De belles perspectives sur les marchés financiers en 2024 - Linxea
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De belles perspectives sur les marchés financiers en 2024

Selon les prévisionnistes, l’année 2024 devrait être assez proche de 2023 en termes d’évolution des actifs financiers. La volatilité devrait être de mise : les guerres, les élections à venir pourraient générer des interrogations et des craintes tout au long de l’année. De même, la baisse attendue des taux d’intérêt devrait être favorable à la fois aux obligations et aux actions, avec une différence par rapport à 2023 sur les marchés actions, la hausse devrait être plus générale et moins concentrée sur quelques valeurs.

En matière de performance des actifs financiers, les années se suivent et ne se ressemblent pas.

2022 a été une année catastrophique sur les marchés financiers avec des baisses très marquées à la fois des actions et des obligations.

En 2023, ces deux grandes classes d’actifs ont délivré a contrario une performance positive. L’indice CAC 40 qui reflète les valeurs françaises a même gagné 16,5% sur l’année, un gain proche de celui de l’indice européen (Eurostoxx 50) qui a délivré une performance de 17,5% sur l’année.

Aux États-Unis, la performance des actions a été encore plus spectaculaire puisque l’indice de référence S&P 500 a terminé l’année sur un gain de 24,2 %, tandis que l’indice Nasdaq composé de valeurs techniques a grimpé de 43% !

Du côté des obligations aussi l’année a été positive. Après une stagnation sur ces valeurs durant une bonne partie de l’année, la perspective d’une baisse des taux d’intérêt a porté la classe d’actifs sur les 2 derniers mois de l’année et a permis finalement de générer une performance attractive. Celle-ci s’élève à 7,06% pour les obligations souveraines de la zone euro (FTSE Eurozone Government Index) et à 8,01% pour les obligations d’émetteurs privés euro de bonne notation (supérieure ou égale à BBB-, BofA Euro Corporate Index), selon une note d’Amundi.

L’année 2024 pourra-t-elle être aussi favorable ?

Rappelons déjà que si les marchés ont fini 2023 sur une note positive, la volatilité a été très forte tout au long de l’année.

Elle a été alimentée à la fois par les risques géopolitiques et par les anticipations de marché quant à l’inflation et à la stratégie des banques centrales.

En 2024 le contexte devrait être relativement identique, les risques géopolitiques sont toujours très présents (guerre en Ukraine, guerre au Moyen-Orient), à cela s’ajoutent des élections cruciales : les présidentielles aux États-Unis et le renouvellement du Parlement et des institutions européennes.

Par ailleurs, si les banques centrales ont atteint le point pivot (point haut avant une baisse) en matière de taux d’intérêt, le timing quant aux baisses reste incertain.

La croissance américaine tient bon, ce qui laisse augurer un retard dans les baisses par rapport aux anticipations de fin d’année, tandis qu’en Europe, la BCE retarde son changement d’orientation alors que les économies montrent déjà des signes nets de ralentissement.

Quelles sont les perspectives pour 2024 pour les obligations des pays développés ?

Elles sont très positives, selon la plupart des sociétés de gestion.

En effet, la valorisation des obligations évoluent en sens inverse du niveau des taux d’intérêt. Les banques centrales des pays développés devant diminuer leurs taux directeurs cette année, une hausse des valorisations est attendue. La principale difficulté étant de savoir quand les banques centrales devraient changer d’orientation.

Le 25 janvier, la Banque centrale européenne (BCE) a opté pour le statut quo. Les marchés anticipent une diminution pour le mois de mai aux États-Unis et au mois de juin en Europe.

Le 2e semestre devrait donc être très favorable aux obligations qui pourraient progresser par anticipation dès le printemps. En attendant, le monétaire délivre toujours un peu plus de 4%…

Qu’attendre des actions américaines et européennes ?

La perspective d’une diminution des taux d’intérêt est également positive pour les actions. Elle va constituer un soutien pour de nombreux secteurs comme l’immobilier et la construction ou encore les valeurs technologiques et/ou liées à l’innovation qui ont besoin de capitaux pour se développer.

Les 7 magnifiques à savoir les GAFAM + Nvidia et Tesla dont les progressions ont été à 2 chiffres voire à 3 chiffres en 2023 devraient aussi bénéficier de ce contexte, mais elles ne seront pas les seules contrairement à 2023.

Le suisse Vontobel par exemple trouve des « opportunités dans les secteurs de la santé et de la consommation de base qui sont sous-estimés par le marché et qui offrent des taux de croissance visibles et persistants, même dans un environnement plus incertain. Le secteur de la consommation de base aux États-Unis est particulièrement attrayant », a-t-il indiqué dans une note publiée le 12 décembre. Les actions européennes devraient bénéficier en plus d’un niveau de valorisation attractif par rapport aux actions américaines qui peuvent apparaître à certains égards chères.

Quid des émergents ?

Là encore les perspectives sont positives et sont en partie liées à la baisse des taux d’intérêt attendue aux États-Unis. Celle-ci devrait entraîner une dépréciation du dollar face aux devises émergentes, qui soutiendra la classe d’actifs.

Par ailleurs, de nombreuses banques des pays émergents ont d’ores et déjà commencé à réduire leurs taux d’intérêt. Enfin, d’un point de vue structurel, plusieurs tendances devraient encourager les émergents.

D’abord, les besoins en matière première liées à la transition énergétique sont positifs pour les pays exportateurs notamment en Amérique Latine, la zone exporte aussi de nombreuses matières premières agricoles.

Le phénomène de relocalisation pourrait être également favorable à certaines économies. Le Mexique par exemple bénéficie de sa proximité avec les États-Unis, ces derniers cherchant à s’émanciper de la Chine…

Dans ce domaine, les spécialistes appellent ainsi à une certaine sélectivité, le monde émergent ne pouvant plus être considéré comme une entité avec des cycles économiques identiques. Il n’en demeure pas moins que les actifs émergents ont enregistré ces dernières années des sorties de capitaux, un retour des flux est ainsi nécessaire pour soutenir les valorisations et redonner de l’intérêt à cette thématique et cela indépendamment même des fondamentaux.

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