Assurance vie en moins-values : pas de panique ! - Linxea
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Assurance Vie

Assurance vie en moins-values : pas de panique !

Avec la baisse des marchés financiers depuis le début de l’année, beaucoup d’épargnants constatent des moins-values sur certains fonds en unités de compte de leur contrat d’assurance vie.

Performances des grands indices mondiaux au 27/06/2022

CAC 40 Euro Stoxx 50 Dow Jones MSCI World
CAC 40 Euro Stoxx 50 Dow Jones MSCI World
– 15,46% – 17,67% – 13,48% – 18,83%

Source : Bloomberg

Un conseil, ne rachetez pas !

Pourquoi ? D’abord parce que les investissements en unités de compte sont généralement performants sur un horizon de placement à moyen-long terme. Ensuite, parce que sortir trop rapidement des marchés boursiers sous l’effet de la panique vous condamne à concrétiser une perte à court terme en vous privant d’une remontée éventuelle qui peut être tout aussi rapide. Souvenez-vous de la crise du Covid en 2020.

Enfin, contrairement au PEA, le rachat d’un contrat d’assurance vie en moins-values ne permet pas de bénéficier du système d’imputation des pertes.

En cas de perte sur un contrat d’assurance vie, la moins-value ne peut s’imputer sur aucun autre revenu et ne gomme donc pas d’éventuelles plus-values immédiates ou prochaines.

Que faire alors ?

L’idée peut sembler contre-intuitive mais réaliser des versements complémentaires est le meilleur conseil que l’on puisse vous donner. N’oubliez pas que la détention de vos unités de compte doit être envisagée à moyen-long terme.

Pour profiter des variations des marchés boursiers et ne plus les subir, nous vous conseillons d’ailleurs de programmer vos versements dans la durée.

Les versements programmés vous permettent de lisser le prix d’acquisition de vos unités de compte, de bénéficier de la baisse des marchés et de jouer la future hausse. En diversifiant vos points d’entrée, vous lissez votre prise de risque. En effet, en versant la même somme à période fixe, vous acquérez plus d’unités de compte quand les marchés sont bas, moins quand ils sont hauts. Résultat, vous effacez plus rapidement les moins-values.

Bien plus, en cas de remontée des marchés, les intérêts futurs – pris dans la limite de la moins-value latente – ne seront soumis ni à l’impôt sur le revenu ni aux prélèvements sociaux.

Conclusion : il n’est pas intéressant ni conseillé de racheter une assurance vie en perte.

Vous êtes en gestion libre ? Propositions de fonds

Fonds immobiliers, fonds thématiques, fonds flexibles… les experts de Linxea ont sélectionné pour vous 21 fonds. Leur point commun ? Leur qualité, la rigueur de leur gestion et la régularité de leur performance dans le temps. Ces fonds stars vous permettront de diversifier votre portefeuille selon plusieurs thématiques d’investissement et de risques. En cette période de forte volatilité, il est dans votre intérêt de conserver un portefeuille diversifié dans différentes classes d’actifs.

Les unités de compte présentent un risque de perte en capital et sont soumises aux fluctuations des marchés financiers à la hausse comme à la baisse.

wdt_ID Libellé et Code ISIN Société de gestion Type de fonds Note (1) Risque (2) Labels En savoir plus
Type de fonds

(1) Notations Morningstar en date du 29/12/2021 (date de mise à jour des informations). Ces notations sont susceptibles d’évoluer dans le temps.
(2) Échelle de risque en date du 29/12/2021. Échelle de risque allant de 1 (risque le plus faible) à 7 (risque le plus élevé) ; le risque 1 ne signifie pas un investissement sans risque. La catégorie de risque associée à ces fonds n’est pas garantie et pourra évoluer dans le temps. Source : Morningstar.

À noter : Vous pouvez aussi arbitrer vers des placements moins corrélés aux marchés financiers.

Vous êtes en gestion pilotée ? Pas de panique

Depuis plusieurs mois maintenant, votre gestionnaire Montségur Finance adopte une approche prudente pour vos profils qui se traduit par des performances satisfaisantes, regardez plutôt :

Profil défensif Profil équilibré Profil dynamique Profil agressif
-0.30% -4.58% -8.07% -10,67%

*Performances arrêtées au 27/06/2022, brutes de frais de gestion du contrat. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Que vous soyez en gestion libre ou en gestion pilotée, nous vous conseillons d’être patients. Les marchés en actions sont à long terme de bons placements.

L’assurance-vie est comme le PEA, une enveloppe

A l’intérieur de chacune de ces 2 enveloppes il n’y a pas de possibilité de déduction des moins-values, ni de compensation entre les moins-values et les plus-values.

Rappelons, en effet, que l’épargnant titulaire d’un PEA dispose de trois possibilités en cas de moins-value globale sur son PEA :

1. – Ne rien faire et attendre que les marchés remontent pour effacer les moins-values à l’intérieur de PEA.

2- Arbitrer certains titres à l’intérieur du PEA pour espérer effacer plus rapidement ces moins-values, mais sans pouvoir déduire la perte.

3- Clôturer le PEA afin de prendre acte de cette moins-value et d’optimiser la fiscalité des plus-values futures par compensation entre les plus-values et les moins-values et, au besoin, reporter les moins-values pendant 10 ans. C’est le paragraphe 11 de l’article 150-0 D du code général des impôts (CGI) qui prévoit que les moins-values subies au cours d’une année sont imputables exclusivement sur les plus-values de même nature réalisées au cours de la même année ou reportées et imputées dans les mêmes conditions au titre des années suivantes jusqu’à la dixième inclusivement.

En assurance-vie les choix sont sensiblement différents :

1- Ne rien faire et attendre que les unités de compte remontent pour effacer les moins-values à l’intérieur de l’assurance-vie.

2- Arbitrer certaines UC à l’intérieur de l’assurance-vie pour espérer effacer plus rapidement ces moins-values.

3- Mais il n’est pas possible de clôturer l’assurance-vie afin de prendre acte de cette moins-value et ensuite de bénéficier de la compensation entre plus-values et moins-values et/ou du report des moins-values pendant 10 ans.

Mais mieux l’assurance-vie bénéficie du système du plafonnement mis en place depuis 2010 par un rescrit fiscal que nous expliquons ci-dessous. Ce système n’oblige pas l’assuré à clôturer son contrat d’assurance-vie pour en bénéficier, il lui suffit de faire un rachat partiel.

Des stratégies en cas de baisse de valeur d’une ou plusieurs UC

Voici quelques suggestions de stratégies en cas de baisse de vos unités de compte :

Attendre des jours meilleurs ou se renforcer ?

Comme le dit l’adage boursier «  Pas vendu, pas perdu », mais à ce petit jeu, il faut être patient et ne pas perdre de vue que pour récupérer une perte de 15% il faut une hausse de 18%, pour se refaire d’une perte de 20% il faut une hausse de 25%. En cas de baisse, la meilleure solution est soit d’attendre la reprise, soit de profiter de la baisse pour se renforcer. Dans ce dernier cas, en réalisant des versements complémentaires on peut lisser le prix d’acquisition des  UC en perte afin de tirer parti de la baisse des marchés à l’achat des UC et de jouer la future hausse.

Il reste à savoir si toutes les mauvaises nouvelles ont été intégrées dans les cours. Il existe des incertitudes sur la croissance économique et la volatilité des marchés limite l’appétit des investisseurs pour les risques. Il est donc difficile dans le contexte actuel de choisir une stratégie d’investissement agressive.

Sélectionner les supports à désinvestir en cas de rachat partiel

Si on ne peut pas faire autrement et que l’on souhaite récupérer son argent ou une partie de son argent, il faut choisir les supports à désinvestir. En effet, pour minimiser les pertes, il est préférable de faire un rachat partiel en choisissant le ou les supports UC ayant  enregistré la plus faible baisse.

Un rachat partiel peut « déséquilibrer » votre allocation d’actifs. N’oubliez pas aussi que le fonds en euros, lui ne subira pas de baisse. Pensez aussi que la composition de votre allocation d’actifs sera différente une fois que vous aurez racheté un ou deux supports en unités de compte. En effet, si vous supprimez un ou deux supports en UC de votre allocation d’actifs en faisant un rachat partiel, la quote-part d’épargne sécurisée en fonds euros augmentera.

La technique du plafonnement vous permet de choisir le rachat partiel d’UC en baisse ou en plus-value

Si la valeur totale de votre contrat est inférieure aux sommes investies, le rachat sera partiellement « défiscalisé »  ce qui vous permet de racheter des supports en moins-value ou en plus-value, à votre choix.

Mieux vaut racheter des supports en plus-value

Sachez qu’en cas de rachat d’un contrat d’assurance-vie en plus-value et d’un autre en moins-value, la moins-value constatée sur l’un des 2 contrats ne pourra pas s’imputer sur la plus-value de l’autre contrat.

Il faut donc penser à une stratégie de rachat partiel lorsque le contrat d’assurance-vie est en perte, mais qu’il existe une ou plusieurs UC en plus-value au sein du contrat d’assurance-vie. Et même si après votre rachat partiel la moins-value latente du contrat est effacée, l’avantage précédemment obtenu lors du rachat partiel du support UC qui était en plus-value, n’est pas remis en cause. Ensuite, selon son cours, l’UC vendue pourrait être rachetée, ce qui permettra de gommer la plus-value.

Le système du plafonnement au montant du rachat partiel

L’administration fiscale a accepté une méthode du plafonnement spécifique en cas de pertes globales sur un contrat d’assurance-vie.

Dans un rescrit fiscal référencé RES N° 2010/46 (FP) et publié le 10 août 2010 le fisc a « admis que, pour les rachats partiels sur des contrats d’assurance-vie en unités de compte ou multisupports « en perte » à la date à laquelle ils sont effectués (situation dans laquelle la valeur totale du contrat est inférieure au montant des primes non remboursées), la part des primes remboursées lors du rachat partiel soit plafonnée au montant du rachat partiel ».

La solution c’est que lors des rachats partiels sur des contrats en moins-value, le montant de la part des primes remboursées est plafonné à celui du rachat partiel. Peu importe que toutes les UC soient en pertes ou que seulement certaines UC soient en pertes et d’autres en gains, le tout, c’est que la valeur totale du contrat soit négative.

Le souscripteur ne sera pas pénalisé à l’occasion d’un rachat ultérieur ou de l’arrivée à terme du contrat.

Voici une illustration chiffrée :

Un client verse 100 000 € l’année N, le contrat se trouve en perte de 20 000 € l’année N+1, il lui reste une valeur acquise de 80 000 €.

A) Première opération : l’assuré fait un rachat partiel de 30 000 €

Total des primes versées à la date du rachat partiel 100 000 €

Montant du rachat partiel : 30 000 €

Valeur acquise du contrat à la date du rachat partiel : 80 000 €

Calcul des primes remboursées lors du rachat partiel selon l’instruction administrative du 1er septembre 1994 publiée au Bulletin officiel des impôts sous la référence BOI 5 I-5-94 = 100 000 X 30 000 / 80 000 = 37 500 €

  • Rachat partiel sans la méthode du plafonnement : le montant des primes imposées est alors de 37 500 €, les primes résiduelles sont donc de 100 000 – 37 500 = 62 500 €
  • Rachat partiel avec la méthode du plafonnement : 37 500 € est supérieur à 30 000 € donc le montant des primes remboursées est limité à 30 000 € et les primes résiduelles sont donc de 100 000 – 30 000 = 70 000 €

La valeur de rachat du contrat à la suite du rachat partiel : 50 000 €

B) Seconde opération : l’assuré fait un rachat total

Un rachat total est ensuite effectué alors que la valeur acquise du contrat est remontée de 50 000 € à 70 000 €

  • Rachat total sans la méthode du plafonnement

Le produit imposable sera donc de : rachat total (70 000 €) – primes versées résiduelles (62 500 €) = 7 500 € qui seront fiscalisés.

On pourra noter que le client a versé au total 100 000 € sur son contrat et qu’il a retiré de son contrat un montant total de 100 000 €. Or, il devrait acquitter un impôt sur un produit de 7 500 €.

  • Rachat total avec la méthode du plafonnement

Le produit imposable sera donc de : rachat total (70 000 €) – primes versées résiduelles (70 000 €) = 0 €. Donc il n’y a pas d’imposition à acquitter.

On pourra noter que le client a versé au total 100 000 € sur son contrat et qu’il a retiré de son contrat un montant total de 100 000 € et qu’il n’a pas à acquitter d’impôt.

Cette tolérance administrative est applicable aux rachats effectués depuis le 31 mai 2010.

Les conseils de LINXEA

Que faire lorsque l’assurance-vie est prise dans les tourments des marchés ?

Face à un contexte mondial dégradé et aux marchés  financiers qui font preuve d’une grande volatilité, les épargnants ont du mal à choisir les bons placements, voici quatre pistes à développer :

  • Pensez aux arbitrages programmés. C’est une solution simple lorsque les périodes agitées risquent de durer longtemps et qui devrait à moyen terme vous permettre de tirer profit d’un rebond des bourses européennes ou mondiales. Les contrats LINXEA vous permettent de faire un investissement sécuritaire sur le fonds euros sur et de passer un montant déterminé chaque mois sur une ou plusieurs UC sélectionnées sans frais et de manière automatique.
  • Faites des versements réguliers mensuels qui vous  permettent de lisser le prix d’achat des UC sur des fonds gérés à la fois activement et de manière flexible, par exemple, le fonds Lazard Patrimoine, ainsi que sur des fonds actions gérés selon la méthode value tels que DNCA Value Europe et Échiquier Value Euro. Une liste de fonds stars vous est proposée.
  • Sachez aussi vous tourner vers les supports immobiliers de type SCPI ou OPCI qui sont décorrélés des marchés boursiers et pour faire face à l’inflation, pensez  à un fonds d’obligations internationales indexées sur l’inflation, comme CPR Focus Inflation.
  • Si vous n’avez pas encore fait ce choix, n’oubliez pas que tous les contrats LINXEA vous offrent la gestion pilotée qui peut être dynamique, équilibrée ou prudente.
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2 réponses à “Assurance vie en moins-values : pas de panique !”

  1. Bovar Alain dit :

    Bonjour.
    Vous parlez toujours de monsieur mais quid de Carminât votre autre gestionnaire ?

    • L'équipe Linxea dit :

      Bonjour,
      Montségur est présent sur tous nos contrats d’assurance vie, alors que Carmignac n’est présent que sur le contrat Linxea Vie. C’est la raison pour laquelle – soucieux de nous adresser au plus grand nombre de notre clientèle – nous parlons souvent, il est vrai, de Montségur.

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