UC, OPCVM, SICAV, FCP, ETF, SCPI, OPCI… comment s'y retrouver ? - Linxea
Unités de compte : OPCVM, SCPI, ETF ?

UC, OPCVM, SICAV, FCP, ETF, SCPI, OPCI… comment s’y retrouver ?

Vous avez été plus de 20 000 à rejoindre LINXEA en 2021. Vous n’avez pas tous le même niveau de connaissance en épargne, et nous savons que le jargon financier est parfois déroutant.

Nous consacrons donc cet article aux abréviations et acronymes utilisés en assurance-vie.

Si vous confondez SCPI et SCI, si vous tremblez à la vue d’un OPCVM, pas de panique : tout sera plus clair après cet article !

Les unités de compte (UC) : tout ce qui n’est pas le fonds en euros

Pendant très longtemps, l’assurance vie était réduite à son seul fonds en euros. Il était alors possible de souscrire des contrats mono-support afin d’investir sur ce fonds sécurisé puisque garanti en capital. Mais les temps ont bien changé. Aujourd’hui les contrats mono-support sont marginaux et il est très fréquent de lire dans les conditions générales des contrats d’assurance vie la formule suivante :

“Chaque versement sur le fonds en euros du contrat doit être investi à X% minimum en unités de compte”. En d’autres termes, l’accès au fonds en euros est de plus en plus conditionné à un investissement en unités de compte, la diversification étant devenue le maître-mot. Autant savoir quelle réalité les unités de compte recouvrent.

Avant toute chose, les unités de compte ne désignent pas un produit financier précis, mais toute la partie de l’assurance-vie non garantie en capital.

Autrement dit, si votre argent n’est pas placé sur le fonds en euros, il est forcément sur une ou plusieurs unités de compte !

Regardons maintenant de plus près ce qui peut constituer une unité de compte.

Les OPCVM : un portefeuille collectif investi sur les marchés financiers

Les OPCVM (Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières) sont des portefeuilles de valeurs mobilières (actions, obligations, etc.) gérés par des professionnels titulaires d’un agrément (des sociétés de gestion). Ces portefeuilles sont détenus collectivement par des épargnants, particuliers ou institutionnels.

Les OPCVM investissent l’épargne collectée sur les marchés financiers. Cependant, ils n’ont pas tous la même stratégie ni le même objectif !

Certains OPCVM auront une approche très prudente et chercheront avant tout à protéger le capital, tandis que d’autres prendront des risques à la recherche de rendements élevés.

Chaque OPCVM détaille son objectif dans ses documents réglementaires.

Les SICAV et FCP : une distinction juridique peu utile pour l’épargnant

Un OPCVM peut exister sous deux formes juridiques : SICAV (Société d’Investissement à CApital Variable) ou FCP (Fonds Commun de Placement).

Cette distinction est essentiellement administrative, elle ne doit pas être un critère de choix.

Les ETF ou trackers : la réplication avant tout

ETF signifie « Exchange Traded Fund », soit « fonds coté en bourse ». Mais cette définition ne nous éclaire pas vraiment…

En pratique, les ETF sont des OPCVM qui suivent une stratégie particulière : reproduire les mouvements, à la hausse comme à la baisse, d’un indice boursier clairement identifié.

Les ETF sont parfois appelés « trackers » car ils traquent un indice de référence.

Comme les OPCVM, les ETF ne sont pas intrinsèquement risqués : tout dépend de l’indice qu’ils suivent. Entre un indice d’obligations d’État et un indice d’actions émergentes, il y a tout un monde ! Certains ETF sont même indexés sur l’or…

Les SCPI de rendement : la pierre-papier

Une SCPI (Société Civile de Placement Immobilier) est l’équivalent immobilier d’un OPCVM.

Une SCPI possède un parc immobilier, en général constitué d’immobilier tertiaire (bureaux, commerces, établissements de santé, hôtels, logistique et plus anecdotiquement immobilier résidentiel), dont la gestion est confiée à une société de gestion. Les épargnants détiennent collectivement le patrimoine découpé en parts de SCPI et en perçoivent les loyers sous forme de dividendes.

Ne confondez pas une SCPI avec une SCI (Société Civile Immobilière) : la SCPI est un placement collectif ouvert au public, la SCI un outil de gestion d’un patrimoine privé !

Quelle SCPI choisir ?

Il existe deux grands types de SCPI : les SCPI de rendement (qui peuvent être à capital fixe ou à capital variable : deux statuts qui définissent la méthode de collecte des SCPI et la revente des parts) majoritaires sur le marché, et les SCPI fiscales (investies sur des actifs immobilier des dispositifs Denormandie, Pinel ou Malraux). Si l’objectif des premières est – sans surprise – de distribuer un rendement régulier aux associés, les secondes leur permettent de bénéficier d’un avantage fiscal.

Les OPCI : des SCPI à la liquidité renforcée

Les OPCI (Organismes de Placement Collectif Immobilier) ressemblent fort aux SCPI… et pour cause ! Les deux produits ont un fonctionnement similaire, à un détail près.

Alors qu’une SCPI n’a le droit d’investir que dans des biens physiques, un OPCI peut investir une portion de son patrimoine en actions immobilières en complément des biens physiques, et doit conserver en permanence 10 % de liquidités.

Cette meilleure liquidité permet de faire face à d’éventuels retraits importants sans devoir céder une portion de patrimoine à la hâte, mais dilue légèrement l’exposition immobilière du produit.

Produits structurés, titres vifs : peu d’acronymes… ouf !

Les produits structurés sont des placements dont le rendement repose sur une formule définie à la souscription. Leur documentation très pédagogique comporte des simulations (en général plusieurs scénarios sont présentés) et un lexique : vous n’y trouverez aucun acronyme non expliqué.

Enfin, certains contrats d’assurance-vie intègrent des actions en direct dans leur gamme d’unités de compte (Total, Apple, L’Oréal… et bien d’autres) … On parle alors de « titres vifs ».

Peu d’abréviations à signaler dans ce cas… À part peut-être celle de la première capitalisation française : LVMH (Louis Vuitton Moët Hennessy) !

L’avis de LINXEA

Ne jugez pas un livre à sa couverture !

Le format d’un produit financier ne suffit pas pour déterminer son risque et son rendement potentiel.

« Unité de compte » ne rime pas forcément avec « risque élevé » ou « actions » : il en existe pour tous les besoins patrimoniaux !

Questions / réponses

Faut-il acheter des parts de SCPI ?

Support phare des contrats d’assurance vie multisupports, les SCPI (pierre-papier) sont de plus en plus plébiscitées par les épargnants. Plus rémunératrices que le fonds en euros – leur taux de distribution annuel est régulièrement supérieur à 4% – elles présentent la particularité de pouvoir être souscrites de différents moyens :

  • Au sein d’un contrat d’assurance vie en tant qu’unités de compte, les avantages sont multiples : prix de souscription et frais d’entrée réduits, liquidité supportée par l’assureur, délai de jouissance quasi inexistant, fiscalité avantageuse de l’enveloppe assurance vie… Mais des frais de gestion élevés, une potentielle redistribution partielle des loyers (en fonction de l’assureur) et une offre limitée puisque c’est l’assureur qui décide ou non de les référencer dans le contrat. À noter : seules les SCPI de rendement peuvent être souscrites via un contrat d’assurance vie, les SCPI fiscales ne peuvent pas l’être.
  • En direct, les avantages sont également nombreux : accès à la totalité des SCPI du marché, possibilité de souscrire des parts de SCPI à crédit et de bénéficier ainsi de la déduction d’emprunt des revenus fonciers, possibilité d’acquérir les parts en démembrement temporaire (nue-propriété et usufruit) et ainsi de bénéficier d’un prix d’achat réduit… Mais un délai de jouissance plus long, des frais de souscription élevés en cas de revente des parts et une liquidité supportée par l’associé

Quel que soit le mode d’acquisition des parts de SCPI, leur durée de détention recommandée est comprise entre 8 et 10 ans, c’est donc un placement à envisager sur le long terme.

Quels sont les risques des SCPI ?

Comme tout investissement, la souscription de parts de SCPI présentent des risques et notamment :

  • Un risque lié à la baisse du marché de l’immobilier
  • Un risque lié à la perte de valeur des parts
  • Un risque lié à la diminution des revenus locatifs
  • Un risque de liquidité
  • Un risque lié à la défaillance de la société de gestion

Dans quelle SCPI investir ?

Il est généralement recommandé de choisir des SCPI résilientes face aux crises. Pendant la crise du Covid, alors que les SCPI spécialisées dans l’hôtellerie et les SCPI de commerces (non essentiels) ont été mises à rude épreuve, d’autres SCPI diversifiées – c’est-à-dire présentant un mix bureaux, commerces, logistique – ont su tirer leur épingle du jeu.

Les SCPI investies en immobilier logistique (entrepôts, hangars) dont l’essor est tiré par la progression du e-commerce, connaissent d’excellentes performances. De la même manière, les SCPI spécialisées dans l’éducation et la santé ou encore les SCPI de commerces alimentaires sont des choix à privilégier.

D’ordre général, tournez-vous vers des SCPI qui ont fait d’une bonne diversification – géographique et sectorielle.

Combien investir en SCPI de rendement ?

L’avantage des SCPI par rapport à un investissement immobilier en direct (i.e l’achat d’un bien immobilier), c’est justement le ticket d’entrée. Quelques centaines d’euros suffisent pour acheter des parts de SCPI.

Combien y a-t-il de SCPI en France ?

Selon l’ASPIM – Association française des Sociétés de Placement Immobilier – au 31/12/2021, il y avait 209 SCPI en France pour 38 sociétés de gestion. Parmi elles, 100 SCPI sont investies dans l’immobilier d’entreprise (Bureaux, Commerces, Hôtels, tourisme et loisirs, Logistique & locaux d’activité, Santé et Éducation, Diversifiée) et 109 SCPI résidentielles (fiscales et non fiscales).

Quel intérêt d’investir dans un ETF ?

Outils de diversification, les ETF sont réputés moins risqués que les actions et s’adressent à tous les épargnants. Nul besoin d’être un boursicoteur chevronné puisque les ETF permettent d’acquérir d’un coup toutes les valeurs d’un indice de référence sans avoir à acheter les titres un à un. Aussi simple à acheter et revendre qu’une action – ils sont cotés en continu – les ETF présentent l’avantage de frais de gestion modérés par rapport à d’autres actifs financiers.

Quelle est la différence entre SICAV et FCP ?

On vous l’a dit, la différence principale entre SICAV et FCP tient surtout à leur forme juridique mais dans le fond, ces deux supports sont deux types d’OPCVM, soit des placements qui vous permettent d’accéder facilement aux marchés financiers.

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