuvent détenir un PEA Jeunes, dont le plafond de versement est limité à 20 000 € pendant la période de rattachement.

À noter : l’accès au PEA PME est également réservé aux contribuables ayant leur résidence fiscale en France.

Quels sont les 3 types de PEA existants ?

Le Plan d’Épargne en Actions se décline en trois versions adaptées à différents profils d’investisseurs.

Le PEA classique

Le PEA classique est la forme la plus répandue du Plan d’Épargne en Actions. Il permet d’investir dans des actions et fonds éligibles tout en bénéficiant d’un cadre fiscal avantageux. Son plafond de versement est fixé à 150 000 € par titulaire, soit jusqu’à 300 000 € pour un couple disposant de deux PEA.

Le PEA-PME

Le PEA-PME est destiné à l’investissement dans les petites et moyennes entreprises (PME) ainsi que les entreprises de taille intermédiaire (ETI). Son plafond de versement est fixé à 225 000 € par personne. Toutefois, lorsqu’un épargnant détient à la fois un PEA classique et un PEA-PME, le montant total des versements effectués sur les deux plans ne peut pas dépasser 225 000 €.

Le PEA Jeunes

Le PEA Jeunes s’adresse aux personnes âgées de 18 à 25 ans rattachées au foyer fiscal de leurs parents. Son fonctionnement est similaire à celui d’un PEA classique, mais son plafond de versement est limité à 20 000 €. Il permet aux jeunes investisseurs de commencer à se constituer un portefeuille tout en bénéficiant des avantages fiscaux du PEA.

Comment fonctionne un PEA ?

Une même personne ne peut détenir qu’un seul PEA classique, qu’il soit ouvert sous la forme d’un PEA bancaire ou d’un PEA assurance. L’ouverture de plusieurs PEA entraîne la clôture des plans concernés et la perte des avantages fiscaux associés.

En revanche, il est possible de détenir simultanément un PEA classique et un PEA-PME.

Le PEA n’impose ni versement minimum, ni régularité dans les versements. Il n’est pas non plus soumis à une durée minimale ou maximale de détention. Le plan peut donc rester ouvert aussi longtemps que son titulaire le souhaite.

Toutefois, sa fiscalité avantageuse encourage une détention sur le long terme. En effet, les plus-values réalisées au sein d’un PEA bénéficient d’une exonération d’impôt sur le revenu après 5 ans de détention, seuls les prélèvements sociaux restant dus.

Composition du PEA : compte-espèces et compte-titres

Le Plan d’Épargne en Actions (PEA) repose sur deux compartiments complémentaires : un compte-espèces et un compte-titres.

Le compte-espèces permet de recevoir les versements, les dividendes et le produit des ventes de titres. Le compte-titres, quant à lui, sert à détenir les actions, ETF et autres supports éligibles au PEA.

Le fonctionnement du PEA peut être comparé à un « vase clos ». L’argent peut circuler librement entre le compte-espèces et le compte-titres sans déclencher d’imposition. En effet, tant que les sommes restent à l’intérieur du PEA, elles continuent de bénéficier du cadre fiscal avantageux du dispositif.

Les avantages à ouvrir un PEA dès que possible

Il est judicieux d’ouvrir un PEA dès que possible, même si le premier versement est modeste. En effet, la date d’ouverture du Plan d’Épargne en Actions détermine le nombre d’années de détention nécessaires pour bénéficier de l’exonération d’impôt sur les plus-values.

Autrement dit, plus le PEA est ouvert tôt, plus vite son titulaire pourra profiter de sa fiscalité avantageuse.

À noter, le délai de 5 ans court à compter de la date du premier versement effectué sur le plan.

Où ouvrir un PEA ?

L’ouverture d’un PEA peut se faire auprès de divers intermédiaires financiers : banques traditionnelles, banques en ligne ou courtiers en ligne ou compagnies d’assurance dans le cas d’un PEA assurance.

Fonctionnement du PEA bancaire

Le Plan d’Épargne en Actions bancaire est un contrat d’épargne qui permet d’investir :

  • en titres cotés ou non cotés d’entreprises ayant leur siège dans l’Union européenne (UE) ou dans l’Espace économique européen (EEE) : parts de SARL, actions de sociétés cotées ou non cotées, certificats d’investissement ou encore titres de capital de sociétés coopératives ;
  • en parts de placements collectifs (OPCVM, SICAV, ETF, parts de FCP, FCPR et FCPI) investis à au moins 75 % en actions d’entreprises européennes.

Chaque versement effectué sur le plan alimente un compte-espèces associé à un compte-titres. Les dividendes, produits de cession et autres revenus générés par les investissements sont également versés sur le compte-espèces.

Le compte-espèces sert à tous les encaissements (versements effectués par le titulaire sur le plan, produits en espèce procurés par les valeurs inscrites sur le compte-titres, produits résultant de la vente de ces valeurs, etc.) ou décaissements (montant des souscriptions et acquisitions, retraits sur le PEA, etc.) et ne peut pas être débiteur.

À savoir : certains titres ne sont pas éligibles au PEA, notamment les titres ou droits démembrés, les parts de sociétés civiles immobilières (SCI), les actions de sociétés d’investissement immobilier cotées (SIIC), les obligations, les titres détenus dans le cadre de l’épargne salariale ou acquis lors de la levée de stock-options, ainsi que les bons de souscription d’actions.

En cas de doute sur l’éligibilité d’un titre, il est recommandé de consulter sa documentation ou les informations fournies par votre intermédiaire financier.

Fonctionnement du PEA assurance

Le PEA assurance est un contrat de capitalisation investi en unités de compte (et non en titres). Bien que soumis aux mêmes conditions de durée que le PEA bancaire pour l’exonération des produits, le PEA assurance bénéficie en plus du cadre fiscal du contrat de capitalisation.

En effet, un retrait effectué avant le terme des 5 années entraîne la fermeture du PEA, mais n’affecte pas le contrat de capitalisation qui perdure.

L’épargne est obligatoirement investie dans une ou plusieurs unités de comptes éligibles au dispositif dès l’ouverture du PEA assurance.

À noter : contrairement au PEA bancaire, le PEA assurance permet à son titulaire de demander une avance sur son épargne. Cette avance peut représenter jusqu’à 50 % ou 60 % des encours et s’apparente à un prêt, garanti par le nantissement des titres. Elle n’a pas de conséquence fiscale.

Comparatif PEA assurance et PEA bancaire

 PEA assurancePEA bancaire
Supports d’investissementUnités de compte éligibles au PEAActions, ETF et OPC éligibles au PEA
Retrait avant 5 ansClôture du PEA, le contrat de capitalisation est conservéClôture du plan
Fiscalité retrait avant 5 ansImposition du gain net au PFU de 31,4 % (ou option pour le barème progressif)Imposition du gain net au PFU de 31,4 % (ou option pour le barème progressif)
Retrait après 5 ansPas de clôture
Versements complémentaires possibles
Pas de clôture
Versements complémentaires possibles
Fiscalité retrait après 5 ansExonération d’impôt sur le revenu
Gains soumis aux prélèvements sociaux de 18,6 %
Exonération d’impôt sur le revenu
Gains soumis aux prélèvements sociaux de 18,6 %
Possibilité d’avancesOuiNon
Avantage successoralNonNon

Les frais d'un PEA

Selon qu’il soit ouvert sous la forme d’un PEA bancaire ou d’un PEA assurance, le Plan d’Épargne en Actions peut donner lieu à différents frais. Leur montant varie selon l’établissement choisi et les services proposés.

Frais d'un PEA bancaire

Le PEA bancaire peut prévoir différents frais :

  • des frais de transaction : commissions prélevées lors de l’achat ou de la vente de titres ;
  • la taxe sur les transactions financières (TTF) de 0,4 % perçue lors de l’achat d’actions de sociétés ayant leur siège social en France et dont la capitalisation boursière est supérieure à 1 milliard d’euros ;
  • des droits de garde : prélevés annuellement sur la valeur des titres détenus en portefeuille ;
  • des frais de tenue de compte : perçus par les établissements bancaires pour le service de gestion des comptes ;
  • des frais de transfert : appliqués lors du transfert du PEA vers un autre établissement.

Frais d'un PEA assurance

À l’image d’un contrat de capitalisation, le PEA assurance peut comporter :

  • des frais d’entrée ou frais de versement ;
  • des frais de gestion annuelle ;
  • des frais d’arbitrage : calculés sur les sommes transférées d’un support à un autre ;
  • des frais d’option de gestion : prélevés lorsque le titulaire opte pour une gestion automatique, impliquant des arbitrages sur le plan en fonction d’événements prédéfinis (par exemple, sécurisation automatique des plus-values lorsqu’elles atteignent un certain pourcentage, ou vente automatique de certains titres ayant franchi un seuil de moins-value).

Plafonnement réglementaire des frais du PEA

Afin de protéger les épargnants, la loi Pacte a instauré un plafonnement de plusieurs frais applicables aux PEA et aux PEA-PME. Ces plafonds, en vigueur depuis le 1er juillet 2020, concernent notamment les frais d’ouverture, de tenue de compte, de transaction et de transfert du plan vers un autre établissement.

Type de fraisPlafond
Frais d’ouverture10 €
Frais de tenue de compte / Frais de gestion annuelle0,4 % de la valeur du plan auxquels peuvent s’ajouter 5 € par ligne de titres cotés ou 25 € par ligne de titres non cotés
Frais de transaction0,5 % pour les ordres passés en ligne, 1,2 % pour les ordres passés par papier, téléphone
Frais de transfert ou de clôture15 € par ligne de titres cotés
50 € par ligne de titres non côtés
(Le montant global des frais est plafonné à 150 € au total)

Les frais peuvent avoir un impact significatif sur la performance d’un PEA à long terme. Avant d’ouvrir un plan, il est donc recommandé de comparer les tarifs pratiqués par les différents établissements, notamment les frais de transaction, de gestion et de transfert.

Comment gagne-t-on de l'argent avec un PEA ?

Gagner de l’argent avec un Plan d’Epargne en Actions PEA repose sur deux principaux leviers : les plus-values et les dividendes.

  • Les plus-values correspondent à la différence entre le prix d’achat et le prix de vente d’un titre. Contrairement aux plus-values dites « latentes » (qui fluctuent tant que vous gardez vos titres), elles sont effectivement réalisées lorsque vous vendez vos actions ou vos autres supports d’investissement à un prix supérieur à celui auquel vous les avez acquis.
  • Les dividendes représentent une partie des bénéfices qu’une entreprise choisit de distribuer à ses actionnaires. En détenant des actions au sein de votre PEA, vous pouvez percevoir des dividendes en fonction des résultats de la société concernée mais aussi de sa politique actionnariale (toutes les entreprises ne faisant pas le choix de distribuer leurs profits).

Le PEA est une enveloppe fiscale. Les rendements du PEA dépendent donc largement des titres / supports choisis et de leurs performances sur le marché. Diversifier son portefeuille et adopter une stratégie d’investissement adaptée à ses objectifs permet de mieux maîtriser les risques et d’optimiser son potentiel de performance.

Comme tout investissement en bourse, le PEA comporte toutefois un risque de perte en capital. Les sommes investies ne sont pas garanties et la valeur des titres peut évoluer à la hausse comme à la baisse.

Quelle fiscalité pour le Plan d’Épargne en Actions - PEA ?

L’un des principaux avantages du Plan d’Épargne en Actions (PEA) réside dans sa fiscalité. Tant qu’aucun retrait n’est effectué, les gains générés au sein du plan sont capitalisés sans imposition. Seuls les dividendes issus de titres non cotés peuvent être imposés lorsqu’ils excèdent 10 % de la valeur d’inscription de ces titres dans le plan.

La fiscalité du PEA varie ensuite selon la durée de détention du plan et la date à laquelle les retraits sont effectués.

Fiscalité du PEA avant 5 ans

En cas de retrait partiel ou total avant 5 ans, les gains réalisés au sein du PEA sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 31,4 %, comprenant l’impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux. Sauf exception prévue par la réglementation, un retrait avant 5 ans entraîne la clôture du plan.

Si le PEA génère une moins-value, celle-ci peut être imputée sur les plus-values mobilières réalisées au cours de la même année ou des dix années suivantes.

Par ailleurs, il est possible d’effectuer des retraits partiels avant les 5 ans sans entraîner la clôture du PEA, sous certaines conditions :

  • licenciement du titulaire, de son conjoint ou partenaire de PACS ;
  • invalidité de 2e ou 3e catégorie du titulaire, de son conjoint ou partenaire de PACS ;
  • mise à la retraite anticipée du titulaire, de son conjoint ou partenaire de PACS ;
  • retrait de titres de sociétés en liquidation judiciaire ;
  • financement de la création ou reprise d’entreprise.

Fiscalité du PEA après 5 ans

À partir de 5 ans de détention, les plus-values réalisées sur le PEA ne sont plus imposables, mais seulement soumises aux prélèvements sociaux, au taux de 18,6 %.

Le PEA devient alors plus souple et permet notamment :

  • de continuer à alimenter le plan ;
  • d’effectuer des retraits partiels, soumis aux prélèvements sociaux ;
  • d’effectuer un retrait total, soumis aux prélèvements sociaux ;
  • de transformer le capital en rente viagère, défiscalisée, sous certaines conditions.

PEA : un peu d’histoire

  • Jusqu’à la fin 2018, les plus-values réalisées sur un PEA clôturé avant 5 ans étaient soumises à un taux forfaitaire d’imposition de 22,5 % pour les PEA de moins de 2 ans, ou de 19 % pour les PEA âgés de 2 à 5 ans.
  • Avant la loi Pacte de 2019, il n’était pas possible d’effectuer de nouveaux versements sur un PEA après un retrait partiel, ni de réaliser un retrait partiel avant 8 ans.

Zoom sur les prélèvements sociaux sur un PEA

Le mode de calcul des prélèvements sociaux applicables aux gains de votre PEA dépend de sa date d’ouverture. Depuis la réforme de 2018, la règle dite des « taux historiques » a été profondément modifiée.

  • Pour les PEA ouverts depuis le 1er janvier 2018 : la règle des taux historiques ne s’applique pas. Lors d’un rachat, l’intégralité des gains nets réalisés depuis l’ouverture est soumise au taux en vigueur au moment de la sortie – soit 18,6 % depuis le 1er janvier 2026 (contre 17,2 % jusqu’en 2025).
  • Pour les PEA ouverts avant le 1er janvier 2018 : les taux historiques s'appliquent aux gains acquis ou constatés avant le 1er janvier 2018. Les gains générés après cette date sont taxés au taux en vigueur au moment du retrait, soit 18,6 % en 2026.
Date des gains sur le PEATaux des prélèvements sociaux
Avant le 01/02/19960 %
Entre le 01/02/1996 et le 31/12/19960,5 %
Entre le 01/01/1997 et le 31/12/19973,9 %
Entre le 01/01/1998 et le 30/06/200410 %
Entre le 01/07/2004 et le 30/12/200410,3 %
Entre le 01/01/2005 et le 31/12/200811 %
Entre le 01/01/2009 et le 31/12/201012,1 %
Entre le 01/01/2011 et le 30/09/201112,3 %
Entre le 01/10/2011 et le 30/06/201213,5 %
Entre le 01/07/2012 et le 31/12/201715,5 %
Entre le 01/01/2018 et le 31/12/202517,2 % (taux appliqué aux gains générés sur cette période, quel que soit le moment du retrait)
Depuis le 01/01/202618,6 % (taux par défaut appliqué à tous les retraits actuels sur les gains post-2018)

Les dividendes d’actions sont versés sur le compte-espèces du plan, où ils peuvent être réinvestis. À l’image des plus-values, ils bénéficient pleinement de l’effet d’enveloppe fiscale : tant qu’aucun retrait n’est effectué hors du plan, ils échappent à toute imposition immédiate (contrairement au compte-titres ordinaire). En cas de retrait, ils sont intégrés et taxés indirectement avec la plus-value globale du PEA.

Fiscalité du retrait en rente viagère après 5 ans

Après 5 ans, le titulaire d’un PEA assurance peut choisir de convertir son capital en rente viagère afin de s’assurer un revenu régulier. La rente est alors intégralement exonérée d’impôt sur le revenu, mais elle reste soumise aux prélèvements sociaux à hauteur de 18,6 %, sur une fraction seulement de la rente perçue.

En effet, c’est ici qu’intervient une subtilité : conformément aux règles des Rentes Viagères à Titre Onéreux (RTVO), le taux de 18,6 % ne s’applique pas sur la totalité des sommes perçues, mais uniquement sur une fraction de la rente.

Cette part imposable est définitivement fixée selon l’âge du crédirentier au moment du débouclage du plan :

  • moins de 50 ans : 70 % de la rente est soumise aux prélèvements sociaux ;
  • entre 50 et 59 ans : 50 % ;
  • entre 60 et 69 ans : 40 % ;
  • plus de 70 ans : 30 %.

Ainsi, plus le titulaire est âgé au moment de la conversion, plus la fraction de rente soumise aux prélèvements sociaux est réduite.

La conversion du capital en rente viagère est une option intéressante pour ceux qui souhaitent bénéficier d’un revenu régulier après la période d’épargne. Ce choix est particulièrement pertinent dans le cadre de la préparation à la retraite.

À noter que cette possibilité est réservée au PEA assurance.

Impôt sur la fortune immobilière (IFI) et PEA

Les actifs détenus dans un PEA ne sont généralement pas soumis à l’impôt sur la fortune immobilière (IFI). Toutefois, la fraction du plan investie dans des actifs immobiliers, directement ou indirectement (via des SCI, SCPI ou OPCI notamment), peut entrer dans l’assiette de l’IFI.

Des exceptions existent cependant :

  • lorsque le titulaire détient moins de 5 % du capital et des droits de vote d’une Société d’Investissement Immobilier Cotée (SIIC) ;
  • lorsqu’il détient moins de 10 % du capital social et des droits de vote de l’organisme qui possède les actifs immobiliers ;
  • lorsque l’Organisme de Placement Collectifs (OPC), qui est propriétaire des actifs immobiliers, détient directement ou indirectement moins de 20 % de biens et droits réels immobiliers imposables ;
  • lorsque les actifs immobiliers sont affectés à l’activité professionnelle de la société qui les détient.

La part du PEA non investie en actifs immobiliers n’est pas soumise à l’IFI.

PEA et succession

Contrairement à l’assurance-vie, le PEA assurance ne bénéficie d’aucun avantage successoral particulier.

Au décès du titulaire d’un PEA, le plan est automatiquement clôturé. Les titres détenus dans le plan sont alors transférés sur un compte-titres ordinaire dans le cas d’un PEA bancaire, ou conservés au sein du contrat de capitalisation dans le cas d’un PEA assurance. Ils intègrent l’actif successoral du défunt et sont soumis aux droits de succession dans les conditions de droit commun.

Les héritiers peuvent ensuite disposer des titres comme ils le souhaitent. Ils peuvent les conserver ou les vendre.

La valeur retenue pour le calcul des droits de succession correspond à celle des titres au jour du décès.

Le gain net réalisé sur le PEA reste exonéré d’impôt sur le revenu, mais les prélèvements sociaux restent dus.

Est-ce intéressant d'avoir un PEA ?

Opter pour un PEA offre plusieurs atouts :

  • c’est un excellent moyen de se constituer un patrimoine avec une fiscalité avantageuse ;
  • il permet de profiter du potentiel de performance des marchés actions sur le long terme ;
  • il offre la possibilité de diversifier ses investissements au sein d’une même enveloppe fiscale ;
  • son ouverture est relativement simple pour les personnes ayant leur résidence fiscale en France.

Toutefois, le PEA comporte également certaines limites. Les versements sont plafonnés à 150 000 € pour un PEA classique et à 225 000 € pour un PEA-PME. Par ailleurs, un retrait effectué avant 5 ans peut entraîner la clôture du plan et l’imposition des gains, sauf dans certains cas prévus par la réglementation.

Enfin, comme tout investissement en bourse, le PEA comporte des risques.

Quels sont les risques du PEA ?

Bien que le PEA offre de nombreux avantages, il comporte aussi certains risques que vous devez prendre en compte.

  • Un risque de perte en capital : le PEA est principalement investi en actions, des actifs dont la valeur peut fluctuer à la hausse comme à la baisse en fonction des conditions de marché ;
  • une sensibilité aux fluctuations des marchés boursiers : les événements économiques, géopolitiques ou financiers peuvent avoir un impact négatif sur la valeur de votre portefeuille ;
  • un risque de liquidité : certaines actions peuvent être difficile à vendre rapidement, notamment lorsqu’elles sont peu échangées ou en période de forte baisse des marchés ;
  • des frais : les frais de transaction, de gestion ou de transfert peuvent réduire la performance globale de l’investissement.

Il est donc essentiel de diversifier son portefeuille (secteurs d’activité et zones géographiques) et de bien comprendre les caractéristiques des supports dans lesquels on investit.

De manière générale, le PEA s’inscrit davantage dans une stratégie patrimoniale de long terme et peut être utilisé en complément d’autres placements plus sécurisés.

Focus sur le PEA Jeunes

Le Plan d’Epargne en Actions (PEA) Jeunes est une variante du PEA classique, ciblant les jeunes âgés de 18 à 25 ans toujours rattachés fiscalement à leurs parents. Mis en place par la loi PACTE en 2019, ce dispositif a pour objectif de familiariser les jeunes avec les marchés financiers.

Le plan fonctionne comme un PEA classique, à la différence que le plafond de versement est limité à 20 000 euros. Les jeunes peuvent ainsi se constituer progressivement un portefeuille composé d’actions, d’OPC ou d’ETF éligibles.

Comme le PEA classique, le PEA Jeunes bénéficie d’une fiscalité avantageuse. Après 5 ans de détention, les gains réalisés sont exonérés d’impôt sur le revenu lors d’un retrait, sous réserve du paiement des prélèvements sociaux.

À partir de 26 ans ou lorsque le titulaire n’est plus rattaché au foyer fiscal de ses parents, le PEA Jeune se transforme en PEA classique. Le plafond passe alors de 20 000 € à 150 000 €, déduction faite des versements déjà effectués.

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