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« Pourvu que cela dure » …

Économie mondiale marché

Attribuée à la mère de Bonaparte à propos de ses victoires militaires, cette citation pourrait aujourd’hui être reprise à propos des marchés financiers … En espérant que nous ne verrons ni Trafalgar, ni Waterloo.

Si on ne peut pas dire que la baisse de fin 2018 a été salutaire, on peut, cependant, penser qu’elle a rendu plus attractive les niveaux d’achat de certaines entreprises, niveaux qui pourtant (sauf exceptions) étaient loin d’être élevés.

Des cours attractifs

« La correction des marchés a eu pour effet de remettre les indices sur des niveaux de valorisation très modérés, autour de 15 fois aux États-Unis et moins de 13 fois sur le Vieux Continent. Ces niveaux dépendent assurément du processus de révision des résultats des entreprises. En Europe, la baisse importante a ramené les indices sur le niveau de fin 2014, alors même que depuis cette période, les bénéfices ont progressé de 20%. Le rendement aux dividendes légèrement en dessous de 4% tandis que dans le même temps, l’aversion au risque a remis le taux des obligations allemandes à près de 15 points de base de leur niveau d’il y a deux ans, dans un contexte inflationniste complètement différent et très en dessous des 0,7% atteints en février 2018. Ceci malgré la sortie du Quantitative Easing engagée et la hausse des taux attendue au deuxième semestre 2019. » expliquent Didier Bouvignies & Ludivine de Quincerot, respectivement Associé-gérant & Responsable de la gestion et Gestionnaire & Porte-parole de la gestion Rothschild & Co Asset Management Europe. (Perspective Rothschild & Co Asset Janvier 2019).

Rattrapage ?

« Les marchés sont-ils susceptibles de rebondir en 2019 ? » s’interroge Didier Bouvignies, associé-gérant et responsable de la Gestion chez Rothschild & Co Asset Management Europe. (22 Janvier 2019 Focus Marchés).  Il constate qu’« Après le fort recul des marchés en 2018, l’année 2019 débute dans de meilleures dispositions. Si de nombreuses incertitudes continuent de troubler les investisseurs, celles-ci sont néanmoins anticipées et la situation n’est pas sans rappeler le contexte observé en 2015. »

Chez DNCA, Igor de Maack, gérant et porte-parole de la gestion remarque : « En ce début d’année, les marchés sont pourtant repartis dans une phase dynamique haussière après le mini krack du mois de décembre. Les investisseurs, saisissant l’occasion, vendent leur exposition aux actifs risqués. Les peurs d’une récession sont multiples : shutdown, relations sino-américaines, Brexit, données macro-économiques statistiques médiocres en Europe…Une donnée intéressante montre que l’indice boursier bi-sectoriel banques et automobiles européennes représente aujourd’hui 2,5% de la capitalisation boursière mondiale, soit son niveau le plus bas depuis 1995 et un niveau inférieur à la grande crise de 2008 ».

Le scénario d’Aviva Investors table sur une croissance du PIB mondial plus modérée en 2019 qu’en 2017 et 2018, mais qui reste solide.

LES GRANDES THÉMATIQUES D’AVIVA INVESTORS POUR 2019 :

1. Une croissance modérée

2. Des tensions commerciales croissantes

3. Des politiques monétaires plus restrictives

4. Le retour de la volatilité.


LES PRINCIPAUX RISQUES SELON AVIVA INVESTORS :

1. La Réserve fédérale américaine accélère le resserrement monétaire,

en raison des pressions inflationnistes

2. L’Union européenne à risque politique

3. La Chine sous pression, avec les menaces de guerre commerciale

4. La hausse du poids du service de la dette, dans un contexte de hausse des taux

5. Les défis de liquidité, liés à la réglementation des acteurs financiers.

Manier les risques avec précaution !

Aviva Investors recommande une certaine prudence sans pour autant oublier les actifs à risque qui peuvent apporter de la performance.
« Dans un contexte de ralentissement de la croissance, les investisseurs ont tendance à se concentrer davantage sur les risques à la baisse. Bien que le contexte économique continue de justifier des performances positives pour les actifs à risque, la modération prévue de la croissance ainsi que le resserrement des liquidités mondiales et l’incidence de ces risques justifient un positionnement plus prudent », explique Michael Grady, Directeur des investissements et Économiste en chef chez Aviva Investors. (Les Perspectives 2019 d’Aviva Investors).

N’oubliez pas la Chine

Pour Gérard Moulin, responsable pôle actions européennes chez Amplegest (publié le 1er février 2019), il ne faut pas laisser de côté la Chine : « En ce début d’année, les marchés ne veulent entendre qu’un message : celui du ralentissement supposé de l’économie chinoise. Pourtant, son PIB a progressé de 6,5% en 2018, et bien qu’étant au plus bas depuis 9 ans, on peut considérer qu’avec une hausse de 6,8% au premier trimestre et de 6,7% au deuxième trimestre, nous n’assistons pas à un effondrement en bonne et due forme… Avec 13.000 milliards de dollars de PIB en 2018, la Chine a créé environ 800 milliards de dollars de richesses. C’est un peu comme si la France avait connu une croissance de 39%. Sur le front des créations d’emplois, sait-on que 13,5 millions de Chinois ont trouvé un emploi en milieu urbain en 2018 ? Soit 200.000 de plus que l’année précédente.
L’essentiel pour un investisseur est de remettre ces données dans leur contexte afin de prendre les meilleures décisions possibles. Or, nous sommes en pleine guerre commerciale larvée sino-américaine. Vu sous cet angle, ces chiffres ne sont pas si mauvais, loin s’en faut. En effet, il est raisonnable de penser qu’aucun des deux protagonistes n’a intérêt à ce que ce conflit ne s’éternise au-delà du premier trimestre 2019. Sa persistance bloque la majorité des investissements à venir.
Pourquoi ? Parce que sur le fond rien n’a changé : la classe moyenne aura doublé en 5 ans en Chine, progressant de 150 millions d’individus en 2015 à 300 millions en 2020. Par ailleurs, seuls 5% des Chinois possèdent un passeport. Or, le tourisme génère 35% des ventes du secteur du luxe par exemple. Enfin, la transformation du pays est actée dans le plan long terme du gouvernement. Le modèle de croissance interne (reposant notamment sur les services) se substitue au modèle que nous connaissions « d’atelier du monde ». Dans les hautes technologies, la Chine devient peu à peu une puissance incontournable dans le domaine des réseaux télécoms, des smartphones, des mobilités électriques, de la distribution digitalisée ou encore de la banque digitale. Le volume de croissance des entreprises chinoises dans ces secteurs est immense car les taux d’équipement sont encore faibles. Par exemple, celui du nombre de voitures pour 1000 habitants reste trois fois plus faible qu’en Europe ou aux États-Unis. »
 

« Hissez les voiles pour profiter du vent du changement »

Ce sera la conclusion qui nous est apportée par Allianz Global Investors (Revue des marchés, février 2019). « La fin de la complaisance marque l‘arrivée d‘un nouveau réalisme, qui prévient non seulement la formation de bulles, mais rend en outre les valorisations plus réalistes dans l‘ensemble, bien que tous les segments du marché actions ne soient pas encore valorisés de manière équitable, voire attrayante …/… Globalement, la prudence est de mise pour toute décision d‘investissement. »

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