La relance se poursuit, mais elle sera moins forte en 2022 qu’en 2021 - Linxea
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La relance se poursuit, mais elle sera moins forte en 2022 qu’en 2021

Selon les dernières prévisions économiques de la Commission Européenne, en France ainsi que dans l’ensemble des pays de l’Union Européenne, la croissance devrait être bonne en 2022 et en 2023, même si elle est à un niveau moindre qu’en 2021. On note aussi une reprise (certes modérée) de l’inflation.

Après avoir enregistré une expansion notable de 5,3 % en 2021, l’économie de l’Union Européenne (UE qui regroupe 27 pays*) affichera une croissance de 4 % en 2022 et de 2,8 % en 2023.

Le taux de croissance de la zone euro (composée de 19 pays**) est également attendu à 4 % en 2022, puis il devrait reculer à 2,7 % en 2023.

Le produit intérieur brut (PIB) de l’ensemble de l’UE a retrouvé au troisième trimestre de 2021 son niveau d’avant la pandémie et chaque État membre devrait avoir franchi ce jalon d’ici la fin de 2022.

Croissance du PIB en zone Euro et en UE

wdt_ID . 2020 2021 2022 2023
1 Zone Euro 19 pays
- 6,4% + 5,3% + 4% + 2,7%
2 Union Européenne 27 pays - 5,9% + 5,3% + 4% + 2,8%

Des freins à la reprise

La croissance économique devrait retrouver de l’élan mais elle peut se heurter à des vents contraires freinant son développement, tels que notamment la multiplication des cas de COVID-19, la hausse des prix de l’énergie et la persistance de perturbations des chaînes d’approvisionnement.

Les goulets d’étranglement logistiques et dans les chaînes d’approvisionnement, notamment les pénuries de semi-conducteurs et de certains métaux, devraient également continuer à peser sur la production, au moins tout au long du premier semestre de l’année. Enfin, il est maintenant prévu que les prix de l’énergie se maintiennent à un niveau élevé plus longtemps qu’il n’était pronostiqué dans les prévisions d’automne, et qu’ils pèsent donc de façon plus prolongée sur l’économie et entraînent des tensions inflationnistes plus fortes.

L’activité économique devrait retrouver de l’élan, à mesure également de la normalisation des conditions d’approvisionnement et de la diminution des tensions inflationnistes.

Au-delà des turbulences à court terme, les fondamentaux qui sous-tendent cette phase expansionniste demeurent solides. L’amélioration constante de la situation sur le marché du travail, le niveau élevé de l’épargne des ménages, le maintien de conditions de financement favorables et le plein déploiement de la facilité pour la reprise et la résilience sont autant de facteurs en faveur d’une phase expansionniste solide et prolongée.

Révision à la hausse des perspectives d’inflation

Les prévisions d’inflation ont été considérablement revues à la hausse par rapport aux prévisions économiques d’automne, afin de rendre compte des effets du niveau élevé des prix de l’énergie, mais aussi de la propagation des tensions inflationnistes à d’autres catégories de biens depuis l’automne.

Inflation en zone Euro et en UE

wdt_ID . 2020 2021 2022 2023
1 Zone Euro 19 pays
0,3% 2,6% 3,5% 1,7%
2 Union Européenne 27 pays 0,7% 2,9% 3,9% 1,9%

Après avoir atteint un taux record de 4,6 % au quatrième trimestre de l’année dernière, l’inflation dans la zone euro devrait atteindre un pic à 4,8 % au premier trimestre 2022 puis se maintenir au-dessus de 3 % jusqu’au troisième trimestre de l’année.

Globalement, l’inflation dans la zone euro devrait augmenter, passant en moyenne, de 2,6 % en 2021 (2,9 % pour l’ensemble de l’UE) à 3,5 % en 2022 (3,9 % pour l’UE), puis redescendre à 1,7 % en 2023 (1,9 % pour l’UE).

Une détente probable de l’inflation en 2023

À mesure que s’atténueront les pressions exercées par les problèmes d’approvisionnement et par le niveau élevé des prix de l’énergie, l’inflation devrait reculer à 2,1 % au dernier trimestre de l’année, puis rester tout au long de 2023 en dessous de l’objectif de 2 % fixé par la Banque centrale européenne (BCE). Cette probable détente de l’inflation pourrait justifier le maintien d’une politique monétaire accommodante.

En France, le second semestre 2022 devrait remettre l’économie française sur sa pente de long terme, du moins si, comme espéré la vague de COVID-19 s’atténue progressivement. Au cours du second semestre, l’activité devrait accélérer grâce à l’amélioration du commerce international, la reprise du tourisme et la décélération de l’inflation, avant de revenir progressivement au niveau du potentiel de croissance sur le long terme en 2023. Globalement, le produit intérieur brut (PIB) annuel français devrait augmenter de 3,6 % en 2022 et de 2,1 % en 2023.

Croissance du PIB et inflation prévues en France :

2022 2023
PIB 3,6% 2,1%
Inflation 2,8% 1,7%

*L’Union Européenne (UE) se compose de 27 pays : Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie et Suède.

** La zone euro est composée de 19 pays, qui partagent une monnaie unique, l’euro : Allemagne, Autriche, Belgique, Chypre, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Irlande, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Portugal, Slovaquie et Slovénie.

La réflexion de LINXEA

Les incertitudes et les risques restent élevés pour l’économie. À terme, l’inflation pourrait peser sur le pouvoir d’achat immobilier (à cause d’une légère hausse des taux des prêts immobiliers) et entraîner une certaine volatilité sur les marchés financiers.

Les prochaines prévisions économiques de la Commission Européenne seront publiées en mai 2022.

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