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Que faire avec votre épargne en 2021 ?

Quel placement choisir en 2021 ?

Sortie de crise sanitaire, retour de l’inflation, remontée des taux d’intérêts à long terme… Le second semestre 2021 sera clairement une période de transition.

L’occasion de faire le point sur votre patrimoine financier et de procéder aux arbitrages de sortie de crise… Surtout si, comme de nombreux Français, la réduction forcée des loisirs a renforcé votre épargne tout au long de cette crise !

Pour chaque placement, voici un état des lieux, quelques éléments de perspective et un petit conseil supplémentaire !

Rappel important : à l’exception des livrets et du fonds en euros, garantis en capital, tous les produits présentés dans cet article ne sont pas garantis en capital. Leur valeur peut évoluer à la hausse comme à la baisse. Enfin, quel que soit le produit, la performance passée ne présage pas de la performance future.

Livrets : une remontée des taux sous conditions

Où en est-on ?

En partie par précaution, en partie faute de dépenses discrétionnaires, les ménages ont accumulé un large volant d’épargne sur le Livret A et le LDDS tout au long de cette crise sanitaire. L’encours de ces deux produits a augmenté de 35 milliards en 2020, puis de 12 milliards au premier trimestre 2021 pour atteindre 463 milliards d’euros, alors que leur taux est resté à 0,50%.

Perspectives

Peut-on espérer une hausse du taux des livrets ?

Un retour de l’inflation (aujourd’hui 1,3%) permettrait en effet une revalorisation du taux du livret A lors du pointage d’août, si toutefois cette tension se reflète bien dans la moyenne sur six mois glissants… si le gouvernement ne change pas la règle de calcul sous la pression des banques !

Car une revalorisation du taux des livrets creuserait davantage l’écart avec les taux de la BCE, qui, eux, sont loin de remonter. Et l’on sait combien les liquidités sont coûteuses pour les banques, qui ne rechignent plus à facturer les dépôts excédentaires sur compte courant au-delà d’un certain montant.

Le conseil de LINXEA

Si vous avez atteint le plafond des livrets et souhaitez une solution sécurisée pour placer votre épargne, il existe encore des contrats d’assurance-vie qui acceptent les versements 100% fonds en euros.

Avec un risque légèrement supérieur, vous pouvez aussi opter pour une allocation diversifiée prudente, qui fait la part belle au fonds en euros et aux unités de compte faiblement risquées. Sans être garantie en capital, cette allocation peut être construite pour limiter la volatilité. Dans tous les cas, votre horizon de placement doit guider votre choix.

Fonds en euros : un rôle à réévaluer dans le patrimoine

Où en est-on ?

En 2020, le fonds en euros, le segment garanti en capital des assurances-vie, a servi en moyenne une rémunération de 1,08%, en baisse de 0,25% par rapport à 2019, d’après les calculs du cabinet Good Value For Money.

Nous avons détaillé les rendements servis par les contrats LINXEA (allant jusqu’à 2 %) dans notre article dédié.

Perspectives

Aujourd’hui, le fonds en euros reste un bon support d’attente pour placer une somme que l’on vient de recevoir (vente d’un bien immobilier, héritage) : l’objectif est de se laisser le temps de réfléchir pour réaménager son patrimoine.

En revanche, le fonds en euros ne peut plus contribuer au développement d’un patrimoine, puisque sa rémunération nette est proche de l’inflation.

Les fonds en euros plus dynamiques permettent toutefois d’espérer un surcroît de rémunération grâce à une exposition plus offensive, avec parfois une concession sur le taux de garantie en capital.

Le conseil de LINXEA

Les versements sur le fonds en euros sont désormais fréquemment soumis à des contraintes d’investissement en unités de compte, non garanties en capital.

Cependant, le monde n’est pas binaire : il existe des unités de compte très peu risquées tout comme des unités de compte très offensives. Tout dépend de leur composition et de leur stratégie !

Le DICI, document d’information synthétique attaché à chacune des unités de compte, donne un indicateur de risque standardisé allant de 1 à 7 : un premier guide pour construire l’allocation qui vous convient aux côtés du fonds en euros.

Actions : incontournables à long terme

Où en est-on ?

Les actions sont volatiles, et il faut savoir faire le gros dos en cas de turbulences : tout le monde connaît la théorie. L’année 2020 a été celle de la mise en pratique !

Au printemps 2020, les grands indices boursiers ont perdu entre un tiers et la moitié de leur valeur très rapidement (en deux ou trois semaines) avant de remonter vigoureusement et d’atteindre rapidement de nouveaux plus hauts.

L’indice MSCI World, représentatif des actions des marchés développés, a ainsi terminé l’année 2020 en hausse honorable de 6 % (performance exprimée en euros), malgré un important trou d’air en cours d’année. Si vous avez réussi à ne pas paniquer, bravo !

Perspectives

Aujourd’hui, les marchés peuvent sembler hauts. Mais les perspectives de bénéfices le sont aussi : la première chose à faire est de ne pas raisonner en points d’indice, mais en ratios de valorisation tels que le PER. Le marché anticipe et regarde l’avenir.

À long terme, on dit que “time in the market” vaut mieux que “timing the market”. Cette maxime signifie que tenter de choisir les bons points d’entrée est rarement payant, et mieux vaut se laisser porter par la tendance, en moyenne haussière. Il est plus intéressant de rester investi en permanence que d’essayer d’alléger ou de renforcer aux bons moments.

En direct, via des ETF ou des OPCVM actifs, vous avez le choix des instruments. Comme toujours, n’hésitez pas à lisser les versements dans le temps : même si c’est en moyenne légèrement moins rentable qu’un investissement massif aussi tôt que possible, cela évite de se poser trop de questions…

Le conseil de LINXEA

La proportion d’actions dans un patrimoine joue un rôle majeur. C’est un facteur bien plus important que le choix des titres ou des fonds. Pensez à la stratégie avant la tactique !

Obligations : dans l’impasse

Où en est-on ?

Les obligations, et particulièrement les mieux notées comme celles des États, jouent souvent le rôle de valeur refuge. En période de crise, les investisseurs les achètent pour protéger leur capital. L’année 2020 n’a pas fait exception.

L’indice Bloomberg Barclays Euro Treasury 15+, représentatif des obligations d’État européennes de maturité supérieure à 15 ans, a ainsi gagné 13 % en 2020, alors même que le coupon versé par les obligations qu’il contient est proche de 0.

Perspectives

Il ne faut surtout pas se fier aux performances passées : une forte hausse comme celle vécue en 2020 témoigne de l’appétit passé pour cette classe d’actifs, mais aussi d’une chute du taux de rendement pour les investisseurs qui achètent aujourd’hui…

Dans un monde normal, les obligations peuvent se détenir pour deux raisons : pour le rendement offert par le coupon, et pour la perspective de plus-value.

Aujourd’hui, les rendements versés sont dérisoires. La seule perspective de gain provient donc d’une potentielle appréciation des cours, et donc de l’anticipation de taux encore plus bas. Est-ce un scénario réaliste ? Dans un contexte de possible remontée des taux et d’inflation, pas vraiment… à moins d’anticiper une nouvelle crise financière.

Actuellement, les obligations présentent un profil asymétrique : le potentiel de gain est bien inférieur à celui de perte. De plus, la présence d’acteurs désintéressés tels que la BCE, qui utilise ces instruments à des fins de pilotage monétaire et non de gestion de portefeuille, écarte les cours de toute logique financière.

Le conseil de LINXEA

Cette classe d’actif est difficilement accessible en direct : il faut utiliser des fonds obligataires.  Le marché n’est pas homogène, on distingue en général les obligations souveraines et les obligations d’entreprises, avec, au sein de chaque segment différents niveaux de risque.

En assurance-vie, le fonds en euros peut aussi jouer le rôle de la poche obligataire. Il ne fonctionne pas exactement comme un fonds obligataire (car il ne permet pas de profiter d’une appréciation des cours en cas de baisse des taux) mais permet de garantir le capital.

SCPI : stress test réussi

Où en est-on ?

Fermeture des centres commerciaux et des commerces non-essentiels, télétravail, franchises de loyers… on pouvait anticiper une crise en 2020, mais les SCPI ont remarquablement tenu le coup !

Le TDVM (taux de distribution sur valeur moyenne) s’est établi à 4,18 % en 2020, contre 4,40 % en 2019. Mieux : le rendement global moyen, qui tient compte de l’appréciation des parts moyenne observée en 2020 (+1,12 %), s’élève à 5,30 %.

Côté collecte, aucun accroc non plus… preuve que les caisses de retraite, les assureurs et autres investisseurs de long terme dans cette classe d’actifs savent ce que “long terme” signifie !

Perspectives

Sur la base des entretiens avec les sociétés de gestion, l’observatoire LINXEA anticipe pour 2021 un TDVM de 4,33 % et une stabilité des valeurs de parts (retrouvez notre conférence à ce sujet).

Plus que jamais, il faut s’intéresser à la stratégie de la SCPI, aux tendances à long terme et à la capacité du gérant à faire correspondre son patrimoine aux besoins des locataires.

De façon opportuniste, vous pouvez aussi étudier les décotes sur l’actif net des SCPI. Sans être un déclencheur d’achat en soi, les décotes peuvent permettre d’espérer de futures revalorisations tout en fournissant un coussin de sécurité à l’achat.

Le conseil de LINXEA

Les SCPI sont un placement de long terme qui se prête à plusieurs modes de détention : comptant, en nue-propriété, à crédit, ou en assurance-vie.

Le bon choix dépend de votre situation personnelle : âge, capacité d’investir un capital immédiat ou d’épargner mensuellement, capacité d’emprunt, besoin de revenus, IFI…

La différence entre la bonne et la mauvaise option peut représenter quelques points de rendement net chaque année ! N’hésitez pas à vous faire conseiller par les experts SCPI de LINXEA.

Private equity : pour investisseurs avertis

Où en est-on ?

Le private equity désigne l’investissement dans des entreprises non cotées en bourse. On y accède par l’intermédiaire de fonds d’investissement spécialisés, qui mutualisent le risque et gèrent la participation, de l’acquisition jusqu’à la revente.

En 2020, l’un des inconvénients du private equity s’est transformé en avantage : puisque l’investissement est peu liquide (les valeurs de part sont généralement semestrielles et les sorties anticipées pénalisées par des frais), il a été impossible de sortir au mauvais moment !

En pratique, le marché du non coté n’a pas connu de blocage. La collecte a continué d’être robuste, poussée par des investisseurs institutionnels à la recherche de sources de diversification créatrices de valeur et peu corrélées au marché actions.

Perspectives

Dans l’immense majorité des cas, la crise sanitaire n’a pas remis en cause les perspectives des entreprises financées par les fonds de private equity. C’est un investissement nécessairement à long terme et il faut savoir regarder au-delà des cycles économiques, car la performance est intimement liée à celles des sociétés, souvent jeunes.

Il est toujours temps de s’y intéresser à des fins de diversification, avec un potentiel de gain supérieur à celui des actions, mais aussi un risque plus élevé : cette classe d’actifs d’adresse à des investisseurs avertis ! Nous vous conseillons de diversifier les fonds, leurs performances pouvant être très disparates.

Le conseil de LINXEA

Le mode de détention des fonds de private equity est à choisir selon votre situation personnelle.

Achetés en direct, les FCPI offrent une défiscalisation immédiate sur l’IR. En assurance-vie, ce sont les avantages classiques de l’enveloppe qui s’appliquent. Mais dans ce cas, l’investissement en private equity est limité à 10 % de l’encours détenu sur le contrat (pouvant monter à 50 % sous conditions).

Produits structurés : capital préservé en 2020

Où en est-on ?

Ces produits permettent de s’exposer aux marchés actions avec un filet de sécurité protégeant le capital jusqu’à un certain seuil de baisse. Leur fonctionnement est détaillé dans notre page dédiée.

Pour les porteurs de produits acquis antérieurement, bonne nouvelle : aucune des barrières n’a été touchée malgré la très forte baisse des marchés. Mieux : la remontée rapide des cours a déclenché des remboursements par anticipation, soit le cas le plus favorable pour les investisseurs.

Ces produits ont donc passé ce stress test de 2020 sans encombre, démontrant leur capacité à protéger le capital dans les périodes troublées tout en fournissant un potentiel de rémunération.

Quant aux nouveaux produits, En 2020, la très forte volatilité et la chute des marchés a permis de nouvelles émissions de produits structurés avec des caractéristiques favorables : barrières plus basses ou coupons plus importants.

Perspectives

Les caractéristiques de ces produits sont figées à l’achat : il faut donc rester à l’affût des nouvelles émissions, et estimer si vous êtes à l’aise avec le scénario de marché, le niveau de protection et la durée maximale de détention. Car une fois le produit souscrit, vous n’avez plus à y toucher !

Depuis 2001, LINXEA a commercialisé 40 produits structurés au sein de ses contrats d’assurance-vie. À ce jour, 100 % des produits remboursés ont restitué à minima le capital investi, malgré les différentes crises financières de ces 20 dernières années. Nous allons évidemment essayer de conserver ce track record en restant toujours aussi sélectifs dans notre sélection de produits.

Le conseil de LINXEA

Lorsque les cours sont hauts, intéressez-vous particulièrement au niveau des barrières, en utilisant par exemples les plus bas atteints en 2020 comme référence.

Crypto-actifs : l’acceptabilité progresse

Où en est-on ?

7 200 dollars début 2020, puis 27 000 dollars en fin d’année… Le Bitcoin a ensuite flambé et tutoyé les 60 000 dollars lors de la très médiatisée introduction en bourse de Coinbase au printemps 2021, avant de céder 50% tout aussi rapidement.

La hausse a-t-elle eu un rapport avec la crise sanitaire ? Peut-être. Le Bitcoin a pu jouer dans l’esprit de certains le rôle de valeur refuge.

Ce qui joue surtout, c’est une tendance de fond porteuse : les investisseurs institutionnels (Elon Musk évidemment, mais aussi JP Morgan, Carl Icahn…) et les autorités de contrôle (BCE, AMF, administration fiscale…) donnent de plus en plus de crédit et de légitimité aux crypto-monnaies, ce qui influe sur leur acceptabilité et donc leur prix.

Perspectives

Nous ne ferons aucune prédiction sur le cours du Bitcoin : elle n’aurait aucune valeur. Il peut doubler ou s’écraser, mais restera très volatil.

Si vous vivez avec la peur de rater le train, rassurez-vous : détenir des crypto-monnaies n’est absolument pas nécessaire dans un patrimoine équilibré ! Il est tout à fait possible de faire prospérer votre patrimoine en restant sur les classes d’actifs traditionnelles, actions, obligations et immobilier.

Si vous décidez d’investir dans des crypto-monnaies (que ce soit le Bitcoin, l’Ethereum ou l’un des nombreux autres “coins” moins médiatisés), n’engagez qu’une petite partie de votre patrimoine, idéalement en lissant afin de tempérer la volatilité.

Le conseil de LINXEA

Les investisseurs très à l’aise techniquement conservent leurs Bitcoins sur un portefeuille personnel en détenant eux même leurs clés privées, mais le grand public passe plutôt par des plateformes. Limitez-vous alors à celles réglementées par l’AMF.

Crowdfunding : une harmonisation européenne bienvenue

Où en est-on ?

Le crowdfunding de prêts rémunérés, c’est-à-dire le financement des entreprises non pas par une banque mais par une multitude de prêteurs, a, dans la plus grande discrétion, gagné des lettres de noblesse en plein cœur de la crise sanitaire. Qui l’eut cru ?

En effet, selon Financement Participatif France, qui recense les chiffres du secteur, 1 milliard d’euros a été levé en crowdfunding en 2020, une hausse de 62 % par rapport à 2019 !

En pleine crise sanitaire, le dispositif de Prêt Garanti par l’État a été élargi aux plateformes de crowdfunding. En pratique, cela a permis à des entreprises de lever des capitaux aisément hors circuit bancaire tout en offrant une sécurité aux prêteurs, le capital étant garanti à 90 % par l’État.

Perspectives

Les perspectives pour les prêteurs sont bonnes : l’harmonisation européenne impose davantage de transparence et une meilleure information. Il est notamment prévu une mise à disposition des informations financières 7 jours avant la période de souscription et un délai de rétractation de 4 jours.

Une temporisation bienvenue : l’un des écueils actuels du crowdfunding est lié au temps de décision très court, causé par un déséquilibre entre les capitaux disponibles (nombreux) et les projets (insuffisants), créant une concurrence féroce entre prêteurs qui favorise les plus rapides au détriment de la réflexion.

Le conseil de LINXEA

Ces placements permettent aussi de soutenir des projets qui vous tiennent à cœur. C’est presque un placement plaisir !

N’engagez que des sommes que vous êtes prêts à immobiliser et à perdre et diversifiez autant que possible ! Si vous avez subi des pertes, n’oubliez pas de les mentionner dans votre déclaration de revenus. Elles s’adossent fiscalement sur les intérêts de prêts pendant les 5 ans qui suivent.

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