Jihane BensoudaPublié le 2 NOVEMBRE 2022Édité le 20 JUILLET 2026

Assurance vie : fiscalité après 8 ans

Dès que votre contrat d'assurance vie atteint une durée de 8 ans, il bénéficie d'un régime fiscal plus avantageux sur les gains réalisés en cas de retrait. La fiscalité applicable sur les intérêts générés par votre placement devient plus douce, comparativement à celle des 8 premières années du contrat.

Lorsqu’un rachat est effectué, la fiscalité sur les primes versées est calculée en fonction des produits générés par ces primes dans le cadre de l’investissement. Ces produits peuvent être partiellement imposés en fonction de l'option choisie par l’épargnant (PFU ou barème progressif de l’impôt sur le revenu), mais ils bénéficient également d’un abattement fiscal annuel qui peut alléger l’impact de l’imposition.

Voici les modalités d’imposition selon que vous effectuez un rachat partiel (qui permet de récupérer une partie de l’épargne) ou un rachat total (qui permet de récupérer la totalité de l’épargne et donc de clôturer le contrat d’assurance vie).

Souscrire à une assurance vie

Les rachats partiels après le 8e anniversaire du contrat

Pour calculer le montant imposable, on utilise la même formule que pour les rachats partiels avant 8 ans : P = r – (T x r / R) Soit : Produit imposable = Montant du rachat partiel – (Total des primes versées X Montant du rachat partiel / Valeur de rachat à la date du rachat partiel)

Prenons l'exemple d’un contrat souscrit le 1er mars 2007, pour lequel le total des primes versées s’élève à 25 000 € (y compris les frais d’entrée). Le 11 octobre 2017, soit après plus de 10 ans de détention, un retrait partiel de 5 000 € est effectué alors que la valeur totale de rachat du contrat est de 32 000 €.

En appliquant la formule, le produit imposable se calcule ainsi : Produit imposable = 5000 – (25 000 X 5000 / 32000) = 1094 €.

Dans ce cas précis, le montant imposable de 1 094 € est largement inférieur aux abattements fiscaux applicables (4 600 € pour une personne seule ou 9 200 € pour un couple soumis à imposition commune). En conséquence, ce retrait ne génère aucune imposition.

Après 8 ans, les produits générés par votre capital investi dans l’assurance vie peuvent bénéficier d’un abattement annuel, ce qui réduit ou supprime l’impact fiscal. Ce mécanisme permet aux épargnants d’effectuer des retraits partiels réguliers tout en optimisant leur fiscalité. Pour éviter une taxation des intérêts, il suffit de programmer vos retraits de manière à ne pas dépasser les seuils d’abattement.

Quels sont les abattements fiscaux d’un contrat d’assurance vie après la 8ème année de détention ?

Tant que les revenus générés par l’assurance vie ne dépassent pas 4 600 € pour une personne seule ou 9 200 € pour un couple soumis à imposition commune, il n’y a pas de prélèvement supplémentaire. Cela permet d'optimiser vos revenus sans les voir imposés. En cas de retrait excédant ces seuils, seule la fraction excédant l’abattement sera imposée.

Attention, l’abattement annuel de 4 600 ou 9 200 € n’est pas reportable d’une année sur une autre, même s’il n’est pas utilisé une année donnée. Cet abattement est unique et s’applique quel que soit le nombre de contrats pour l’ensemble des contrats d’un même assuré. L’assuré peut choisir entre deux modes d’imposition : PFU ou intégration au barème progressif de l’impôt sur le revenu

Tableau de la fiscalité de l’assurance vie

Pour les rachats effectués après 8 ans, l’imposition va dépendre de la date des versements (avant ou après le 27 septembre 2017) et du montant des versements (plus ou moins 150 000 €).

Date des versementsTaux d'impositionAbattement annuel
1Avant le 27 septembre 20177,5 %4 600 € pour une personne seule 9 200 € pour un couple soumis à une imposition commune
2Après le 27 septembre 20177,5 % (jusqu’à 150 000 € de versements) 12,8 % (pour les versements nets supérieurs à 150 000 €)4 600 € pour une personne seule 9 200 € pour un couple soumis à une imposition commune

A cette imposition s’ajoutent les prélèvements sociaux au taux de 17,2 %. L’assuré peut choisir entre l’imposition au barème de l’impôt sur le revenu ou le prélèvement forfaitaire unique (PFU ou Flat tax). L’épargnant qui veut limiter sa fiscalité a tout intérêt à ne pas dépasser chaque année la limite des abattements de 4 600 € pour une personne seule et de 9 200 € pour un couple soumis à imposition commune.

Le rachat total après le 8e anniversaire du contrat : quelle imposition ?

Lorsqu’un rachat total est effectué, le produit imposable est la différence entre le capital investi et la valeur de rachat. Par exemple, si vous avez versé au total 110 000 € et que la valeur de votre contrat au moment du retrait est de 165 000 €, ce sont les produits générés, soit 55 000 €, qui seront soumis à l’impôt.

L’abattement fiscal peut permettre de limiter cette imposition sur les revenus générés par votre placement. L’épargnant peut choisir entre une imposition selon le barème progressif de l’impôt sur le revenu ou le prélèvement forfaitaire unique (PFU), auquel s'ajoutent les prélèvements sociaux à hauteur de 17,2 %.

Un abattement annuel est appliqué sur les plus-values

Tant que les intérêts et produits du contrat d’assurance vie ne dépassent pas sur une seule année 4 600 € pour une personne seule ou 9 200 € pour un couple soumis à imposition commune, il n’y a pas de taxation. Dans notre exemple, l’abattement est largement dépassé.

L‘assuré peut choisir entre deux modes d’imposition

Les intérêts (55 000 € dans notre cas) sont imposés à l’impôt sur le revenu (selon le taux applicable à l’assuré) ou au taux forfaitaire de 7,5 %. A cette imposition s’ajoutent les prélèvements sociaux pour un montant global de 17,2 % quel que soit le choix de l’assuré pour le mode d’imposition (prélèvement forfaitaire ou barème de l’IR).

Exonération d’impôt pour circonstances exceptionnelles

Dans des situations exceptionnelles telles que le licenciement ou l'invalidité de seconde ou troisième catégorie (la mise en retraite anticipée, la cessation d’activité non salariée suite à une liquidation judiciaire), il est possible de récupérer les produits de votre assurance vie sans avoir à payer d'impôt (source : bulletin des impôts référencé BOI-RPPM-RCM-10-10-80-20121211). Cependant, les produits échappent à l'impôt mais pas aux prélèvements sociaux, qui restent dus. Un épargnant averti saura profiter de ces opportunités pour optimiser la fiscalité de son placement. Seule l’invalidité permet une exonération des prélèvements sociaux.

En bref : les stratégies pour optimiser la fiscalité de votre assurance vie

La maîtrise du timing constitue un levier majeur pour réduire l'impact des prélèvements sur les revenus générés. Programmer vos rachats en fin d'année civile donne l'opportunité de profiter d'un double abattement sur deux années consécutives, réduisant ainsi les droits dus. Un épargnant avisé planifiera ses retraits pour rester sous le seuil des 150 000 € de versements cumulés.

Une stratégie complémentaire peut consister à répartir les primes sur plusieurs contrats. Cette diversification vous offre davantage de souplesse dans la gestion de vos abattements annuels.

La transformation partielle en rente viagère représente également une solution pertinente pour optimiser la fiscalité sur le long terme. Son imposition allégée diminue progressivement avec l'âge du rentier au moment de la conversion.

Après 8 ans les modes de sorties se multiplient

Dès que le contrat d’assurance vie a atteint la durée de 8 ans, les sommes disponibles peuvent, si l’assuré le souhaite, être récupérées de différentes manières : plusieurs petits retraits réguliers, un seul retrait, une rente viagère. Vous pouvez également choisir de conserver l'épargne jusqu’à votre décès, moment où le capital sera transféré aux bénéficiaires dans des conditions fiscales optimisées.

La sortie en rente viagère

Lorsque l’assuré choisit de récupérer une partie ou la totalité de ses capitaux en rente viagère, celle-ci bénéficie d’un abattement. Seule une fraction est imposable en fonction de l’âge du rentier à la date de son premier versement : Un rentier de 62 ans qui percevrait une rente viagère annuelle de 1 000 € bénéficierait d’un abattement de 60 % et il ne serait imposé que sur une base de 400 euros. Si une seule rente viagère réversible est perçue par un couple, l’âge à retenir pour l’imposition de la rente est l’âge du plus âgé des deux époux lors de l’entrée en jouissance de la rente. En cas de décès du premier rentier, la fiscalité de la rente viagère se poursuit, sauf si le survivant a atteint, au moment de sa réversion, un âge plus favorable. Exemple : Un rentier âgé de 65 ans lors du premier versement de la rente et dont la rente viagère est réversible subira une fiscalité de 40 %. En cas de décès à l’âge de 76 ans, son épouse étant à cette époque, âgée de 72 ans, l’épouse bénéficiera alors de l’abattement maximum de 70 % et elle subira une imposition à hauteur de 30 %. Si deux rentes viagères distinctes sont perçues par deux époux, la fraction imposable de chaque rente est appréciée séparément en tenant compte de l’âge de chacun au premier versement de sa rente.

D’autres options de rente disponibles

A côté de le rente viagère classique, il est également possible de percevoir une rente pendant une durée déterminée, allant généralement de 5 à 15 ans. De multiples combinaisons sont ainsi offertes.

Pour plus de conseils personnalisés sur les meilleures options en fonction de votre situation, n’hésitez pas à consulter notre page Conseil où nos experts vous guideront dans vos choix financiers.

FAQ : La fiscalité de l'assurance-vie

Si vous avez effectué un rachat (partiel ou total) de votre assurance vie l’année dernière, vous devez déclarer les produits retirés. Votre assureur vous a envoyé un document fiscal unique (IFU) qui contient les montants à recopier dans votre déclaration. Il a aussi transmis ces informations à l’administration fiscale, ce qui permet de pré-remplir la déclaration. Vous n’avez plus qu’à vérifier. Si vous avez procédé à plusieurs rachats sur plusieurs contrats d’assurance-vie, auprès d’assureurs distincts, vous devez cumuler les montants à déclarer.

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R

Ra68

Bonjour et merci pour votre réponse. Cela me semble logique et rassurant. Pouvez-vous svp aussi répondre à ma 2ème question (celle relative à l'arbitrage suivi du rachat pendant la même année)? Merci

L'équipe Linxea

Bonjour, Merci pour votre nouvelle question. Pour y répondre de manière simple et précise, il faut d'abord bien comprendre une distinction fondamentale : l’arbitrage n’est pas un rachat. Un arbitrage est un transfert de valeurs d’un support vers un autre au sein du même contrat d’assurance-vie. Le contrat n’est pas racheté, même partiellement. La règle est donc la suivante : un arbitrage n’entraîne aucune imposition, ni impôt sur le revenu ni prélèvements sociaux, quelle que soit la plus-value latente sur les supports arbitrés. Dans votre exemple, les plus-values de 50 % sur vos UC ne sont pas imposées au moment où vous les transférez vers le fonds en euros en août. L'assiette des prélèvements sociaux n'est pas déclenchée par un simple arbitrage, car il n'y a pas de sortie d'argent du contrat. L’imposition des plus-values (Impôt sur le Revenu + prélèvements sociaux) n’intervient que lorsqu’il y a un rachat (retrait d’argent du contrat). Conformément à l’article 125-0 A du Code Général des Impôts (CGI), le rachat est réputé contenir une part de capital et une part de gains, proportionnelle à l’ensemble du contrat. En résumé, l'opération qui déclenche la taxation n'est pas l'arbitrage des UC vers les fonds en euros, mais bien le rachat partiel effectué plus tard. C'est à ce moment-là que la plus-value transférée des UC devient imposable, en tant que composante des gains du contrat.
R

Ra68

Bonjour Cette partie de votre réponse à Julien me laisse un peu perplexe: "Il est impossible de cibler un support spécifique pour optimiser la fiscalité, même si les gains diffèrent entre unités de compte et fonds en euros." Cela vaut-il aussi pour les prélèvements sociaux? Supposons que je fasse un rachat partiel issu à 100% du fonds en euros de mon contrat alors que l'encours de mon contrat est à 75% sur le fonds en euros et à 25% en UCs sans arbitrage d'un compartiment vers l'autre depuis des années, les prélèvements sociaux m'ont déjà été appliqués annuellement sur les intérêts du fonds en euros. Il n'y a donc aucune raison que le rachat partiel issu à 100% du fonds en euros ne supporte à nouveau des prélèvements sociaux. Ou bien voulez-vous dire que le rachat partiel supporterait des prélèvements sociaux à hauteur de 25% des produits vu que l'encours est à 25% en UCs? D'autre part, supposons que des UCs qui ont généré 50% de plus-value aient fait l'objet d'un arbitrage vers le fond en euros lors de leur revente en août de l'année N, et qu'en novembre de cette même année N l'assuré fasse un rachat partiel issu à 100% du fonds en euros. Comment sont gérés les prélèvements sociaux pour les 50% de plus value sur les UCs?

L'équipe Linxea

Bonjour, Merci pour votre commentaire. Nos précisions : La règle fiscale théorique Le Code général des impôts (art. 125-0 A) et le BOFiP précisent qu’un rachat partiel est réputé contenir la même proportion de capital et de produits que l’ensemble du contrat, quelle que soit la poche désinvestie (fonds en euros ou unités de compte)【BOI-RPPM-RCM-20-10-20-50 §80】. En clair : on ne peut pas fiscalement “cibler” un support pour réduire l’assiette des produits imposables (IR + prélèvements sociaux). Les prélèvements sociaux en pratique Fonds en euros : les prélèvements sociaux (17,2 % depuis 2018) sont déjà retenus chaque année au moment de l’inscription des intérêts.【Instr. adm. 1er août 2011, BOI 5 I-3-11】. Ils ne peuvent donc pas être perçus une seconde fois au rachat. Unités de compte (UC) : les plus-values supportent les prélèvements sociaux uniquement au moment d’un rachat ou du dénouement du contrat. La pratique des assureurs Dans les faits, la plupart des assureurs permettent à l’épargnant de demander un rachat “ciblé” sur le fonds en euros. Dans ce cas : Les PS sont calculés uniquement sur les gains du fonds en euros (déjà prélevés annuellement). Les plus-values latentes des UC ne sont pas taxées tant qu’elles ne font pas l’objet d’un désinvestissement. Elles seront imposées (IR + PS) au moment où ces UC seront réellement rachetées. C’est une stratégie d’optimisation bien connue : même si la règle fiscale reste celle du rachat homogène, la pratique des assureurs aboutit à différer les prélèvements sociaux sur les UC non rachetées.
LD

Lefebvre dominique

Bonjour est t il logique de payer des prele évents so ciaux sur un fond structure en négatif au bout de 8 ans ainsi que un prélèvement forfaitaire libératoire à 7 5

L'équipe Linxea

Bonjour, Votre question est légitime : payer des prélèvements sociaux ou un impôt “à 7,5 %” quand un produit structuré est en négatif peut sembler incohérent. En réalité, les règles distinguent bien les gains (imposables) des pertes (non imposables). 1) Prélèvements sociaux (17,2 %) : seulement s’il y a des gains En assurance vie, les prélèvements sociaux (PS) ne s’appliquent que sur des intérêts ou plus-values. Sur des unités de compte (UC) – dont les fonds structurés : les PS sont prélevés par l’assureur au moment du rachat (partiel/total) ou au dénouement, au taux en vigueur au jour du rachat. S’il n’y a pas de gain (contrat en perte), il n’y a pas d’assiette, donc pas de PS. Réf. : BOI-RPPM-RCM-20-10-20-50 §80 (règle du rachat homogène) Sur un fonds en euros : les PS sont prélevés au fil de l’eau lors de l’inscription annuelle des produits. Si, in fine, le contrat est globalement en perte, les PS déjà prélevés sur le fonds en euros sont restitués par l’assureur, avec intérêts au taux légal (mécanisme confirmé par le Conseil constitutionnel, QPC n°2015-483 du 17/09/2015). Réf. : Inst. adm. 1er août 2011, BOI 5 I-3-11 ; QPC n°2015-483. Ainsi, si votre produit structuré est en négatif et que le contrat ne dégage pas de gain au moment du rachat/dénouement, aucun PS n’est dû. Et si des PS avaient été prélevés “au fil de l’eau” sur le compartiment euro, ils sont régularisés (restitués le cas échéant). 2) “Prélèvement forfaitaire libératoire à 7,5 %” après 8 ans : uniquement sur la part de gains L’impôt à 7,5 % après 8 ans (terme souvent utilisé par commodité) ne s’applique que sur les gains inclus dans le rachat, après l’abattement annuel de 4 600 € (célibataire) ou 9 200 € (couple). Réf. : CGI art. 125-0 A Depuis 2018, le régime est articulé avec le PFU : après 8 ans, la fraction des gains correspondant à des primes ≤ 150 000 € est taxée à 7,5 % (hors PS), et l’excédent (primes > 150 000 €) à 12,8 %, toujours après abattement. Possibilité d’option pour le barème IR. S’il n’y a pas de gain (contrat en perte), il n’y a pas d’impôt : ni 7,5 %, ni 12,8 %, ni barème. Ainsi, le 7,5 % ne s’applique jamais sur une perte. Il ne concerne que l’éventuelle part de gains après 8 ans, après abattement et selon la règle du seuil 150 k€. 3) Pourquoi a-t-on parfois l’impression “de payer quand même” ? Le “rachat homogène” rend impossible de cibler tel ou tel support : fiscalement, chaque rachat est réputé composé au prorata de capital et d’intérêts de l’ensemble du contrat, sans tenir compte du support vendu. On peut donc vendre un support en perte, mais si le contrat global comporte des gains latents ailleurs (ex. fonds euro), la part “intérêts” du rachat peut rester positive et donc imposable. Réf. : BOI-RPPM-RCM-20-10-20-50 §80 (RM Pinte 22/01/2008 n°7706). Inversement, si le contrat est globalement en perte au jour du rachat total (ou partiel, selon la clé), pas d’assiette → pas de PS/impôt, et restitution des PS “au fil de l’eau” du fonds euro s’il y a lieu (avec intérêts légaux). Réf. : QPC n°2015-483 ; mécanismes de régularisation détaillés par l’administration. En clair : si votre fonds structuré est en négatif et que votre contrat ne dégage pas de gain imposable au moment du rachat/dénouement, vous ne payez ni prélèvements sociaux ni impôt. Et si des PS ont été prélevés au fil de l’eau sur le fonds euro, ils sont régularisés (le cas échéant remboursés avec intérêts).
J

Julien

Bonjour et merci pour votre article. Je précise que bien que client je ne suis pas directement concerné par l'exemple. Je pense sans trop m'avancer que ma question peut concerner beaucoup de personnes, je me permets donc de la soumettre par ce fil... Mettant de côté le principe des acomptes présents ou non au versement d'un rachat partiel demandé par l'assuré pour ne tenir compte que la fiscalité finale subie sur ce rachat. Si on considère un assuré avec un seul contrat ouvert avant le 27 septembre 2017 (on imagine même que le contrat a plus de huit ans), alimenté en dessous du seuil de 150 000€ jusqu'à cette date puis alimenté par la suite jusqu'au 31 décembre 2024 au delà des 150 000€. Le contrat est supposé GLOBALEMENT en plus value et l'assuré a effectué de nombreux arbitrages et investissements progressifs sur des supports depuis l'ouverture du contrat. Enfin bref, un cas qu'on pourrait qualifié de général pour quelqu'un qui assure une gestion libre avec forte allocation en AV. A ce jour, un retrait partiel engendrerait le constat d'un produit P dont vous indiquez la formule. On suppose que P dépasse le montant de l'abattement annuel auquel l'assuré a droit en fonction de sa situation (4600 ou 9200) Selon moi, la seule connaissance de P ne suffit pas. Si l'assuré cherchait à établir la fiscalité réelle de de ce que serait son rachat R, il faudrait réussir à distinguer trois compartiments au sein de P : - un premier compartiment P1 sur les produits attachés aux encours nets des primes versées avant 09/17 devrait subir le barème de l'IR (par défaut et ne valant pas l'option 2OP pour les autres revenus) ou le PFL à 7.5% sur option. - un deuxième compartiment P2_1 sur les gains attachés aux encours nets après 09/17 mais toujours sous un seuil d'encours nets des primes inférieures à 150 000€. Il devrait subir le PFU à taux réduit de 7,5% ou le barème de l'IR avec option 2OP (emportant d'autres revenus éventuels au barème) à la déclaration 2026. - un troisième compartiment P2_2 sur les gains attachés aux sommes nettes versées après le 09/17 et dépassant cette le seuil de versement de 150 000€. Il devrait subir le PFU au taux de droit commun de 12,8% (au moment ou j'écris ces lignes) ou le barème de l'IR avec option 2OP en 2026. Pour déterminer les assiettes réelles subissant les taux exposés précédemment, l'abattement bénéficiant à l'assuré (4600 ou 9200 et étant inférieur à P) viendrait d'abord s'appliquer sur P1, puis le reliquat éventuel sur P2_1 puis le reliquat éventuel sur P2_2. Si on appelle P2 = P2_1 + P2_2 le montant des gains attachés aux sommes versées après 09/17, le bofip précise au § 190 ainsi que dans l'exemple 3 § 240 comment calculer P2_1 à partir de P2 : https://bofip.impots.gouv.fr/bofip/11224-PGP.html/identifiant=BOI-RPPM-RCM-20-15-20210621#Modalites_dapplication_41. On obtient par voie de conséquence P2_2 = P2 - P2_1. Ma question : vous remarquerez que P1 et P2 sont toujours préciser dans les hypothèses des exemples sans qu'il ne soit jamais mentionné comment ils ont été obtenus. Passant sur l'idée que l'assuré aurait dû ouvrir un nouveau contrat pour bien distinguer les sommes versées avant et après le 27/09/17, mais surtout pour ne pas l'obliger à déterminer P1 et P2, comment peut-il avec les informations qui lui sont mises à disposition (en continue ou par ses relevés annuels) retrouver P1 et P2 sur ce rachat dont il souhaite connaître la fiscalité ? Il y a bien les sommes versées (et restantes après éventuels rachat partiels pratiqués) avant 09/17 et 09/17 indiquées sur les relevés mais pas ce que seraient les différents gains au 31/12 associés à chaque compartiment. Si c'était le cas, j'imagine qu'on pourrait proratiser P donnant potentiellement des termes P1 >P ou P2> P (l'autre étant alors négatif, le bofip précisant dans ce cas de figure qu'il faudrait retenir 0). L'assureur communique t-il à l'administration fiscale P1 et P2 en ségrégant les sommes versées après 09/17 et leurs mouvements dans le contrat comme si il y avait "un contrat dans le contrat" pour accueillir les nouveaux versements et tracer les arbitrages passés? Vous remerciant par avance pour vos lumières. Questions bonus : Il a aussi du fond euros sur son contrat multisupport. Va-t-il avoir par le biais de ce rachat devoir s'acquitter d'un montant de PS tenant compte des PS déjà prélevés le fond euro depuis son ouverture. Si oui, dès l'acompte prélevé par l'assureur ou par le biais d'un remboursement de trop percu en n+1 ? Si non, "le compteur de PS" est -il recalculer uniquement en cas de rachat total ou dénouement par décès (PS à déduire ou remboursement de trop perçu auprès des bénéficiaires si le contrat est toujours en PV au décès) ?

L'équipe Linxea

Bonjour et merci pour votre question détaillée, qui soulève des points techniques importants. Nous allons répondre en détail à vos interrogations concernant la fiscalité des rachats partiels et les prélèvements sociaux. 1️⃣ Comment déterminer P1 et P2 (gains avant et après le 27/09/2017) ? Pour rappel : P1 correspond aux gains attachés aux primes versées avant le 27/09/2017. P2 regroupe les gains liés aux primes versées après cette date, avec deux sous-compartiments : P2_1 : Gains sur primes versées après le 27/09/2017 mais avant d’atteindre un encours net de 150 000 €. P2_2 : Gains sur primes versées après le 27/09/2017, au-delà de ce seuil de 150 000 €. Identification dans les relevés : Vos relevés annuels indiquent souvent les primes versées avant et après cette date ainsi que la valeur actuelle du contrat. Cependant, ces relevés ne détaillent pas directement les montants des gains P1 et P2, ce qui complique leur calcul précis. Calcul théorique : En l’absence de détails spécifiques, une méthode courante consiste à proratiser les gains totaux (P) en fonction de la proportion des primes versées avant et après le 27/09/2017 dans l’encours global. Exemple : Si 60 % des encours proviennent de versements avant le 27/09/2017, alors environ 60 % des gains peuvent être attribués à P1 et 40 % à P2. Ce calcul reste approximatif. Rôle de l’assureur : En pratique, c’est l’assureur qui effectue ce calcul et communique ces informations à l’administration fiscale pour l’application des prélèvements et de l’impôt. Vous pouvez aussi solliciter directement votre assureur pour obtenir cette répartition. 2️⃣ Imputation de l’abattement fiscal L’abattement annuel (4 600 € ou 9 200 € selon votre situation familiale) s’applique dans un ordre précis, qui dépend de la date des primes et des options fiscales choisies. Voici cet ordre : Sur les produits des primes versées avant le 27/09/2017 soumis à l’impôt sur le revenu (IR) (pas d’option pour le PFL possible). Puis sur les produits des primes versées avant le 27/09/2017 soumis au prélèvement forfaitaire libératoire (PFL) (si l’option pour le PFL à 7,5 % est exercée). Puis sur les produits des primes versées après le 27/09/2017 (si l’option pour le barème progressif est choisie) : D’abord sur les produits imposables au taux réduit de 7,5 %. Enfin, lorsque l’option globale pour le barème progressif n’a pas été effectuée (taxation au PFU) : Sur les produits imposables au taux de 12,8 %. 3️⃣ Prélèvements sociaux (PS) Calcul et imputation des prélèvements sociaux : Les prélèvements sociaux sont retenus par l’assureur au moment d’un rachat partiel ou total, au taux en vigueur à la date du rachat. Pour les unités de compte, les gains sont soumis aux prélèvements sociaux uniquement lors du dénouement du contrat ou d’un rachat (partiel ou total). Pour le fonds en euros, les prélèvements sociaux sont prélevés annuellement, ce qui limite les ajustements ultérieurs. Fiscalité des rachats : Le rachat s’effectue de manière homogène, en proportion des différents compartiments du contrat (unités de compte et fonds en euros), selon les règles suivantes : Les sommes rachetées sont imposables sur la différence entre le montant du rachat et la proportion correspondante des primes versées. Il est impossible de cibler un support spécifique pour optimiser la fiscalité, même si les gains diffèrent entre unités de compte et fonds en euros. En cas de perte globale : Si le contrat est globalement en perte au moment du rachat partiel (valeur de rachat inférieure aux primes versées), aucun prélèvement social n’est dû, car il n’y a pas d’assiette imposable. Régularisation des PS : Lors du dénouement du contrat (rachats totaux ou décès), les PS déjà prélevés sur le fonds en euros sont pris en compte : Si le total des PS acquittés est supérieur au montant définitif dû, l’excédent est restitué à l’assuré ou à ses bénéficiaires. Particularités pratiques : Dans certains cas, notamment avec des supports bloqués (comme certains fonds structurés), l’assureur peut réaliser une double opération pour exécuter le rachat : Effectuer un rachat proportionnel sur l’ensemble des supports. Réaliser une substitution de garanties (arbitrage) pour rééquilibrer les unités de compte. 4️⃣ En résumé La détermination des compartiments P1 et P2 repose sur les calculs effectués par l’assureur. Pour plus de précision, nous vous invitons à les solliciter directement. L’abattement fiscal suit un ordre précis selon la date des versements et les options fiscales. Les prélèvements sociaux sont prélevés selon les règles applicables aux unités de compte et fonds en euros, avec des ajustements possibles lors du dénouement du contrat. Nous espérons que ces précisions vous apporteront une meilleure compréhension. Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas à nous solliciter. Cordialement, L’équipe Linxea
G

gaus66

Merci mais cela n'était pas ma question, qui porte sur l'assiette d'imposition

L'équipe Linxea

Bonjour, Nous vous invitons à contacter nos équipes au 01 45 67 34 22.
C

Claire

Bonjour, Merci pour toutes les précieuses informations sur votre site, qui m'ont permis de mieux comprendre le fonctionnement du rachat d'AV. J' ai toutefois une interrogation sur l'application de l'abattement de 9200€. En effet, mon conjoint et moi nous sommes pacsés ce mois-ci, et il souhaiterait procéder à un rachat partiel de son assurance vie le mois prochain. La part imposable n'excédera pas 9000€. Est-ce que l'abattement appliqué sera de 4600€ ou de 9200€? Sa conseillère bancaire lui a indiqué qu'il serait considéré comme personne seule (donc abattement de 4600€) dans la mesure où le PACS intervient la même année que le rachat. Je suis étonnée de cette information car il me semblait que le crédit d'impôt suite au PFR intervenait l'année N+1. Merci par avance de votre réponse.

L'équipe Linxea

Bonjour, Avec plaisir ! En effet, vous aurez la possibilité d'être imposé en commun - et donc de bénéficier de l'abattement de 9 200 € - l'année prochaine.
G

gaus66

Bonjour, Dans le cas spécifique des fonds €, les prélèvements sociaux sont prélevés chaque année par l'assureur. Lors d'un rachat partiel, le montant des gains imposables est-il calculé à partir des sommes brutes de prélèvement sociaux, ou bien à partir des sommes amputées des prélèvements sociaux (c'est à dire les montants généralement affichés sur le contrat). Merci

L'équipe Linxea

Bonjour, En cas de rachat, les prélèvements sociaux sont dus sur la part d'intérêts incluse dans le rachat qui n'a pas déjà supporté les prélèvements en cours d'année.
EA

Eric A.

Bonjour Pour les rachats partiels sur des contrats de plus de 8 ans offrant le choix entre IR et taxe a 7.5% que se passe t il si on a choisi l IR pour un rachat partiel en 2024 sur l un des contrats et la taxation a 7.5% pour un rachat partiel en 2024 sur l' autre contrat ? Merci

L'équipe Linxea

Bonjour, Sur les gains issus des primes versées avant le 27 septembre 2017, vous pouvez en effet panacher les 2 options fiscales. En revanche, sur les gains issus des primes versées après le 27 septembre 2017, l'option pour l'IR est globale pour tous les revenus soumis de plein droit au PFU.
JD

jean-marc D

Bonjour, j'ai un contrat avec des versement avant et après le 27/9/2017. Lors d'un rachat, comment sont calculés (et par qui : assureur ?) les produits issus des versements avant/après (impôt case 2DH et 2UU) sachant que le PFU/PFNL est différent (7.5% et 12.8%) ? Merci

L'équipe Linxea

Bonjour, Pour déterminer les règles fiscales applicables, l'assureur doit compartimenter dans les contrats, et dans chaque rachat, les produits en fonction des primes auxquelles ils se rapportent (avant ou après le 27/09/2017). Aucune précision ni méthode particulière n'a été donnée à ce titre.
T

Thierry

Bonjour, dans votre message du 22 décembre 2021, vous expliquez : Nos exemples visent à montrer que les plus-values peuvent être “purgées” chaque année : en effectuant un retrait sur un contrat d’assurance vie de plus de huit ans, vous bénéficiez d’un abattement annuel sur les gains de 4 600 €/9 200 € pour un couple. Si vous ne dépassez pas cet abattement et que vous reversez juste après les fonds retirés, vous transformez les gains de votre contrat en versements qui ne seront pas taxés lors d’un futur retrait important. Serait-il possible d'expliquer l'avantage de purger les gains sachant que l'on reverse les gains sur le même contrat si j'ai bien compris. Ou faut-il verser les gains sur un autre contrat, pour ma part inférieur à 8 ans. Quels sont les meilleurs stratégies ? Merci

L'équipe Linxea

Bonjour, Lors d'un retrait en assurance vie, seuls les gains sont taxés. En effectuant un retrait dans la limite de l'abattement disponible après 8 ans, et en replaçant l'argent sur le contrat - ou sur un autre contrat aux conditions avantageuses (notamment avec des frais bas, voire sans frais sur les versements comme c'est le cas chez Linxea), vous transformez ces gains en versements qui ne seront pas fiscalisés lors d'un futur retrait.
AD

Aline D

Bonjour, J'ai beaucoup de mal à comprendre comment s'applique le seuil de 150000€ introduit en 2017. Je dispose de plusieurs contrats d'assurance-vie sur lesquels j'ai globalement versé 170000€. Sur ces 170000€, seuls 10000€ ont été versés postérieurement à septembre 2017. Je souhaite effectuer en 2024 un rachat partiel de 70000€ (dont 20000€ de plus-value) sur l'un de ces contrats vieux de plus de 8 ans et dont les conditions ne me conviennent plus. Je pensais échapper au seuil de 150000€ car aucun versement postérieur à septembre 2017 sur ce contrat. Or, d'après vos réponses précédentes, j'ai l'impression que je serai quand même concernée par ce seuil. Mais, il semblerait aussi que je puisse arriver à me débarrasser de ce seuil pour des retraits ultérieurs. Disposant de plusieurs contrats de plus de 8 ans, je peux aussi répartir intelligemment les retraits afin de générer le plus possible de retraits en capital et le moins possible de plus-values imposables. 1 - A supposer que j'opte pour le PFL et le PFU, pourriez-vous me dire comment sera calculée mon imposition, sachant qu'étant mariée, je bénéficie de l'abattement de 9200€ 2 - Si je m'en tiens à l'exemple de départ (retrait de 70k€ dont 20k€ de plus-values) et que je ne reverse ensuite que 25000€ sur un nouveau contrat d'AV, me confirmez-vous que cela me permettra de passer sous le seuil des 150000€ lors d'un futur retrait (en supposant que celui-ci n'intervienne pas avant 2025) ? Merci

L'équipe Linxea

Bonjour, Pour vous accompagner dans vos calculs, nous vous invitons à contacter nos équipes au 01 45 67 34 22.
L

Ludovic

Bonjour, Ma question concerne un rachat sur un contrat avec des primes versées avant et après 2017. Le choix d'imposition fait auprès de l'assureur concerne-t'il la totalité des interets ou seulement la fraction correspondant aux primes <2017? J'ai compris que le choix d'imposition est à faire lors du rachat pour les primes avant 2017. Si j'opte pour l'imposition au barème au rachat, la part d'interets rattachée au primes avant 2017 sera bien soumise au barème, mais est-ce que ça m'engage à soumettre aussi les interets attachés aux primes après 2017 au même choix? Ou bien il est possible de soumettre ces derniers à la flat tax? Merci à vous

L'équipe Linxea

Bonjour, L'option fiscale pour les primes versées avant 2017 (PFL / IR) est indépendante de celle applicable aux primes versées après 2017 (PFU/ IR). Vous pouvez donc, pour une même année, opter pour le PFL (pour les produits des primes versées avant le 27 septembre 2017) et opter pour l'imposition globale au barème de l'IR ou être taxé au PFU (pour les produits des primes versées après le 27 septembre 2017).
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lefevre

BONSOIR,nous avons une AV en euros pas d'unité de compte souscrite en 1991 adhésion commune moi et non épouse,d'un montant de 102K avec une plus valu de 57K sans versement après 2017,je voudrai réaliser un rachat dans la limite des 9.200 euros de plus valu imposable quel sera le montant de ce rachat,d autre part pouvez vous me confirmer que je ne serai pas assujetti aux prélevements sociaux ceux ci étant prélevés chaque années sur ce type de contrat

L'équipe Linxea

Bonjour, Votre assureur ou votre conseiller doit être en mesure de vous fournir une simulation de rachat partiel. Concernant les prélèvements sociaux sur un contrat en euros, ceux-ci sont effectivement prélevés chaque année mais en cas de rachat, ils sont dus sur la part d'intérêts incluse dans le rachat qui n'a pas déjà supporté les prélèvements en cours d'année.
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Olivier

Bonjour, En reprenant les explications concernant l'assiette imposable pour un rachat partiel P = r – (T x r / R) Soit : Produit imposable = Montant du rachat partiel – (Total des primes versées X Montant du rachat partiel / Valeur de rachat à la date du rachat partiel) Contrat d’assurance vie souscrit le 1er mars 2007 d’un montant total des primes versées de 25 000 € y compris les frais d’entrée. Retrait partiel de 5 000 € le 11 octobre 2017, alors que l’épargne disponible sur le contrat est de 32 000 €. Produit imposable = 5000 – (25 000 X 5000 / 32000) = 1094 €. Après retrait des 5000 EUR,  l'épargne disponible est de 32000-5000= 27000 EUR Supposons que deux ans plus tard je souhaite faire un second retrait de 6000 EUR, et que les 27000 EUR ayant fructifié, l'épargne disponible  à cette date sera de 28000 EUR. Comment calculer l'assiette imposable  pour ce deuxième retrait ?  Supposons aussi que l'épargne disponible soit constituée de 40% de parts EUR et 60% d'UC, comment calculer l'assiette de la part en UC qui sera soumise aux contributions sociales ? La véracités des chiffres importe peu, j'essaie de determiner les mécanismes. Merci

L'équipe Linxea

Bonjour, Pour déterminer l'assiette taxable de ce second rachat partiel, il faut retrancher au montant des primes brutes, la fraction correspondante aux primes qui ont été remboursées à l'occasion du précédent rachat. Le total des primes versées à la date du rachat partiel s'entend donc du total des primes versées qui n'ont pas déjà fait l'objet d'un remboursement en capital lors d'un ou plusieurs rachats partiels antérieurs. En ce qui concerne les prélèvements sociaux, ils seront dus sur les intérêts compris dans le rachat (montant du rachat - versements retenus au prorata des sommes rachetées), que ces intérêts aient été acquis sur des fonds en euros ou sur des unités de compte.
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Conte

Bonjour et un grand merci pour votre disponibilité ! Que je comprenne. Nous sommes un couple marié disposant d’une assurance-vie dont le montant actuelle est de 71.000€. Bientôt retraités, nous souhaiterions établir un rachat programmé de 300€/mois. Donc, sur une année, cela fait 3600€. Est-ce à dire que nous ne réglerons sur cette somme QUE les prélèvements sociaux dus et point d’imposition fiscale puisque l’abattement annuel de 9200€ dont nous bénéficions en tant que couple marié n’est pas atteint ? Merci encore !

L'équipe Linxea

Bonjour, Oui absolument, c'est bien cela.