Que faire dans des marchés tendus par une forte incertitude géopolitique et la crainte d’une récession ? - Linxea
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Que faire dans des marchés tendus par une forte incertitude géopolitique et la crainte d’une récession ?

La politique des banques centrales ébranlée par l’inflation

En l’espace de quelques mois les prévisions économiques ont dû être revues … à la baisse à cause d’une forte inflation qui en France s’élève actuellement à 5,2% et dépasserait les 6% sur l’année.

La politique de la BCE (banque centrale des 19 pays de l’Union européenne utilisant l’euro) tente de rassurer les investisseurs afin d’éviter une crise de la dette. Le rôle de la BCE est d’œuvrer « au maintien de la stabilité des prix dans la zone euro, afin de préserver votre pouvoir d‘achat » autour d’un objectif d’inflation à moyen terme de 2% l’an.

La politique monétaire américaine de la FED est sensiblement la même. Dans son discours du 23 juin dernier la Gouverneur Michelle W. Bowman rappelait que « L’inflation est la plus élevée que nous ayons vue aux États-Unis en 40 ans.…/… L’inflation qui se maintient à ces niveaux menace la croissance soutenue de l’emploi et la santé globale de l’économie ».

La hausse des taux, la baisse des marchés boursiers

Les taux d’intérêt ont fortement augmenté. En l’espace de quelques mois, l’OAT à 10 ans a rattrapé neuf années de baisse.  Mais une hausse rapide des taux  est inquiétante. Heureusement, le pic des OAT a peut-être été atteint. Les obligations assimilables du Trésor (OAT) à 10 ans semblent avoir touché un plafond. L’OAT à 10 ans est passée de 2,3380 le 21 juin à moins de 2% le 23 juin et elle oscille autour de 2% depuis deux jours.

Pour sa part, le bon du Trésor américain à 10 ans, dont le taux d’intérêt a plus que doublé en 6 mois, après avoir touché des plus hauts proches de 3,500 le 14 juin dernier est légèrement redescendu et semble se stabiliser autour de 3,200.

La très forte hausse des taux obligataires n’est pas sans conséquence sur les marchés d’actions, les investisseurs délaissent alors les actions (jugées plus risquées) pour aller vers les obligations qui rapportent plus.

Les grands indices actions, le CAC 40 français, l’Eurostoxx 50 européen, le DJI américain ont perdu depuis le début 2022 entre 14% et 17%.

La légère détente de ces derniers jours sur les taux obligataires semble redonner de l’énergie aux investisseurs en actions. Les marchés actions paraissent reprendre quelques couleurs, mais ils restent partagés entre une crainte à court terme (l’inflation que les banques centrales tentent d’endiguer) et une inquiétude à moyen terme (la récession).

Quel style de gestion privilégier ?

« Les valeurs Value, toujours fortement décotées, génèrent des dividendes élevés et une certaine indexation à l’inflation qui les protègent dans l’environnement actuel. Les investisseurs qui se sont largement détournés de ces valeurs au profit des valeurs de Croissance au cours des 10 dernières années pourraient être amenés à en redécouvrir les vertus.» indiquent Anthony Bailly et Vincent Imeneuraët, gestionnaires actions européennes dans un commentaire intitulé « La surperformance du style Value dans un marché baissier acte le changement de paradigme sur les taux ». Rappelons que les valeurs « value » sont des titres dont le cours est sous-valorisé par rapport à leur valeur intrinsèque réelle.

Chez CPR, le scénario central est celui d’une stabilisation où « l’inflation reste élevée mais n’accélère plus, les banques centrales confirment leur politique de normalisation et la désescalade géopolitique permet un rebond des marchés actions ». (CPR.Actifs. Nos convictions – Juin 2022). Ce qui n’empêche pas CPR d’évoquer en seconde position le scénario d’une crainte de récession « si le conflit ukrainien s’installe dans la durée et impacte durablement les matières premières, énergie et matières premières agricoles en tête. Le choc inflationniste pèserait sur les perspectives de croissance : les taux et actions seraient en baisse ».

Immobilier : tensions sur les prêts

Les taux des prêts immobiliers à taux fixe évoluent en fonction des fluctuations du taux des emprunts d’État sur 10 ans. Finie la possibilité d’emprunter à moins de 1% hors assurance. Bien entendu,  une hausse des taux des prêts immobiliers va réduire l’activité immobilière en pesant sur les capacités de financement, ce qui pourrait à terme entraîner, sinon une baisse des prix de l’immobilier, du moins, une stagnation des prix.

Le projet de loi pouvoir d’achat va-t-il sauver la France ?

Les mesures du projet de loi « pouvoir d’achat » prévoient notamment une hausse des prestations sociales, un chèque alimentaire pour les ménages modestes, la suppression de la redevance télé.

Le 28 juin, le gouvernement a annoncé une revalorisation de 3,5% pour les traitements de la fonction publique. Mais quid des salariés et des retraités ? L’augmentation de 4% des retraites promise par le gouvernement ne s’appliquerait qu’à la retraite de base (CNAV) les retraites complémentaires ne sont pas concernées.

Aucune mesure pour l’épargne

En l’état actuel de ce que nous connaissons du projet de loi pouvoir d’achat aucune mesure ne concerne l’épargne. Certes, il est à peu près certain que le livret A va passer à 2% au 1er août 2022, mais ceci dépend uniquement des règles de fonctionnement du livret A. Résultat : l’épargnant s’appauvrit à moins de trouver lui-même des solutions pour protéger son épargne de l’inflation.

On termine sur une note d’optimisme

Au final, la  croissance française devrait être positive en 2022 conclut l’INSEE dans sa note de conjoncture du 24 juin 2022 (+ 2,3 % en 2022 après + 6,8 % en 2021). On s’étonne un peu quand on sait qu’il faudra payer la lourde note COVID ainsi que les aides à l’Ukraine, sans oublier les coûts à venir des mesures énergétiques, par exemple la décision de relancer la centrale à charbon de Saint-Avold (Moselle) laquelle avait été fermée le 31 mars dernier… Les moqueurs y verront un bel exemple de prévision politique et un beau geste pour la planète !

Toutes ces mesures économiques pèsent sur l’endettement de la France. Et il faudra bien choisir définitivement un jour ou l’autre entre « ménager la chèvre ou le chou ». Réduire le déficit public français (qui est au dessus de la moyenne européenne) ou alourdir la pression sur les finances publiques en aidant les consommateurs français à mieux supporter le choc inflationniste. La seconde option a été retenue.

Rassurons-nous, dans une interview du 22 juin dernier à RTL, François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, a déclaré que « La France devrait avoir une croissance positive, non seulement cette année, mais aussi l’année prochaine et en 2024. Elle devrait échapper à la récession. »

De fortes ondes de choc

En dépit des interventions publiques (BCE, FED, mesures internes françaises) l’inflation pèse sur les prix agricoles et industriels ainsi que sur la consommation des ménages, Pour l’instant la bonne tenue de l’emploi sauve la mise et les marchés financiers font preuve de résilience.

Les fonds en euros vont-ils bénéficier de la hausse des taux ?

Étant donné que seules les cotisations nouvelles sont placées sur des emprunts qui bénéficieront du gain de rendement, mais pas les obligations anciennes, la hausse des taux n’aura guère d’effet sur les rendements de ces fonds.

Comment mettre son épargne à l’abri de l’inflation ?

Nous recommandons aux épargnants de profiter des marchés boursiers qui ont perdu en moyenne 15% depuis le début de l’année pour entrer à des niveaux intéressants en se constituant un portefeuille diversifié d’UC.

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Il vous faut penser diversification de votre patrimoine

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