En cette période de crise sanitaire, le parlement a autorisé le gouvernement à prendre des mesures d’urgences, donc d’exception, par le biais des ordonnances.
C’est ainsi que la prolongation et la mise à jour d’un certain nombre de délais et dates d’échéances ont été actées, notamment grâce à l’article 2 de l’ordonnance n° 2020-306 du 25 mars 2020 :
« Tout acte, recours, action en justice, formalité, inscription, déclaration, notification ou publication prescrit par la loi ou le règlement à peine de nullité, sanction, caducité, forclusion, prescription, inopposabilité, irrecevabilité, péremption, désistement d'office, application d'un régime particulier, non avenu ou déchéance d'un droit quelconque et qui aurait dû être accompli pendant la période mentionnée à l'article 1er sera réputé avoir été fait à temps s'il a été effectué dans un délai qui ne peut excéder, à compter de la fin de cette période, le délai légalement imparti pour agir, dans la limite de deux mois....»
On aurait pu se poser la question de savoir si cette ordonnance concerne également le secteur de l’épargne, et plus précisément celui de l’assurance vie.