Les fonds en euros sont des supports financiers constitués majoritairement d’obligations souveraines. Il s’agit d’un placement sécurisé à faible rendement :
- Garanti en capital : il n’est pas possible de perdre de l’argent sur ce support
- Les intérêts annuels sont acquis grâce à l’effet cliquet
- Le taux de rendement net de frais de gestion doit être communiqué annuellement par l’assureur
Les fonds en euros constituent le socle de l’assurance-vie en France. D’après le sondage Odoxa-LINXEA publié en mai 2018, 55 % des Français déclarent privilégier la sécurité de leur épargne, devant la performance (15 %), la liquidité et la participation au développement d’un projet.
L’inconvénient majeur des fonds en euros est leur rentabilité, avec un taux de rendement moyen net de frais de gestion à 1,80 % en 2018 contre 2,80 % en 2013 (hors prélèvements sociaux, source : FFA). Dans ce contexte, les assureurs se tournent vers des produits alternatifs :
- Contrat euro-croissance, conjugue fonds en euros et supports en unités de compte, n’est garanti en capital qu’à partir d’une durée contractuelle de 8 ans minimum
- Fonds en euros dynamiques, permettent la diversification d’une partie des actifs sur les marchés financiers et immobiliers tout en garantissant le capital, avec gestion à coussin et effet cliquet pour limiter les moins-values
- Fonds à formule, produits structurés à durée de vie limitée qui associent placements sécurisés et produits dérivés, l’objectif de rentabilité étant pondéré par une garantie sur tout ou partie du capital
À noter : bien qu’en repli depuis plusieurs années, le taux de rendement moyen des fonds en euros reste supérieur à ceux des placements dits « sans risque » tels que le livret A par exemple (0,75 %).