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La dette italienne met les marchés sous tension.

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Les marchés continuent de redouter les conséquences de la formation du projet de gouvernement italien. Les taux longs transalpins se sont ajustés de l’ordre de 60 points de base sur la dernière semaine. Anticiper l’explosion de la zone euro dès maintenant paraît toutefois un peu prématuré.

Le scénario grec nous enseigne qu’au final, l’appartenance à une zone monétaire forte (gouvernée par l’Allemagne) prévaut pour l’instant sur les supposés avantages d’une sortie désorganisée avec mise en place d’une monnaie locale. En revanche, constater que l’euro et la zone monétaire dans son ensemble sont toujours en gestation et en perpétuelle (r)évolution tombe sous le sens. Dire aussi qu’une majorité d’Italiens considère le projet européen comme insuffisamment bénéfique ou généreux à leur égard est une litote.

Si on peut redouter une attaque sur les obligations souveraines italiennes dans les prochaines semaines voire mois au gré des propositions du nouveau gouvernement, il faut rappeler que la dette italienne est détenue au deux tiers par des mains domestiques. Par ailleurs, malgré sa taille (2 700 milliards d’euros), c’est une dette qui ne traite pas plus de 8 milliards d’euros par jour. Cela n’empêchera pas toutefois des mouvements spéculatifs.

Dans le monde émergent, les difficultés extrêmes de pays comme la Turquie et l’Argentine rappellent aussi qu’une situation déficitaire d’un Etat conduit inévitablement à la déstabilisation de sa monnaie et de son économie toute entière. Les tensions, menaces et négociations en cours entre les Etats-Unis et la Chine à propos des accords commerciaux ou du sommet coréen agissent également comme facteur anxiogène pour les investisseurs.

Tous ces éléments viennent renforcer le roi dollar, monnaie refuge, dans un monde qui doit vivre avec la remise en cause du multilatéralisme et l’amoncellement des dettes privées dans pratiquement toutes les économies.

Si le momemtum macro-économique venait à fléchir, particulièrement en Europe, on peut craindre la poursuite du mouvement de correction sur les marchés, mouvement qui serait alimenté également par des flux sortants. La bonne nouvelle cependant est l’affaiblissement de l’euro qui permet aux sociétés exportatrices européennes de retrouver un peu de compétitivité. 


Texte achevé de rédiger le 24 mai 2018 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

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